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Sur le vif

Etats-Unis et Grande-Bretagne : huit pays musulmans visés par une interdiction d'ordinateurs sur des vols

Rédigé par Imane Youssfi | Mercredi 22 Mars 2017



Etats-Unis et Grande-Bretagne : huit pays musulmans visés par une interdiction d'ordinateurs sur des vols
Après le décret anti-immigration, les Etats-Unis prennent de nouvelles mesures pour les passagers des pays du Moyen-Orient, d'Afrique du Nord et de Turquie. Depuis mardi 21 mars, il leur est désormais interdit de monter à bord d’un avion à destination des Etats-Unis avec un appareil électronique dont la taille est supérieure à celle d’un Smartphone (tablette, ordinateur portable, appareils photo, lecteur de DVD.). Les voyageurs devront placer leurs appareils avec les bagages en soute.

Au total, une cinquantaine de vols journaliers de neuf compagnies aériennes sont concernés (Royal Jordanian, EgyptAir, Turkish Airlines, Saudi Airlines, Kuwait Airways, Royal Air Maroc, Qatar Airways, Emirates et Etihad Airways) sur dix aéroports internationaux (Amman, Le Caire, Istanbul, Jeddah, Ryad, Koweït, Doha, Dubaï, Abou Dhabi et Casablanca) de huit pays (Arabie Saoudite, Jordanie, Egypte, Emirats arabes unis, Koweït, Maroc, Qatar, Turquie).

Un responsable américain cité par RTL explique que « l'examen de renseignements indique que des groupes terroristes continuent de viser le transport aérien et cherchent de nouvelles méthodes pour perpétrer leurs attentats, comme dissimuler des explosifs dans des biens de consommation ».

Dans la foulée, Londres a décidé, mardi 21 mars, de prononcer une interdiction similaire pour les passagers en provenance de six pays : la Turquie, le Liban, la Jordanie, l'Egypte, la Tunisie et l'Arabie Saoudite.

Des passagers présumés coupables

L’explosion d’un engin à bord d'un Airbus A321 de Daallo Airlines en février 2016, revendiqué par les terroristes somaliens des Shebab, est brandi comme un prétexte pour cette nouvelle mesure du gouvernement américain, qui ont invoqué un risque d'attentats.

En France, aucune interdiction n’a été prononcée mais une « analyse du risque est en cours » a indiqué à l'AFP un porte-parole de l'aviation civile.

Cette interdiction, qui place des passagers des pays concernés au rang de présumés coupables, intervient une semaine après que la deuxième version du décret anti-immigration ait été bloquée par justice américaine.

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