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Le chef du FMI appelle à 'l'intégration économique' de trois pays maghrébins  21/11/2005

Le directeur général du Fonds monétaire international (FMI), Rodrigo De Rato, a appelé lundi à Alger l'Algérie, le Maroc et la Tunisie à "oeuvrer à réaliser entre eux une intégration commerciale et économique".

Cette intégration permettra de "donner naissance à un marché régional de plus de 75 millions de consommateurs, créer des possibilités d'échanges bénéfiques pour les trois pays du fait de la complémentarité de leurs structures économiques et rendre la région plus attrayante pour les investissements étrangers", a déclaré M. De Rato.

Le directeur général du FMI, arrivé lundi à Alger pour une visite de travail de deux jours, s'exprimait à l'ouverture d'une conférence sur la "facilitation des échanges commerciaux entre l'Algérie, le Maroc et la Tunisie".

M. De Rato a estimé que "la réouverture de la frontière entre l'Algérie et le Maroc (fermée depuis 1994) contribuerait fortement à stimuler les échanges commerciaux entre les deux pays et dans la région".

Il a également proposé que la conférence, qui doit durer deux jours, privilégie les questions techniques en "mettant de côté les aspects politiques".

"La réforme tarifaire (douanière) en Algérie, la réorganisation des douanes au Maroc et la mise en place d'un système informatique d'échange de données en Tunisie sont des réussites qui encouragent la coopération inter-maghrébine", a souligné M. De Rato.

Les échanges commerciaux entre les pays du Maghreb représentent moins de 2% de l'ensemble des échanges de la région.

Irak: Dick Cheney qualifie certains démocrates de 'révisionnistes'  21/11/2005

Le vice-président américain a musclé lundi ses attaques contre l'opposition démocrate, qualifiée de "révisionniste" lorsqu'elle critique les fondements de la guerre en Irak, et affirmé qu'un retrait total et immédiat des troupes d'Irak serait une "dangereuse illusion".

Alors que l'ambassadeur américain en Irak, Zalmay Khalilzad, a estimé lundi à Bagdad que la réduction des forces américaines devrait pouvoir commencer en 2006, le vice-président Dick Cheney, à Washington, est resté ferme face aux demandes de retrait des troupes, émises la semaine dernière par un élu influent du Sénat, et par un nombre croissant d'Américains dans les sondages.

Selon lui, un "retrait précipité" d'Irak serait une "victoire pour les terroristes, une invitation à des violences supplémentaires contre les pays libres et un terrible coup porté à la sécurité des Etats-Unis".

"C'est une dangereuse illusion de supposer qu'un retrait du monde civilisé suffirait à satisfaire l'appétit des terroristes et à les conduire à nous laisser tranquilles", a-t-il ajouté.

"Comme le président l'a dit, les terroristes et les Etats terroristes ne rendent pas publiques leurs menaces dans des déclarations formelles" avant de passer à l'acte. Se contenter de répondre à de tels ennemis "seulement après qu'ils aient frappé n'est pas de l'auto-défense, c'est du suicide" a ajouté le vice-président qui s'exprimait devant l'American Enterprise Institute (AEI), à Washington.

Comme la semaine dernière, le vice-président a tiré à boulets rouges sur les élus démocrates au Sénat qui ont dénoncé des "manipulations" du renseignement par le gouvernement avant la guerre, tout en épargnant le sénateur démocrate Jack Murtha, ancien combattant du Vietnam multi-médaillé, qui a réclamé un retrait immédiat et total des troupes, dans un plaidoyer très émouvant.

Sa proposition "ne servirait pas les meilleurs intérêts de la Nation", a dit le vice-président, en saluant M. Murtha, "un homme bon, un Marine et un patriote", qui avait voté pour la guerre.

Ceux qui critiquent le président George W. Bush d'avoir fourvoyé le pays en manipulant les renseignements pour justifier la guerre sont coupables de "révisionnisme sous sa forme la plus corrompue et la plus éhontée", a-t-il accusé, visant notamment le sénateur John Kerry, candidat à la présidentielle contre Bush en 2004.

200 journalistes se démarquent de la campagne hostile à la Tunisie  21/11/2005

Près de 200 journalistes -européens, américains, asiatiques, africains et arabes- se sont démarqués de la campagne hostile à la Tunisie lancée par "certaines parties étrangères" à l'occasion du Sommet mondial sur la société de l'information (SMSI) qui s'est tenu la semaine dernière à Tunis.

Dans un communiqué transmis lundi à l'Associated Press, les signataires, dont des représentants de médias des Etats-Unis, du Canada, de Suisse, de France, de Grande-Bretagne et d'Allemagne, assurent "n'avoir subi aucune contrainte ni entrave" durant tout leur séjour en Tunisie.

Ils qualifient de "partiaux" les auteurs de la campagne qu'ils accusent d'acharnement gratuit préjudiciable à l'intérêt de ce pays émergent" (la Tunisie).

Ils faisaient allusion notamment aux critiques virulentes émanant du secrétaire général de Reporters sans frontières (RSF), Robert Ménard, qui a été refoulé à son arrivée à Tunis, en raison d'une instruction judiciaire engagée à son encontre à la suite du saccage de l'Office du tourisme tunisien à Paris en 2001, selon les autorités.

La chaîne de télévision TV5 avait également évoqué un incident dont son équipe aurait été victime, mais démenti par les autorités.

En revanche, les autorités tunisiennes ont reconnu que l'envoyé spécial de "Libération", Christophe Boltanski, avait été agressé à Tunis quelques jours avant l'ouverture du sommet. La justice tunisienne a ouvert une instruction judiciaire pour "vol qualifié avec usage de violences, détention et port d'arme blanche".

Dans leur communiqué, ces journalistes venus couvrir le SMSI saluent, en revanche, la "brillante organisation" de cette manifestation à laquelle ont participé quelque 23.000 délégués de 170 pays.

Ils se félicitent des conditions de travail favorables qui leur ont été offertes, ainsi que du climat "de sécurité, de la liberté de communication et d'accès aux sources de l'information".

Revoltes urbaines: Jacques Chirac reçoit partenaires sociaux et responsables des chaînes de télévision  21/11/2005

Comme il s'y était engagé lors de sa déclaration aux Français la semaine dernière, le président Jacques Chirac recevra cette semaine partenaires sociaux et responsables des chaînes nationales de télévision, pour évoquer avec eux les moyens de lutter contre les discriminations dont sont victimes les jeunes des banlieues.

Lundi dernier, le chef de l'Etat avait annoncé qu'il rencontrerait "les représentants des partenaires sociaux dans les prochains jours" pour leur demander de "se mobiliser sur la question essentielle" de "l'emploi des jeunes issus des quartiers en difficulté". Il devait aussi recevoir "l'ensemble des responsables de l'audiovisuel", car "les médias doivent mieux refléter la réalité française d'aujourd'hui".

Ce sera chose faite dès mardi: Jacques Chirac rencontrera à 10h les partenaires sociaux, avant de s'entretenir à 16h30 avec les responsables des chaînes nationales de télévision. Il évoquera avec eux "la représentation à l'antenne de la diversité de la société française".

Visiblement soucieux d'être présent sur tous les fronts, le chef de l'Etat, qui avait appelé lundi les maires "à respecter la loi qui leur impose d'avoir 20% au moins de logements sociaux", devait par ailleurs s'entretenir lundi après-midi avec le bureau de l'Association des maires de France et les représentants des commissions Ville et Logement.

Jacques Chirac, qui a présidé lundi matin un Conseil restreint sur l'emploi, se rendra par ailleurs jeudi au centre de formation de Véolia Environnement, à Jouy-le-Moutier (Val d'Oise), pour un déplacement consacré à l'emploi de jeunes et à la formation en alternance.

Une famille irakienne décimée par des tirs américains  21/11/2005

Craignant un attentat, des militaires américains ont ouvert le feu sur un minibus bondé au nord de Bagdad. Au moins cinq membres d'une même famille, dont trois enfants de moins de cinq ans, ont été tués dans cette bavure.

Outre les trois enfants, deux hommes ont été tués par les tirs, et trois personnes (deux femmes et un jeune enfant) blessées, selon la police de la province de Diyala et l'hôpital de Baaqouba.

Le chauffeur, âgé de 22 ans, n'a pas été atteint. "J'ai ralenti et j'ai quitté la route, mais ils ont continué de tirer", a-t-il dit. "J'ai vu ma famille se faire tuer, les uns après les autres", a-t-il ajouté.

Selon le commandant Steven Warren, porte-parole américain, "la voiture est arrivée trop rapidement" sur le barrage. Il a assuré que les militaires avaient procédé à "des tirs d'avertissement", avant qu'une mitrailleuse n'entre en action. "S'il n'y avait pas d'attentats suicide, il n'y aurait pas de telles tragédies", a-t-il souligné.


Villepin veut donner des 'perspectives' aux jeunes des banlieues  21/11/2005

Dominique de Villepin veut faire des banlieues "des territoires comme les autres" et offrir de nouvelles perspectives d'avenir aux jeunes des quartiers défavorisés.

"Nous avons voulu apporter des réponses concrètes aux habitants des quartiers difficiles. Nous voulons en faire des territoires comme les autres, nous ne voulons pas de territoires à deux vitesses", a déclaré lundi le Premier ministre devant des cadres de l'ANPE réunis à Saint-Denis, en Seine-Saint-Denis, pour le lancement de la "mission emploi quartier".

"Nous savons que dans les zones urbaines sensibles les jeunes rencontrent plus de difficultés qu'ailleurs pour entrer sur le marché du travail, notamment des problèmes de discrimination. Pourtant leur talent, leur énergie constituent un atout pour notre pays. Nous devons aujourd'hui leur offrir de nouvelles perspectives d'avenir", a-t-il souligné.

Après trois semaines de violences urbaines à la périphérie des grandes villes, Dominique de Villepin a rappelé qu'un accompagnement "personnalisé" devait être réservé aux jeunes des quartiers défavorisés en quête d'un emploi.

"Dans les trois mois qui viennent, les jeunes se verront proposer un entretien approfondi, dans les trois mois qui suivent cet entretien ils bénéficieront d'un accompagnement individuel afin de les aider à trouver une solution", a-t-il précisé.

"COURSE DE VITESSE"

Le chef du gouvernement a salué la mobilisation des agents de l'ANPE, qui "incarnent la République", mais aussi des élus locaux, des associations et des entreprises.

Il a appelé l'ANPE et les demandeurs d'emploi à se servir de tous les outils existants : contrat jeune en entreprise, contrat nouvelles embauches, contrat en alternance, contrat de professionnalisation, contrat d'accompagnement vers l'emploi et contrat d'avenir. 20.000 de ces derniers, a-t-il rappelé, seront réservés spécifiquement aux jeunes des quartiers.

Dominique de Villepin a évoqué les stages, la formation professionnelle et le volontariat, via notamment les centres "Défense deuxième chance".

Le chef du gouvernement a enfin mis l'accent sur l'insertion des jeunes diplômés, jugeant "inacceptable que des jeunes, dont le niveau de formation devrait leur permettre d'accéder à l'emploi en soient écartés en raison de leur milieu d'origine".

"Notre pays doit reconnaître les talents des cités : en accédant à l'emploi, ces jeunes montrent une image positive des zones urbaines sensibles, montrent que c'est possible, en accédant à des emplois de qualité, ils seront un modèle pour les autres jeunes de ces quartiers", a-t-il souligné.

Dominique de Villepin a appelé à ne pas "baisser les bras" dans la bataille pour l'emploi.

"Dans un tel défi, c'est bien toute la Nation qui doit se rassembler. Nous le voyons mois après mois dans les tensions qui s'expriment au sein de la société française, il y a à la fois l'envie que les choses se dénouent, l'envie que bien des problèmes puissent trouver leur solution, et en même temps un sentiment de frustration et parfois de colère", a-t-il dit.

"Il y a une course de vitesse qui est engagée entre notre capacité à apporter des réponses au quotidien et ce sentiment d'impuissance, et parfois même d'impuissance publique, qui s'exprime", a-t-il ajouté.


Islamophobie: deux élus FN d'Alsace condamnés pour un tract anti-musulman  21/11/2005

Deux élus alsaciens du Front National, Patrick Binder et Xavier Codderens ont été condamnés lundi à 5.000 euros d'amende chacun pour provocation à la discrimination et à la haine raciale ou religieuse par le tribunal correctionnel de Strasbourg.

Les deux hommes étaient poursuivis pour avoir diffusé en mars un tract jugé discriminatoire à l'égard des musulmans pour dénoncer une subvention du Conseil régional à la construction de la grande mosquée de Strasbourg.

Le document titré "Pas de cathédrale à la Mecque, pas de mosquée à Strasbourg" appelait à soutenir le "combat contre l'islamisation de l'Alsace". Il présentait le dessin d'une terre alsacienne rasée sur laquelle culmine un minaret vers lequel sont prosternées deux personnes.

Le 14 novembre à l'audience, le parquet avait requis une peine de 4 à 6 mois de prison avec sursis et 10.000 euros d'amende.

Les deux élus devront en outre payer la publication du jugement dans la presse locale et verser 1.000 euros solidairement à la Licra (Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme) qui s'était portée partie civile.

Les deux hommes ont fait appel dès l'annonce du jugement qui avait été mis en délibéré, selon leur avocat.

Nouveaux remous au CFCM, la présidence de M. Boubakeur mise en cause  21/11/2005

L'un des vice-présidents du Conseil français du culte musulman (CFCM), Abdellah Boussouf, a menacé lundi de retirer son soutien au président de cette instance, Dalil Boubakeur, l'accusant d'en faire "une propriété privée".

Dans un communiqué, M. Boussouf demande que soit maintenu un conseil d'administration (CA) du CFCM prévu dimanche, alors que M. Boubakeur, qui souhaite un report de cette réunion, a indiqué à l'AFP avoir convoqué pour mercredi une réunion du bureau afin de trancher.

Faute d'un "débat de fond" au CA, M. Boussouf avertit qu'avec ses partisans il "retirera sa confiance et son soutien au bureau actuel et invitera le président à organiser de nouvelles élections du bureau exécutif". M. Boubakeur est minoritaire au CFCM, rappelle M. Boussouf.

M. Boubakeur "a fait du CFCM une propriété privée (et une tribune pour servir ses intérêts)", selon M. Boussouf, qui dénonce notamment "l'absence de réaction du CFCM lors des tristes et condamnables violences urbaines qu'a connues notre pays".

M. Boubakeur, également recteur de la Mosquée de Paris, avait affirmé jeudi dernier que le CFCM traversait "une période de turbulences" et affiché son soutien au président de la Fédération nationale des musulmans de FranceMohamed Bechari qui vient d'être confirmé dans ses fonctions par la justice.

M. Bechari est contesté depuis des mois par une tendance dirigée par M. Boussouf et entrée au bureau du CFCM après les élections du 19 juin, auxquelles la FNMF et ses alliés étaient arrivés en tête.

M. Bechari veut remplacer les personnes désignées en juin dans les instances du CFCM au titre de la FNMF et a précisé à l'AFP que sa fédération tiendrait le 10 décembre un conseil d'administration pour clarifier la situation.

Crimes de guerre: un Serbe de Croatie arrêté en Bosnie  20/11/2005

La police bosniaque a annoncé dimanche avoir arrêté un Serbe de Croatie, Andjelko Teodorovic, recherché par la justice croate pour son rôle dans des crimes de guerre commis en Croatie pendant le conflit serbo-croate de 1991-1995.

"Nous avons arrêté Andjelko Teodorovic dans la nuit de samedi à dimanche à Nova Topola", dans le nord de la Bosnie, a déclaré à l'AFP un porte-parole de la police, Rade Mutic.

Il a ajouté que le suspect avait été remis au parquet bosniaque, sans fournir davantage de précisions sur les chefs d'accusation à son encontre.

A Zagreb, un porte-parole du ministère croate de l'Intérieur, Igor Stefanec, a indiqué plus tard dans la journée que Teodorovic, 42 ans, avait été déjà condamné en 1999 par la justice croate à huit ans de prison pour meurtre.

A la fin de la guerre serbo-croate, Teodorovic s'est enfui en Bosnie, dont il a obtenu la nationalité, selon une source policière.

En 1991, la Croatie a rompu d'avec l'ex-Yougoslavie en proclamant son indépendance. Une guerre sanglante a ensuite opposé les forces de Zagreb aux séparatistes serbes de Croatie soutenus par le régime au pouvoir à Belgrade.

Sarkozy nomme les 15 membres de la commission de réflexion sur la laïcité  20/11/2005

Le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy a nommé les membres de la Commission de réflexion juridique sur les relations des cultes avec les pouvoirs publics, selon un communiqué de son ministère publié dimanche.

"La Commission entendra les représentants des grandes religions de France et toutes les personnes (élus, responsables associatifs, hauts fonctionnaires, universitaires) dont l'audition lui semblera nécessaire. Elle présentera au Ministre d'Etat, en juin 2006, des propositions opérationnelles", a précisé le ministère dans ce texte daté de dimanche.

M. Sarkozy avait annoncé en octobre la création de cette commission de 15 membres, présidée par un professeur de droit, Jean-Pierre Machelon.

Dans sa lettre de mission adressée à celui-ci, M. Sarkozy se déclarait "convaincu de la nécessité d'apporter aujourd'hui un certain nombre d'amendements au corpus des textes" régissant la laïcité française.

Il a exprimé à plusieurs reprises sa volonté de "toilettage" de la loi de 1905 de séparation des Eglises et de l'Etat, en particulier pour répondre au manque de lieux de culte pour l'islam, deuxième religion de France.

Ouverture du 14e festival du cinéma de Damas  20/11/2005

Le 14e festival du cinéma de Damas s'est ouvert dimanche soir et verra s'affronter en compétition officielle 26 films arabes ou étrangers.

Le film belge "L'Enfant" des réalisateurs Jean-Pierre et Luc Dardenne, Palme d'or du festival de Cannes 2005, a été projeté à l'ouverture.

Selon les organisateurs, trois longs métrages syriens seront projetés dans le cadre de la compétition officielle.

Dans une autre catégorie, 40 courts métrages, dont dix syriens, entreront en compétition durant cette manifestation qui se tient jusqu'au 27 novembre, sous le parrainage du président syrien Bachar al-Assad.

Un hommage doit être rendu au réalisateur syrien Moustafa Akkad, 68 ans, mort le 11 novembre, deux jours après avoir été blessé dans l'attentat suicide contre l'hôtel Hyatt d'Amman, qui a également coûté la vie à sa fille.

Akkad est l'un des réalisateurs arabes les plus connus à l'étranger. Deux de ses films, "Le Message" (sur la vie du prophète Mohammed) avec Anthony Quinn et Irène Papas et "Omar al-Mokhtar, Lion du désert" (qui raconte l'histoire d'un résistant libyen contre l'occupation italienne), seront projetés au cours du festival.

Au cours de cette manifestation cinématographique organisée tous les deux ans, environ 500 films de quarante-six pays seront projetés hors compétition, ont indiqué les organisateurs.

Quelque 200 partisans des Frères musulmans arrêtés en Egypte  20/11/2005

Quelque deux cents partisans des Frères musulmans ont été arrêtés par la police en Egypte avant le début de la seconde phase des législatives dimanche, a-t-on appris de sources sécuritaires.

Ces arrestations interviennent alors que la confrérie, s'est imposée comme la principale force d'opposition au régime, après une percée historique à la première phase des législatives.

"Cette vague d'arrestations prouve la volonté du Parti National Démocrate (PND - au pouvoir) à interférer dans les élections", a affirmé à l'AFP le porte-parole des Frères musulmans, Essam al-Eryane, "mais nous insistons pour que le scrutin se poursuive".

Une centaine de partisans des Frères musulmans ont été arrêtés tôt dimanche avant l'ouverture des urnes, à 08h00 locales (06H00 GMT) dans le gouvernorat de Fayoum, à 100 km au sud du Caire.


Bush a demandé aux dirigeants chinois de recevoir le dalaï lama  20/11/2005

Le président américain George W. Bush a demandé aux dirigeants chinois de recevoir le dalaï lama, pour qu'ils entendent par eux-même que le dirigeant tibétain ne souhaite pas un Tibet indépendant, a-t-il déclaré dimanche.

"J'ai parlé du dalaï lama. J'ai pensé qu'il serait sage pour le gouvernement chinois d'inviter le dalaï lama, pour celui-ci puisse leur dire exactement ce qu'il m'a dit à la Maison Blanche l'autre jour, qu'il n'a aucun désir de voir un Tibet indépendant", a déclaré le président américain à la presse.

Le président Bush, en visite à Pekin dans le cadre d'une tournée en Asie, a rencontré dimanche le président chinois Hu Jintao et le Premier ministre Wen Jiabao.


Indonésie: une commission antiterroriste créée par des musulmans  20/11/2005

Des dignitaires musulmans et des intellectuels indonésiens ont créé une commission contre le terrorisme. Elle sera chargée de contrer la propagation des idées extrémistes par des groupes agissant au nom de l'islam.

Ce groupe rassemble des prédicateurs en vue des deux grandes organisations musulmanes du pays, Nahdlatul Ulama et Muhammadiyah, précise le journal à grand tirage "Kompas". L'objectif est de faire comprendre aux jeunes musulmans que l'islam que prêchent les terroristes n'a rien à voir avec le Coran et va à l'encontre des préceptes de la religion.

Les médias rapportent la formation de cette commission au moment où l'Australie, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne mettent en garde contre des risques d'attentats accrus en Indonésie contre des intérêts occidentaux. Le réseau Jemaah Islamiah, tenu responsable de sanglants attentats notamment à Bali, recrute généralement parmi les jeunes et pauvres musulmans.


Législatives en Egypte: un mort dans une altercation à Alexandrie  20/11/2005


Le chauffeur d'un candidat indépendant aux législatives à Alexandrie, la seconde ville d'Egypte, est mort dimanche des suites d'une altercation avec une bande rivale, a-t-on appris de source hospitalière.

Mohamed Khalil, chauffeur du candidat Hassan Hussein Hassan, député sortant et dissident du Parti national démocrate (PND - au pouvoir), a été battu à mort par des hommes de mains, et il est décédé à son arrivée à l'hôpital de Ras el-Tine (est d'Alexandrie), a indiqué une source hospitalière qui a requis l'anonymat.


Amnesty International dénonce des atteintes aux libertés au SMSI  19/11/2005

Amnesty International (AI) a dénoncé samedi à Tunis des atteintes aux libertés d'expression et de réunion durant le Sommet mondial sur la société de l'information (SMSI) et a demandé à l'Onu d'enquêter sur des restrictions à l'encontre de la société civile.

"Désinformation, censure, répression et indignation: se sont les mots que j'ai retenu à l'issue de ma participation en tant que représentant de la société civile au SMSI", a déclaré le chef de la délégation d'AI au Sommet, Javier Zuniga, lors d'une conférence de presse.

"Un sommet qui se déroule dans ces conditions n'a aucune raison de se tenir", a-t-il déclaré au lendemain de la clôture du SMSI.

L'organisation internationale de défense des droits de l'Homme a mis en cause la "légitimité de l'Onu", organisatrice du sommet, et lui a demandé de "lancer une enquête sur les restrictions imposées à l'encontre de la société civile avant et au cours du SMSI et de publier ses résultats".

M. Zuniga a insisté sur la nécessité de "garantir dans l'avenir la pleine participation et protection des militants de la société civile dans des sommets semblables".

Il a déploré qu'un rapport de son organisation sur "les atteintes aux droits de l'Homme" en Tunisie n'ait pu être distribué dans l'enceinte du SMSI et que les sites internet d'organisations critiques envers la Tunisie aient été censurés en dehors du sommet.

"J'ai été moi-même l'objet d'intimidations", a dit M. Zuniga, affirmant avoir été empêché de rencontrer des représentants d'une ONG tunisienne en dehors du sommet.

Il s'est félicité d'autre part des excuses présentées par Tunis à Bruxelles après un incident dont avait été victime lundi à Tunis une équipe de la télévision publique belge RTBF.

"C'est un bon premier pas. J'espère qu'il sera suivi d'autres mesures", a-t-il dit, appelant les autorités à mener les "investigations nécessaires pour apporter la lumière sur les incidents dont ont été victimes des journalistes et des représentants de la société civile au cours du sommet".

AI a aussi demandé à l'Union européenne "d'obliger le gouvernement tunisien à garantir la protection des défenseurs des droits de l'Homme et de soutenir leurs efforts en vue de créer et développer des organisations indépendantes".


Nicolas Sarkozy s'appuie sur la crise des banlieues pour 2007  19/11/2005

Le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy estime que les "émeutes urbaines" que la France a connues ces trois dernières semaines valident sa théorie de la "rupture" pour l'élection présidentielle de 2007.

Le président de l'UMP a exposé samedi matin à Paris, devant quelque 1.500 nouveaux adhérents de son parti, son analyse de la crise des banlieues, battant en brèche celle du Premier ministre, Dominique de Villepin, son rival potentiel pour l'élection présidentielle au sein de la majorité.

"La première cause du chômage, de la désespérance, de la violence dans les banlieues, ce n'est pas la crise économique, ce ne sont pas les discriminations, ce n'est pas l'échec de l'école", a-t-il déclaré. "La première cause du désespoir dans les quartiers, c'est le trafic de drogue, la loi des bandes, la dictature de la peur et la démission de la République."

"Pourquoi croyez-vous que les banlieues se sont embrasées ? Parce que j'ai employé les mots racaille, Karcher ? Mais enfin de qui se moque-t-on ?" a poursuivi Nicolas Sarkozy. "Si j'avais un reproche à me faire, compte tenu d'un certain nombre d'individus qu'on avait en face de nous, c'est que le mot racaille était sans doute un peu faible."

"La réalité, c'est que les banlieues se sont embrasées notamment parce nous avons entamé une action de démantèlement des bandes", a-t-il affirmé avant de promettre que les forces de l'ordre n'abandonneraient pas les quartiers sensibles. "Il faut que ces quartiers populaires sachent que la République est de retour."

Nicolas Sarkozy, dont la popularité a bondi dans les sondages à la faveur de la crise des banlieues, s'est appuyé sur ces violences urbaines pour relancer sa théorie de la "rupture" pour la présidentielle de 2007.

"Les problèmes d'intégration que nous avons vus dans les banlieues ont validé cette analyse : notre système est à bout de souffle", a-t-il dit, avant de préciser : "Devant ce modèle français, que je ne cherche pas à abattre puisqu'il s'est effondré tout seul, il y a ceux qui proposent des rustines et ceux qui proposent la rupture, et par la rupture, de retrouver les idéaux initiaux de notre modèle social

"Nous devons changer notre pays profondément, rompre avec un système politique, social, économique, qui, depuis trente ans, a produit surtout du chômage, de la dette et de l'immobilisme. C'est pour cela que je demande la rupture", a-t-il ajouté.

"Tout au long de ces trois semaines, j'ai pu tenir parce que je me suis senti soutenu par des millions de gens comme vous (...) Jamais je n'ai senti un décalage aussi profond entre le pays virtuel, tel qu'il est décrit à longueur d'articles, et le pays réel (...) J'ai voulu m'appuyer sur le pays réel qui a parfaitement compris que nous étions à une minute de vérité."

Si "ce qui se joue dans nos quartiers est absolument déterminant pour notre pays", a estimé Nicolas Sarkozy, "ces quartiers ne sont pas les seuls à souffrir" et "une grande majorité de la population française souffre".

Dressant une nouvelle fois le procès des trente dernières années de gestion politique, y compris les dix dernières, pendant lesquelles le président Jacques Chirac était à l'Elysée, le président de l'UMP a cité en exemple le général de Gaulle, dont se réclame aussi Dominique de Villepin, pour prôner la rupture.

"Regardez le général de Gaulle en 1945 et 1958. Il a tout changé : changé les institutions, changé la politique économique, changé la protection sociale, changé la fonction publique, changé la monnaie, changé la politique étrangère et de défense, changé la politique coloniale, changé la fiscalité, changé la politique culturelle", a-t-il lancé.

Nicolas Sarkozy a réaffirmé son objectif du "plein emploi", sa volonté d'instaurer "la reconnaissance du mérite" et de relancer l'ascenseur social, par le biais notamment de la discrimination positive, à propos de laquelle il est cependant d'accord avec Dominique de Villepin pour repousser la notion de "quotas ethniques".

L'UMP organise ce week-end "48 heures pour un mouvement populaire", sorte de "contre-congrès" médiatique pour répondre au congrès du Parti socialiste au Mans.

Devant les nouveaux adhérents de l'UMP, Nicolas Sarkozy a fustigé "le débat nombriliste" des socialistes français.


L'Italie découvre l'urgence de ses banlieues  19/11/2005

Les banlieues et les quartiers difficiles se sont multipliés depuis dix ans dans les grandes villes italiennes et si rien n'est fait pour aider à intégrer leurs habitants, elles exploseront comme en France, avertissent sociologues et responsables d'associations sur le terrain.

Le débat a été lancé de manière brutale dans la péninsule par le chef de l'opposition italienne Romano Prodi, ancien président de la Commission européenne.

«Nous avons les pires banlieues d'Europe. Nos périphéries urbaines sont une tragédie humaine», a-t-il affirmé la semaine dernière, au plus fort des violences en France.

sortie a jeté un froid à gauche, sa famille politique, qui administre la capitale et la plupart des grandes cités italiennes.

Rome et Milan, Bologne et Gênes, Naples et Palerme, des Alpes à la Sicile, la péninsule a développé des quartiers difficiles aux périphéries de ses cités, voire dans leurs centres, près des gares ou dans les zones portuaires, soulignent les sociologues.

Urbanisme inadapté, délinquance, carence de services municipaux, désoeuvrement et illégalité marginalisent ces zones.

«Les périphéries italiennes ne sont pas comparables aux banlieues de Paris, mais si dans un avenir très proche, nous ne parvenons pas à contrôler l'immigration clandestine et à bien gérer les immigrés en situation régulière, nous devrons nous aussi pleurer devant la révolte de nos périphéries», a reconnu le ministre de l'Intérieur Giuseppe Pisanu.

«Les immigrés de la seconde génération en Italie sont encore des enfants ou des pré-adolescents, mais dans cinq ou dix ans, lorsqu'ils seront devenus adultes et que se poseront les problèmes de malaise social et de criminalité, ce que nous voyons ces jours-ci en France pourrait se produire en Italie», avertit le sociologue Marzio Barbagli.

Les immigrés sont près de 2,5 millions, soit 4% de la population, auxquels s'ajoutent un demi million de personnes en situation irrégulière, selon la Caritas. La moitié d'entre-eux sont originaires de pays d'Europe de l'Est et 600.000 d'Afrique et du Maghreb.

USA:La Chambre vote contre le retrait immédiat des troupes en Irak  19/11/2005

La Chambre des représentants américaine a massivement repoussé vendredi soir une proposition réclamant le retrait immédiat des troupes déployées en Irak.

Par 403 voix contre 3 et 6 abstentions, la Chambre a repoussé un texte d'un paragraphe, inspiré d'une proposition de résolution déposée la veille par le démocrate John Murtha, premier parlementaire à réclamer officiellement le retrait immédiat des troupes.

En voyage en Corée du Sud, le président George W. Bush avait de nouveau rejeté, quelques heures plus tôt, l'idée d'un retrait des troupes en Irak, estimant que fixer aujourd'hui une date pour le départ serait «la garantie d'une catastrophe».

«Nous allons combattre les terroristes en Irak, nous allons rester au combat jusqu'à ce que nous obtenions la victoire pour laquelle nos valeureux soldats se sont battus et ont versé leur sang», a dit M. Bush.

L'état-major républicain de la Chambre avait organisé ce débat in extremis avant le départ des élus pour le congé de Thanksgiving, mettant l'opposition face à un dilemme : se rallier à l'idée d'un retrait immédiat, jugée irréaliste par les experts, ou exprimer son soutien à la guerre.

La guerre en Irak est de plus en plus impopulaire, et sa contestation a atteint ces derniers jours un niveau sans précédent à Washington.


Lancement de la CFII 'dans les semaines qui viennent', selon Douste-Blazy  18/11/2005

Le ministre des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy, a annoncé jeudi soir devant l'Assemblée nationale que la future chaîne française d'information internationale (CFII) sera lancée "très prochainement, dans les semaines qui viennent".

"La création de cette chaîne est attendue depuis longtemps. Il faut avoir le courage de s'adapter à ce fait nouveau incontournable et non chercher des obstacles à ce projet novateur", a déclaré M. Douste-Blazy.

Le ministre a fait cette annonce en réponse aux questions des députés, lors de l'examen des crédits de la mission "action extérieure de l'Etat" dans la soirée à l'Assemblée.

"Où, quand, comment, cette chaîne? Très prochainement, dans les semaines qui viennent avec un budget qui est prévu, et avec des langues qui ne seront pas uniquement le français, mais également bien sûr l'anglais, l'arabe, et demain l'espagnol", a précisé le ministre.

Selon M. Douste-Blazy, la future chaîne sera "également diffusée dans notre pays", car "c'est une chaîne importante".

"N'oubliez pas que parmi les grands événements diplomatiques récents, il y a la traduction systématique de la BBC en arabe et la traduction systématique d'une des plus grandes chaînes arabes Al Jazeera en anglais. Notre pays doit aussi faire connaître sa vision du monde", a-t-il souligné.

En plus des 30 millions d'euros provisionnés en 2005, des crédits de 65 millions d'euros sont prévus pour la CFII dans le projet de loi de finances 2006, actuellement en discussion au Parlement.

Début novembre, le PDG de France Télévisions Patrick de Carolis avait annoncé être parvenu à un accord avec le gouvernement sur la société chargée de procéder au lancement de la CFII, ce qui semble lever les derniers obstacles à la réalisation de ce projet maintes fois reporté.

Selon les premières ébauches du projet, la future chaîne sera dotée d'une rédaction autonome d'environ 250 journalistes. D'abord diffusée en français 24h/24, elle devrait très rapidement comporter un module en anglais de quatre heures par jour, puis des programmes en arabe et en espagnol.

Elle proposera un journal d'information toutes les dix minutes. Radio France Internationale et l'Agence France-Presse y seront associées par le biais de conventions de partenariat ou d'association.

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