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Les média arabes dénoncent une mauvaise intégration  08/11/2005

Les violences dans les banlieues pauvres en France suscitent des critiques dans la presse arabe, qui accuse la France de n'être pas parvenue à intégrer les immigrés, mais elle appelle aussi au calme de crainte de répercussions sur le monde arabo-musulman.Des photos de véhicules calcinés et de magasins mis à sac barrent la "Une" des journaux arabes depuis plusieurs jours, alors que les chaînes de télévision se mobilisent pour couvrir ce qu'elles présentent tantôt comme "une guerre civile", tantôt comme "une révolte".

Tout en condamnant la vague de violences menées par de jeunes Français pour la plupart d'origine arabe et de confession musulmane, les médias arabes explique principalement les émeutes par le malaise social, le chômage et l'exclusion.

Plusieurs journaux arabes avertissent aussi que "l'incendie français" menace de "se répandre" en Europe, relevant des incidents en Belgique et en Allemagne, où vivent d'importantes communautés arabes et musulmanes.

"Nous accordons une grande importance à cette affaire, car elle risque de se répandre en Europe et d'affecter" le monde arabe, a déclaré à l'AFP le rédacteur en chef de la chaîne de télévision qatarienne Al-Jazira, Ahmad Cheikh.

"Cela pourrait avoir des implications similaires à celles de la révolte étudiante de mai 1968 en France", a-t-il ajouté, indiquant qu'Al-Jazira préparait une émission spéciale qui essaiera d'expliquer les raisons de ces émeutes.

A l'instar d'Al-Jazira, Al-Arabiya, une chaîne concurrente à capitaux saoudiens basée à Dubaï, a renforcé ses équipes, qui assurent une large couverture des violences, outre des pages spéciales sur les banlieues françaises où la parole est donnée à des habitants et leurs représentants.

Le porte-parole d'Al-Arabiya, Jihad Ballout, a indiqué à l'AFP que sa chaîne accordait "la plus grande importance à cette question, qui continue à faire le premier ou le deuxième titre" des journaux de la chaîne.

"Nous ne prenons pas de position (...) Nous ne faisons que donner la parole à toutes les parties pour s'exprimer, y compris les autorités françaises et tous les représentants des communautés" d'immigrés, a-t-il dit.

USA: les musulmans mieux intégrés qu'en France  08/11/2005

Les Américains arabes et les musulmans ont été parfois la cible d'actes racistes après les attentats du 11-Septembre mais la discrimination n'est pas comparable avec ce qui se passe en France, estiment des experts.

"Ils souffrent de discriminations mais ils ont des emplois, c'est la grande différence d'avec l'Europe", explique Yvonne Haddad, professeur d'histoire musulmane à l'université Georgetown à Washington, interrogée par l'AFP.

Les immigrants arabes et musulmans aux Etats-Unis s'identifient généralement comme Américains et s'intègrent relativement facilement dans une société qui s'enorgueillit de pratiquer l'ascension sociale et est plus tolérante face aux différences culturelles et religieuses, souligne Mme Haddad.

"Pour être Français vous devez abjurer votre foi et renoncer à votre identité comme si votre passé n'existait plus. Aux Etats-Unis, rien ne vous y contraint", a-t-elle ajouté, caricaturant ainsi à l'extrême le climat qui règne en France.

Les Arabes sont une petite minorité aux Etats-Unis, représentant moins de 1% de la population, selon le Bureau du recensement. En outre, ils ne constituent qu'entre un quart et un tiers des musulmans du pays, soit six à sept millions de personnes ou environ 2% de la population.

Les Américains arabes et les musulmans sont plus instruits et ont un niveau de revenus plus élevé que la moyenne nationale, relève Edina Lekovic, directrice de communications au Muslim Public Affairs Council.

"Il n'y a pas de comparaison entre ce que vivent les musulmans européens et américains", dit-elle, en expliquant que les musulmans aux Etats-Unis sont moins isolés que leurs coreligionnaires européens.

Elle met en garde contre la tentation d'assimiler les émeutes en France à une question de religion plutôt qu'à des discriminations économiques et politiques.

"C'est la somme d'une série de faits et cela n'a pas pas grand chose si non rien à voir avec +l'extrémisme+ (islamiste)", estime-t-elle, en relevant avec ironie que la France a une politique pro-arabe plus marquée que celle des Etats-Unis.

"Les musulmans français ne réagissent pas aux questions de la Palestine ou de l'Irak. Ils réagissent à leur situation personnelle", dit-elle.

Un engin incendiaire lancé en direction d'une mosqué  08/11/2005

Un engin incendiaire a été lancé dans la nuit de lundi à mardi "en direction d'une salle de prière" musulmane à Annemasse (Haute-Savoie), sans faire de dégâts, indique un communiqué de la préfecture à Annecy.

Selon des pompiers, l'incident s'est produit vers 0h20 mardi. La façade de cette mosquée, située dans un quartier sensible, a été légèrement noircie par la fumée.

Selon le communiqué, le préfet de Haute-Savoie a fait part au président de l'association NOUR, qui s'occupe du lieu de culte, "de sa ferme condamnation de l'acte qui a frappé la mosquée, de sa considération pour les fidèles de cette salle de prière, et du soutien des services de l'Etat".

A Annemasse, ville frontalière avec Genève, 3 voitures ont été incendiées dans la nuit. Pour l'ensemble du département de Haute-Savoie, 16 véhicules ont été détruits par le feu.

Bush nie tout usage de la torture par les États-Unis  08/11/2005

«Nous ne torturons pas», a assuré lundi le président américain George Bush, défendant les techniques d'interrogatoires des forces américaines, notamment celles de la CIA accusée d'avoir ouvert des prisons secrètes dans plusieurs pays.


Le chef de la Maison-Blanche a défendu l'initiative de son vice-président Dick Cheney, qui tente d'empêcher l'adoption par le Sénat d'une loi interdisant la torture.

«Nous travaillons avec le Congrès pour faire en sorte que, tout en avançant, il soit possible, encore plus possible pour nous de faire notre travail», a-t-il déclaré à Panama lors d'une conférence avec son homologue panaméen Martin Torrijos.

«Il y a un ennemi qui se cache, ourdit des complots, élabore des plans et veut à nouveau frapper l'Amérique, alors évidemment que nous les poursuivrons avec détermination, mais nous le ferons dans le respect de la loi», a-t-il ajouté.

Opposé à la loi anti-torture en projet au Sénat, Dick Cheney tente tout au moins d'obtenir que la CIA ne soit pas concernée si une loi devait finalement être adoptée.

Par ailleurs, George W. Bush n'a ni confirmé ni infirmé les informations faisant état de prisons secrètes ouvertes par la CIA à l'étranger, notamment dans des pays européens. «Notre pays est en guerre, et notre gouvernement a l'obligation de protéger le peuple américain», a-t-il déclaré.

«Nous trouvons les terroristes et les traduisons en justice. Nous rassemblons des renseignements sur les endroits où ils pourraient se cacher. Nous tentons d'enrayer leurs complots et leurs plans», a poursuivi le président américain. «Tout ce que nous faisons dans ce but, toute notre activité, entre dans le cadre de la loi. Nous ne torturons pas».


Cheikh youssef al-Qaradawi appelle les musulmans de France au calme  08/11/2005

Cheikh Youssef al-Qaradawi a appelé lundi la communauté musulmane de France à être "calme et raisonnable" en qualifiant ce pays d'ami, alors que les violences se poursuivent dans les banlieues défavorisées des grandes villes françaises.

"Nous, en tant qu'Arabes et musulmans, souhaitons la paix et la sécurité pour la France et son peuple ami, étant donné en particulier que les positions françaises vis-à-vis des problèmes arabe et islamique ont été justes et ont appelé à s'émanciper des Américains", a indiqué Cheikh Youssef al-Qaradawi, selon l'agence officielle qatarie Qna.

"Nous demandons aux communautés musulmanes d'être calmes et raisonnables et d'aborder la situation avec maturité".

Le prédicateur égyptien exprime son "profond regret que les choses se soient détériorées de cette façon en France".

Dans la nuit de dimanche à lundi, les violences ont touché près de 300 communes en France. Trente-six policiers ont été blessés, plus de 1.400 voitures incendiées, et des dizaines d'entreprises et de bâtiments publics, dont des écoles et des commissariats, attaqués ou brûlés.

Ce bilan est le plus lourd depuis le début des violences embrasant les banlieues pauvres des grandes villes, où vivent de nombreux jeunes Français originaires d'Afrique, notamment du Maghreb, qui se sentent exclus de la société.

Villepin: "la mosquée de Clichy n'a pas été vi  07/11/2005

Le Premier ministre Dominique de Villepin a affirmé lundi soir sur TF1 qu'"à aucun moment, la mosquée" de Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) "n'a été visée" par les tirs de gaz lacrymogènes.

"A aucun moment la mosquée n'a été visée. Une enquête administrative a montré que les impacts de grenade étaient extérieurs à la mosquée et à aucun moment à l'intérieur de la mosquée", a déclaré le Premier ministre.

"Une enquête judiciaire a été ouverte et j'ai tenu à recevoir Dalil Boubakeur, le recteur de la mosquée de Paris et président du Conseil français du culte musulman, pour lui dire tout le respect que nous avons à l'endroit de tous les cultes, profond respect pour l'ensemble des cultes, et bien évidemment les regrets devant l'émotion qu'ont pu susciter de tels incidents", a-t-il ajouté.

Les gaz d'une grenade lacrymogène étaient entrés dans la mosquée Bilal de Clichy-sous-Bois le 31 octobre, au cours de la quatrième nuit de violences urbaines, provoquant la colère des fidèles et des habitants.

Le Collectif des musulmans de France lance un appel au calme  07/11/2005

Le Collectif des musulmans de France (CMF), proche de l'intellectuel Tariq Ramadan, a lancé lundi un appel au calme dans les banlieues en proie aux violences, en demandant aux jeunes de "cesser leurs actions suicidaires" et à l'Etat de faire "le nécessaire" pour mettre fin à l'exclusion des quartiers populaires.

Dans un communiqué, le CMF condamne la flambée de violence, en incriminant la "violence langagière" du ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy, et dénonce des responsables politiques coupés des réalités sociales.

"Nous appelons à rétablir le calme par le calme et non par la violence et à restaurer l'autorité de l'Etat par la sagesse", déclare le texte, qui demande également aux jeunes de "cesser leurs actions suicidaires dont eux et leurs entourages seront les premières victimes".

"Nous exigeons que l'Etat et ses représentants fassent le nécessaire pour que cessent le mépris, la stigmatisation et l'exclusion dont sont victimes les quartiers populaires et leurs habitants", conclut le texte.

Dalil Boubakeur: ne pas donner aux violences "une teinture religieuse"  07/11/2005

Le recteur de la Grande mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, a mis en garde lundi contre l'amalgame entre islam et "vandalisme", qui aboutirait à "accabler tous les musulmans sans distinction ni preuve de leur quelconque responsabilité" dans les violences urbaines.

"Donner à ces troubles très inquiétants une teinture religieuse, a fortiori musulmane, est une manière inconsidérée d'amalgamer, une fois de plus, l'islam avec le vandalisme et accabler tous les musumans sans distinction ni preuve de leur quelconque responsabilité dans ces très graves événements", écrit M. Boubakeur dans un communiqué.

Selon le président du Conseil Français du Culte Musulman (CFCM), "de nombreux musulmans s'étonnent et regrettent" que des organisations musulmanes comme l'UOIF "croient pouvoir invoquer la loi de Dieu --en l'espèce une fatwa-- en guise d'appel au calme".

L'Union des organisations islamiques de France (UOIF) a appelé les jeunes musulmans à "calmer leur colère, à méditer et à se conformer à la fatwa" édictée dimanche.

Dans cette fatwa "il est formellement interdit à tout musulman recherchant la satisfaction et la grâce divine de participer à quelque action qui frappe de façon aveugle des biens privés ou publics ou qui peut attenter à la vie d'autrui", a précisé l'UOIF dimanche dans un communiqué.

Violences: le CRCM Ile-de-France Est appelle au retour au calme  07/11/2005

Le Conseil régional du culte musulmanIle-de-France Est a lancé lundi un appel "à un retour au calme et à la sérénité" et invité les mosquées à organiser des rencontres avec les jeunes pour le rétablissement du dialogue.

Dans un communiqué, le CRCM Ile-de-France Est, qui couvre avec l'Essonne et la Seine-et-Marne deux départements touchés par les violences urbaines, "appelle tous les acteurs sur le terrain, jeunes et moins jeunes, à un retour au calme et à la sérénité".

Il appelle toutes les mosquées et tous les lieux de culte de sa zone "à organiser des rencontres avec les fidèles, notamment avec les plus jeunes, pour contribuer au rétablissement du dialogue, de la confiance et du respect mutuel, conditions essentielles du +vivre ensemble+ auquel nous aspirons tous".

Le président du CRCM Ile-de-France Est, Anouar Kbibech, souligne que "la solution aux nombreux problèmes auxquels font face depuis des décennies nos banlieues et qui sont avant tout d'ordre économique et social ne peut se faire que dans le cadre d'un dialogue serein, responsable et respectueux des uns et des autres".

Le CRCM "déplore la mort tragique des deux jeunes à Clichy-sous-Bois et s'associe à la douleur de leurs familles". Il se félicite de l'engagement des plus hautes autorités de l'Etat à faire toute la lumière sur les circonstances exactes de ces événements, ainsi que du jet d'une bombe lacrymogène en pleine prière à la mosquée de cette ville.

"Néanmoins ces événements gravissimes ne peuvent justifier d'aucune manière la flambée de violence et la recrudescence des actes de vandalisme, mettant en péril des vies humaines, endommageant les biens et enfonçant davantage les quartiers visés et leurs habitants dans la précarité et le désarroi", poursuit le communiqué.

L'UMP: "il est normal que l'UOIF utilise la fatwa" pour appeler au calme  07/11/2005

Valérie Pécresse, porte-parole de l'UMP, a jugé "normal" que l'Union des organisations islamiques de France (UOIF) "utilise la fatwa pour appeler les jeunes au calme" dans les banlieues, lundi lors de la conférence de presse hebdomadaire de son parti à Paris.

"Toutes les interventions qui peuvent faire respecter les lois de la République, d'où qu'elles viennent, sont des bonnes interventions. Les associations cultuelles s'adressent forcément aux gens qui font partie de leur culte, avec les outils de leur culte", a-t-elle affirmé.

"La laïcité de la République n'est pas la négation des religions. C'est l'exercice respectueux de chaque religion. Pour faire passer leur message, les prêtres utilisent le sermon, l'UOIF utilise la fatwa", a-t-elle ajouté.

L'UOIF a appelé dimanche les jeunes musulmans concernés par les violences urbaines à "calmer leur colère, à méditer et à se conformer à la fatwa" qu'elle a édictée.

Selon cette fatwa, "il est formellement interdit à tout musulman recherchant la satisfaction et la grâce divine de participer à quelque action qui frappe de façon aveugle des biens privés ou publics ou qui peut attenter à la vie d'autrui".

Jean-François Copé affirme que "Des actions énorme  07/11/2005

Le porte-parole du gouvernement Jean-François Copé a souligné lundi que malgré "la situation très difficile" provoquée par les violences urbaines des dix derniers jours, "des actions énormes ont été conduites, avec des résultats très positifs" dans les quartiers sensibles."Dans certains quartiers, les choses seraient bien pires si nous n'avions pas mis en oeuvre tout ce que nous avons mis en oeuvre", a estimé M. Copé sur France Inter. Il a expliqué que la politique de la ville, "c'était du cousu main, du sur mesure".

Il a fait valoir que "la carte des incendies, des violences" montrait qu'ils ont lieu "là où le principe des ghettos n'a pas encore été éradiqué". Le porte-parole du gouvernement a rappelé les deux mots d'ordre du gouvernement, "fermeté et justice". "Là, dans cette période de crise, il faut d'abord montrer que la première réponse aujourd'hui, ce sont les interpellations. En même temps, beaucoup de choses se font", a-t-il dit. "Il y a des pistes pour la République aujourd'hui et demain", a-t-il affirmé.

Le CRCM Rhône-Alpes demande aux imams de lancer des appe  07/11/2005

Le président du Conseil régional du culte musulman (CRCM) de Rhône-Alpes, Azzedine Gaci, va donner des instructions aux imams de la région afin que ceux-ci appelent à l'apaisement face aux violences urbaines, lors de la prière de vendredi, a-t-il indiqué lundi à l'AFP.

"Nous allons donner des consignes aux imams pour qu'ils réservent le prêche, lors de la grande prière du vendredi, à la situation pour appeler au calme et à l'apaisement", a-t-il expliqué.

"Bien sûr, il y a eu des glissements sémantiques inacceptables qui ont été très mal perçus, et il y a eu la bavure de la mosquée de Clichy où des gaz lacrymogènes ont été lancés vers des musulmans en prière, au cours d'une des nuits les plus importantes du mois de Ramadan, la nuit du destin, mais cela ne justifie en aucun cas le déferlement de violence actuel", a-t-il poursuivi.

"En tant que citoyen français de confession musulmane, en tant que responsable musulman, en tant que père de famille, j'appelle à la responsabilité et à l'apaisement de tous, et les parents doivent faire tout ce qu'ils peuvent pour que tout le monde aille dans le sens d'un retour au calme", a-t-il conclu.

Dans la nuit de dimanche à lundi, environ 70 voitures ont brûlé dans le Rhône, notamment dans le quartier des Minguettes à Vénissieux. La police a procédé à au moins huit interpellations.

Révolte urbaine: Nicolas Sarkozy reçoit des dirigeants  07/11/2005

Le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy reçoit ce lundi 7 novembre 2005 une délégation de responsables de la Seine-Saint-Denis. A ce rendez-vous prévu à 12 H, le ministre a convié une quinzaine d'élus musulmans du département. Ce sont essentiellement des conseillers municipaux et régionaux ainsi que quelques responsables issus du tissu associatif du 93.

Ce geste de M. Sarkozy intervient trois jours après celui du Premier ministre, Dominique de Villepin, qui a déjà reçu une quinzaine de jeunes le vendredi 4 novembre. De son côté le président Jacques Chirac a donné un mois au gouvernement pour lui faire des propositions afin de favoriser l'égalité des chances en France.

Depuis le 27 octobre 2005, des villes de la banlieue parisienne ainsi que des villes de province ont connu des scènes de violence suite à la mort accidentelle de deux adolescents d'Aulnay sous-Bois (93) qui tentaient d'échapper à la police. A la veille de ce drame, le 26 octobre 2005, Nicolas Sarkozy s'était rendu à une visite de travail à Argenteuil pour vérifier la mise en place de nouveaux dispositifs contre les violences urbaines. Le ministre de l'Intérieur avait alors déclaré à la presse, sa volonté de « nettoyer au Karcher », les quartiers de leur « racaille ». Des expressions mal accueillies y compris par les habitants de lieu qui ont accueillis le ministre avec des projectifs. Ces expressions, de la bouche d'un ministre, sont parfois évoquées par les jeunes pour expliquer leur colère. D'autant qu'en plus du « siège » de certaines zones urbaines par les forces de police, une grenade lacrymogène a atterri dans la mosquée Bilal d'Aulnay-sous-Bois durant une séance de prière du mois de ramadan. Ce qui a eu pour effet « d'islamiser », par endroit, un conflit qui n'a aucun rapport au religieux.

Déjà le 20 juin dernier, M. Sarkozy avait déclaré à la Courneuve (93) que « Les voyous vont disparaître, je mettrai les effectifs qu'il faut mais on nettoiera la Cité des 4000. On va envoyer des équipes spécialisées et éventuellement, s'il le faut, des CRS ». La phrase avait été reprise et vivement contestée tout cet été dans les banlieues qui y voyaient la porte ouverte à tous les amalgames.

Il reste que les propos musclés du ministre de l'Intérieur ne font pas l'unanimité dans le gouvernement. Azouz Begag, ministre délégué à l'égalité des chances « regrette » ces mots de « nettoyer » et de « racaille » prononcés par son collègue dont il se déclare pourtant solidaire. Quant au Premier ministre Dominique de Villepin, il est attendu ce au journal télévisé où il sera invité au journal de 20 heures.

Bush ordonne au personnel de la Maison Blanche de revoir l  06/11/2005

George W. Bush a ordonné au personnel de la Maison Blanche de revoir les règles d'éthique après l'inculpation de l'ancien chef de cabinet de Dick Cheney dans l'affaire Valerie Plame, du nom de cet agent de la CIA dont le nom avait été révélé dans la presse.


Dans un mémo envoyé à tous les conseillers de la Maison Blanche, le bureau du conseiller juridique annonce qu'il organisera des réunions obligatoires la semaine prochaine sur l'éthique, notamment les règles concernant les informations classées secrètes. Tous les conseillers devront être présents: «il n'y aura pas d'exceptions», prévient la note. La semaine suivante, des séances sur les règles d'éthique en général seront organisées pour le reste du personnel.

Le président des États-Unis George W. Bush «a clairement dit qu'il attend que chaque membre du personnel du Bureau exécutif du Président (EOP) adhère à l'esprit et la lettre de toutes les règles de conduite éthique» fixées au Bureau.

Après une enquête de deux ans, l'ancien chef de cabinet du vice-président Dick Cheney, Lewis «Scooter» Libby, a été inculpé la semaine dernière dans l'affaire Valerie Plame, agent sous couverture de la CIA, dont le statut avait été révélé en juillet 2003 alors que son époux, l'ancien ambassadeur américain Joseph Wilson accusait l'administration Bush d'exagérer la menace des supposées armes de destruction massive irakiennes pour justifier la guerre.

M. Libby est inculpé pour obstruction à la justice, faux témoignage et parjure, d'avoir menti aux enquêteurs et au grand jury sur l'origine de la fuite. Il est soupçonné d'avoir communiqué à des journalistes l'identité de Valerie Plame. Karl Rove, un important conseiller de George W. Bush risque lui aussi d'être inculpé dans cette affaire très embarrassante pour la Maison Blanche.


Emeutes: Chirac réunit le Conseil de sécurité inté  06/11/2005

Le président Jacques Chirac va réunir dimanche un Conseil de sécurité intérieure sur les émeutes qui secouent les banlieues depuis dix jours, a annoncé la présidence.
Ce conseil réunira notamment le Premier ministre Dominique de Villepin, et les ministres de l'Intérieur Nicolas Sarkozy, de la Défense Michèle Alliot-Marie, de la Justice Pascal Clément, des Affaires sociales Jean-Louis Borloo, des Finances et du Budget Thierry Breton et Jean-François Copé.

Aucune déclaration publique du chef de l'Etat, critiqué par l'opposition de gauche pour son silence, n'était attendue à l'issue de ce conseil.

Le Conseil de sécurité intérieure se réunit à huis clos, en fonction d'une situation donnée, jugée grave ou urgente. Une telle réunion avait été convoquée à la suite des attentats meurtriers du 7 juillet à Londres.

Le Conseil a pour vocation d'impulser et de coordonner la politique de lutte contre la délinquance et le terrorisme.

Les émeutes urbaines qui touchent les banlieues pauvres à forte population d'origine immigrée se sont encore aggravées dans la nuit de samedi à dimanche avec une série de destructions de bâtiments et près de 1.300 véhicules incendiés. Plus de 300 personnes ont été interpellées.

Boubakeur attend des "paroles de paix" de la part du gouvernement  06/11/2005

Le recteur de la mosquée de Paris Dalil Boubakeur a déclaré samedi, à sa sortie de Matignon, à propos de la flambée de violences dans les banlieues, que "dans des circonstances aussi difficiles, chaque mot a son importance" et qu'il attendait "des paroles de paix" de la part du gouvernement.

Interrogé à l'issue d'un entretien d'une demi-heure avec le Premier ministre Dominique de Villepin sur les propos tenus par le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy, notamment le terme de "racaille" qu'il a utilisé, M. Boubakeur ne les a pas expressément condamnés mais il a néanmoins lancé : "dans des circonstances aussi difficiles, chaque mot à son importance !".

"J'attends de toutes les autorités, de Nicolas Sarkozy, du Premier ministre et d'autres hautes personnalités de ce pays (qu'ils) apportent des paroles de paix", a insisté le recteur Boubakeur, également président du Conseil français du culte musulman (CFCM).

"Nous pensons que des paroles apaisantes sont tout à fait nécessaires à l'heure actuelle", a-t-il dit.

Le recteur de la mosquée de Lyon prêt à "tou  06/11/2005

Le recteur de la mosquée de Lyon, Kamel Kabtane, s'est déclaré dimanche dans un communiqué disponible "pour toute démarche de concorde civile" en banlieue, tout en soulignant que la religion musulmane n'avait "aucune vocation à remplacer les politiques économiques et sociales".

"L'Union des Mosquées Rhône-Alpes souhaite ardemment le retour au calme", écrit-il dans ce texte adressé à l'AFP. "Elle renouvelle sa disponibilité pour toute démarche de concorde civile."

"Elle refuse en revanche de prendre une place qui n'est pas la sienne", poursuit-il. "Elle n'a aucune vocation à remplacer les politiques économiques et sociales qui seules peuvent convaincre la jeunesse des banlieues, qu'elle est aussi la jeunesse de la France".

Kamel Kabtane estime en effet que les troubles actuels "traduisent un vrai désarroi de la jeunesse". Pour lui, le "goût de la révolte" est une "réponse à ce qui est ressenti comme une violence sociale".

Le recteur de la mosqué de Lyon déplore également que l'islam ait "trop souvent été présenté comme le fauteur de troubles".

Faisant référence à des déclarations du président du Mouvement pour la France (MPF), Philippe de Villiers, Kamel Kabtane écrit: "Les propos récents d'hommes politiques proclamant que la +guerre éthnique+ trouve sa source dans les mosquées, illustrent tristement une course à l'intolérance".

Kamel Kabtane préside l'Union des mosquées Rhône-Alpes (Umra) regroupant une quarantaine de mosquées qui lui sont restées fidèles après sa défaite aux élections à la présidence du Conseil régional du culte musulman (CRCM).

Le Dalaï lama justifie les guerres de libération  05/11/2005

Le Dalaï lama, chef spirituel en exil des Tibétains, a justifié vendredi certaines guerres, notamment celles de libération et pour l'instauration de la liberté dans un pays. Il a toutefois exclu le recours à la violence au Tibet.
Les combats de la Seconde Guerre mondiale ont permis de "sauver la civilisation occidentale", a dit le Dalaï lama qui a entamé une visite de deux jours à l'université de Stanford à côté de San Francisco.

Concernant des conflits plus récents, le Dalaï lama a trouvé des justifications à la guerre de Corée et à celle du Vietnam mais il a indiqué qu'il faudrait quelques années pour se faire une opinion sur l'invasion de l'Irak par les Etats-Unis. Si la guerre en Irak dérape le risque est de voir se multiplier les terroristes comme Oussama ben Laden, a-t-il estimé.

Dans le cas du Tibet, le chef spirituel et temporel des bouddhistes tibétains a exclu tout recours à la violence. "Dans le cas du Tibet contre la Chine, la violence serait du suicide", a-t-il dit. Le Dalaï lama a expliqué que la non-violence était le plus sûr moyen de parvenir à une plus grande autonomie du Tibet.

Le Tibet ne veut pas se séparer complètement de la Chine mais préserver sa culture, sa langue et ses traditions culturelles, a-t-il affirmé soulignant que l'économie du Tibet bénéficierait de liens plus étroits avec la Chine.

L'Iran affirme avoir eu l'initiative du report de la visite d'Annan  05/11/2005

L'Iran a affirmé que c'était lui qui avait demandé au secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, de reporter sa visite en République islamique, a rapporté l'agence officielle Irna samedi.
Le ministère iranien des Affaires étrangères est intervenu auprès du bureau des Nations unies à Téhéran "pour qu'il demande à Kofi Annan d'entreprendre son voyage à un moment plus approprié", écrit Irna, citant une "source informée" au ministère.

Le porte-parole de M. Annan, Stéphane Dujarric, a annoncé vendredi dans un communiqué que "le secrétaire général et le gouvernement iranien étaient convenus que le moment n'était pas approprié pour qu'il fasse une visite en Iran".

M. Dujarric a invoqué la "controverse" provoquée par le président iranien Mahmoud Ahmadinejad qui, le 26 octobre, a affirmé qu'Israël "devait être rayé de la carte".

La même source "informée" d'Irna a démenti tout lien entre ces déclarations et le report de la visite de M. Annan. "Les modifications apportées au voyage du secrétaire général des Nations unies n'ont rien à voir avec ce que prétendent les médias occidentaux", dit-elle.

L'agence Irna accuse certains médias occidentaux de s'être associés aux pressions exercées par des congressistes américains.

Plusieurs parlementaires américains ont pressé M. Annan de renoncer à sa visite.

George W. Bush salue les musulmans du monde entier pour l'  05/11/2005

Le Président américain George W. Bush a salué vendredi les musulmans américains et du monde entier à l'occasion de la fête de l'Aïd al-Fitr, la fin du jeûne du ramadan.

"J'envoie des voeux chaleureux aux musulmans américains et aux musulmans du monde entier qui célèbre l'Aïd al-Fitr, la fête de rupture du jeûne", a déclaré le président américain, dans un communiqué de la Maison Blanche daté de Mar-del-Plata (Argentine), où se trouve M. Bush actuellement.

Le président américain a notamment salué la "compassion" et la "générosité" des musulmans américains vis-à-vis des victimes des cyclones dans le sud des Etats-Unis et du séisme au Pakistan et en Inde. "Leurs contributions ont été généreuses et reflètent les valeurs importantes partagées par tous les Américains", a-t-il ajouté.

"Notre Nation est bénie de compter autant de musulmans parmi ses citoyens. En tant qu'Américains, nous partageons un engagement vis-à-vis de la famille, une croyance dans la justice divine et dans la responsabilité morale de l'homme ainsi que l'espoir d'un avenir de paix et de tolérance. Laura (Bush, son épouse) et moi même, vous envoyons nos meilleurs voeux pour une célébration joyeuse", ajoute le texte qui se termine par "Aïd Mubarak".

Au début du mois du ramadan, le président américain avait organisé un dîner de rupture du jeûne à la Maison Blanche, où étaient invités des diplomates du monde entier et des responsables musulmans.

Il avait appellé "tous les dirigeants islamiques responsables" à dénoncer les terroristes qui prétendent agir au nom de l'Islam. Depuis ce dîner, il a prononcé une série de discours dans plusieurs villes des Etats-Unis dénonçant "l'islamo-fascisme" ou islam radical, le "nouvel ennemi" selon lui

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