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Borloo constate l'échec du modèle d'intégration français  11/11/2005

Jean-Louis Borloo estime que le modèle français d'intégration a échoué, à la lumière des violences dans les banlieues, et plaide pour une immigration concertée avec les pays d'origine.

"On voit que la France est en train de muter. Elle a cru pendant longtemps que son modèle égalitaire était suffisant. Et bien ce n'est pas vrai!", a dit le ministre de l'Emploi, de la Cohésion sociale et de l'Intégration.

Il s"exprimait en marge de la quatrième conférence ministérielle sur la migration en Méditerranée occidentale qui a réuni, mercredi et jeudi à Paris, autour de lui huit ministres du Travail et des Affaires sociales (Algérie, Libye, Maroc, Mauritanie, Tunisie, Espagne, Italie et Malte).

Pour Jean-Louis Borloo, "il faut accentuer, accélérer" les mesures d'intégration et lutter contre "l'immigration illégale".

"La migration non organisée est fatale pour tout le monde", a affirmé le ministre selon lequel il n'est pas surprenant qu'à un moment donné la France, premier pays d'immigration d'Europe, connaisse des difficultés.

Plaidant pour un traitement du flux migratoire par la concertation, il a estimé que "l'immigration c'est autre chose que : combien tu me donnes de visas et en échange de quoi".

Evoquant les difficultés des jeunes dans les quartiers sensibles, il a plaidé pour du "sur-mesure individuel".

"Est-ce qu'il y a de la discrimination en France? oui", a déclaré Jean-Louis Borloo, stigmatisant une administration qui "par ses concours très formatés ne permet pas d'avoir une administration qui ressemble au pays".

Les jeunes des banlieues "se sentent dévalorisés par rapport à la société traditionnelle qu'ils côtoient", a-t-il dit.

Il faut donc trouver pour chacun d'eux, de leur famille "un parcours personnalisé qui ne soit pas forcément le parcours traditionnel du Gaulois, avec une sur-valorisation du diplôme écrit, de ce type de culture".

"Ce n'est pas forcément faire des études de cinq années à la Fac dans un truc qui ne sert pas toujours", a-t-il estimé, plaidant pour la formule de l'apprentissage.

Jean-Louis Borloo a souligné que le nombre d'apprentis en France était passé de 550.000 il y a vingt ans à 320.000 actuellement. "On a relancé un plan de 200.000 millions pour repasser à 500.000 apprentis. On est à 12% de plus cette année", a-t-il dit.



Revolte urbaines: Sarkozy persiste et signe  11/11/2005

Les auteurs des violences urbaines sont des "racailles, des voyous". Invité sur France 2, le ministre de l'Intérieur a longuement réitéré jeudi soir ses propos, accusés d'être à l'origine des émeutes.
"Ce sont des voyous, des racailles, je persiste et je signe". Invité sur France 2 jeudi soir, Nicolas Sarkozy ne regrettte aucun des mots qu'il a employé. Ceux qui estiment que son vocable est à l'origine des violentes émeutes qui agitent la France depuis maintenant 15 jours ont tort. "J'aimerais bien que l'on vienne me dire bien en face, quelqu'un qui ose frapper un pompier, qui jette des pierres sur un pompier, qui balance du haut de la tour une machine à laver sur un pompier, on l'appelle comment ?". "Jeune homme ? Monsieur ? On l'appelle un voyou parce que c'est un voyou", a-t-il insisté. "Quand je dis il y a des racailles, eux-mêmes s'appellent comme cela. Arrêtez de les appeler des jeunes", a-t-il dit. Quant aux critiques adressées par le footballeur Lilian Thuram, "énervé" par ces termes, il a déclaré que le footballeur, qui "gagne très bien sa vie", n'était pas "concerné" par cela et "n'habite plus dans ces quartiers" depuis longtemps.

Se faisant le porte-parole des habitants des cités dans lesquelles il s'est rendu toutes les nuits "depuis 14 jours", le ministre a évoqué leur sentiment d'insécurité, qui les conduit aussi à ne plus voter car "on ne croit plus dans le discours des hommes politiques". Les gens, a-t-il affirmé, après avoir évoqué la présence de Jean-Marie Le Pen au second tour de l'élection présidentielle de 2002, puis la victoire du non au référendum sur la constitution européenne, lui disent : "débarrassez-nous des trafics, des traficants, de ceux qui demandent aux mineurs de faire le guêt pour le trafic de la drogue (...), qui nous empoisonnent la vie". "Vous croyez que c'est amusant de rentrer chez soi la peur au ventre ?", a-t-il insisté.

Sur la diminution progressive des violences depuis trois jours, le ministre de l'Intérieur s'est gardé de tout triomphalisme: "cela ne veut pas dire que cela ne peut pas repartir car les raisons structurelles ne sont pas résolues", a-t-il dit. Selon un sondage BVA pour Le Figaro et LCI, rendu public jeudi, 56% des Français approuvent l'attitude du ministre de l'Intérieur face aux violences urbaines, contre 40% qui la désapprouvent.

Assassinat Hariri: Assad clame l'innocence de la Syrie, accuse l'Occident de complot  10/11/2005

Dans un discours combatif, le président syrien Bachar al-Assad a de nouveau clamé jeudi l'innocence de son pays dans l'assassinat du dirigeant libanais Rafic Hariri et s'en est vivement pris aux grandes puissances, notamment les Etats-Unis.


M. Assad a dénoncé sur un ton virulent les pressions internationales grandissantes exercées sur Damas depuis l'assassinat le 14 février à Beyrouth de l'ex-Premier ministre Rafic Hariri, dans lequel de hauts responsables syriens de la sécurité sont mis en cause par la commission d'enquête de l'Onu.

"Il faut être réaliste, la Syrie est visée", a déclaré le chef de l'Etat syrien dans un discours à l'Université de Damas. "Les grandes puissances veulent régler leur comptes avec la Syrie", a-t-il lancé.

Le président français Jacques Chirac a menacé jeudi la Syrie de sanctions internationales si M. Assad continue d'ignorer la nécessité de coopérer avec les Nations unies dans l'enquête sur l'assassinat de Hariri.

Si M. Assad "persiste à ne pas vouloir écouter ni vouloir comprendre, alors il faudra bien passer à un autre stade qui est celui des sanctions", a-t-il dit.

Bachar a indiqué que Detlev Mehlis, qui dirige la commission de l'Onu, a refusé la proposition syrienne de se rendre à Damas pour préparer un protocole d'accord juridique entre les deux parties.

M. Melhis, qui a quitté jeudi Beyrouth pour l'Allemagne, a également rejeté une demande syrienne proposant que l'interrogatoire de responsables syriens se déroule en territoire syrien mais sous la bannière de l'Onu, ou au siège de la Ligue arabe au Caire, a ajouté M. Assad.

"Quoi qu'on fasse ou dise pour coopérer, la réponse sera dans un mois que nous ne coopérons pas (...) Il faut être réaliste, la Syrie est visée", a-t-il asséné.

"Nous sommes quasi certains que la Syrie est innocente. La question est politisée. La Syrie n'est pas impliquée" dans l'assassinat de Hariri, a répété M. Assad.

Allemagne: Les détenus musulmans veulent avoir des imams  10/11/2005

Les détenus musulmans dans les prisons allemandes, se plaignent du manque d’imams dans ces lieux où ils ne peuvent pas suivrent des prêches et autres activités religieuses islamiques.
Pour palier à cette situation, les autorités allemandes ont approché les sociétés islamiques du pays pour qu’elles envoient des imams qui parlent allemand dans les prisons afin d’entreprendre le travail de prêche pour les détenus musulmans.

Revolte urbaines: Jacques Chirac sort de sa réserve  10/11/2005

Le président de la République a appelé jeudi 10 novembre les parents à leur "responsabilité" après quatorze jours de violences urbaines dans les banlieues, souvent provoquées par des adolescents

Jacques Chirac a affirmé jeudi 10 novembre qu'après quinze jours de violences dans les banlieues, on était "encore dans la période de préalable du rétablissement de l'état de droit". Il a ajouté que "quelles que soient nos origines, nous sommes tous des enfants de la République", ceci comportant des droits et des devoirs.

S'exprimant lors d'une conférence de presse à l'issue du sommet franco-espagnol, le chef de l'Etat a appelé "chacun au respect de sa responsabilité", et notamment "les parents des trop nombreux mineurs qui, souvent poussés par leurs aînés, ont participé aux violences urbaines".

Répondant pour la première fois aux questions de la presse sur ce sujet, depuis le début des émeutes le 27 octobre, il a justifié sa discrétion en expliquant qu'il y avait "le temps de l'action" pour rétablir l'ordre, puis celui de "la réflexion" sur les origines de cette crise.

"Il y a le temps du rétablissement de l'ordre qui est pour moi une priorité absolue et j'ai tenu à consacrer la totalité de mes efforts à cet objectif qui n'est pas encore atteint, et le temps de la réflexion que je consacrerai notamment à dire à nos compatriotes quel est mon sentiment sur cette crise et les moyens d'y remédier", a indiqué le chef de l'Etat.

Il a souligné avoir pris "dans ce domaine toute les mesures nécessaires, après avoir consulté bien entendu le Premier ministre et le gouvernement, les mesures qui s'imposaient". Interrogé sur les expulsions d'étrangers auteurs de violences demandées par le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy, il s'est contenté de déclarer laconiquement qu'il fallait "respecter la loi, toute la loi".


Al-Qaïda en Irak revendique les attentats d'Amman  10/11/2005

La branche irakienne du réseau Al-Qaïda, dirigée par l'extrémiste jordanien Abou Moussab Al-Zarqaoui, a revendiqué jeudi dans un communiqué qui lui est attribué sur internet le triple attentat suicide d'Amman contre des hôtels, en s'en prenant notamment aux liens du roi Abdallah II de Jordanie avec les Etats-Unis.

"Nos braves lions ont lancé (...) un nouveau raid (...) à Amman", affirme l'Organisation d'Al-Qaïda au Pays des Deux Rivières" (le Tigre et l'Euphrate), nom officiel du groupe de Zarqaoui, dans un communiqué publié jeudi sur un site internet.

"Après avoir étudié et repéré les objectifs, les sites des hôtels ont été choisis", poursuit le communiqué, dont l'authenticité ne pouvait être vérifiée dans l'immédiat.

Le communiqué a été mis en ligne sur le site al-saf.net, l'un des sites habituellement utilisés par les groupes islamistes.

Les hôtels "avaient été transformés par le dictateur jordanien en un jardin pour les ennemis de (notre) religion, les Juifs et les Croisés", ajoute encore le texte dans une référence au souverain jordanien.

Ils étaient devenus "des lieux de plaisirs dégoûtants pour les traîtres et les apostats de l'Oumma (la Nation musulmane) et un refuge pour les services de renseignement des infidèles (NDLR: les services américains de renseignement) qui organisent leur complot contre les musulmans à partir de là", affirme encore le texte.

"En dépit des mesures de sécurité que le traître (NDLR: le souverain hachémite), le fils du traître (NDLR: référence au père du souverain, le défunt roi Hussein) avait pris pour protéger ces endroits (...) les soldats d'Al-Qaïda sont parvenus à atteindre leurs objectifs et à accomplir leur mission", poursuit le communiqué.

Alliée des Etats-Unis, la Jordanie est l'un des deux seuls pays arabes du Proche-Orient à avoir signé (en octobre 1994, sous le règne du roi Hussein) un traité de paix avec Israël.

Zarqaoui est l'ennemi numéro un des Etats-Unis en Irak, Washington ayant offert une récompense de 25 millions de dollars à quiconque permettra sa capture.


FNMF: les opposants au président Bechari déboutés par le TGI de Saint-Etienne  10/11/2005

Les membres de la Fédération nationale des musulmans de France (FNMF) opposés à leur président Mohamed Bechari ont été déboutés mercredi de leur demande d'annulation d'un précédent jugement du tribunal de grande instance de Saint-Etienne, relatif à la composition de leur conseil d'administration.

Le président du TGI Michel Gaget, saisi en référé, a débouté les requérants de leur demande d'annulation du jugement du 8 juillet, qui annulait deux conseils d'administration de la FNMF de janvier, desquels était sortie une majorité opposée au président contesté Mohamed Bechari.

Ces conseils d'administration du 2 et 16 janvier avaient été annulés par le tribunal de Saint-Etienne en raison des "nombreuses irrégularités" qui entouraient leur déroulement.

Dans le jugement rendu mercredi, il est indiqué que les demandeurs n'amènent pas d'"éléments nouveaux suffisants" pour étayer la thèse d'un "stratagème machiavélique" de M. Bechari.

Selon ses détracteurs, M. Bechari, président de la FNMF depuis 1993, aurait demandé à certains de ses "fidèles" de l'assigner en justice, afin de faire annuler pour vice de procédure les deux conseils d'administration de janvier, et retrouver la précédente composition du conseil d'administration (élu en mars 2003), qui lui était favorable.

Les plaignants ont annoncé leur intention de faire appel par la voix de leur porte-parole, Larbi Marchiche.

Les requérants font partie d'une fraction de la FNMF qui a pris, début octobre, l'initiative de démettre M. Bechari de ses fonctions pour "irrégularités et dysfonctionnements graves".

L'audience du 19 octobre avait révélé la grande opacité qui règne depuis des années dans le fonctionnement de la FNMF et les nombreuses entorses aux statuts. La FNMF "ne dispose pas de registres permettant de connaître le corps électoral qui élit son conseil d'administration", avait notamment déploré le président du tribunal, Michel Gaget.

"Comment le président d'une association qui recueille 44% des suffrages au CFCM, en 2003 et en 2005, en fournissant toutes les pièces officielles demandées par le ministère de l'Intérieur, pourrait être le +parrain+ qu'on m'accuse d'être ?", avait répondu M. Bechari.

Le CRCM IdF Centre salue les jeunes 'qui parviennent à réussir leur vie'  10/11/2005

Le Conseil régional du culte musulmanIle-de-France Centre a tenu mercredi à saluer "le courage et l'audace de tous les jeunes qui réussissent dans leur vie malgré les difficultés qu'ils peuvent rencontrer" dans les quartiers où sévissent des violences.

Dans un communiqué, le CRMC Ile-de-France Centre (Paris, Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val de Marne) appelle "au calme immédiat, condition préalable de toute discussion" et met en garde "contre toute instrumentalisation et récupération politique de ces événements".

Il demande "que les enquêtes en cours permettent la clarté sur l'agression dont a fait l'objet la mosquée de Clichy, sur les circonstances de la mort des deux jeunes ainsi que sur les événements eux-mêmes et condamne sans conteste tous ces actes".

Il "appelle les politiques ainsi que tous les acteurs concernés par le problème des banlieues à mettre en place une vraie et durable politique de développement de ces banlieues qui permettra de sortir des inégalités sociales, de l'exclusion, de la précarité et de la discrimination".

Les associations musulmanes et les lieux de culte se voient demander de "déployer tous les efforts nécessaires pour dissuader les jeunes citoyens de se laisser tenter par la contagion de la violence". Le CRCM "invite les imams des mosquées et les fidèles à consacrer des prières en faveur de la paix en France".

France 3 condamnée pour avoir injustement accusé le bagagiste de Roissy  09/11/2005

La chaîne de télévision France 3 a été condamnée vendredi par le tribunal correctionnel de Paris pour avoir injustement accusé fin 2002 Abderazak Besseghir, bagagiste de Roissy, d'être un terroriste islamiste, a-t-on appris auprès du tribunal.

Marc Tessier, l'ancien PDG de France Télévisions, et le journaliste Edouard da Costa ont été chacun condamnés par la 17e chambre du tribunal correctionnel à 2.000 euros d'amende pour avoir diffamé M. Besseghir et devront également lui verser un euro de dommages-intérêts.

Les motivations de ce jugement n'étaient pas consultables vendredi après-midi.

Etait en cause un reportage diffusé dans les journaux 19/20 et Soir 3 du 7 janvier 2003, affirmant qu'une mallette de détection d'explosifs avait été découverte dans le casier professionnel du bagagiste.

L'information comme les accusations de terrorisme qui avaient pesé sur M. Besseghir après que des explosifs furent découverts dans sa voiture sur son lieu de travail, le 28 décembre 2002, s'étaient révélées fausses.

Victime d'un complot familial, le bagagiste avait été écroué une dizaine de jours avant d'être libéré et de bénéficier d'un non-lieu en mai 2003.

Lors de l'audience, le 30 septembre dernier, la représentante du parquet avait estimé que le reportage visé représentait "le degré zéro de l'information", bâti autour d'une "information creuse mais dont l'habillage en fait un élément à charge de nature à porter atteinte à l'honneur" de M. Besseghir.

En mai 2003, après le non-lieu dont a bénéficié M. Besseghir, la chaîne lui avait présenté à l'antenne ses excuses, par la voix de son directeur de la rédaction.


Le roi du Maroc lance une chaîne de télevision consacrée à l'islam  09/11/2005

Le roi du Maroc Mohammed VI a lancé mercredi une chaîne de télévision religieuse portant son nom et qui doit diffuser un "message de tolérance et d'ouverture inspiré du Coran et de la Sunna (paroles et actions) du prophète Mohammed".

Les programmes, qui passeront entre 17H00 et 23H00 (locales et GMT), a indiqué le ministère de la Communication, "mettront en valeur les orientations religieuses du Maroc, fondées (...) sur l'unicité de la foi et du rite malékite"

Considéré comme modéré, le rite malékite est une des quatre écoles sunnites fondées par l'imam Malek mort en 795 J.C.

Selon une source gouvernementale, cette télévision, qui voit le jour deux ans après les attentats de Casablanca ayant fait 45 morts en mai 2003, a pour objectif "de contrecarrer les extrémistes qui portent atteinte à l'image de l'islam"

Lors du Ramadan 2004, le souverain chérifien avait lancé une radio portant son nom, également consacrée à l'islam.

La chaine, précise un communiqué diffusé par l'agence marocaine Map, consacrera son programme "à la lecture et à l'explication du Coran (...), à des débats pour les jeunes avec des oulémas de renommée sur des sujets les interpellant, et au traitement de sujets de la vie quotidienne". Il y aura des crénaux en amazigh (berbère) et en français.


Les pays arabes attribuent les violences en France aux injustices sociales  09/11/2005

Emirats arabes unis (AP) - Les violences urbaines en France défrayent la chronique dans le monde arabe: la plupart des observateurs au Moyen-Orient attribuent l'embrasement des banlieues aux injustices sociales et au chômage mais d'autres y voient un choc des cultures ou le résultat de discriminations contre les musulmans.


Dans tout le Moyen-Orient, les images de voitures en feu et de jeunes jetant des pierres, dont beaucoup sont des enfants d'immigrés originaires d'Afrique et en particulier du Maghreb, occupent une large place dans les journaux et à la télévision. Les analystes débattent de la signification des troubles, de leur cause et de leur possible extension.

"La colère exprimée et l'intensité avec laquelle elle s'est propagée est alarmante", estime Abdul Khaled Abdulla, un politologue du Golfe. Les observateurs appellent le gouvernement français et plus largement l'Occident à prendre des mesures concrètes pour remédier au problème.

"Il n'y a pas de mystère", écrit Rami Khouri mercredi dans le "Lebanon Daily Star", qui évoque le malaise exprimé "par des jeunes éduqués habituellement au chômage", et parle de "zones urbaines de marginalisation massive". Le directeur de la chaîne "Al-Arabiya", Abdel Rahman al-Rashed, évoque de son côté "une communauté qui n'a pas de voix sur la scène politique".
L'Iran estime pour sa part que les violences ont été provoquées par un sentiment anti-musulman. "Les restrictions imposées au code vestimentaire islamique en France (allusion à l'interdiction du port du foulard à l'école, NDLR) sont une politique officielle, et le gouvernement a réprimé les croyances des minorités et les a humiliées ouvertement", affirme le quotidien "Jomhuri Eslami", partisan de l'aile dure du régime des mollahs.

Les immigrés sont mieux intégrés aux Etats-Unis, alors qu'en Europe, les barrières de la culture, de la langue et des classes sociales restent élevées, affirme Shafiq al-Ghabra, président de l'université américaine au Koweït, dans le quotidien "Al-Rai Al-Aam". On peut craindre que des organisations d'extrême droite ne se renforcent à cause des troubles, poursuit-il avant de s'interroger: "L'Europe entrera-t-elle dans une phase de conflit avec les musulmans sur son territoire?"


Des femmes de banlieue lancent un appel au calme  09/11/2005

Le Premier ministre Dominique de Villepin a reçu une quinzaine de mères de famille de banlieue, responsables d'associations, après treize nuits de violences urbaines.

"On a pu vraiment dire les mots du terrain. On n'était pas venu pour parler politique mais pour parler de la réalité", a déclaré après cette rencontre de près de deux heures Aïssa Diawara, responsable d'une association d'Aulnay-sous-Bois.

Elle a assuré que toutes les associations représentées avaient déjà lancé aux jeunes fauteurs de troubles des appels au calme, par le biais de leurs familles, dans leurs quartiers.

"Le message que je veux faire passer, c'est de dire à ces jeunes-là de profiter des propositions qui ont été lancées (par le gouvernement) et d'en profiter maintenant et de ne pas attendre", a-t-elle ajouté. "Ce que j'espère, c'est que les propositions qui ont été faites permettront à ces jeunes de sortir un peu du quartier et de voir ce qui se passe ailleurs."

Une autre participante, Georgette Kano, présidente d'une association de Rosny-sous-Bois, a évoqué devant le Premier ministre les problèmes rencontrés à l'école par les jeunes issus de l'immigration.

A l'issue de la réunion, elle a critiqué la décision du gouvernement de recourir au couvre-feu dans les quartiers les plus sensibles. "Pour moi, quand je vois un couvre-feu, je vois un Etat en guerre (...) Ce n'est pas normal", a-t-elle dit.

Pour cette mère de trois enfants, la solution est dans le rétablissement de la communication avec ces jeunes : "Chaque maire doit rencontrer les jeunes pour leur parler."

Priée de dire quel message elle leur adresserait, elle a répondu : "Je dirais aux jeunes d'arrêter de brûler, ce n'est pas une solution."

"Mais un jeune m'a dit un jour 'vous tchatchez trop, la bonne manière pour nous de nous faire entendre, c'est de casser'", a-t-elle ajouté. "Quand bien même je leur dis que ce n'est pas la bonne solution, aujourd'hui je trouve qu'ils ont raison. On mobilise tout le monde après ces événements, alors que les choses étaient déjà là. La lave était là ; elle ne fait que sortir en surface."

Dominique de Villepin a ensuite reçu d'autres dirigeants d'associations, notamment des représentants du collectif "Banlieues Respects", qui a lancé un appel à une "marche pour la paix", un mouchoir blanc à la main, vendredi à 15h00 sur les Champs-Elysées.


Deux explosions à Amman  09/11/2005

Une forte explosion a secoué mercredi soir l'hôtel Grand Hyatt à Amman, capitale de la Jordanie. D'après un témoin, au moins sept personnes ont été tuées dans la déflagration.


"Nous évacuons les gens de l'hôtel. Certains sont morts et il y a beaucoup de blessés", a de son côté expliqué un responsable de la police.

Un homme d'affaires américain, qui se trouva it dans l'hôtel au moment de la déflagration, a déclaré sous couvert de l'anonymat qu'une "bombe avait sauté dans le hall" de l'établissement.

L'explosion, d'origine indéterminée selon un porte-police, s'est produite vers 20h50 locales (18h50 GMT).

Un nuage de fumée noire s'élevait du bâtiment, alors que des ambulances se rendaient sur place.

Un responsable de la police jordanienne fait état d'une deuxième explosion au Radisson SAS Hotel, à Amman. D'après lui, il y a des victimes.


Le Pen veut destituer les émeutiers de la nationalité française  09/11/2005

Le président du Front National Jean-Marie Le Pen a préconisé mercredi que les jeunes issus de l’immigration qui prennent part aux violences urbaines en France soient déchus de leur nationalité, dans un entretien à la BBC.
"Nous devons retirer la nationalité française à ceux qui sont identifiés comme ayant pris part à ces émeutes" , a dit le président du FN, qui les a qualifiés de "Français de papier".
"La loi française autorise à retirer la nationalité à ceux qui n’en sont pas dignes. (...) Nous allons leur retirer la nationalité, à eux, pas à leurs grands-parents", a déclaré M. Le Pen, dont les propos étaient traduits en anglais.

A la journaliste qui lui faisait valoir que ces jeunes étaient nés en France et que leurs grands-parents étaient venus d’Algérie, M. Le Pen a rétorqué, faisant référence à l’exode des Français d’Algérie après l’indépendance : "Il y a eu un million et demi de Français qui sont nés en Algérie et cela n’a pas empêché les Algériens de les rejeter à la mer".

"Si leurs parents et grands-parents sont venus en France pensant que c’était un Eldorado et si leurs petits-enfants estiment qu’il n’y a pas d’opportunités, ils peuvent toujours retourner dans leur pays d’origine", a-t-il ajouté. "Ce sont des ’Français de papier’", a-t-il dit.

"Je ne crois pas avoir entendu que ces jeunes cherchent réellement un travail. Pour travailler, il faut vouloir chercher un emploi. Beaucoup d’entre eux, pas tous, sont très contents de vivre d’allocations sociales, de l’économie souterraine, du trafic de drogue", a-t-il dit.


L'ambassadeur saoudien à Washington sans indulgence pour le terrorisme  09/11/2005

Le nouvel ambassadeur saoudien aux États-Unis le prince Turki al-Fayçal a affirmé mardi à Washington que son gouvernement ne ferait preuve d'«aucune indulgence» face au terrorisme et demandé à Washington d'être plus équilibré dans sa gestion du conflit israélo-palestinien.


«Le terrorisme est devenu la plus grande menace pour la paix et la stabilité internationale», a affirmé l'ambassadeur lors d'une conférence internationale sur le Moyen-Orient.

«Al-Qaeda et d'autres groupes comme lui... sont des sectes sataniques avec un programme politique terroriste», a dit l'ancien responsable des services de renseignement saoudiens qui a été ambassadeur de Riyad à Londres avant d'être nommé à Washington.

«Les actions de ces sectes sont condamnées par les individus raisonnables et les gouvernements, par les gens de toutes races, de toutes confessions et de toutes opinions, du nord au sud et de l'est à l'ouest», a-t-il insisté.

Il a assuré qu'il était «absolument faux» que l'Arabie Saoudite ait la moindre sympathie pour des terroristes.

«Nous avons souffert du terrorisme. Nous ne le soutenons pas. Nous ne le finançons pas. Ces terroristes sont autant contre nous que contre vous», a-t-il dit à l'adresse de ses hôtes américains.

Le fait que 15 des 19 pirates de l'air impliqués dans les attaques du 11 septembre 2001 aux États-Unis étaient de nationalité saoudienne est «une cicatrice dans notre histoire». «Ces déviants ne représentent pas les Saoudiens et la foi musulmane», a-t-il dit.

Concernant le Proche-Orient, le prince Turki al-Fayçal a estimé que «rien n'a fait plus de mal aux relations entre l'Occident et l'Islam que la manière injuste dont est géré» le conflit entre Palestiniens et Israéliens.

«Les États-Unis sont le seul pays pouvant jouer un rôle vital et important dans ce conflit», a-t-il dit saluant la volonté du président américain George W. Bush de voir deux États vivant côte à côte, Israël et Palestine.

«Mais, en s'engageant dans ce processus l'Amérique doit faire preuve d'équilibre», a-t-il ajouté.

Emeutes: Sarkozy demande l'expulsion des étrangers condamnés  09/11/2005

Le ministre français de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, a annoncé mercredi avoir demandé aux préfets d'expulser tous les étrangers condamnés dans le cadre des violences urbaines qui se poursuivent depuis près de deux semaines, "y compris" les titulaires d'un titre de séjour.

"Cent vingt étrangers, pas tous en situation irrégulière, ont été condamnés" pour avoir participé aux dernières nuits d'émeutes urbaines, a annoncé le ministre de l'Intérieur à l'Assemblée nationale.

"J'ai demandé aux préfets qu'ils soient expulsés sans délai de notre territoire national, y compris ceux qui ont un titre de séjour", a précisé Nicolas Sarkozy.

Cette annonce est intervenue au lendemain de l'instauration de l'état d'urgence qui permet aux préfets, représentants de l'Etat dans les départements, d'imposer des couvre-feux dans des zones sensibles.


Revolte urbaine: le secrétaire général de l'OCI lance un appel au calme  09/11/2005

Le secrétaire général de l'Organisation de la Conférence islamique (OCI), le Turc Ekmeleddin Ihsanoglu, a lancé mercredi à Rabat un appel au calme suite aux émeutes en France, jugeant ces violences "inacceptables" et sans aucun rapport "avec la religion".

"Je voudrais lancer un appel à tous, et s'il y a des musulmans parmi ces jeunes (émeutiers), je leur demande de retrouver la raison, d'observer la loi, et d'accomplir leur devoir de citoyens dans leur pays qui est la France", a déclaré à l'AFP M. Ihsanoglu.

Le secrétaire général de l'OCI a participé à Rabat à la première conférence ministérielle islamique sur l'enfance, à laquelle ont pris part 51 ministres ou délégués de pays musulmans.

"Tout ce qui se passe est inacceptable et bien sûr n'a rien à voir avec la religion. C'est un problème économique, social et psychologique", a estimé M. Ihsanoglu.

"Ces gens ont été marginalisés et n'ont pas pu avoir accès au travail (...). Or quelqu'un qui n'est pas considéré comme un citoyen à part entière se sent humilié", a-t-il ajouté.

Il a également appelé les jeunes émeutiers, de religion musulmane, "à coopérer avec les chefs de la communauté et avec les responsables gouvernementaux français pour résoudre les problèmes".

Au cours de 13 nuits de violences urbaines, plusieurs milliers de voitures ont été incendiées et des centaines de personnes ont été arrêtées.

"Nous sommes tristes, désolés et inquiets de ce qui arrive en France. Nous sommes tristes en raison des dommages causés à des biens publics et privés, désolés que les choses en soient arrivés à ce point et inquiets de ce que la situation de ces gens se soient détériorés au point d'arriver à ce niveau de violence", a-t-il ajouté.

M. Ihsanoglu a insisté sur "le respect mutuel et de l'identité des autres, et une meilleure compréhension réciproque. Si ces deux notions prévalent alors les problèmes économiques et sociaux se régleront plus rapidement".

"Nous pensons que l'intégration de la première ou de la seconde génération, ne veut pas dire l'assimilation", a-t-il souligné.

Football: Nicolas Anelka titulaire contre le Costa Rica  09/11/2005

Football: Nicolas Anelka titulaire contre le Costa Rica
L'attaquant Nicolas Anelka sera titulaire mercredi en équipe de France pour le match amical contre le Costa Rica prévu au Stade Dillon de Fort-de-France.

Le numéro neuf de Fenerbahce avait été rappelé à la surprise générale la semaine passée après plus de trois années d'absence en sélection nationale.

Anelka n'a plus joué avec les Bleus depuis le 0-0 contre la Russie en avril 2002 au Stade de France.

Il n'avait plus été convoqué en sélection depuis son refus de se présenter en novembre 2002 lorsque Jacques Santini l'avait appelé à la dernière minute.

Cette rencontre, en l'absence de David Trezeguet souffrant d'une sciatique, signifie beaucoup pour l'ancien Parisien: ses parents sont tous deux d'origine martiniquaise.

Anelka sera associé en attaque à Thierry Henry, lui aussi considéré comme un enfant du pays, sa mère étant originaire de l'île.

En milieu de terrain le rôle de meneur de jeu sera assumé par le Parisien Vikash Dhorasoo, le numéro 10 Zinedine Zidane étant absent sur blessure.

Dans les buts, Fabien Barthez retrouve sa place après une suspension de six mois, place qu'il cédera à Grégory Coupet samedi contre l'Allemagne.

L'équipe: 16-Fabien Barthez; 5-William Gallas, 15-Lilian Thuram, 21-Gaël Givet, 3-Eric Abidal; 18-Alou Diarra, 8-Vikash Dhorasoo, 11-Sylvain Wiltord, 7-Florent Malouda; 12-Thierry Henry, 9-Nicolas Anelka






























Les médias accusés de "jeter de l'huile sur le feu  09/11/2005

"On n'est pas des animaux. Vous feriez mieux de partir": dans les cités de Seine-Saint-Denis, la colère grandissait mardi soir à l'encontre des journalistes, accusés d'attiser les violences urbaines et de "jeter de l'huile sur le feu"."C'est de votre faute. Vous donnez trop d'importance à ces mômes qui n'ont pas 15 ans. Vous ne voyez pas que pour eux, c'est devenu un jeu. Ils se disent qu'ils vont peut-être passer dans le journal", avance Eric, 24 ans.

Le jeune homme, qui habite depuis dix ans dans la cité du Londeau à Noisy-le-Sec, dit sa "colère" et sa "haine" après l'incendie de la voiture de sa mère qui s'est propagé à deux autres véhicules.

Très vite, un attroupement s'est formé autour de deux photographes et un caméraman. "C'est l'effet médiatique. Ici au Londeau, y'a rien à voir. On est des gens honnêtes, on paie nos impôts, on travaille. Vous voulez voir quoi ?", s'emporte Samir, 27 ans, employé de la commune.

A quelques pas de lui, deux jeunes d'une quinzaine d'années, casquettes sur la tête, interpellent les journalistes et leur promettent "le scoop": "on va brûler ça", assurent-ils en montrant un magasin de motos et affirment que leur prochaine cible sera un centre commercial Carrefour.

"Vous voyez ?", reprend un autre, qui souligne que recenser quotidiennement depuis douze jours les villes où les voitures brûlent, ne fait qu'aviver les tensions.

"Quand un jeune entend que trois voitures et un gymnase ont brûlé dans la cité voisine, il se dit: +je vais brûler 4 voitures et 2 gymnases+. Il fait de la surenchère, c'est comme un concours", dit Tariq, 26 ans.

Le temps de la conversation, un essuie-glace de la voiture de l'Agence France Presse a été dérobé...

A quelques kilomètres de là, la cité des 3.000 à Aulnay-sous-Bois semble déserte mais l'hostilité envers la presse est encore plus palpable.

"On n'est pas des animaux. Pourquoi vous venez là quand ça va mal. Pourquoi vous venez pas avant pour comprendre ce qui se passe ici ? Vous cherchez quoi au juste ?", lance un habitant.

Agé d'une trentaine d'années, il se tient debout au pied de son immeuble: "j'espère que t'as pas une caméra cachée dans ta poche. T'as rien à faire ici. Rentre chez toi", dit-il tout remontant jusqu'au nez le col de sa parka.

Il passe un joint à un de ses copains et poursuit: "c'est de votre faute tout ça". Et de montrer la carcasse d'une voiture entièrement détruite.

Non loin de là, un fonctionnaire de police, responsable de district, met en garde: "soyez prudent, vous ne devriez pas rester dans le coin. Je préfère travailler avec ma tête qu'avec mes bras, cela m'embêterait d'être obligé de venir vous chercher".

Il y a quelques jours, des journalistes étrangers --italiens-- ont été "chahutés" dans une des cités, rappelle-t-il.

Une conférence de l'OCI insiste sur la sensibilisation d  09/11/2005

Une conférence ministérielle islamique sur l'enfance organisée notamment par l'Organisation de la Conférence islamique et l'UNICEF a insisté sur la nécessité d'apprendre aux jeunes musulmans à être fiers de leur civilisation.

"Il faut sensibiliser davantage les jeunes musulmans aux valeurs de l'islam et consacrer chez eux le sentiment de fierté quant aux réalisations de la glorieuse civilisation islamique", affirme la déclaration finale adoptée mardi à Rabat par la première Conférence islamique des ministres chargés de l'enfance.

Cette réunion, à laquelle participaient 51 ministres ou délégués de pays musulmans, a recommandé de "faire connaître les valeurs de l'Islam relatives aux femmes et aux enfants par l'intérmédiaire des médias et de diffuser une image authentique et honorable de l'Islam et et la Charia (loi islamique)".

Les représentants de la Turquie et du Kazakhastan ont émis des réserves sur ce dernier point en soulignant que la Charia n'était pas une source de jurisprudence dans leur pays.

Cette conférence de deux jours a également insisté sur "le respect des droits de tous les enfants de nos sociétés sans aucune discrimination et sans distinction de race, de couleur, de sexe de langue, de religion, d'opinion politique ou d'appartenance sociale"

Il y avait en 2003, 601 millions d'enfants de moins de 18 ans dans les 62 pays membres de l'OCI, dont 182 millions de moins de 5 ans.

La conférence a également demandé aux Etats islamiques "de mener une campagne de sensibilisation, avec les oulémas (dignitaires religieux), les institutions pédagogiques et les ONG sur l'épidémie du VIH et du Sida".

Elle a enfin insisté sur la nécessité que les Etats membres prennent "toutes les mesures nécessaires pour arriver à l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des filles, comme le mariage forcé ou les mutilations génitales" et a accueilli avec statisfaction la résolution de l'ONU visant à éliminer "les crimes d'honneur commis contre les femmes et les filles".

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