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Plusieurs familles expulsées d'un squat insalubre à Marseille  18/11/2005

Une centaine de personnes, dont 34 enfants, ont été expulsées par les forces de l'ordre d'un immeuble insalubre du centre de Marseille.

"Une quinzaine de familles et leurs enfants, soit au total une soixantaine de personnes, ont été accueillies dans un centre d'hébergement. Toutes seront décemment relogées", a rapporté le préfet de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, Christian Frémont, qui s'est rendu sur les lieux.

"Si certaines devaient se trouver en situation irrégulière, elles ne feraient pas l'objet d'une expulsion avant la fin de l'année scolaire, comme le prévoit la loi", a-t-il précisé.

Parmi les 34 enfants retrouvés dans l'immeuble, trois adolescents vivaient seuls. Ils ont été confiés à un "service de l'enfance en danger".

Onze personnes, célibataires et sans papiers, ont pour leur part été interpellées et conduites au centre de rétention d'Arenc, dans le quartier portuaire de Marseille, dans l'attente d'une reconduite à la frontière.

La majorité des squatters s'est déclarée originaire d'Algérie, du Maroc et de Tunisie. Deux ont affirmé être de nationalité irakienne.

Une cinquantaine de policiers sont intervenus tôt vendredi dans l'immeuble d'une demi-douzaine d'étages, situé dans le Ier arrondissement de Marseille, qui faisait l'objet d'une procédure judiciaire d'expulsion.

"Il était dans un état de délabrement avancé avec la présence de nombreux compteurs électriques sauvages et de compteurs d'eau clandestins, dont la cohabitation précaire mettait les squatters en danger", a précisé un officier des pompiers.

Christian Frémont a déclaré que d'autres opérations du même type seraient prochainement menées.

"Les services de l'Etat et de la mairie travaillent depuis plus de dix mois au recensement des habitations insalubres ou en péril à Marseille", a-t-il ajouté, sans en préciser le nombre.

Sur l'ensemble des Bouches-du-Rhône, 6.300 décisions de justice ont été rendues en 2004 pour des mesures d'expulsion, et 542 ont été exécutées.


Plus de 60 morts dans deux attentats contre des mosquées en Irak  18/11/2005

Deux kamikazes se sont fait exploser à l'heure de la prière hebdomadaire dans deux mosquées chiites du nord-est de l'Irak, faisant au moins une soixantaine de morts, tandis qu'un double attentat à la voiture piégée faisait six tués à Bagdad.

D'après un responsable du conseil régional de la province de Diyala, le bilan du double attentat suicide survenu dans la ville de Khanakine, pourrait dépasser la centaine de morts.

Ibrahim Ahmed Badjalane a jugé que de nombreux cadavres étaient probablement ensevelis sous les décombres des deux édifices, entièrement soufflés par les explosions.

"Je pense qu'il y a plus de 100 morts", a-t-il déclaré à Reuters, précisant que les mosquées étaient des bâtiments vétustes.

Une troisième explosion a retenti vendredi matin près d'une banque de Khanakine.

Au total, ces trois attentats ont fait au moins 62 morts et 95 blessés, a déclaré un porte-parole du ministère de l'Intérieur, insistant sur le caractère provisoire de ce bilan.

D'après la police, les kamikazes sont entrés dans les mosquées avec des ceintures d'explosifs et se sont fait sauter alors que les édifices étaient remplis de fidèles.

Kamaran Ahmed, le directeur de l'hôpital local, a raconté que la trentaine de corps qu'il avait reçus était tellement mutilés qu'il était impossible de les identifier.

Khanakine, habitée par des communautés chiites et kurdes, est située au nord-est de Bagdad, près de la frontière avec l'Iran.

Peu après les attentats, les milices kurdes se sont déployées dans la ville pour ramener le calme. Les blessés ont été transférés vers des hôpitaux de Soulaïmaniah, cité kurde du nord-est de l'Irak.

UN HÔTEL VISÉ À BAGDAD

Khanakine avait jusqu'à présent été relativement épargnée par les violences qui ensanglantent l'Irak depuis le renversement de Saddam Hussein par l'armée américaine en avril 2003.

Mais ces attentats, parmi les plus meurtriers ayant frappé l'Irak, risque d'attiser un peu plus les tensions religieuses à un mois des élections législatives du 15 décembre.

Des rebelles sunnites tentent de déclencher une guerre confessionnelle en multipliant les attaques contre la majorité chiite du pays, y compris dans des lieux de culte.

Le 2 novembre dernier, au moins 29 personnes avaient été tuées dans un attentat contre une mosquée chiite de Moussayyib, au sud de Bagdad.

Dans le centre de la capitale, deux attentats suicides à la voiture piégée ont fait au moins six morts, dont deux enfants, et une quarantaine de blessés vendredi, a déclaré la police.

D'après un journaliste de Reuters qui se trouvait à proximité, deux voitures piégées ont explosé près de l'hôtel Hamra, fréquenté par des ressortissants étrangers.

Selon l'armée américaine, l'hôtel était la cible des activistes mais ces derniers n'ont pu pénétrer dans l'enceinte du bâtiment et les voitures ont explosé à proximité d'un bloc d'appartements voisin.

L'immeuble et une vingtaine de véhicules ont été détruits. Des dizaines de pompiers et de soldats recherchaient d'éventuels survivants prisonniers des décombres.

On ne fait état d'aucune victime étrangère. D'après des images tournées par des caméras de vidéosurveillance, les deux déflagrations ont été séparées d'une vingtaine de secondes à peine.

C'est la deuxième fois en quelques semaines que des hôtels réputés de Bagdad sont la cible d'attaques. Le Sheraton et le Palestine avaient été frappés fin octobre.

Le lieu du double attentat de vendredi est également situé à proximité du bunker du ministère de l'Intérieur, où plus de 170 prisonniers apparemment victimes de sévices ont été découverts dimanche par des soldats américains.

Trois heures après ces déflagrations, des soldats américains ont fait exploser une voiture suspecte dans le même secteur.

Un bateau de clandestins pris dans une tempête en Sicile: au moins 9 morts  18/11/2005

Les garde-côtes italiens ont annoncé avoir repêché vendredi matin au large de la Sicile neuf corps d'immigrés clandestins, dont l'embarcation, chargée d'environ 200 personnes tentant de gagner l'Europe, avait été prise dans une violente tempête.

Une vingtaine d'occupants du bateau étaient encore portés disparus vendredi à la mi-journée tandis que 177 survivants (parmi lesquels trois femmes et cinq enfants) ont été interceptés par les forces de l'ordre après que l'embarcation se soit échouée sur une plage près de Raguse (Sicile).

La barque de 16 mètres de long a échoué à l'aube sur la plage de Sampieri, près de Raguse. Dix des 177 survivants ont étés brièvement hospitalisés en état de choc tandis que les autres ont été conduits dans un centre d'accueil à Raguse.

Les garde-côtes ont retrouvé dans un premier temps les corps de sept personnes (cinq hommes et deux femmes), puis deux autres cadavres ont été repérés en mer. Les recherches se poursuivaient en mer et à terre.

Le bateau avait été intercepté jeudi au large de Malte par la marine nationale, hors des eaux territoriales, mais les autorités de La Valette l'avaient laissé poursuivre son chemin en dépit de l'aggravation des conditions météorologiques.

Le sous-secrétaire à la Défense de Malte, Toni Abela, interpellé vendredi matin au Parlement après le drame, a fait valoir que la barque se trouvait alors hors des eaux territoriales et que les occupants avaient refusé les secours.

Les autorités maltaises avaient alerté l'Italie de l'approche de l'embarcation, mais la tempête de force 7 et des vents de 35 noeuds avaient contraint un remorqueur dépéché à sa rencontre à rebrousser chemin.

Le commissaire européen à la Justice, à la Sécurité et aux Libertés, l'Italien Franco Frattini, a déploré cette "nouvelle tragédie" de l'immigration qui démontre selon lui la nécessité d'un renforcement de la coopération des pays européens en Méditerrannée.

M. Frattini, qui s'exprimait en marge d'une réunion à Venise (nord), a plaidé pour la création d'une "brigade navale européenne avec les pays de la rive sud de la Méditerranée", qui aurait un rôle à la fois de prévention et de sauvetage.


Liberté d'expression: les USA 'déçus' par le gouvernement tunisien  18/11/2005

Les Etats-Unis ont exprimé leur "déception" envers le gouvernement tunisien qui, selon eux, n'a pas démontré "son engagement pour la liberté d'expression et de réunion" à l'occasion du Sommet mondial sur la société de l'information (SMSI) qui s'achève vendredi à Tunis.

"Nous nous voyons dans l'obligation d'exprimer notre déception de voir que le gouvernement tunisien n'a pas tiré profit de cette importante manifestation pour démontrer son engagement pour la liberté d'expression et de réunion en Tunisie", a déclaré la délégation américaine au SMSI dans un communiqué.

Les Etats-Unis ont donc souhaité que la réussite de la deuxième phase du SMSI "incite davantage le gouvernement tunisien à conduire la réforme politique et le respect des droits de l'homme pour son peuple à un niveau comparable à celui des importantes réalisations économiques et sociales" de ce pays.

Le communiqué américain a été diffusé quelques heures avant la clôture du sommet qui est organisé sous l'égide de l'Onu.

La Tunisie, en obtenant l'organisation du sommet, avait été "tenue de démontrer qu'elle soutient et promeut fermement le droit aux libertés d'opinion et d'expression nécessaires à l'édification de la société de l'information globale et d'assurer la réussite de la seconde phase du SMSI", poursuit le texte.

La première phase du SMSI, organisée sous l'égide de l'Onu, avait eu lieu en décembre 2003 à Genève. La seconde phase a réuni pendant trois jours à Tunis des représentants de 170 pays, et des milliers de participants des industries des nouvelles technologies et de la société civile.

Proches alliés de la Tunisie, les Etats-Unis y ont été représentés par le sous-secrétaire d'Etat adjoint David Gross et le conseiller du président George W. Bush, pour les Affaires scientifiques et technologiques, John Marburger.


Revoltes urbaines : 411 condamnations à de la prison  18/11/2005

Depuis trois semaines, 411 personnes ont été condamnées à de la prison ferme pour avoir participé aux violences urbaines en France. Plus de 550 mineurs ont été déférés en justice. Selon la police, la situation est à nouveau normale partout dans le pays.

Au total, 655 personnes ont été écrouées, dont 115 mineurs. Ce chiffre regroupe les personnes condamnées à de l'emprisonnement ferme et celles placées sous mandat de dépôt en attente de leur jugement.

La police a annoncé jeudi un "retour à une situation normale" partout en France, après trois semaines de violences sans précédent dans les banlieues. Dans le même temps, le parlement a prolongé pour trois semaines l'état d'urgence décrété début novembre par le gouvernement.

Ces violences, qui ont secoué les quartiers deshérités à forte population immigrés, ont profondément remis en cause le modèle français d'intégration. Dans ce contexte, le président de la République Jacques Chirac a pourtant estimé qu'on "peut réussir" dans les cités "à condition de le vouloir".

Il a reçu à l'Elysée les onze lauréats du concours "Talents des cités" qui récompense des créateurs d'entreprises ou d'associations dans les banlieues. Par cette première rencontre depuis la création de l'opération en 2002, l'Elysée tenait à mettre en valeur "les jeunes qui essaient de s'en sortir dans leurs quartiers" et de valoriser l'image des banlieues, ternie par les incidents.


Léon Bertrand ministre délégué au tourisme victime de discrimination  17/11/2005

A cause de son "physique exotique", le ministre délégué au tourisme Léon Bertrand, "fils d'un créole et d'une amérindienne du Surinam", affirme être victime de discrimination.
"Qui pourrait penser qu'un ministre puisse être victime de discrimination?" interroge Léon Bertrand dans une tribune publiée jeudi par "Libération". "Personne! Et pourtant, plusieurs fois, lorsque j'ai reçu à mon cabinet des personnes qui ne me connaissaient pas physiquement, la marque de respect républicain 'Monsieur le ministre' allait de façon réflexe à mon conseiller, qui lui était blanc, et non à moi", affirme Léon Bertrand.
"Ce qui pour moi reste très exceptionnel et très mineur (...) est, en revanche, le lot quotidien de tous ceux qui appartiennent à ce qu'on qualifie de 'minorités visibles"', dénonce le ministre, pour qui "les schémas de pensée n'ont pas évolué à la même vitesse" que la société française.
A cause de ce problème de discrimination, "les évènements que nous vivons ne doivent pas être traités comme de simples problèmes d'ordre public"", estime-t-il. Léon Bertrand demande une réponse "politique et globale" et l'ouverture d'un "débat national sur les évolutions de notre société, pour renouer les fils du dialogue".

Belgique: Imams et mosquées appellent à agir en faveur des jeunes  17/11/2005

En marge des émeutes qui ont secoué les banlieues françaises et leurs répercussions en Belgique, la Ligue des imams de Belgique (LIB) et l'Union des mosquées de Bruxelles (UMB) ont lancé jeudi "un appel pressant" pour que tous les acteurs de la société collaborent à développer des projets préventifs en direction des jeunes. "Il ne faut pas attendre que le feu se déclare pour appeler les pompiers", a déclaré Mohamed Errougui, vice-président de l'UMB, insistant sur la nécessité d'un "travail de prévention" auprès des jeunes. Pour M. Errougui, il faut poursuivre la collaboration qui s'est amorcée entre des responsables religieux, des services de sécurité et des communes pour désamorcer la crise et éviter l'envenimement des incidents en Belgique. Plusieurs initiatives ont en effet été prises qui ont permis de préserver le calme, a-t-il expliqué, tout en remerciant les politiciens belges "de ne pas avoir suivi les déclarations incendiaires" de certains de leurs homologues étrangers. Des réunions se sont tenues entre diverses institutions pour rechercher des solutions adaptées à la jeunesse. Des imams, des responsables de mosquées et certains médias arabes ont appelé à la retenue, dans les sermons du vendredi et des appels à l'adresse des parents et des jeunes.

USA/Roche: 12 enfants seraient décédés après la prise de Tamiflu  17/11/2005

Un rapport publié jeudi par l'Agence fédérale américaine des médicaments (FDA) fait état de la mort de douze enfants, tous au Japon, qui prenaient du Tamiflu mais un lien entre ce médicament et les décès reste difficile à établir.

Le Tamiflu est l'un des deux antiviraux susceptibles d'avoir une efficacité en cas de pandémie de grippe humaine d'origine aviaire. Il ne guérit pas de la maladie mais en atténue les effets. Il est fabriqué par le laboratoire suisse Roche.

La FDA a publié jeudi sur son site internet un rapport qui devait être présenté vendredi lors d'une réunion de sa commission de conseil en pédiatrie. Il évoque les résultats d'une enquête (mars 2004 à avril 2005) visant à établir les effets de la prise du Tamiflu sur des enfants de moins de 16 ans.

"Pendant ces treize mois, 8 décès d'enfants ont été rapportés. Quatre décès supplémentaires ont ensuite été identifiés lors d'autres recherches", souligne le rapport.

"Tous ces décès ont été constatés chez des enfants au Japon. Le niveau de détails fourni dans les informations transmises est très variable et déterminer la contribution du Tamiflu aux causes de ces décès est difficile", souligne le rapport.

La publication de ces informations a toutefois immédiatement fait chuter de près de 2% le titre de Roche à la Bourse de Zurich. L'action Gilead, une compagnie américaine associée à Roche pour le développement du Tamiflu et qui perçoit des royalties sur les ventes, baissait lui de 2,9% sur la Bourse électronique Nasdaq vers 19h30 GMT.

Un porte-parole de Roche aux Etats-Unis, interrogé par l'AFP, a affirmé que le rapport n'était qu'une "évaluation de routine examinant les données concernant le Tamiflu".

"Il n'y a pas d'informations sur des décès aux Etats-Unis", a souligné Al Wasiewski. "Roche estime qu'il n'y a pas de lien entre le Tamiflu et ces décès et nous avons confiance dans le fait que le Tamiflu peut être utilisé sans problème par les enfants et les adultes", a-t-il affirmé.

Nicolas Sarkozy veut lutter contre la menace terroriste  17/11/2005

Nicolas Sarkozy déclare vouloir lutter contre la menace intérieure d'attentats islamistes en traitant notamment "le repli communautaire, les difficultés d'intégration et les dérives religieuses".

"La menace qui pèse sur nous provient de mouvements ou de groupes implantés à l'étranger. Les déclarations de l'émir du Groupe salafiste pour la prédication et le combat en sont la triste illustration. Mais il ne faut pas se cacher qu'elle provient aussi de personnes qui vivent chez nous", a déclaré le ministre de l'Intérieur.

Ces personnes, a-t-il dit lors d'une conférence sur "les Français face au terrorisme", à Paris, sont "recrutées par les structures salafistes, formées dans les écoles du Proche ou du Moyen-Orient et, lors de leur retour dans notre pays, constituent des sources de danger".

"On ne peut envisager de véritable prévention des attentats sans échanges d'informations ni a fortiori de recherche et d'arrestation des terroristes ou de ceux qui les soutiennent sans actions communes des Etats concernés", a-t-il ajouté.

"Nous ne pouvons pas non plus faire l'économie d'une réflexion et d'une action vigoureuse vers l'intérieur. Le repli communautaire, les difficultés d'intégration, les dérives religieuses sont autant de questions à traiter", a insisté le ministre de l'Intérieur.

Même si la lutte contre le terrorisme suppose "une stratégie globale", la "priorité opérationnelle immédiate demeure la neutralisation administrative et judiciaire des réseaux et activistes islamistes", a expliqué Nicolas Sarkozy.

"Sur le plan judiciaire, depuis le début de l'année 2002, plus de 367 personnes ont été interpellées et près de 100 ont été mises en examen et écrouées", a-t-il précisé.

"Nous avons aussi utilisé notre arsenal administratif. Depuis 2002, près de 50 personnes ont ainsi fait l'objet de mesures d'éloignement forcé, dont une dizaine d'imams ayant fait l'apologie du terrorisme ou de la haine", a-t-il ajouté.

Le ministre de l'Intérieur a rappelé que l'arsenal serait "complété par les dispositions du projet de loi antiterroriste" qui sera présenté "au Parlement dans les jours qui viennent".

Il permettra "de développer nos capacités de surveillance, d'améliorer nos dispositifs de connaissance de contrôle des déplacements internationaux, de faciliter l'accès aux données de connexion à titre préventif, de geler les avoirs financiers qui servent le terrorisme", a-t-il souligné.

Pour Nicolas Sarkozy, "l'évolution de la menace nous oblige à consolider notre dispositif, à l'adapter aux nouvelles exigences". "Il nous faut de nouveau préparer nos forces, savoir envisager le pire pour mieux nous protéger".

Le ministre de l'Intérieur a aussi évoqué la "bataille des idées" qui doit être menée "sur le long terme" contre le terrorisme.

"A ce titre, nous devons repenser notre communication. Elle ne peut se contenter d'avoir comme unique objectif le concours actif de la population à la détection de ce qui paraît suspect. Elle doit aussi intégrer un message clair non seulement sur l'horreur des actes terroristes, mais aussi sur la façon dont les terroristes détournent les causes qu'ils prétendent servir", a-t-il dit.

"Notre réflexion doit porter sur la communication en temps de crise. Il nous faut anticiper en éclairant la population, il nous faut préparer la gestion de l'événement", a souligné le ministre de l'Intérieur, qui a rappelé que le Livre blanc sur le terrorisme serait présenté aux Français début 2006.


Le PDG de l'Agence France-Presse démissionne  17/11/2005

Le PDG de l'Agence France-Presse (AFP) depuis cinq ans, Bertrand Eveno, a annoncé jeudi sa démission et qu'il quitterait son poste "au plus tard fin 2005". Il a invoqué "des motifs personnels et privés d'ordre général".

M. Eveno, 61 ans, avait été élu PDG de l'AFP en octobre 2000 pour un premier mandat de trois ans, après une carrière dans l'édition, et réélu en octobre 2003 pour trois ans.

"J'ai pris la décision d'anticiper la fin de mon mandat actuel, qui court jusqu'à octobre 2006, et de quitter, au plus tard à la fin de cette année 2005, les fonctions de PDG de l'AFP", a-t-il expliqué au personnel de l'agence. Les motifs de sa décision, écrit-il, "sont d'abord des motifs personnels et privés d'ordre général".

Il a également dit souhaiter exercer "une activité nouvelle d'entrepreneur individuel et d'investisseur personnel". Il a souligné que sa démission n'était en rien liée au vote d'une motion de défiance à l'encontre de la direction, dont les résultats ont été publiés le jour même.

Le texte présenté par les organisations syndicales de l'AFP a été approuvée par 639 personnes, soit 84,97 % des suffrages exprimés, a indiqué l'intersyndicale jeudi dans un communiqué. Il avait été déposé pour protester contre une décision de la direction de remettre à la police des photos du passage à tabac d'un policier en Corse le 1er octobre.

L'Agence France-Presse est la troisième agence mondiale d'informations. Elle emploie plus de 2000 personnes dans le monde.


Villepin: 'l'immense majorité des musulmans de France' sont tolérants  17/11/2005

Dominique de Villepin a mis en garde jeudi contre les "risques d'amalgame" entre islam et islamisme, soulignant que "l'immense majorité des musulmans de France vivent dans le respect des valeurs de tolérance et de laïcité de notre République".

"Ils condamnent avec fermeté l'instrumentalisation, par les courants extrémistes, du message de paix de l'islam", a insisté le Premier ministre, qui participait à Paris à la journée consacrée aux "Français face au terrorisme".

Tout en reconnaissant que "l'islamisme risque de se propager dans nos pays, notamment auprès des jeunes", il a estimé que c'est grâce à une information "précise et objective" que "nous parviendrons à éviter tout risque d'amalgame".

M. de Villepin a salué à cette occasion "les avancées accomplies par le Conseil français du culte musulman pour proposer des solutions dans le domaine de la formation des imams et du recrutement des aumôniers de prison".

"C'est un point particulièrement important car nous savons aujourd'hui que les prisons sont un lieu de recrutement privilégié pour un certain nombre de filières", a-t-il dit.

Au plan international, le Premier ministre a réaffirmé l'importance de "la résolution des crises régionales", qui sont "autant de plaies que les groupes terroristes n'hésiteront pas à exploiter et à instrumentaliser, comme c'est le cas actuellement en Irak".

Inquiétudes de responsables du CFCM après la crise des banlieues  17/11/2005

Des responsables du Conseil français du culte musulman (CFCM) ont fait part jeudi de leur inquiétude pour les musulmans de France après les récentes violences dans les banlieues.

"Ce qui s'est passé n'avait rien à voir avec l'islam", a insisté devant des journalistes le président du CFCM Dalil Boubakeur, également recteur de la grande mosquée de Paris.

"Les musulmans de France ne veulent pas être des boucs émissaires dans les pannes de l'intégration", a-t-il ajouté. Il a également dénoncé "les clichés sur l'islam et l'ignorance crasse qui entoure sa pratique", critiquant la mise en cause par certains de la polygamie, "qui fait partie des éléments de la charia que nous rejetons: avant la charia il y a la loi".

M. Boubakeur qui s'exprimait aux côtés du recteur de la grande mosquée de Lyon Kamel Kabtane et du président de la Fédération nationale des musulmans de France (FNMF) Mohamed Bechari (que la justice a confirmé le 9 novembre dans ses fonctions), a dénoncé les tentatives d'utiliser l'influence des responsables musulmans.

"Nous sommes très inquiets aujourd'hui en tant que communauté musulmane car il y a une montée aiguë de l'islamophobie dans le silence total des partis", a déclaré M. Bechari.

"A aucun moment on n'aurait dû engager la religion dans ce débat", a renchéri M. Kabtane dont la mosquée a été la cible d'un cocktail Molotov et qui s'est associé à la plainte déposée par le Mrap (Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples) contre le président du Mouvement pour la France (MPF) Philippe de Villiers. L'affaire sera plaidée le 19 janvier à Bobigny (Seine-Sainte-Denis), selon l'avocat du Mrap.

Parallèlement, M. Boubakeur a implicitement critiqué la publication d'une fatwa (avis religieux) appelant les jeunes au calme par l'Union des organisations islamiques de France (UOIF, également membre du CFCM). "On ne peut servir de pompiers là où il y a des incendies sociaux, ce n'est pas à nous d'intervenir dès qu'un monsieur s'appelle Mohamed", a dit M. Boubakeur.

"Le CFCM traverse vraiment une période de turbulences", a ajouté M. Boubakeur, dénonçant une "atmosphère de campagne" avant les échéances électorales et souhaitant une mise en place rapide de la Fondation pour les oeuvres de l'islam lancée en mars par les grandes fédérations de mosquées, qui doivent se réunir à ce propos le 23 novembre.

Mouvement de solidarité avec des opposants tunisiens en grève de la faim  16/11/2005

Quelque 20 responsables d'ONG, de partis politiques et de syndicats marocains observaient mercredi à Rabat une grève de la faim de 24 heures en solidarité avec sept opposants tunisiens, a-t-on appris auprès des organisateurs.

Les sept opposants tunisiens, en grève de la faim depuis le 18 octobre, comptent parmi eux le porte-parole du Parti communiste des ouvriers tunisiens (PCOT, interdit), Hamma Hammami, le président du syndicat des journalistes (non agréé), Lotfi Hajji, et le président de l'Association internationale de soutien aux prisonniers politiques (AISPP, non reconnue), Mohamed Nouri.

"La grève des démocrates tunisiens a dévoilé la situation des droits de l'Homme en Tunisie même pour ceux qui ne voulaient pas la voir", a déclaré le président de la "Coordination marocaine de soutien aux démocrates tunisiens (Comasodet)", Mohamed El Aouni, lors d'un meeting mercredi soir à Rabat.

Il a exhorté les grévistes tunisiens à "cesser leur mouvement dès la clôture du sommet sur la société de l'information (SMSI)", ouvert mercredi à Tunis.

Parmi les grévistes marocains figurent Younès Moujahid, secrétaire général du Syndicat national de la presse marocaine, Abdelhamid Amine, président de l'Association marocaine des droits humains, Nabila Mounib au nom du Parti socialiste unifié (PSU) et Khadija Ghamiri, de l'Union marocaine du travail (UMT).

Les participants au meeting ont annoncé qu'ils devaient envoyer jeudi une lettre au secrétaire général de l'Onu Kofi Annan. "Nous vous exhortons à intervenir auprès du président tunisien pour trouver une issue à la situation des démocrates tunisiens en grève de la faim", souligne la lettre à Kofi Annan.

"Nous constatons l'absence en Tunisie de la liberté d'opinion et d'expression qui est la base même de la circulation des informations et de la connaissance", ajoute la lettre en allusion à la tenue à Tunis du SMSI sous l'égide de l'Onu.

Un nouveau film de fiction en préparation sur les attentats du 11 Septembre  16/11/2005

Un réalisateur américain prépare un nouveau film de fiction sur les attentats du 11 septembre 2001, avec les acteurs Don Cheadle et Adam Sandler en tête d'affiche, a indiqué mercredi la presse spécialisée de Hollywood.

Mike Binder, réalisateur des "bienfaits de la colère" en 2004, mettra en scène "Reign O'er Me", racontant l'histoire d'un homme qui perd toute sa famille dans les attentats.

Adam Sandler, jusqu'ici abonné aux rôles comiques, jouera le rôle principal de ce drame aux côtés de Cheadle, nommé cette année aux Oscars pour son rôle dans "Hotel Rwanda". Ce dernier jouera un professeur ami du héros et qui tente de l'aider à dépasser l'épreuve, a précisé le journal Variety.

Le studio Sony Pictures Entertainment est en pourparlers pour distribuer le film, dont le tournage pourrait avoir lieu l'année prochaine avec un budget relativement modeste de 20 millions de dollars.

Ce projet est au moins le troisième à prendre forme sur les pires attentats de l'histoire sur le sol américain, signant la fin d'un tabou maintenu pendant quatre ans par Hollywood sur un thème sensible et toujours très présent dans la mémoire collective.

Le metteur en scène Oliver Stone a commencé à filmer pour la Paramount un long-métrage dont l'acteur principal sera Nicolas Cage, et qui racontera l'histoire dramatique de deux policiers piégés dans les tours du World Trade Center à New York. Sa sortie est prévue le 11 août 2006 aux Etats-Unis.

De son côté, le studio Universal prépare un film sur l'histoire en temps réel du vol 93 de United Airlines, quatrième avion détourné le 11 septembre 2001 et qui s'était écrasé en Pennsylvanie (est) dans des circonstances mystérieuses.

Le studio Columbia a de son côté acheté les droits du livre américain "102 minutes", qui raconte les opérations de sauvetage entreprises entre le moment où le premier avion a frappé le World Trade Center à 8H46 et l'effondrement de la première tour à 10H28.

Du côté des téléfilms, le réseau américain ABC travaille également à une série en plusieurs parties sur les attentats. En revanche, son concurrent NBC, qui était en train de mettre en route un projet similaire en huit épisodes, y a renoncé.

Dès 2002, la chaîne payante HBO avait produit "In Memoriam: New York, 09/11/01", un documentaire sur les attentats. Un autre documentaire, "9/11", basé sur le travail des cameramen français Jules et Gédéon Naudet, avait également été diffusé.

Le film de Michael Moore "Fahrenheit 9/11", Palme d'Or à Cannes en 2004, sur la "guerre contre le terrorisme" lancée par le président américain George W. Bush à la suite du 11-Septembre, n'avait diffusé aucune image des attentats, mais simplement une bande sonore de ceux-ci sur fond d'écran noir.

Banlieues: la cote de popularité de Nicolas Sarkozy en hausse  16/11/2005

La popularité de Nicolas Sarkozy fait un bond de onze points, pour s'établir à 63% d'opinions favorables en novembre, dans un sondage Ipsos pour l'hebdomadaire Le Point réalisé pendant la crise des banlieues.

Le ministre de l'Intérieur n'est pas le seul à bénéficier du souhait des Français d'un retour à l'ordre.

La cote de popularité de Jacques Chirac progresse de six points par rapport à octobre pour atteindre 39% d'opinions favorables, contre 58% d'opinions défavorables (62% en octobre).

Le Premier ministre, Dominique de Villepin, voit sa cote progresser de sept points, passant de 43% d'opinions positives en octobre à 50% en novembre. Les mécontents baissent de 49% à 44%.

Interrogés directement sur la gestion de la crise des banlieues par les autorités, les sondés accordent majoritairement leur confiance à Nicolas Sarkozy.

Ils sont 41% à approuver l'action du chef de l'Etat dans cette crise, contre 54% qui la désapprouvent. Ils sont 62% à approuver l'action du Premier ministre, contre 32% qui la désapprouvent.

Mais ils sont 68% à approuver l'action du ministre de l'Intérieur, contre 30% qui la désapprouvent.

"Les progressions les plus nettes, on les observe dans les catégories populaires et dans les classes moyennes", a fait remarquer Pierre Giacometti, directeur général de l'Ipsos.

"C'est intéressant au regard de ce que l'on sait de l'interrogation de ces catégories de population qui sont concernées par ces problèmes de vie quotidienne dans les banlieues", a-t-il ajouté sur l'antenne de LCI.

Les sondés sont 39% à avoir confiance en Jacques Chirac pour apporter des solutions durables à la situation des banlieues défavorisées, contre 59% qui ne lui font pas confiance.

Ils sont 58% à avoir confiance en Dominique de Villepin, contre 40% qui ne lui font pas confiance, et 64% à faire confiance à Nicolas Sarkozy, contre 35% qui ne lui font pas confiance.

Les personnes interrogées sont 63% à approuver la décision du ministre de l'Intérieur d'expulser des étrangers arrêtés lors des violences urbaines, contre 32% qui la désapprouvent.


Le sondage porte aussi sur le "potentiel électoral présidentiel" des responsables politiques.

Là aussi, Nicolas Sarkozy enregistre une forte progression, de dix points en un mois. Dix-neuf pour cent des sondés seraient certains de voter pour lui au premier tour de l'élection présidentielle en 2007 et pour 42% il serait possible de voter pour lui, soit un potentiel de 61%.

Dominique de Villepin se classe en deuxième position, en hausse de deux points par rapport à octobre. Cinq pour cent des sondés seraient certains de voter pour lui et pour 48% il serait possible de voter pour le Premier ministre au premier tour de l'élection présidentielle, soit un potentiel de 53%.

Le socialiste Bernard Kouchner est troisième, avec un potentiel de 46% (en recul de six points).

Une étude détaillée des résultats révèle que Nicolas Sarkozy bénéficie d'un soutien quasi total chez les sympathisants de l'UMP, le parti qu'il préside, mais aussi chez les sympathisants du Front national d'extrême droite et de l'UDF.

Le ministre de l'Intérieur a un potentiel électoral présidentiel de 84,5% chez les sympathisants du FN et du MNR. Ce potentiel d'extrême droite n'est que de 28,1% pour Jacques Chirac et de 51,5% pour Dominique de Villepin.

"La popularité de Nicolas Sarkozy ne progresse pas à droite, elle a atteint un tel niveau d'intensité qu'aujourd'hui les marges de progression sont faibles", a estimé Pierre Giacometti.

Il a en revanche souligné son "niveau record de popularité dans l'électorat du Front national (...), à peine un peu moins que le score enregistré dans l'électorat de l'UMP."

En outre, pour le directeur d'Ipsos, "compte tenu de climat ambiant très hostile à Nicolas Sarkozy à gauche", on note une hausse de 13 points dans l'électorat socialiste.

"Aujourd'hui, près d'un électeur socialiste sur deux a une bonne opinion du ministre de l'Intérieur. On est évidemment assez loin, là, du discours général des principaux leaders socialistes à l'égard du ministre de l'Intérieur."

Cette enquête a été réalisée le 12 novembre par téléphone auprès de 958 personnes.


Banlieues: une partie de la droite incrimine la polygamie  16/11/2005

Plusieurs responsables politiques de droite ont brandi l'argument de la polygamie comme explication de la crise dans les banlieues.

Leurs déclarations ont provoqué la colère des associations de lutte contre le racisme.

"Ces discours prennent sciemment le risque de renforcer la xénophobie et le racisme", après trois semaines de violences, s'est indignée la Ligue des droits de l'Homme.

"En désignant du doigt un groupe spécifique et ultra-minoritaire de population, (les hommes politiques) excluent, rejettent, au risque d'aggraver encore la situation", a estimé pour sa part le Mrap.

Successivement, le ministre délégué à l'Emploi, le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale et le ministre de l'Intérieur ont mis en cause ouvertement la polygamie.

Dans un entretien publié par L'Express, Nicolas Sarkozy souligne cependant qu'il n'y a pas à lutter contre la polygamie puisqu'elle est interdite en France mais il faut, aux dires du ministre de l'Intérieur, repenser "les conditions de mise en oeuvre du regroupement familial".

Lundi, lors de son allocution radio-télévisée consacrée aux événements de ces trois dernières semaines, Jacques Chirac a prôné l'application "stricte" des règles du regroupement familial, une politique qu'il a lui-même mis en place dans les années 70 lorsqu'il était Premier ministre.

"C'est la réussite de notre politique d'intégration qui est en jeu", a déclaré le chef de l'Etat.

Pour Gérard Larcher, ministre délégué à l'Emploi, dont les propos sont rapportés par le Financial Times mercredi, les mariages multiples au sein de la population immigrée française sont un des facteurs de la discrimination raciale.

Interrogé par Reuters, l'entourage de Gérard Larcher a relativisé ces déclarations, "extraites d'une conversation a bâtons rompus dans laquelle Gérard Larcher évoquait tous les facteurs qui contribuent à la situation que l'on connaît" devant des représentants de la presse étrangère.

"La polygamie n'est pas une des causes prépondérantes (des) événements actuels", a-t-on insisté de même source.


Mais Bernard Accoyer, chef des députés UMP a renchéri.

La polygamie, "c'est l'incapacité d'apporter une éducation telle qu'elle est nécessaire dans une société organisée, normée", a-t-il déclaré au micro de RTL.

Le député de Haute-Savoie a contesté la gestion de ce dossier par les gouvernements de gauche, de 1981 à 1992.

"Il y a eu (pendant cette période) un grand nombre de familles polygames qui sont venues en France. Et cela pose, maintenant, des problèmes qui sont, notamment, en partie la cause des désordres que nous avons eus", a-t-il dit.

Ensuite, de 1997 à 2002, pendant que Lionel Jospin dirigeait le gouvernement, "les chiffres du regroupement familial ont doublé", passant "à peu près, de 17.000 à plus de 30.000 par an", a-t-il ajouté.

Dans un communiqué, le président du Front national,, Jean-Marie Le Pen, se félicite que l'un des "tabous sur le désastre de l'immigration incontrôlée" ait sauté à la faveur de la crise dans les banlieues.

Pour la Ligue des droits de l'Homme, "ni la polygamie, dont les premières victimes sont les femmes, ni le droit de vivre en famille n'expliquent la crise sociale qui s'exprime".

Elle estime, dans un communiqué, qu'"il est nauséabond et irresponsable de faire ainsi des étrangers la cause de la situation que connaît notre pays".

Le Mrap (Mouvement contre la racisme et pour l'amitié des peuples) exprime sa "consternation devant l'hystérie politique".

Par leurs propos, Gérard Larcher et Bernard Accoyer "ethnicisent une révolte révélatrice d'une faillite du modèle français d'intégration en renonçant à prendre en compte l'exclusion, la pauvreté, le chômage dans les zone de non-droit social que sont les cités populaires", dit l'organisation.


Le prince héritier d'Abou Dhabi jette l'anathème sur Al-Qaïda et Zarqaoui  16/11/2005

Le prince hériter d'Abou Dhabi, cheikh Mohammad Ben Zayed Al-Nahyane, en visite en Jordanie, a appelé les oulémas à jeter l'anathème sur le réseau Al-Qaïda et l'extrémiste jordanien Abou Moussab Al-Zarqaoui dont le groupe a revendiqué les attentats d'Amman.

"Les dignitaires religieux et oulémas qui vivent parmi nous se doivent de se prononcer sur le terrorisme (...) et de jeter l'anathème sur eux", a dit cheikh Mohammad dans une déclaration à la chaîne de télévision Al-Arabiya, basée à Dubaï, en référence au réseau d'Oussama ben Laden et Zarqaoui.

Il commentait les attentats suicide contre trois hôtels à Amman le 9 novembre, qui ont fait 58 tués et qui ont été revendiqués par le groupe du chef d'al-Qaïda en Irak, Abou Moussab al-Zarqaoui.

"En l'absence d'une position sincère, de tels actes contraires à la religion et à l'humanité vont se poursuivre", a ajouté cheikh Mohammad, commandant en chef adjoint des forces armées des Emirats arabes unis.

"Le terrorisme est perpétré au nom de l'islam, et il n'y a pas de raison d'en rejeter la responsabilité sur autrui (...). Nous sommes les mieux placés pour l'affronter et le combattre", a-t-il encore dit.

TV5 rapatrie une de ses équipes sous 'surveillance étroite' en Tunisie  15/11/2005

La chaîne francophone internationale TV5 Monde a indiqué mardi que son équipe présente ces derniers jours en Tunisie avait été "confrontée à une surveillance étroite" samedi, sans violence physique ni intimidation, et que la direction de la chaîne avait décidé de la rapatrier.

Le ministère français des Affaires étrangères avait annoncé mardi qu'un nouvel "incident" visant des médias étrangers s'était produit à Tunis, impliquant cette fois TV5, alors que le Sommet mondial sur la société de l'information (SMSI) doit s'ouvrir mercredi dans la capitale tunisienne. Le ministère avait évoqué un "incident" sans donner de précisions.

Dans un communiqué, TV5 a expliqué que son équipe était "en mission en Tunisie pour y effectuer un reportage sur l'action de l'Union européenne en Afrique du Nord".

Cette équipe "a été confrontée à une surveillance étroite d'agents en civil". "Il a été constaté que les personnes interviewées dans le cadre de ce reportage étaient par ailleurs soumises à des questions de la police", a précisé la chaîne.

"Dans ces conditions, la direction de la chaîne a décidé de rapatrier son équipe à Paris", a ajouté TV5.

La chaîne a souligné que "cet incident n'a cependant donné lieu à aucune violence physique ni intimidation particulière" de son équipe.

TV5 a également "précisé que ce reportage n'avait aucun rapport avec le Sommet mondial de la société de l'information".

L'incident a eu lieu "samedi et il n'y avait plus d'équipe de TV5 mardi en Tunisie", a déclaré à l'AFP un porte-parole de la chaîne, sans pouvoir préciser la date du retour de cette équipe à Paris. L'équipe de TV5 comptait deux collaborateurs, a indiqué une autre porte-parole de la chaîne.

Un porte-parole du Pentagone confirme l'usage de phosphore blanc à Falloujah  15/11/2005

L'armée américaine a utilisé du phosphore blanc lors des opérations contre la ville irakienne de Falloujah fin 2004, a confirmé un porte-parole du Pentagone interrogé mardi par la BBC.

"Nous l'avons utilisé comme arme incendiaire contre des combattants ennemis", a déclaré le lieutenant-colonel Barry Venable en réponse à une question.

La chaîne d'information italienne RaiNews 24 affirmait le 8 novembre, dans un reportage, que les forces américaines avaient utilisé le phosphore blanc à Falloujah en novembre 2004. Selon la Rai, cet agent provoquant des brûlures mortelles aurait servi contre des civils, parmi d'autres armes chimiques.

"Le phosphore blanc est une arme conventionnelle. Ce n'est pas une arme chimique", a répliqué mardi le porte-parole américain: "Il n'est pas illégal".

"Nous l'utilisons en priorité comme un agent obscurcissant, pour des écrans de fumée ou pour illuminer des cibles", a-t-il précisé. "C'est toutefois une arme incendiaire qui peut être utilisée contre des combattants ennemis".

Le lieutenant-colonel Venable a expliqué à la BBC la technique d'emploi du phosphore blanc mise en oeuvre à Falloujah.

"Quand vous avez des forces ennemies à couvert, que votre artillerie à explosifs puissants n'a pas d'impact et que vous voulez les sortir de ces positions", a-t-il dit, "l'une des techniques est de tirer du phosphore blanc dans la position. Les effets combinés du feu et de la fumée, et dans certains cas la terreur causée par l'explosion, les feront sortir des trous, de façon à ce que vous puissiez les tuer avec des explosifs puissants".

"Les forces américaines n'utilisent pas de napalm ni de phosphore blanc comme une arme", avait nié Robert Tuttle, l'ambassadeur américain en Grande-Bretagne, dans une lettre mardi au quotidien britannique The Independent.

Le reportage de RaiNews était fondé sur le témoignage d'un ancien combattant américain déclarant avoir "vu les corps brûlés de femmes et d'enfants". Il donnait également la parole à des civils de Falloujah décrivant "une pluie de feu sur la ville" et des personnes mortellement brûlées".


Sarkozy: 10 procédures d'expulsion d'émeutiers étrangers engagées  15/11/2005

Le ministre français de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, a annoncé mardi à l'Assemblée nationale que dix procédures d'expulsions d'étrangers ayant participé aux émeutes des banlieues avaient été "engagées" mardi.

"Dix procédures ont été engagées aujourd'hui", a déclaré M. Sarkozy devant les députés.

Le ministre de l'Intérieur avait fait part la semaine dernière de son intention d'engager des procédures d'expulsions contre les étrangers ayant participé aux émeutes entamées le 27 octobre.

Les mineurs ne peuvent être l'objet d'une telle mesure. Ceux qui sont arrivés avant 13 ans ou qui ont de forts liens familiaux avec la France bénéficient de protections.

"Il ne s'agit pas de faire du chiffre, c'est une question de principe", avait expliqué samedi le ministre à propos du nombre de personnes que cette mesure concernerait.

"Tous ceux qui pourront être expulsés dans le cadre de la loi le seront parce qu'ils ont participé à des émeutes", avait ajouté le ministre.

Les violences urbaines ont surtout touché des banlieues deshéritées dont les habitants sont en majorité originaires du Maghreb et d'Afrique noire.


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