Connectez-vous S'inscrire

Grande marche silencieuse et opération policière à la Courneuve  21/06/2005

Près de 2.000 personnes ont participé à une marche silencieuse à la cité des 4000 à la Courneuve, près de Paris, en hommage à l'enfant de 11 ans a été tué par balles dimanche.

De nombreux enfants ont déposé des roses blanches et des poèmes au pied de l'immeuble du quartier Balzac où vivait Sidi-Ahmed Hammache, victime d'une fusillade entre, apparemment, des bandes rivales.

Plus de 200 policiers avaient auparavant participé à une opération visant à rétablir la sécurité et à nettoyer la cité des 4000 à La Courneuve.

Si certains riverains se sont déclarés rassurés par cette présence policière d'autres ont critiqué les gesticulations médiatiques du ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy.

La police montre ses muscles, qu'est ce que ça apporte de plus ? , a ainsi demandé un habitant sur LCI.

L'intervention policière, qui a débuté vers 12h30 autour de l'immeuble Balzac, a été interrompue peu avant 17h00, a précisé la direction départementale de la sécurité publique. Un dispositif a été maintenu sur place et d'autres opérations auront lieu au cours du mois.

Un homme a été interpellé, mais sans lien avec l'affaire.

Nous poursuivrons le temps que la cité des 4000 devienne un lieu de paix , avait déclaré dans la matinée Nicolas Sarkozy lors d'un déplacement dans la banlieue de Lyon.

Le ministre de l'Intérieur s'était engagé la veille à rétablir la sécurité à la cité des 4000. On va nettoyer La Courneuve, au propre comme au figuré , avait-il déclaré.


France: 50 000 clandestins chinois font du travail forcé  21/06/2005

Plusieurs milliers d'immigrants clandestins chinois sont victimes en France de travail forcé, une exploitation qui demeure invisible depuis dix ans, dénonce un rapport de l'Organisation internationale du travail (OIT) rendu public mardi à Paris.


Depuis dix à quinze ans, les mutations économiques de la Chine, accélérées par son adhésion à l'OMC (Organisation mondiale du Commerce) à la fin de 2001, ont poussé à l'exil des centaines de milliers de personnes, en grande majorité dans des conditions clandestines.

La France héberge aujourd'hui l'une des plus importantes communautés chinoises d'Europe, expliquent la juriste Gao Yun et la sociologue Véronique Poisson dans ce rapport sur «Le trafic et l'exploitation des immigrants chinois en France». Les auteurs estiment que quelque 50 000 Chinois clandestins vivent en France - 70% à Paris et 30% en proche banlieue -, des proies idéales pour le travail forcé dans la confection, la restauration ou le bâtiment.

Le rapport, fruit d'une enquête de quatre mois, propose de renforcer la coopération entre autorités françaises, chinoises, et celles des pays de transit, la prise en charge et la protection de la victime, mais aussi d'améliorer la traçabilité de la filière de confection et de médiatiser certains cas pour enrayer le cercle vicieux de la traite d'être humains.
Les immigrants, de plus en plus souvent originaires des régions rurales du sud de la Chine, sous l'emprise des réseaux de trafiquants qui les ont acheminés en France, s'insèrent en effet dans une économie parallèle dont ils restent prisonniers pendant des années.

Au terme d'un voyage éprouvant, marqué d'innombrables étapes dans des pays de transit où ils peuvent être victimes de séquestration, de torture, de viol, voire de meurtre, les migrants doivent à leurs passeurs une dette allant de 12 000 à 20 000 euros. Ils mettront «entre deux et dix ans» à la rembourser, explique Gao Yun.


Relaxe de l' imam Abdelkader Bouziane accusé d'avoir prôné le châtiment des femmes infidèles  21/06/2005

Un tribunal français a relaxé mardi l'ancien imam Abdelkader Bouziane poursuivi pour ses propos favorables au châtiment corporel de l'épouse infidèle et jugé en son absence en raison de son expulsion en Algérie.

Abdelkader Bouziane, ancien imam de Vénissieux, près de Lyon (centre-est), dont les propos avaient suscité une vive polémique en France, est un homme de religion qui s'est limité à expliquer ce que dit sa religion au travers du Coran , a estimé le président du tribunal.

Lors de l'audience le 24 mai, le procureur de la République avait requis une amende significative , estimant que M. Bouziane avait parfaitement consciemment tenu des propos d'une violence certaine .

M. Bouziane est un homme de religion qui s'est limité à expliquer ce que dit sa religion au travers du Coran , a estimé le président, Fernand Schir, en expliquant pendant près de 45 minutes la décision que le tribunal rendait en délibéré.

Il n'appartient pas au tribunal, en dépit du caractère choquant et non conforme aux valeurs de la laïcité républicaine, de porter une appréciation sur un texte ou un commentaire du Coran que les auteurs les plus savants s'accordent à reconnaître polysémique et parfois ambigu , a-t-il ajouté.

Agé de 53 ans, l'imam salafiste, polygame et père de 16 enfants, dont 10 mineurs, était poursuivi pour provocation directe, non suivie d'effet, à commettre l'infraction d'atteinte volontaire à l'intégrité d'une personne à la suite de ses propos publiés en avril 2004 dans le mensuel lyonnais Lyon Mag.

Force est de constater, en se rapportant à la retranscription de l'interview d'une durée d'une heure trente, que M. Bouziane, soumis à un roulement de questions, a sur plusieurs points rappelé expressément l'interdit figurant dans la législation française , a noté M. Schir.

Il n'est pas dans un discours aux fidèles, il parle aux journalistes , a rappelé le président, refusant, en l'absence de tout élément de preuve sur la consistance et la réalité des propos tenus lors de ses sermons , de prendre en compte l'idée d'un double langage de l'imam évoquée dans l'ordonnance de renvoi.

Les faits s'analysent en réalité dans le délit de provocation (...) à la violence à l'égard d'une personne (...) en raison de son appartenance (...) à une religion déterminée (...). En l'espèce ici, la religion musulmane pour la femme infidèle , a expliqué le président.

Evidemment, ce n'est pas l'Islam des lumières, mais le tribunal n'a pas à entrer dans ces considérations , a-t-il conclu.


Nicolas Sarkozy: 'les religions sont un plus pour la République'  21/06/2005

Le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy a estimé que les religions sont un plus pour la République car elles permettent d'espérer et a invité ceux qui croient à prendre part au débat public .

Nos quartiers sont devenus des déserts spirituels, je ne pense pas que nous ayons quoi que ce soit à y gagner , a dit le ministre lundi soir lors d'une réunion interreligieuse au Théâtre de Neuilly (Hauts-de-Seine), organisée par l'association Bible à Neuilly sur le thème Dieu peut-il se passer de la République? .

Si personne n'explique que la vie n'est pas un produit de consommation, il ne faut pas s'étonner que le sens de la vie ne soit pas le même à La Courneuve qu'à Neuilly , a lancé M. Sarkozy, qui revenait de la cité des 4.000 à La Courneuve (Seine-Saint-Denis) où un enfant de onze ans, Sidi Ahmed Hammache, avait été tué par balles dimanche.

Quand on voit des choses pareilles on comprend que choisir l'espérance soit une nécessité (...) en quoi le fait d'espérer serait-il un danger pour la République? , a observé le ministre qui s'est affirmé chrétien et homme politique .

Je regrette la frilosité d'un certain nombre d'hommes d'Eglise: vous n'avez pas à vous excuser de croire en ce que vous croyez , a-t-il poursuivi sous les applaudissements. Il faut que les hommes et les femmes qui croient puissent prendre part au débat public .

La laïcité n'est pas la privation d'une liberté, ce sont les sectaires qui en ont fait une laïcité de combat , a-t-il ajouté, plaidant pour une laïcité apaisée .

Je n'accepte pas qu'on vienne bafouer un prêtre dans une église, ni qu'on n'ait pas le droit, parce qu'on est musulman, de vivre sa foi et de la transmettre , a insisté M. Sarkozy.

Dalil Boubakeur et le recteur de la mosquée d'Evry affichent leur unité  21/06/2005

Le recteur de la Mosquée de Paris Dalil Boubakeur et celui de la Mosquée d'Evry Khalil Merroun ont tenu mardi à afficher leur unité après une controverse suscitée par la participation de M. Merroun à une manifestation anti-algérienne.

Au cours d'une visite de M. Merroun à M. Boubakeur, les deux recteurs ont rappelé leur profond attachement à défendre l'intérêt de la communauté musulmane de France toute entière et sans distinction aucune, dont nul incident extérieur ne doit être le prétexte de sa division , selon un communiqué commun.

Les deux recteurs ont dénoncé tout dérapage verbal et déclarations tendancieuses d'où qu'elles viennent ayant pour finalité la division de la communauté musulmane , selon le texte. Cette dernière est constituée essentiellement de citoyens français d'origine maghrébine dont le seul intérêt est d'édifier au sein de la communauté nationale un islam de tolérance et du juste milieu .

Les deux hommes, dont l'entretien s'est déroulé dans une ambiance particulièrement fraternelle , ont convenu de renforcer la coopération entre leurs deux grandes mosquées afin de servir au mieux le culte musulman de France .


CFCM: Fouad Alaoui souhaite une direction qui 'incarne l'islam de France'  21/06/2005

La future direction du Conseil français du culte musulman (CFCM) devra incarner l'islam de France , a estimé mardi le secrétaire général de l'Union des organisations islamiques de France Fouad Alaoui en critiquant à nouveau le calcul des résultats de l'élection de dimanche.

J'ose espérer que la future direction du CFCM incarne l'islam de France et ne soit pas une direction où des combats puissent s'installer au détriment de l'islam de France et de toute la communauté nationale , a dit M. Alaoui, vice-président sortant de cet organisme, sur RMC.

Si le nom du président est déjà connu pourquoi les électeurs se sont-ils déplacés? , a-t-il lancé alors que des médias évoquent une réélection du recteur de la Mosquée de Paris Dalil Boubakeur.

Je suis pour la compétition , a-t-il ajouté, en tant que musulman, je dis qu'il y a un Dieu unique mais pour la présidence du CFCM je ne dis pas qu'il faut un candidat unique . L'UOIF n'a pas encore décidé si elle présenterait un candidat dimanche à la première réunion du nouveau conseil d'administration (CA).

Parallèlement, M. Alaoui a dénoncé l'utilisation de la nationalité d'origine des élus pour calculer et présenter les résultats de l'élection du

La Fédération nationale des musulmans de France (FNMF) n'a présenté de listes à son nom que dans 11 des 25 régions, alors que les résultats lui ont donné 19 sièges au CA, s'est-il étonné. Apparemment, des listes ont été rattachées après le vote à la FNMF pour la simple raison qu'elles sont d'origine marocaine , a-t-il ajouté.

L'UOIF a remporté dix sièges, selon les résultats annoncés dimanche soir par un responsable de la commission électorale, soit trois de moins qu'aux premières élections de 2003.

M. Alaoui a par ailleurs rejeté l'étiquette de fondamentaliste attachée à l'UOIF et qui désigne des gens qui s'en tiennent à la lecture littérale des textes, ce qui n'est pas notre cas .

Jordanie: Le prix Simon Wiesenthal de la tolérance 2005 décerné au roi Abdallah II  21/06/2005

Le centre américain Simon Wiesenthal a décerné au roi Abdallah II de Jordanie le prix de la tolérance 2005, a-t-on appris auprès une organisation des droits de l’homme. Le prix sera remis au roi, aujourd’hui lors d’une cérémonie au palais royal à Amman, par le rabbin Marvin Hier, fondateur du centre Wiesenthal, au nom d’une délégation de 38 membres des États-Unis, du Canada, de France et de Grande-Bretagne. « Nous reconnaissons le roi Abdallah II en tant que force de la modération », a affirmé le rabbin Hier qui a souligné que « sa dénonciation constante du terrorisme, de l’antisémitisme et de l’extrémisme est crucial dans les relations entre les religions et dans le progrès du processus de paix au Proche-Orient ».
Abdallah II est le deuxième dirigeant musulman à être honoré par le centre Wiesenthal. Le premier avait été son père, le défunt roi Hussein, à qui ce prix a été décerné en 1995 lorsqu’il a visité le musée de la Tolérance du centre à Los Angeles.

'La France vit au-dessus de ses moyens', affirme Thierry Breton  21/06/2005

Le ministre de l'Economie Thierry Breton a déclaré mardi que la France vit au-dessus de ses moyens , en soulignant le poids de la dette, dont la charge absorbera l'équivalent de l'impôt sur le revenu en 2006.

Il faut avoir le courage de dire tout simplement que la France aujourd'hui vit au-dessus de ses moyens , a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse de présentation des grandes orientations de la politique économique. Les Français doivent le savoir , a-t-il dit avec solennité.

La charge de la dette est en train de prendre toutes les marges de manoeuvre de notre économie , a-t-il insisté. Il a estimé cette dette à 1.100 mds EUR en 2006.

Il a rappelé la nécessité d'une gestion rigoureuse de l'Etat et souligné y travailler nuit et jour au côté du ministre du budget Jean-François Copé.

Il a appelé à aller chercher la croissance économique, se disant convaincu que la France doit s'efforcer d'atteindre une croissance au moins supérieure à 3% . On n'en est pas encore là , a-t-il reconnu.

Les Français doivent travailler plus tout au long de leur vie afin de créer de la croissance, a-t-il dit.

Selon M. Breton, le gouvernement a révisé en baisse son objectif de croissance pour 2005, prévoyant désormais une hausse d'un maximum de 2%, au lieu de la fourchette de 2%-2,5% prévue jusqu'ici.

Pour 2005, M. Breton est resté prudent, sans donner de chiffre précis, en citant d'abord une prévision autour de 2% avant d'indiquer que le chiffre de 2% devient un plafond au lieu d'un plancher .

Le ministre a affirmé cependant qu'en matière de croissance le trou d'air est derrière nous , estimant que le rythme de hausse du PIB devrait revenir en tendance glissante entre 2 et 2,5% dès le second semestre 2005.


Une journaliste française en Irak en passe d'être expulsée  21/06/2005

Une journaliste française travaillant en Irak pour plusieurs médias francophones était mardi sous le coup d'une décision d'expulsion par les autorités irakiennes pour des raisons de sécurité, selon le ministère français des Affaires étrangères.

Cette mesure d'expulsion a été dénoncée par l'organisation Reporters sans Frontières (RSF).

La journaliste indépendante, Anne-Sophie Le Mauff, a joint RSF par téléphone pour lui faire part de l'imminence de son expulsion, ajoutant que les responsables du ministère irakien de l'Intérieur lui avaient expliqué qu'ils agissaient ainsi à la demande des autorités françaises .

Le ministère français des Affaires étrangères a immédiatement démenti avoir fait une telle demande, tout en confirmant la décision irakienne d'expulsion de la journaliste.

Les autorités irakiennes ont fait part à la journaliste française Anne-Sophie Le Mauff de leur décision de l'expulser en raison de menaces pesant sur sa sécurité , a indiqué le ministère dans un bref communiqué.

Cette mesure a été confirmée à notre ambassade à Bagdad. Il s'agit d'une décision souveraine des autorités irakiennes dont nous prenons note , poursuit le texte.


Koweit: une femme nommée ministre siège pour la première fois au Parlement  20/06/2005

La première femme ministre du Koweït, Maasouma al-Moubarak, a siégé lundi au Parlement et prêté serment, suscitant les protestations de députés islamistes.

En vertu de la loi koweïtienne, un ministre devient automatiquement membre de facto du Parlement où il bénéficie des mêmes droits que les députés élus, à l'exception du droit de vote des motions de défiance contre les membres du gouvernement.

Au moment de la prestation de serment de Mme Moubarak, des députés islamistes et tribaux, opposés aux droits politiques des femmes, se sont mis à crier et à taper sur leurs pupitres. Mais cela n'a pas semblé la perturber outre mesure.

Selon ces députés, sa nomination est anti-constitutionnelle car elle n'a pas été inscrite comme électrice. Ils soutiennent que la loi électorale du Koweït stipule que les membres du Parlement, y compris les ministres, doivent figurer sur la liste électorale.

Mme Moubarak ne pouvait pas se faire inscrire sur les listes électorales car l'enregistrement annuel sur ces listes se déroulait en février alors que les Koweïtiennes n'ont obtenu leurs droits politiques qu'en mai dernier.

Mais le président de la Chambre, Jassem al-Khorafi, a informé le Parlement qu'il avait étudié la question avec des experts en droit constitutionnel qui lui ont affirmé que la nomination de Mme Moubarak était légale.

Quelques Koweïtiens, dont des femmes, ont assisté à la chambre à la prestation historique de serment.

Habillée d'un ensemble à fines rayures bleu foncé et coiffée d'un hijab de couleur crème, Mme Moubarak était parmi les premiers ministres à arriver dans l'enceinte du Parlement.

C'est une grande victoire pour les Koweïtiennes et pour la démocratie , a dit Mme Moubarak aux journalistes au Parlement.


CFCM: les tractations s'engagent pour prendre les commandes  20/06/2005

Des tractations ont commencé lundi pour savoir qui va présider les instances régionales et nationales du Conseil français du culte musulman (CFCM), au lendemain des élections remportées dimanche par la Fédération nationale des musulmans de France (FNMF).

Le conseil d'administration (CA) désignera dimanche son président et son bureau exécutif. Le président sortant, Dalil Boubakeur, recteur de la Grande Mosquée de Paris (GMP), a gagné en légitimité grâce à la performance de ses listes, meilleure qu'en 2003.

La GMP est en effet passée de 15% à 23% du CA, tandis que la FNMF avançait de 40% à 44%.

L'Union des organisations islamiques de France (UOIF) a reculé de 32% à 23% et le Comité de coordination des musulmans turcs de France (CCMTF) de 5 à 2,3%. Ces données sont calculées sur la base des résultats annoncés à l'issue de chaque scrutin, sans tenir compte des défections ou changements d'appartenance ultérieurs.

En 2003, le bureau avait été concocté à l'avance pour donner la présidence à M. Boubakeur, censé symboliser un islam mieux accepté que celui de l'UOIF par la plupart des Français non musulmans. Cette année, l'instance doit en principe refléter les résultats du vote.

M. Boubakeur se refuse à dire clairement s'il sera candidat, insistant sur la nécessaire fraternité entre composantes du CFCM, apprise en deux ans d'existence malgré des crises à répétition.

Il faut que le bureau reflète sincèrement la composition de la communauté, nous sommes ouverts à toute discussion , dit Abdellah Boussouf de la FNMF. L'UOIF étudie sa position.

D'ici dimanche, les consultations vont aller bon train. D'autant que doivent être désignés la semaine suivante les présidents des Conseils régionaux du culte musulman (CRCM) qui se sont imposés depuis deux ans comme de véritables enjeux de pouvoir.

Beaucoup de régions sont en ballottage et la question des alliances à nouer pour gagner la présidence y est cruciale.


L'UMP se félicite du taux de participation aux élections du CFCM  20/06/2005

L'UMP, par la voix de sa porte-parole Valérie Pécresse, se félicite du taux de participation, qui a dépassé les 85% , lors des élections dimanche au Conseil français du culte musulman (CFCM).

L'UMP se félicite du parfait déroulé de ces élections et du taux de participation, qui a dépassé 85% , a affirmé Mme Pécresse, lundi lors du point presse hebdomadaire de l'UMP à Paris.

Selon elle, cela démontre l'utilité de la création, en 2003, par Nicolas Sarkozy (ndlr: déjà ministre de l'Intérieur à l'époque), de cette instance représentative des musulmans de France .

Le CFCM est aujourd'hui une vraie source de dialogue et de résolution des problèmes que peuvent rencontrer les musulmans aux quotidien, comme lors de la fête de l'Aïd el Kébir, aumôniers de l'armée, imams dans les prisons... , a ajouté Mme Pécresse.

Brice Hortefeux, secrétaire général délégué de l'UMP et ministre délégué aux Collectivités locales, a évoqué la légitimité acquise par le CFCM mais s'est refusé à tout commentaire sur le résultat de ces élections.


Un journaliste de RTL agressé dimanche à La Courneuve porte plainte  20/06/2005

Un journaliste de la radio RTL a été agressé par des jeunes dimanche soir à La Courneuve alors qu'il travaillait sur le meurtre du petit Sidi Ahmed et il a porté plainte pour violences volontaires , a-t-il indiqué lundi à l'AFP.

Le journaliste, qui a souhaité conserver l'anonymat, a indiqué qu'il avait eu trois jours d'interruption temporaire de travail (ITT) suite à cette agression, évoquant des contusions, deux doigts abîmés et des hématomes en bas des cervicales.

Il a précisé qu'il avait porté plainte dans la nuit au commissariat de La Courneuve pour violences volontaires .

Le journaliste, âgé d'une trentaine d'années, a expliqué qu'il avait été jeté à terre par un groupe de jeunes alors qu'il s'apprêtait à partir sur son scooter, après y avoir été incité par des jeunes.

Il a indiqué avoir reçu des coups de pied et avoir été frappé avec une grosse pierre, jusqu'à ce qu'un grand frère qu'il avait interviewé peu avant ne s'interpose et qu'une patrouille de la BAC n'arrive.

Il s'est dit gêné qu'un journaliste se fasse agresser alors qu'il est en train d'effectuer son travail. On ne doit pas laisser se banaliser des gestes comme ça en estimant que ça fait partie des risques du métier, que c'est normal (..). Non, ce n'est pas normal de se faire taper dessus quand on va chercher à informer les gens sur ce qui se passe dans ces banlieues .

C'est une cité dans laquelle je m'étais rendu à l'occasion de reportages précédents, donc je connaissais le climat, il était tendu mais on pouvait travailler , a-t-il souligné.


Victoire des 28 candidats des listes Hariri au Liban nord  20/06/2005

Les candidats de la coalition menée par Saad Hariri ont ravi les 28 sièges au Liban nord, lors de la dernière étape des législatives, selon une source officielle libanaise. Le succès de cette coalition lui assure 72 des 128 sièges au futur parlement.

Les candidats des listes parrainées par M. Hariri dans les deux circonscriptions du Liban nord ont tous été élus , a assuré cette source. Ces résultats qui donnent à l'opposition anti-syrienne la majorité au nouveau parlement, devaient être annoncés lundi soir par le ministre de l'Intérieur Hassan Sabeh.

Saad Hariri a été élu député avec ses 18 colistiers le 29 mai à Beyrouth, lors de la première étape des législatives, organisées pendant quatre dimanches. Dès dimanche soir, il a proclamé le succès de sa coalition, affirmant qu'il reflétait l'aspiration du peuple libanais au changement .

Pour sa part, l'ambassadeur des Etats-Unis à Beyrouth Jeffrey Feltman a félicité le gouvernement et le peuple libanais pour ces élections, estimant qu'elles marquaient une étape importante dans la transformation du Liban .

Nous sommes confiants que le parlement et le prochain gouvernement rempliront leurs engagements en faveur de véritables réformes politiques, institutionnelles et économiques que les Libanais souhaitent et méritent , a-t-il ajouté dans une déclaration à la presse.


Arrivée de Condoleezza Rice en Arabie saoudite  20/06/2005

La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice est arrivée lundi à Ryad en provenance du Caire où elle avait critiqué les autorités saoudiennes pour avoir emprisonné des activistes ayant réclamé des réformes constitutionnelles, a constaté un journaliste de l'AFP.

Elle doit rencontrer lors de sa visite le prince héritier Abdallah ben Abdel Aziz et le chef de la diplomatie saoudienne Saoud al-Fayçal.

Dans un discours prononcé à l'Université américaine du Caire, Mme Rice a souligné qu'en Arabie saoudite, de braves citoyens réclament un gouvernement qui rendrait des comptes .

De premiers pas vers l'ouverture ont été pris avec les élections municipales. Toutefois, beaucoup de personnes continuent de payer un prix injuste pour l'exercice de leurs droits de base , a-t-elle affirmé.

Trois personnes, notamment, sont actuellement emprisonnées pour avoir présenté pacifiquement une pétition à leur gouvernement. Ceci ne devrait être un crime dans aucun pays , a averti Mme Rice.

Un tribunal saoudien a condamné le 15 mai trois opposants, jugés pour avoir réclamé des réformes constitutionnelles dans le royaume, à de lourdes peines de prison à l'issue d'un procès à huis-clos.

Ali al-Demaïni a écopé de 9 ans de prison, Abdallah al-Hamed de 7 ans et Matrouk al-Faleh de 6 ans.

Les Etats-Unis s'étaient alors dit inquiets de ces peines de prison et jugés que le procès avait été conduit de manière irrégulière .

Le conseil des ministres saoudien, réuni lundi, a souhaité que la tournée de la secrétaire d'Etat dans la région puisse faire avancer le processus de paix au Proche-Orient .


Youssef Chahine: 'je ne voterai pas pour Moubarak, ni pour son rival de gauche'  20/06/2005

Le cinéaste égyptien Youssef Chahine a annoncé qu'il ne voterait pas en septembre pour le président Hosni Moubarak, ni pour son rival de la gauche égyptienne, Khaled Mohieddine, en estimant que le scrutin sera à nouveau truqué .

Je ne participerai pas pour la cinquième fois consécutive à un scrutin truqué, ne répondant pas aux aspirations du peuple égyptien, qui vit un cauchemar à l'ombre des lois d'urgence et dans des conditions économiques qui se dégradent de jour en jour , a affirmé Chahine, 79 ans, dans un entretien avec l'AFP.

Le président Hosni Moubarak, 76 ans, au pouvoir depuis l'assassinat du président Anouar el-Sadate en 1981, doit se préparer à briguer un cinquième mandat présidentiel en septembre.

Il doit avoir pour adversaire, au nom de la gauche égyptienne, Khaled Mohieddine, 84 ans, membre des Officiers libres et compagnon de Gamal Abdel-Nasser, président d'honneur du parti Tagamoo (marxiste - nassérien).

Je ne voterai ni pour Moubarak ni pour Mohieddine, parce que le Tagamoo n'est pas un mouvement puissant et n'est pas suffisamment populaire , a dit Chahine.

Le cinéaste a affirmé qu'il n'était pas membre du mouvement Kefaya (Assez), qui défie depuis décembre le pouvoir, en appelant au retrait du président Moubarak et en rejetant, au nom du refus de toute hérédité politique son replacement éventuel par son fils cadet Gamal.

Bien qu'ils aient mis mon nom sur la liste de leurs adhérents, je ne fais pas partie de ce mouvement parce qu'il n'a pas de programme politique , a dit Chahine.

Il a toutefois indiqué qu'il avait participé à une manifestation de Kefaya et avait risqué de mourir étouffé par les gaz lacrymogènes utilisés par les forces de sécurité contre les manifestants , sans l'intervention de son assistant qui l'avait conduit rapidement hors du champ d'affrontement de la police.

Les gens vivent sous une pression (sécuritaire) telle que leur respiration est coupée. Lorsque 30 membres de Kefaya se regroupent quelque part pour manifester, le pouvoir leur met en face 30.000 policiers pour les en empêcher , a-t-il dit. Elles (les autorités) veulent faire peur à ceux qui souhaitent se joindre à eux , a-t-il souligné.


CFCM: Kamel Kabtane (mosquée de Lyon) dénonce une 'tricherie'  19/06/2005

Le recteur de la Grande Mosquée de Lyon, Kamel Kabtane, président sortant du Conseil régional du culte musulman Rhône-Alpes, a dénoncé dimanche une tricherie , lors des élections pour le Conseil français du culte musulman (CFCM) à Lyon, où sa liste a été battue par celle de l'UOIF.

Nous avons été battus de 10 voix de façon très douteuse , a déclaré M. Kabtane, chef de la liste de la Grande Mosquée de Paris (GMP) en Rhône-Alpes, qui a obtenu 221 voix, tandis que celle l'Union des organisations islamiques de France (UOIF) est arrivée en tête avec 231 voix.

Le scrutin était terminé depuis 18H00, on est allés chercher un groupe de Turcs pour les faire voter alors qu'ils n'étaient pas inscrits sur les listes , a affirmé M. Kabtane, dénonçant une injustice et un vol .

On ne peut pas contester le résultat de l'UOIF. Les choses ont été faites dans les règles , a quant à lui affirmé Nazir Hakim, troisième sur la liste rhône-alpine de l'UOIF conduite par Azzedine Gaci, appelant à garder l'esprit de fraternité, plutôt que celui du conflit .

Il a indiqué que deux associations avaient obtenu de la commission nationale en fin de journée une autorisation de voter, et que l'ouverture du bureau avait été prolongée jusqu'à 18H30. Le nombre d'inscrits, de 594 dans la matinée, a été porté à 650.

La Fédération nationale des musulmans de France (FNMF), qui a remporté 19 des 43 sièges du conseil d'administration du CFCM, est arrivée en troisième position en Rhône-Alpes, avec 86 voix.

Elections du CFCM: la FNMF l'emporte à nouveau  19/06/2005

Avec dix-neuf sièges, la Fédération nationale des musulmans de France (FNMF) l'a à nouveau très largement emporté dimanche, améliorant même son score de trois sièges, lors de l'élection du CFCM, le Conseil français du culte musulman, a-t-on appris auprès de l'institution représentant l'islam de France.
Elle est suivie par la Grande Mosquée de Paris (dix sièges contre six auparavant) et par l'Union des organisations islamiques de France (UOIF), en recul, avec elle aussi une dizaine de sièges (contre treize).
Avec seulement un siège, le Comité de coordination des musulmans turcs de France (CCMTF) perd deux sièges, tandis que les indépendants conservent trois représentants.

Affluence accrue pour la deuxième élection du CFCM  19/06/2005

Des délégués musulmans ont élu dimanche les instances régionales et nationales du Conseil français du culte musulman (CFCM), qui représente la deuxième religion du pays, lors d'un scrutin marqué par une affluence supérieure à celle des premières élections d'avril 2003, selon les organisateurs.

La participation est très forte, il y a une grande affluence partout en France , a déclaré à la presse en milieu de journée le chef du bureau des cultes au ministère de l'Intérieur Didier Leschi.

Les résultats du scrutin, qui s'est déroulé de 10H00 à 18H00 dans 25 régions, devaient être connus en soirée. 5.219 délégués de 1.230 mosquées ont ainsi désigné les conseils d'administration (CA) et bureaux des Conseils régionaux du culte musulman (CRCM), ainsi que l'assemblée générale (AG) et le CA du CFCM.

Le CA du CFCM doit se réunir dimanche 26 juin pour élire le bureau exécutif. Les présidents des CRCM devraient être élus la semaine suivante.


Lancement d'un Tour de France pour l'amitié entre juifs et musulmans  19/06/2005

Le bus de l'association pour l'Amitié judéo-musulmane de France (AJMF) est parti dimanche de l'Hôtel de ville de Paris avec à son bord des jeunes des deux communautés qui réaliseront jusqu'au 24 juillet un Tour de France de l'amitié.

Une centaine de personnes, et notamment des scouts musulmans et juifs, ont assisté au départ vers Lille, première étape de ce périple.

Ce Tour de France va permettre de rencontrer des juifs et des musulmans dans une trentaine de villes. L'objectif est de leur dire: +Souriez et donnez-vous la main. Vous devez nous aider à faire tomber les barrières qui mènent au repli+ , a déclaré à la presse le rabbin Michel Serfaty, coprésident de l'AJMF.

Le bus à double étage, sur lequel des visages d'enfants et les étapes du circuit ont été stylisés, doit parcourir la France et permettre à des jeunes des deux confessions de créer le dialogue.

Ce projet est un message pour tous les musulmans. Il leur montre qu'une autre voie, plus pacifique, est possible pour exprimer la fraternité avec le reste de l'humanité , a expliqué à l'AFP Youssef Beneladel, président des Scouts musulmans de France.

Une chorale de scouts musulmans en chemises vertes a également chanté des messages de paix avant de lâcher des ballons.

Lors du périple, des colloques, repas et concerts seront organisés chaque dimanche dans les villes-étapes (Lille, Lyon, Marseille, Toulouse, Bordeaux, Paris) en coopération avec des acteurs locaux, et le circuit s'achèvera à Paris sur les traces et en clôture du Tour de France cycliste 2005.

L'initiative est soutenue par les fondateurs de l'AJMF: le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) et ses délégations régionales, le Consistoire de Paris et la Mosquée de Paris.

1 ... « 45 46 47 48 49 50 51 » ... 340