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Sur le vif

Mali : un coup d’Etat militaire renverse le président Touré

Rédigé par La Rédaction | Jeudi 22 Mars 2012



Le Mali plonge dans l’instabilité. Des militaires ont annoncé, jeudi 22 mars à la télévision nationale, avoir renversé le régime au pouvoir après plusieurs heures d'affrontements.

Regroupés dans un Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l'État (CNRDRE), les mutins, qui contrôlent le palais présidentiel, accusent le président Amadou Toumani Touré d'incompétence dans la lutte contre la rébellion touareg dans le nord du pays, une région où la branche maghrébine d'Al-Qaïda (Aqmi) sévit également.

Le Mali est confronté depuis mi-janvier à des attaques du Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA) et d'autres rebelles touareg, dont des hommes lourdement armés qui avaient servi le régime de Mouammar Kadhafi, qui ont pris plusieurs villes du nord du pays. Les mutins ont dénoncé « l'incapacité du pouvoir à lutter contre le terrorisme » et le manque de « moyens adéquats » mis à la disposition de l'armée « pour accomplir leurs missions de défense de l’intégrité du territoire national ».

Ils ont annoncé avoir dissout « toutes les institutions », suspendu la Constitution et ont décrété un couvre-feu d’une durée indéterminée ainsi que la fermeture des frontières terrestres et aériennes du pays. Ils ont aussi pris « l'engagement solennel de restaurer le pouvoir » aux civils et de mettre en place un gouvernement d'union nationale.

Le président renversé, aux commandes du Mali depuis 2002, se trouve dans un camp militaire avec des membres de sa garde présidentielle, selon les forces loyalistes. L’ONU, l’Union européenne et de nombreux Etats africains, à commencer par l’Algérie, ont condamné le coup d’Etat.

La France, l'ancienne puissance coloniale, a condamné, par la voix du ministère des Affaires étrangères, la mutinerie et a annoncé qu'elle suspend ses principales coopérations avec le Mali. Elle souhaite « le rétablissement de l'ordre constitutionnel » et appelle à des élections « le plus vite possible ».





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