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La Syrie sous les bombes, les médecins en première ligne

Rédigé par Saphirnews | Vendredi 1 Juillet 2016

Le conflit syrien a déclenché la plus grande crise humanitaire au monde depuis la Seconde Guerre Mondiale. Les besoins humanitaires ne cessent de croître. Les médecins, personnels soignants et secouristes sont les derniers “héros” et “héroïnes” face à la violence de la guerre en Syrie. L’UOSSM France, Union des Organisations de Secours et Soins Médicaux, ONG médicale internationale, est à leurs côtés. Elle met en place des projets sur le terrain pour soigner les victimes et pallier les carences d’un système sanitaire qui s’est effondré.




Le chaos en Syrie

Après 5 années de guerre, la Syrie n’est plus que l’ombre d’elle-même. Elle est le théâtre d’une violence quotidienne dont les populations civiles sont les premières victimes, à tel point que les Nations Unies ont renoncé à comptabiliser les morts. On estime cependant entre 250 000 et 470 000 le nombre de morts depuis 2011. Plus d’un syrien sur deux a dû fuir son foyer, soit 4,8 millions de personnes, et on compte 6,4 millions de déplacés à l'intérieur du pays. A Alep, capitale économique du pays et cité millénaire, les attaques aériennes sont quotidiennes. La ville est constamment pilonnée par les bombes malgré les cessez-le-feu annoncés. Les médecins sont en première ligne du conflit. Malgré les risques, ils choisissent de rester sous le feu des bombardements pour soigner les victimes et porter secours aux populations. Selon les derniers chiffres de l’ONU, 700 professionnels de santé ont été tués depuis 2011.

UOSSM, secours et aide aux victimes

Depuis 5 ans, les personnels médicaux exercent leur métier dans des conditions très précaires et dangereuses. 60 % des structures médicales ont été détruites en Syrie. Les médecins ne sont pas seulement des dommages collatéraux, ils sont pris pour cibles par les raids aériens. De nombreux hôpitaux et centres médicaux sont visés délibérément. Face à cette situation, dès 2012, des médecins de la diaspora syrienne à travers le monde, ont choisi de se mobiliser et de créer une organisation internationale d’aide aux victimes. Dès lors, des médecins français et syriens de l’UOSSM se rendent régulièrement sur place pour apporter leur contribution. “Apprendre que des médecins étaient tués, que des hôpitaux étaient détruits simplement parce qu’ils prenaient en charge des victimes de guerre, c’est ce qui m’a profondément choqué et engagé à partir en Syrie pour les aider.” Raphaël Pitti, professeur de médecine d’urgence et de catastrophe, membre de l’UOSSM.

Depuis 5 ans, l’UOSSM a déployé cinq programmes majeurs en Syrie pour accompagner et soutenir le personnel soignant, les victimes civiles et les malades au quotidien : la construction et le soutien d’hôpitaux, notamment celui de Bab Al-Hawa - le plus grand hôpital dans le nord de la Syrie - la mise en place de centres de soins primaires, de centres de soutien psychologique et de santé mentale, la formation du personnel médical et la recherche médicale.


Reconstruire Al-Marjeh maintenant, sauver des vies demain !

L’UOSSM a ouvert et soutient le fonctionnement d’une douzaine de centres de soins primaires à travers tout le pays. Chaque centre dispose d’une unité de pédiatrie, de gynécologie, de médecine interne et d’une maternité. On peut également trouver dans certaines structures une clinique dentaire, une unité de soutien psychologique, une pharmacie qui distribue les médicaments gratuitement et un laboratoire. Le 29 avril 2016, le centre de santé primaire Al-Marjeh, géré par l’UOSSM, a été complètement détruit par deux missiles aériens. L’établissement avait ouvert ses portes en 2014 et avait déjà accueilli plus de 46 000 patients dont 85% de femmes et d’enfants. Suite à sa destruction, l’UOSSM a décidé de lancer une campagne de collecte de fonds pour sa reconstruction et l’achat d’équipements médicaux pour un montant de 30 000 euros. Aujourd’hui, les médecins en Syrie et le personnel médical sont dépendants de la solidarité internationale, des ONGs et des donateurs qui les soutiennent. L’urgence médicale est à son apogée.







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