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Nicolas Sarkozy en banlieue lors d'une septième nuit de  03/11/2005

Le ministre de l'intérieur Nicolas Sarkozy s'est rendu dans la nuit de mercredi à jeudi en Seine-Saint-Denis, dans la banlieue nord de Paris, touchée par une septième nuit de violences. Il a tenu une "réunion de travail" avec des policiers.
Pendant près d'une heure, le ministre a "fait le point" sur les événements de la nuit avec les autorités locales, a constaté un journaliste de l'AFP. Il était accompagné du directeur général de la police nationale Michel Gaudin.

Des violences ont à nouveau éclaté mercredi soir dans neuf communes de Seine-Saint-Denis. Des affrontements ont opposé des bandes de jeunes aux forces de l'ordre.

Une quarantaine de véhicules ont été incendiés et un poste de police a été attaqué, selon les autorités. Par ailleurs, un garage et une salle de gymnastique ont pris feu et un centre commercial a été partiellement vandalisé. Des centaines de policiers ont été placés en état d'alerte.

Les violences dans la banlieue parisienne ont éclaté après la mort, jeudi dernier, de deux jeunes de 17 et 15 ans dans un transformateur électrique à Clichy-sous-Bois. Ils s'y étaient réfugiés en croyant être poursuivis par la police, à tort, selon les autorités.

Le président Jacques Chirac est intervenu mercredi pour réclamer solennellement l'apaisement des "esprits" face à la propagation des violences urbaines.

Des peines de un et trois mois de prison ferme ont été prononcées mercredi soir à Bobigny contre deux des six jeunes adultes qui comparaissaient pour des violences urbaines commises lundi soir à Clichy-sous-Bois.

P-O:Un enfant palestinien de 12 ans tué par des soldats  03/11/2005

Un enfant palestinien de 12 ans a été tué jeudi par des tirs de soldats israéliens à Jénine dans le nord de la Cisjordanie, a-t-on annoncé de sources médicales palestiniennes.
Ahmad el-Khatib a été mortellement atteint à la tête. Il faisait partie d'un groupe de jeunes Palestiniens qui lançaient des pierres vers des soldats en opération à Jénine, a-t-on ajouté.

Faisant entendre sa différence, Azouz Begag a suscité l'ire des sarkozystes  02/11/2005

Ministre hors norme grandi dans un bidonville, Azouz Begag, resté jusqu'ici dans l'ombre, a fait entendre sa différence dans le dossier sensible des banlieues, avec des critiques contre la "sémantique" du ministre de l'Intérieur qui ont suscité mardi la colère des sarkozystes.L'événement Mardi, ceux-ci ont pris fait et cause pour leur ministre préféré, allant jusqu'à demander la démission d'Azouz Begag. Dominique de Villepin a souhaité clore la polémique, d'abord en accueillant aux côtés de Nicolas Sarkozy les familles des jeunes électrocutés puis en recevant M. Begag. Sociologue d'origine algérienne, promu en juin par Dominique de Villepin ministre délégué à la Promotion de l'égalité des Chances, ce dernier a, à plusieurs reprises depuis le déclenchement de la crise des banlieues, déploré le vocabulaire de Nicolas Sarkozy. Dimanche, il regrettait de "dire aux jeunes qu'ils sont des racailles", mot "utilisé par le ministre de l'Intérieur lorsqu'il s'était rendu dans le Val-d'Oise. Azouz Begag est revenu à la charge mardi, invitant à "toujours choisir ses mots" quand on parle avec les pauvres, dénonçant une "sémantique guerrière, imprécise" de Nicolas Sarkozy ("racaille", "nettoyer au Kärcher"...). "Il faut cesser d'aller avec caméras et journalistes dans ces zones de pauvreté et de susceptibilité", a-t-il demandé. De plus, il a déploré ne jamais avoir été "contacté" par Nicolas Sarkozy pour des déplacements en banlieue. "J'en suis surpris, alors que je suis l'un des rares au gouvernement à être légitimé par 25 ans d'expérience et de travail sur ces quartiers". Des propos qui ne pouvaient manquer de susciter la fureur des amis du ministre de l'Intérieur. Begag "a perdu une bonne occasion de se taire", selon Thierry Mariani (UMP, Vaucluse). "Il a manqué à la nécessaire solidarité gouvernementale", a dénoncé Alain Marleix (UMP, Cantal), réclamant carrément la démission du ministre délégué.

Le nombre d'enfants maltraités ou menacés en hausse en  02/11/2005

Quelque 95.000 enfants ont été maltraités ou menacés en 2004 dans leur sécurité, leur moralité, leur santé et leur éducation, un chiffre en hausse annuelle de 7% sur fond de "fragilisation des familles", selon les chiffres des départements connus mercredi.

"En 2004, 95.000 enfants ont fait l'objet d'un signalement par les conseils généraux, ce qui représente une augmentation de 6.000 enfants par rapport à 2003, soit une évolution de 7%" par rapport à 2003, selon une enquête de l'Observatoire national de l'action sociale décentralisée (ODAS) auprès des départements, responsables de la protection de l'enfance.

Entre 2003 et 2004, le nombre d'enfants maltraités - "victimes d'abus sexuels, de violences physiques ou psychologiques, de négligences lourdes" - est passé de 18.000 à 19.000, détaille l'ODAS.

Dans le détail, 6.600 enfants ont subi des violences physiques (contre 5.800 en 2003), 5.500 des violences sexuelles, 4.400 ont été victimes de négligences lourdes, et 2.500 de violences psychologiques.

"Selon les départements, cette évolution traduirait une progression de la violence dans les relations sociales", estime l'ODAS, qui ajoute que "les enfants accueillis" dans les foyers "seraient de plus en plus violents".

L'augmentation du nombre d'enfants en danger est plus forte (+5.000, 76.000 au total): "L'enfant n'est pas maltraité mais vit dans un contexte familial particulièrement dégradé qui menace son développement sur le plan éducatif et/ou matériel", selon la définition de l'ODAS.

Les "carences éducatives" des parents sont une fois sur deux à l'origine des menaces qui pèsent sur le bien-être des mineurs, alors "confrontés à des problèmes de scolarisation et de socialisation".

Viennent ensuite les conflits de couple et séparation (30% des enfants menacés), les problèmes psycho-pathologiques des parents ou leur dépendance à l'alcool ou la drogue.

Le chômage et les difficultés financières ne sont mentionnés que dans 13% des cas, un peu plus souvent que le cadre de vie et l'habitat (8%), et l'errance et la marginalité (4%).

Fin du ramadan jeudi pour les musulmans de France, annonce le CFCM  01/11/2005

Le ramadan se terminera jeudi lors d'une prière solennelle de l'Aïd El Fitr à la grande mosquée de Paris à 09HOO (08h00 GMT), pour les musulmans de France, a annoncé mardi soir Dalil Boubakeur, recteur de la grande mosquée de Paris et président du Conseil Français du Culte Musulman (CFCM).

"Le CFCM, réuni mardi 1er novembre 2005, nuit du doute, à la mosquée de Paris, déclare aux musulmans de France que la fête de l'Aïd El Fitr est fixée au 3 novembre. La prière solennelle de l'Aïd El Fitr sera célébrée à partir de 9h00 à la grande mosquée de Paris", a également annoncé le CFCM dans un communiqué.

Le Ramadan, qui commémore la révélation du Coran, est l'un des cinq piliers de la religion musulmane, avec la profession de foi, la prière, l'aumône et le pèlerinage. Du lever au coucher du soleil, le musulman pratiquant doit s'abstenir de manger, de boire et d'avoir des relations sexuelles. Il doit se purifier, contenir ses passions et ses désirs et éviter tout ce qui peut blesser son prochain.

L'Aïd Al-Fitr débute jeudi aux Emirats, à Bahreï  01/11/2005

L'Aïd Al-Fitr débute jeudi aux Emirats, à Bahreï

01/11/2005 19:49


DUBAI, 1er nov (AFP) - L'Aïd Al-Fitr débute jeudi aux Emirats, à Bahreïn, au Qatar et en Egypte

L'Aïd al-Fitr, la fête marquant la fin du mois de jeûne musulman du ramadan, commencera jeudi aux Emirats arabes unis, au Qatar, à Bahreïn et en Egypte, a-t-on appris mardi de sources officielles.

Les musulmans attendent généralement de voir la nouvelle lune qui marque le début de Chawwal, le mois du calendrier lunaire qui succède au mois de ramadan, pour fêter la fin du jeûne.

L'Arabie saoudite, qui abrite les principaux lieux saints de l'islam, La Mecque et Médine, n'a pas encore annoncé la date de l'Aïd al-Fitr.

En revanche, la Libye a annoncé qu'elle célèbrerait l'Aïd al-Fitr mercredi.


Grande-Bretagne: Les futurs citoyens passeront un examen  01/11/2005

Les candidats à l'obtention de la citoyenneté britannique devront connaître des éléments d'histoire, de droit et de culture, dans le cadre d'une réforme du processus de naturalisation en vigueur à partir de mardi. Le gouvernement britannique en a présenté les grandes lignes lundi à la presse. Les candidats devront notamment se soumettre à un test comportant 24 questions, requérant des connaissances en matière de culture et langue anglaises. Les ressortissants étrangers peuvent solliciter un statut de résident permanent après avoir vécu quatre ans en Grande-Bretagne, et peuvent demander la naturalisation au bout de cinq ans de séjour. Les candidats, lors du test, peuvent notamment être amenés à répondre à la question de savoir quelle institution judiciaire a recours à des jurés (les Crown Courts, équivalent des cours d'assises en France) ou quel numéro composer en cas d'urgence (112 ou 999). Chaque série de questions sera choisie au hasard dans une banque de 200. Dix-huit bonnes réponses sont nécessaires pour cet examen de 45 minutes, dans un des 90 centres de Grande-Bretagne. En cas d'échec, il est possible de se représenter, autant de fois que nécessaire.

La Syrie qualifie d'"injuste" la résolution 1636 du  01/11/2005

La Syrie "regrette" que la résolution 1636 ait été adoptée à l'unanimité par le Conseil de sécurité de l'Onu et considère ce texte comme "injuste", a déclaré mardi un responsable syrien à l'AFP. "La résolution est injuste. La Syrie regrette qu'une telle résolution ait été adoptée à l'unanimité. Cela suscite l'inquiétude et le regret parmi les Syriens", a indiqué ce haut responsable sous le couvert de l'anonymat. "La résolution adopte d'une manière essentielle les conclusions hâtives contenues dans le rapport (du magistrat allemand Detlev) Mehlis", chef de la commission d'enquête de l'Onu sur l'assassinat de l'ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri, a-t-il ajouté. Le Conseil de sécurité de l'Onu, réuni au niveau ministériel, a adopté lundi, à l'unanimité de ses quinze membres, la résolution 1636 enjoignant la Syrie de coopérer à l'enquête de la commission Mehlis. M. Mehlis, qui a présenté le 20 octobre un rapport d'étape à l'Onu, a conclu à l'existence de "preuves convergentes" de l'implication des services de sécurité syriens et libanais dans l'assassinat de Hariri et affirmé que Damas n'avait pas coopéré à ses investigations.

Algérie: Le FIS appelle Bouteflika à amnistier Ali Belhadj  01/11/2005

Le chef historique du Front islamique du salut (FIS, dissous) d'Algérie,
Abassi Madani, a lancé lundi un appel au président Abdelaziz Bouteflika
l'exhortant à décréter une amnistie générale, incluant Ali Belhadj,
l'ex-numéro deux du FIS, à l'occasion de la fête nationale algérienne.
Dans un message adressé depuis Doha, où il vit depuis deux ans, cheikh
Madani invite le chef de l'État algérien à «proclamer une amnistie
générale, sans exclusive, à libérer les prisonniers, en tête desquels
l'honorable cheikh Ali Belhadj, à lever l'état d'urgence et à assurer un
règlement juste à la question des disparus». En s'adressant à «mon frère,
l'honorable président Abdelaziz Bouteflika», le chef historique du FIS
propose aussi «un cessez-le-feu à tous les (Algériens) armés «pour
rétablir la confiance manquée et en vue de leur retour chez eux en toute
sécurité». Cheikh Madani, dont le mouvement a été accusé d'être à
l'origine de la vague de violence qui frappé l'Algérie après la suspension
du processus électoral en 1992, espère faire de la fête nationale
algérienne, qui sera célébrée mardi, «un tournant qualificatif» dans
l'histoire de l'Algérie «pour vivre unis comme autrefois», selon le texte
de son message, dont l'AFP a obtenu une copie. Son initiative intervient
après l'approbation massive par référendum de la charte présidentielle
«pour la paix et la réconciliation nationale» en Algérie, fin septembre.
Cette charte comprend notamment «l'extinction des poursuites judiciaires»
pour les islamistes armés «qui ont déjà mis fin à leurs activités armées
et se sont rendus aux autorités», tout en excluant ceux «impliqués dans
des massacres collectifs, des viols ou des attentats à l'explosif dans des
lieux publics». Libéré le 2 juillet 2003 après avoir purgé une peine de
prison de 12 ans, M. Belhadj a été de nouveau arrêté en juillet dernier.
Les violences en Algérie ont fait plus de 150 000 morts en une décennie.




Le bilan du séisme au Pakistan dépasse les 57.000 morts  01/11/2005

Plus de 57000 personnes ont été tuées par le séisme qui a dévasté le
Cachemire pakistanais le 8 octobre dernier, déclare le Premier ministre
Shaukat Aziz. Le dernier bilan du gouvernement faisait état de 55.000
morts et 78.000 blessés. Quelque 1.300 personnes ont été tuées et 6.600
autres blessées du côté indien de la frontière au Cachemire. Aziz a
déclaré devant l'Assemblée nationale pakistanaise que des milliers de
personnes avaient été blessées et des centaines de milliers d'autres
laissées sans abri par le séisme. Des responsables pakistanais ont
laissé entendre que le bilan pourrait encore augmenter car des données
n'ont toujours pas été collectées dans certaines régions montagneuses
littéralement coupées du monde par des glissements de terrain. Le
tremblement de terre de magnitude 7,6 est le plus puissant qu'ait connu
l'Asie en un siècle.

Allemagne: Procès d'une mère qui a congelé son enfan  29/10/2005

Le procès d'une mère accusée d'avoir conservé le corps de son enfant
pendant trois ans dans un congélateur pour continuer à toucher les
allocations familiales a débuté jeudi devant le tribunal de grande
instance de Cottbus, dans l'est de l'Allemagne. Cette mère de 11 enfants
et âgée de 44 ans est accusée d'homicide volontaire, de mauvais
traitements et d'escroquerie. Son mari, âgé de 38 ans, comparaît pour
les mêmes faits, à l'exception du délit d'escroquerie. Le 21 juin 2004,
les services sociaux de la petite ville de Cottbus, au coeur de
l'ex-RDA, ont découvert dans le congélateur le corps du petit Dennis,
probablement conservé depuis trois ans. L'enfant était sans doute mort
durant l'été 2001, à l'âge de six ans, des suites des mauvais
traitements infligés par ses parents. Dennis aurait été attaché à son
lit, mal nourri et battu, selon l'accusation. Selon le Parquet, la mère
n'a pas déclaré la mort de son enfant afin de continuer à toucher les
allocations familiales. Au total, elle aurait indûment perçu 3786 euros.
Elle a également fait croire à son mari, à ses autres enfants et aux
services sociaux et familiaux de la Ville que Dennis était malade et
avait dû être envoyé dans un établissement de repos. La mère avait
également fait croire à sa famille que le congélateur était en panne. Le
verdict est attendu en janvier 2006.

Des oulémas arrivent aux EAU pour animer des activités du Ramadan  09/10/2005

Le Président des Emirats Arabes Unis (EAU) Cheikh Khalifa bin Zayed Al Nahyan a invité d’éminents oulémas de divers pays pour qu’ils tiennent des activités religieuses sur les différents aspects de l'Islam et du mois saint de Ramadan. C’est dans ce cadre que ces personnalités religieuses ont commencé à arriver dans le pays. Leur tout premier groupe fort de 15 oulémas est arrivé samedi à l'aéroport international d'Abu Dhabi, a indiqué le sous secrétaire pour les affaires islamiques et des Waqfs au ministère de la Justice, des affaires islamiques et des Waqfs, le Dr Mohammed Bin Juma bin Salim. Le Dr. Muhammad, qui était à l'aéroport pour accueillir ces hôtes de marque, a dit que l’initiative vise à éclairer les musulmans au sujet de l'essence du mois saint à travers diverses activités religieuses à mener par les oulémas qui visiteront des mosquées dans diverses parties des EAU pour y fournir des discours religieux, et diriger des prières, entre autres activités. Il a dit que les oulémas invités avaient été soigneusement choisis de divers pays arabes et musulmans. Ils viennent sur l'invitation personnelle du président des EAU. Une grande variété de programmes et d'activités sera tenue pendant le mois saint. Un forum de Ramadan sera tenu ce mois près de la mosquée Al Twar à Dubaï où d’éminents oulémas s’adresseront à un rassemblement de plus de 20.000 personnes. Le département du marketing du tourisme et du commerce (DTCM) de Dubaï organisera ce forum pour la quatrième année successive sous le patronage de Cheikh Ahmed bin Muhammad Bin Rachid Al Maktoum. Il aura lieu à un endroit spécial près de la mosquée Al Twar du 10-21 octobre. Dans le cadre de l'événement 12 jours, une caravane de charité se rendra dans les hôpitaux, les écoles, les universités et les clubs des sports à Dubaï pour distribuer de la littérature islamique en diverses langues. L’ iftar sera organisé pour ceux qui s'occupent du forum animé par 13 oulémas. Un festival de Ramadan aura lieu du 04 octobre au 10 novembre au Centre des Expositions de Sharjah.

USA: un analyste du Pentagone coupable d'avoir fourni des informations à un Israélien  07/10/2005

Un analyste du Département américain de la Défense, d'une grande compétence sur les dossiers du Moyen-Orient, a plaidé coupable mercredi pour avoir donné des informations classées "confidentiel" à un responsable de l'ambassade d'Israël et à des membres d'un groupe de lobbying pro-israélien. Lawrence A. Franklin, âgé de 58 ans, a déclaré au cours d'une audience qu'il était déçu par la politique gouvernementale et qu'il avait espéré que les deux membres de l'American Israel Public Affairs Committee à qui il a donné des informations pourraient avoir de l'influence en raison de leurs liens au Conseil de sécurité national. Il a également reconnu qu'il avait donné des informations classées "secret" à un responsable politique de l'ambassade d'Israël, mais a précisé que l'information qu'il avait reçue de ce responsable avait bien plus de valeur que les siennes. Lawrence A. Franklin a plaidé coupable de complot et de rétention illégale d'informations concernant la défense nationale. Le juge américain T.S. Ellis III a fixé la condamnation au 20 janvier.

Dominique de Villepin s'adressera jeudi aux Français  07/10/2005

Dominique de Villepin "parlera" jeudi aux Français, assure le ministre de l'Economie Thierry Breton, alors que les syndicats demandent au gouvernement des gestes immédiats au lendemain d'une mobilisation massive pour le pouvoir d'achat. "Beaucoup, beaucoup, beaucoup a été fait jusqu'à présent et je vous invite à écouter le Premier ministre demain. Il écoute les Français, il leur parlera", a déclaré Thierry Breton mercredi sur Europe 1. Dominique de Villepin participe jeudi soir à l'émission "A vous de juger" sur France 2. "Il aura l'occasion d'expliquer aux Français ce qu'il a entendu et ce que fera le gouvernement", a insisté le ministre de l'Economie. "Tout ce qui peut être fait pour redonner du pouvoir d'achat, c'est important et c'est précisément toutes les mesures que nous avons prises", a-t-il réaffirmé. Le gouvernement et le patronat doivent faire "des gestes significatifs" rapidement pour améliorer le climat social, a une nouvelle fois prévenu, pour sa part, le secrétaire général de la CFDT. "Le mois d'octobre doit être un mois utile pour pouvoir avancer", a déclaré François Chérèque sur RTL. "Nous attendons des gestes significatifs de la part du gouvernement comme du Medef dans les jours qui viennent." "La mobilisation ne s'arrêtera pas" car elle a été mardi "sensiblement supérieure à celle du 10 mars", redit-il par ailleurs dans Le Parisien. "Demain, le Premier ministre installera le Conseil d'orientation de l'emploi. Il doit demander de travailler à la nature des contreparties à demander aux entreprises", ajoute-t-il. Dans le secteur public, poursuit François Chérèque, "le gouvernement doit ouvrir de véritables négociations, au-delà du seul accord salarial pour 2006".

France: les salariés appelés à manifester le 4 octobre pour l'emploi  08/09/2005

Les cinq confédérations syndicales CGT, CFDT, FO, CFTC et CFE-CGC se sont mises en ordre de bataille jeudi, en appelant ensemble salariés du public et du privé à une journée de grève et de manifestations le 4 octobre pour l'emploi, les salaires et les droits des salariés.

Si la date avait filtré dès le début de la semaine, les numéros deux des organisations en ont précisé le mot d'ordre - emploi, pouvoir d'achat, droits des salariés - et les modalités - arrêts de travail, rassemblements et manifestations -, lors d'une conférence de presse commune au siège de la CGT.

Nous voulions marquer à notre manière les 100 jours de Dominique de Villepin au gouvernement , a ironisé René Valladon (FO).

Car le Premier ministre a réussi, en trois mois, à susciter l'ire des syndicats en prenant par ordonnances, pendant l'été, des mesures qui, selon eux, aggravent la précarité des salariés.

Les syndicats ont ainsi déposé des recours auprès du Conseil d'Etat contre le contrat nouvelles embauches (CNE), et son licenciement non motivé pendant les deux premières années.

Quant aux mesures sur la consommation annoncées le 1er septembre, elles ont été jugées largement insuffisantes .

L'année 2005 est un cru historique , a estimé jeudi la responsable cégétiste Maryse Dumas. Selon elle, il faut remonter à 1976, trente ans en arrière , pour retrouver une mobilisation confédérale unitaire à la rentrée .

Cette journée d'action sera la 3e manifestation nationale interprofessionnelle à l'appel de tous les syndicats en 2005, a-t-elle souligné.


Le CFCM confirme la nomination d'un aumônier national des prisons  08/09/2005

Le bureau exécutif du Conseil français du culte musulman (CFCM) a confirmé jeudi la désignation comme aumônier national des prisons pour la religion musulmane de Moulay al-Hassan el-Alaoui Talibi pour trois mois, a annoncé son président Dalil Boubakeur.

M. al-Alaoui Talibi devra remettre avant la fin de l'année un rapport sur l'aumônerie dans les prisons, a précisé à l'AFP M. Boubakeur, également recteur de la Mosquée de Paris. Cette désignation devra être confirmée par un conseil d'administration du CFCM le 19 novembre, qui discutera également de la nomination d'un aumônier général des armées, a-t-il ajouté.

La désignation de l'aumônier national des prisons, décidée début mai par le CFCM, avait été immédiatement gelée en raison des protestations de l'Union des organisations islamiques de France (UOIF) qui avait dénoncé des pressions gouvernementales.

L'UOIF ne participait pas à la réunion du bureau jeudi. En juillet, elle avait manifesté son mécontentement sur la composition du bureau décidée à l'issue des élections du 19 juin qui ont renouvelé les instances du CFCM et elle est actuellement absorbée par la préparation de sa propre assemblée générale des 24-25 septembre, qui doit renouveler sa direction.

Une autre grande fédération de mosquées du CFCM, la Fédération nationale des musulmans de France (FNMF, arrivée en tête des élections du 19 juin) doit pour sa part trancher d'ici fin septembre un conflit au sein de sa direction opposant ses représentants au CFCM et son président Mohamed Bechari, selon son porte-parole.


Douste-Blazy insiste auprès d'Ariel Sharon sur la viabilité de Gaza  08/09/2005

Le chef de la diplomatie française Philippe Douste-Blazy a insisté jeudi auprès d'Ariel Sharon sur la nécessité de rendre Gaza viable économiquement après le retrait israélien.

Je lui ai dit l'importance que représentait pour nous le retrait de Gaza, à la fois un succès pour lui et pour la démocratie israélienne , a déclaré à la presse le ministre français à l'issue de son entretien à Jérusalem.

J'ai ajouté que maintenant, pour que ce soit un vrai succès, il faudrait que ce soit viable économiquement , a-t-il dit, en soulignant que cela passait notamment par la libre circulation des biens et personnes.

Je lui ai proposé que l'Union européenne soit une tierce partie , a-t-il souligné, en rappelant la proposition de l'UE de participer au contrôle des frontières de Gaza en dépêchant des douaniers. Je lui ai parlé du port, des micro-projets , a poursuivi M. Douste-Blazy.

Israël souhaite maintenir un certain contrôle des frontières de Gaza après son retrait, alors que les Palestiniens y sont opposés.

Le ministre des Affaires étrangères s'est aussi permis de dire à M. Sharon qu'il faudrait réfléchir à la capacité qu'a l'Autorité palestinienne d'avoir une police efficace, moderne et armée .

Il avait appelé auparavant Israël à permettre à l'Autorité palestinienne de se doter de forces de sécurité crédibles pour faire respecter l'Etat de droit et empêcher les violences, notamment à Gaza.



Relaxe confirmée de Dieudonné pour son sketch sur France 3  07/09/2005

La cour d'appel de Paris a confirmé mercredi la décision de relaxe qui avait été prononcée en première instance à l'encontre de l'humoriste Dieudonné, accusé de diffamation raciale lors d'un sketch sur France 3 où il apparaissait en juif orthodoxe.

Dieudonné, présent à l'énoncé de la décision de la 11e chambre de la cour d'appel, s'est dit évidemment satisfait de cette décision , espérant qu'elle vienne tourner une page .

L'humoriste, dont le nouveau spectacle porte sur le thème de la laïcité, a affirmé à l'issue de l'audience devant les journalistes qu'il laissait désormais à d'autres humoristes le soin de traiter ce sujet précis (de la question israélo-palestinienne, ndlr) .

Je pense que je suis passé à autre chose, il y avait beaucoup de pression et de passion sur ce sujet. J'espère juste maintenant pouvoir continuer à faire mon travail, c'est-à-dire faire rire les gens , a-t-il ajouté.

En dépit de cette décision de relaxe, Dieudonné a eu droit à un discours courroucé de la présidente de la 11e chambre, Laurence Trebucq, qui lui a déclaré: nous avons malheureusement trop l'habitude de vous voir dans ces prétoires .

Ce n'est pas parce que la justice ne vous sanctionne pas sur une prévention précise que cela veut dire que vous avez raison dans ce que vous dites , a-t-elle ajouté.

Lors de l'audience, le 11 mai dernier, le parquet général avait réclamé une peine qui ne saurait être inférieure à 2 mois d'emprisonnement avec sursis et 20.000 euros d'amende.


Les organisations de défense des droits de l'homme interpellent Jacques Chirac sur la situation en  07/09/2005

Plusieurs organisations de défense des droits de l'homme ont écrit au président français Jacques Chirac pour être reçues au sujet de la situation des libertés en Tunisie, qui, déjà préoccupante , vient de s'aggraver encore et lui demander d'user de (son) influence sur Tunis.

Lundi, la justice tunisienne a en effet décidé de suspendre la tenue du Congrès de la Ligue tunisienne des Droits de l'homme, prévu les 9, 10 et 11 septembre. La LTDH est encore une fois aujourd'hui la cible d'une campagne de mesures visant à la discréditer, précise cette lettre ouverte signée par la Fédération internationale des Ligues des droits de l'homme (FIDH), Reporters sans Frontières (RSF), le Réseau Euro-méditerranéen des droits de l'homme (REMDH), le syndicat de la magistrature, le syndicat des avocats de France, l'Association des chrétiens pour l'abolition de la torture (ACAT) et la Fondation France-Libertés.

Elles réclament que Jacques Chirac intervienne auprès de Zine el Abidine Ben Ali pour que puisse se tenir ce Congrès de la LTDH, que puisse se créer un syndicat des journalistes tunisiens et que cesse la menace de dissolution de l'Association des magistrats tunisiens.

Notant que depuis longtemps en Tunisie , les atteintes à la liberté d'expression et d'association, et les persécutions des journalistes, universitaires, avocats, magistrats sont d'une extrême gravité , le groupe d'associations note leur récente aggravation.

Et de souligner également que les avocats connaissent depuis quelques mois une répression sans précédent , que des lycéens internautes ont été poursuivis pour activités subversives par le biais d'Internet .

Situation d'autant plus inquiétante que les sévices et la torture continuent d'être systématiquement pratiqués au cours des interrogatoires et de la détention des personnes interpellées , poursuit le communiqué, notant aussi l'instrumentalisation de la justice tunisienne à des fins de répression de toute voix discordante .

Droits de l'homme: Londres pousse l'Europe à une inflexion anti-terroriste  07/09/2005

Deux mois jour pour jour après les attentats de Londres, la présidence britannique de l'Union européenne a avancé mercredi l'idée controversée de revoir l'application de la Convention européenne des droits de l'homme pour mieux répondre à la menace terroriste.

Le ministre de l'Intérieur britannique Charles Clarke a également appelé le Parlement européen réuni à Strasbourg à lever ses réserves à l'égard de son projet de rétention des données téléphoniques dans l'UE à des fins d'enquête, sur lequel les 25 doivent plancher jeudi et vendredi à Newcastle (Royaume Uni).

Sans contester la nécessité d'un équilibre entre respect des libertés et sécurité, M. Clarke a argué que la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme constituait un frein à une lutte anti-terroriste efficace en restreignant les expulsions d'étrangers.

L'avis de mon gouvernement est que cet équilibre n'est pas approprié aux circonstances auxquelles nous faisons face, des circonstances très différentes de celles auxquelles les pères fondateurs de la Convention européenne des droits de l'homme ont été confrontés , a-t-il plaidé devant les eurodéputés.

Je suis pour la Convention, je suis pour son article 3 , a ensuite assuré le ministre à la presse, en récusant vouloir amender le texte.

Ce que je dis en revanche, c'est qu'il est très important que la jurisprudence, les juges quand ils prennent leur décision, tiennent compte des circonstances du monde moderne , a-t-il fait valoir.


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