Connectez-vous S'inscrire






Sur le vif

Des Serbes de Bosnie inculpés pour le meurtre de 150 musulmans

Rédigé par La Rédaction | Vendredi 12 Décembre 2014



Quelques semaines après leur arrestation, quinze Serbes de Bosnie ont été inculpés, vendredi 12 décembre, pour le meurtre de plus de 150 musulmans de Zecovi, un village de la région de Prijedor, au début de la guerre de Bosnie-Herzégovine (1992-1995). Ils seront jugés par le parquet local pour crimes de guerre.

« Les suspects sont accusés de meurtres, de torture, de viols et autres crimes, ainsi que de pillage et de destruction des biens des musulmans de Zecovi », a indiqué le parquet dans un communiqué

« Il s'agit de l'une des plus vastes inculpations pour crimes de guerre commis dans la région de Prijedor, et qui concerne le meurtre de plus de 150 victimes du village de Zecovi en 1992 », précise encore le communiqué. Après la prise de contrôle de la région de Prijedor, en avril 1992, par les forces serbes de Bosnie, les membres des communautés non-serbes en ont été chassés et tués.

Les quinze Serbes inculpés sont tous des anciens membres des forces militaires et policières serbes de Bosnie, parmi lesquels des officiers. Ils sont notamment accusés d’avoir exécutés 29 femmes et enfants le 25 juillet 1992. Leurs corps, dissimulés dans une fosse commune, n’ont toujours pas été retrouvés. Des centaines d’habitants de Zecovi – qui en comptait alors 700 – ont été emmenés dans des camps de détention.

En 2013, les restes de plusieurs dizaines de victimes de Zecovi ont été retrouvés dans la fosse commune de Tomasica, l’une des plus grandes découvertes dans cette région au cours des dix dernières années.

Lire aussi :
Bosnie : le criminel de guerre Karadzic dit avoir été un « ami des musulmans »
Bosnie, grande oubliée de la solidarité internationale
Bosnie : un charnier découvert, une centaine de victimes exhumés
Massacre de Srebrenica : les excuses « à genoux » du président serbe
Bosnie : quatre ex-soldats condamnés pour le meurtre de 800 musulmans
TPIY : le procès Karadzic, entre « Révélation » et défis