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Société

L'accès aux soins en France garanti aux chibanis retraités où qu’ils habitent

Rédigé par Lina Farelli | Vendredi 26 Juillet 2019



L'accès aux soins en France garanti aux chibanis retraités où qu’ils habitent
Une reconnaissance de droits tardive mais bienvenue pour les chibanis. A partir du 1er juillet 2019, les travailleurs, maghrébins pour la plupart, venus travailler en France après 1945 et qui ont cotisé au moins 15 ans dans le régime de retraite français, peuvent continuer à bénéficier de la Sécurité sociale française, sans l’obligation de remplir les six mois et un jour de présence territoriale requise avant cette nouvelle mesure.

Quelque 300 000 chibanis bénéficiaires de cette mesure peuvent désormais vivre où ils veulent, sans conditions, tout en continuant à percevoir leurs droits aux soins prodigués par la Sécurité sociale lors d'un séjour temporaire en France.

Cette mesure contribue ainsi à mettre fin à une situation de précarité dans laquelle vivait nombre d'entre ces retraités, obligés de faire des allers-retours en France pour bénéficier de soins, allant jusqu’à renoncer à leur vie familiale faute de moyens pour acheter des billets d’avion. Une situation qui n'est pas sans conséquences sur leur santé.

« Les ouvriers maghrébins ont cotisé de la même manière que les ouvriers français, mais comme ils sont étrangers, on les traitait différemment », indique au Monde Fiona Lazaar, députée LREM du Val-d’Oise, qui a soutenu activement l'adoption de cette mesure avec les députés Mustapha Laabid et Olivier Véran. Tous saluent une mesure qui vient réparer une injustice.

Elle a été fièrement saluée en ce mois de juillet par plusieurs associations de défense des droits des chibanis dont CAP SUD MRE, qui s'est démenée ces derniers mois pour que des élus et le ministère de la Santé, Agnès Buzyn, se saisissent de la question.

De cette victoire pourrait en naître une autre, espèrent ces associations, cette fois en faveur des bénéficiaires de l'Allocation de solidarité pour les personnes âgées (ASPA), qui nécessite à ce jour une présence de six mois et un jour en France pour en avoir droit.

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