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Sur le vif

Fusillade au Texas : pour Trump, la santé mentale est le problème, pas les armes

Rédigé par Imane Youssfi | Lundi 6 Novembre 2017 à 13:03

           


Un mois après l'attaque à Las Vegas pendant laquelle près de 60 personnes ont perdu la vie, une nouvelle fusillade a éclaté, dimanche 5 novembre, dans une église baptiste nommée First Baptist Church à Sutherland Springs, au Texas.

Le bilan, qui n'est pas encore définitif, fait état de 26 morts, dont huit membres d'une même famille, un enfant de deux ans et la fille du pasteur, absent lors de l'office. Il est également fait état de 24 blessés. « A ce stade, il y a 26 vies qui ont été perdues. Nous ne savons pas si ce bilan va s'aggraver ou pas », a déclaré devant la presse le gouverneur du Texas, Greg Abbott. Les victimes sont âgés de 2 à 72 ans.

Selon les médias, l'assaillant, retrouvé mort dans son véhicule, serait Devin Patrick Kelley, un jeune homme de 26 ans, marié et père de famille, qui vivait dans la petite ville de New Braunfelsen, située dans la périphérie de San Antonio. Cet ancien militaire était, selon la presse américaine, un ancien soldat l'US Air Force et un ancien professeur d'études bibliques. En 2014, il aurait été été renvoyé de l'armée de l'air après un passage en cour martiale pour l'agression de sa femme et de son enfant. Son épouse serait elle-même une ancienne professeur dans l'église qui fut visée par Devin Patrick Kelley. Les motivations de l'assaillant sont actuellement inconnues.

Donald Trump esquive le débat sur les armes à feu

Cette nouvelle attaque alimente une nouvelle fois le fameux débat sur les armes à feu aux Etats-Unis. « Que Dieu nous accorde aussi à tous la sagesse de nous demander quelles mesures concrètes nous pouvons prendre pour réduire la violence et les armes parmi nous », a déclaré l'ancien président Barack Obama.

Donald Trump, interrogé lors d'une conférence de presse commune avec le Premier ministre japonais Shinzo Abe à Tokyo, où il est en visite officielle, a esquivé la question sur le port d'armes. « La santé mentale est le problème ici. (…) Ce n’est pas une question liée aux armes », a-t-il déclaré. « Les mots nous manquent pour exprimer la peine et la douleur que nous ressentons tous », a-t-il ajouté. Pourtant, aucun élément n'est à présent connu sur la santé mentale de Devin Patrick Kelley. En revanche, selon la presse américaine, il nourrissait une fascination morbide pour les armes à feu.

Il s'agit de la pire attaque contre une église perpétrée aux Etats-Unis depuis celle de Charleston en 2015, en Caroline du sud. Dylann Roof, un suprématiste blanc, avait tiré sur les fidèles d'une église méthodiste, faisant alors neuf morts. Il a été condamné cette année à la peine de mort.

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