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Moubarak compte sur la solidarité pour l'avenir du monde arabe  27/12/2005

Hosni Moubarak, s'exprimant à l'occasion de la première séance du tout nouvellement créé Parlement arabe, a assuré mardi que la solidarité permettrait au monde arabe de relever les défis auxquels il est confronté.

"Notre grand monde arabe, grâce à l'unité de ses fils, a les moyens de restaurer sa vitalité, de faire face aux défis actuels et d'assumer la place qui est la sienne dans le monde", a déclaré le président égyptien. Et d'ajouter que la démocratie comme les droits de l'Homme ne sont pas "le produit d'une culture particulière ni des valeurs que l'on pourrait produire à grande échelle pour l'exportation. Ce sont des valeurs humaines et des principes partagés par tous les pays et cultures".

La Ligue arabe avait recommandé lors de son sommet algérien de mars la création d'un corps consultatif non élu, dans le cadre de la réforme de l'organisation créée 60 ans plus tôt et considérée par nombre d'Arabes comme inefficace. Le Parlement arabe intérimaire siégera pendant cinq ans, après quoi une Assemblée permanente sera élue. Les deux corps seront basés à Damas et compteront 88 députés, soit quatre pour chaque pays arabe, l'Autorité palestinienne incluse. Son président élu à l'unanimité est Mohammed Jassim al-Saqar, chef de la commission parlementaire koweïtienne des affaires étrangères.

La polémique se durcit entre Klarsfeld et le Mrap  27/12/2005

En réponse au Mrap qui conteste sa "légitimité" pour diriger une mission sur la loi du 23 février sur la colonisation, l'avocat Arno Klarsfeld s'est dit mardi 27 décembre sur France Inter "attaché à la vérité".
Le secrétaire général du Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap), Mouloud Aounit, a qualifié l'avocat, chargé par Nicolas Sarkozy d'une mission sur "la loi, l'Histoire et le devoir de mémoire", de "défenseur de la colonisation israélienne" qui "n'a ni les compétences ni la légitimité pour une telle mission".

"Mouloud Aounit est peut-être sur la même ligne que le président iranien (Mahmoud Ahmadinejad) qui estime que les juifs n'ont rien à faire au Moyen-Orient", a répliqué Arno Klarsfeld, qui s'est dit favorable à "un pays pour les Palestiniens, un pays pour les Israéliens et un partage de Jérusalem".
Concernant la mission sur la loi du 23 février qui a déclenché la polémique en reconnaissant "le rôle positif" de la colonisation, Arno Klarsfeld a dit "avoir montré lors du procès Touvier et du procès Papon qu'(il) était attaché à la vérité".

Il a réaffirmé qu'il souhaitait que la loi reconnaisse "à la fois les méfaits" et "les bienfaits" de la colonisation. "C'est une piste qui me semble aller dans le sens de l'apaisement", a-t-il dit.

Maroc: procès et lourdes amendes inquiètent la presse indépendante  27/12/2005

Attachés à une liberté de ton très rare dans le monde arabe, plusieurs journaux marocains indépendants dénoncent un rétrécissement de la liberté d'expression par le biais de procès et de très lourdes amendes.

Une série de procès ont été intentés à des journaux indépendants pour "diffamation" ou pour avoir abordé des sujets politiques sensibles.

Dernière inculpation en date, celle de l'hebdomadaire arabophone Al Ayam (indépendant) qui a publié le 6 novembre un dossier intitulé: "Secrets du harem du palais entre trois rois".

Cet hebdomadaire a décrit le fonctionnement du harem royal sous le sultan Mohammed V et le roi Hassan II, tout en soulignant que l'actuel roi Mohammed VI, intronisé en juillet 1999, a "coupé avec l'ère du harem".

Le directeur d'Al Ayam Nour Eddine Miftah et la journaliste Meriem Moukrim, auteur du dossier, seront jugés le 23 janvier à Casablanca pour diffusion de "fausses informations" et publication "sans autorisation" de photos de membres de la famille royale.

"Les procès ne peuvent être en dernière analyse qu'une atteinte à la liberté d'expression", déclare à l'AFP M. Miftah.

"Il faut des marges de liberté d'autant plus que, de l'aveu de l'Etat lui-même, le Maroc sort d'une période sombre et tente d'explorer un avenir meilleur dont les contours ne sont pas encore dessinés", ajoute-t-il.

M. Miftah et Meriem Moukrim risquent une peine allant d'un mois à un an de prison et une amende pouvant atteindre les 100.000 dirhams (9.000 euros).

D'autres amendes lourdes, d'un montant global de 1,96 million de dirhams (environ 176.000 euros), ont été prononcées en première instance lors de deux procès en diffamation contre l'hebdomadaire TelQuel (indépendant).

"Clairement, le pouvoir cherche à nous abattre (...) Nous ne céderons pas", souligne le directeur de TelQuel, Ahmed Réda Benchemsi qui ne conteste pas le droit des personnes se sentant diffamées à recourir à la justice.

"De l'issue de ces procès (en appel), prévus les 29 décembre et 3 janvier, dépendra la stabilité financière et la pérennité de TelQuel", s'inquiète M. Benchemsi.

Des enquêtes judiciaires ont été également engagées à l'encontre de deux hebdomadaires arabophones, Al Michaâl (Le Flambeau) et Al Bidaoui (Le Casablancais) pour avoir publié des propos "portant atteinte à l'islam et à la patrie", selon le procureur de Casablanca.

"Il faut mettre un terme à cette série de poursuites judiciaires", estime Younès Moujahid, le secrétaire général du Syndicat national de la presse marocaine (SNPM).

"Les jugements des tribunaux doivent avoir pour rôle de prévenir les journaux et non pas de les tuer avec des amendes trop lourdes", a-t-il déclaré à l'AFP.

"Toutefois, souligne M. Moujahid, il faut trouver un équilibre entre le droit d'informer et la vie privée des citoyens. L'investigation ne doit pas empiéter sur la déontologie du métier", ajoute-t-il en admettant qu'"il y a parfois eu des dépassements".

Le ministre de la Justice Mohamed Bouzoubaâ avait par ailleurs vivement critiqué, sans les nommer, des journaux qui voudraient "semer désespoir et découragement et attenter aux institutions nationales et aux constantes islamiques du pays". Il a annoncé le 13 décembre qu'il existait une cellule de suivi des écrits diffusés par la presse.

"Evoquer la création d'une cellule qui suit tout ce qui se publie constitue une menace de retour à la censure administrative", commente le quotidien Al Ahdath Al Maghribia.

"Visiblement, la cellule mise en place par Mohamed Bouzoubaâ tourne à plein régime, la presse n'est plus libre de ses actes", juge de son côté TelQuel.

Le président Bouteflika rentre samedi à Alger  27/12/2005

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika, qui poursuit sa convalescence à Paris après sa sortie de l'hôpital le 17 décembre, sera de retour à Alger le samedi 31 décembre, a-t-on annoncé mardi de source officielle à Alger.

Le chef de l'Etat procèdera le même jour à la signature de la Loi des Finances pour l'exercice 2006 au siège de la Présidence de la République, comme de tradition, a-t-on ajouté de même source.

M. Bouteflika, 68 ans, avait été transféré en urgence le 26 novembre à Paris. Il a été opéré à l'hôpital militaire du Val-de-Grâce d'un "ulcère hémorragique au niveau de l'estomac", selon le seul communiqué médical diffusé durant son hospitalisation de trois semaines.

A sa sortie de l'hôpital, aucune indication n'avait été donnée de source officielle sur son nouveau lieu de séjour mais, selon des sources concordantes à Paris, M. Bouteflika séjourne à l'hôtel Meurice, un palace parisien.

Le transfert d'urgence de M. Bouteflika d'Alger à Paris, le long silence des autorités algériennes et la durée de l'hospitalisation du chef de l'Etat, avaient fait naître de nombreuses interrogations et rumeurs sur son état de santé.

Le président est apparu le 17 décembre à la télévision algérienne pour la première fois depuis son hospitalisation le 26 novembre à Paris, sur des images filmées dans sa résidence parisienne après sa sortie de l'hôpital.

M. Bouteflika avait alors déclaré que le peuple algérien "n'a pas du tout à être inquiet" de son état de santé.


Le Mrap conteste 'les compétences et la légitimité' d'Arno Klarsfeld  26/12/2005

Le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap) a contesté lundi "les compétences et la légitimité" de l'avocat Arno Klarsfeld, chargé par le président de l'UMP Nicolas Sarkozy d'une mission sur "la loi, l'Histoire et le devoir de mémoire".

Le secrétaire général du Mrap Mouloud Aounit a exprimé à l'AFP sa "stupeur" après le choix d'Arno Klarsfeld, qualifié d'"avocat de la mémoire et de la vérité" par le président de l'UMP, pour se prononcer sur la loi du 23 février 2005 exaltant le "rôle positif" de la colonisation et réfléchir à l'ensemble des lois portant un jugement sur l'Histoire.


"Le Mrap, qui prépare avec l'association +Au nom de la mémoire+ une grande mobilisation unitaire à l'occasion du premier anniversaire de cette loi inique estime que Arno Klarsfeld n'a ni les compétences ni la légitimité pour une telle mission", a indiqué M. Aounit, qualifiant l'avocat de "militant actif de la colonisation", en référence à son service militaire israélien.

"Peut-on faire confiance dans ce domaine à un défenseur de la colonisation israélienne qui, après avoir pris la nationalité israélienne, a servi volontairement dans une unité de gardes-frontières de l'armée israélienne et a participé délibérément à l'humiliation et à la répression de la population palestinienne ?", a-t-il ajouté, lui reprochant en outre d'être "un farouche défenseur de la guerre coloniale contre l'Irak".

"Devant cet affront, le Mrap en appelle au boycott des demandes d'audition d'Arno Klarsfeld", a précisé M. Aounit.

Dans sa lettre de mission pour "accompagner la réflexion" du président de l'Assemblée nationale Jean-Louis Debré, M. Sarkozy a demandé à M. Klarsfeld de se prononcer sur la loi de 2005 mais également sur d'autres textes -comme ceux sur le négationnisme (loi Gayssot) et le génocide arménien- dont des historiens demandent l'abrogation.

Un juge espagnol démissionne pour ne pas avoir à marier des homosexuels  26/12/2005

Un juge espagnol de la région de Madrid a présenté lundi sa démission en raison de son "impossibilité morale" à appliquer la loi qui autorise le mariage homosexuel en Espagne.

"Je présente ma démission en raison de mon impossibilité morale à marier des couples homosexuels, en conséquence de quoi je ne peux pas appliquer cette loi", a annoncé le juge de Pinto, Antonio Alonso.

Alonso a ajouté qu'il démissionnait contre sa volonté parce que la loi "est faite pour que nous acceptions tous le mariage homosexuel et que celui qui n'est pas d'accord abandonne son poste".



Le juge avait refusé le 10 octobre de marier un couple d'homosexuels qui s'est finalement marié au Canada en novembre. Il avait également présenté un recours contre l'inconstitutionnalité de la loi, un argument que le Tribunal constitutionnel a rejeté.

Le Tribunal avait considéré le 14 décembre que les juges du registre civil, comme Alonso, n'étaient pas compétents pour présenter des recours sur des sujets de constitutionnalité.

Le Tribunal devra toutefois se prononcer sur la constitutionnalité de la loi après avoir accepté l'examen d'un recours déposé le 28 octobre par le parti conservateur PP (Parti populaire), qui avait été le seul parti à voter contre, le 30 juin au parlement. La loi est entrée en vigueur le 4 juillet.

Bouteflika rentrera en Algérie dans '4 jours au maximum'  26/12/2005

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika, qui poursuit sa convalescence à Paris après sa sortie de l'hôpital le 17 décembre, sera de retour en Algérie dans un délai "maximum de quatre jours", a affirmé dimanche à Alger le secrétaire général du Front de libération nationale (FLN,ex-parti unique), Abdelaziz Belkhadem.

M. Belkhadem, également représentant personnel du président Bouteflika, a ajouté que le chef de l'Etat signera la loi de finances 2006 "avant la fin de l'année".

M. Bouteflika "poursuivra sa mission à la tête de l'Etat et assumera pleinement les responsabilités qui sont les siennes", a précisé M. Belkhadem, dont les propos ont été rapportés par l'agence algérienne de presse APS.

M. Bouteflika, 68 ans, avait été transféré en urgence le 26 novembre à Paris. Il a été opéré à l'hôpital militaire du Val-de-Grâce d'un "ulcère hémorragique au niveau de l'estomac", selon le seul communiqué médical diffusé durant son hospitalisation de trois semaines.

A sa sortie de l'hôpital, aucune indication n'avait été donnée de source officielle sur son nouveau lieu de séjour ou la date de son retour en Algérie mais selon des sources concordantes à Paris M. Bouteflika séjourne à l'hôtel Meurice, un palace parisien.

"Le président algérien poursuit sa convalescence dans une suite de l'hôtel Meurice", un établissement situé en face du jardin des Tuileries, où il avait séjourné dans le passé lors de déplacements en France, avait indiqué le 20 décembre une de ces sources à l'AFP sous couvert de l'anonymat.

Le président Abdelaziz Bouteflika était apparu à la télévision algérienne samedi 17 décembre, quelques heures après être sorti de l'hôpital du Val-de-Grâce, filmé en compagnie du Professeur algérien Messaoud Zitouni qui l'a accompagné à Paris depuis son hospitalisation, le 26 novembre.

Le chef de l'Etat algérien, qui semblait quelque peu fatigué mais était souriant, était apparu décontracté en compagnie de son médecin devant des photographes et cameramen algériens, assis dans un canapé couleur carmin, près d'un drapeau national algérien.

Le transfert d'urgence de M. Bouteflika d'Alger à Paris, le long silence des autorités algériennes et la durée de l'hospitalisation du chef de l'Etat, avaient fait naître de nombreuses interrogations et rumeurs sur son état de santé.

L'hospitalisation du président Bouteflika, âgé de 68 ans, a été marquée, tant côté français qu'algérien, par un secret quasi-total propice aux rumeurs les plus alarmistes, certaines faisant état d'un possible cancer de l'estomac.

Le laconisme des autorités n'a pu qu'alimenter interrogations et rumeurs au fur et à mesure que se prolongeait l'hospitalisation.

P-O:Des milliers de sympathisants du Hamas marquent son 18e anniversaire à Gaza  26/12/2005

Plusieurs milliers de sympathisants du Hamas ont bravé hier la pluie à Gaza pour participer à un rassemblement marquant le 18e anniversaire de la création de ce mouvement de résistence palestinien.
Venus des quatre coins de la bande de Gaza, les membres et sympathisants du Hamas ont commencé à affluer sur la place du Soldat inconnu après la grande prière du vendredi, a constaté un correspondant de l’AFP. Outre la célébration de cet anniversaire, le rassemblement devait aussi constituer, selon le mouvement, un message de protestation contre « les ingérences américaines et européennes » dans les élections législatives palestiniennes prévues le 25 janvier.
Un porte-parole du Hamas, Moushir al-Masri, a affirmé devant la foule que la politique musclée à l’égard des Palestiniens du Premier ministre israélien Ariel Sharon et de son ministre de la Défense, Shaoul Mofaz, avait contribué à la popularité du Hamas. « Nous disons à Sharon et à Mofaz que les assassinats, les arrestations et les agressions ont poussé notre peuple à dire plus fort “Oui au Hamas” », a-t-il déclaré.
Au président américain George W. Bush, « dont l’Administration veut empêcher le Hamas de participer aux élections, nous disons: le Hamas est le choix du peuple palestinien », a-t-il ajouté. Un dirigeant du Hamas, Khalil al-Hayyeh, a pour sa part affirmé dans un discours que son mouvement n’accepterait « sous aucun prétexte » un report des législatives auxquelles il participera pour la première fois.
Acronyme arabe pour Mouvement de la résistance islamique, le Hamas a été créé au début de la première intifada palestinienne, le 14 décembre 1987, par la confrérie des Frères musulmans.

Sarkozy réplique aux stars des banlieues et fustige 'la pensée unique'  26/12/2005

Nicolas Sarkozy qui s'affiche volontiers aux côtés de vedettes du show business, a répondu vertement aux virulentes critiques des stars des banlieues comme le footballeur Lilian Thuram.

Accusé par certains de ses détracteurs de chasser sur les terres de l'extrême droite, M. Sarkozy a profité d'un échange particulièrement vif avec des journalistes de Libération, publié vendredi, pour contre-attaquer en fustigeant la "pensée unique".

"On ne peut plus rien dire dans notre pays sans qu'immédiatement, on soit accusé d'arrières-pensées nauséabondes! C'est la pensée unique qui est intolérable", a affirmé le président de l'UMP.

"On a le droit de dire que la polygamie est interdite en France sans stigmatiser les étrangers. Votre comportement est un comportement d'ayatollah", a-t-il lancé aux journalistes qui lui demandaient s'il n'avait pas fait "d'amalgame" entre étrangers et violence lors de la crise des banlieues.

Il s'en est pris nommément à Lilian Thuram, originaire des Antilles et membre de l'équipe de France championne du monde de foot en 1998. Le joueur a récemment accusé le ministre de "réveiller un racisme latent" chez les Français par son discours musclé notamment sur la "racaille" des banlieues.

"Je le plains d'être si caricatural. C'est un grand footballeur, ce n'est pas encore un maître à penser", répond M. Sarkozy, qui estime mieux connaître le problème que l'international français, actuellement défenseur de la Juventus de Turin.

"Monsieur Thuram, ça fait bien longtemps qu'il n'a pas été dans les banlieues. Il vit en Italie avec un salaire qui le regarde", poursuit-il.

Quant au comédien Djamel Debbouze et au rappeur Joey Starr, qui ont signé un appel incitant les jeunes des banlieues à s'inscrire sur les listes électorales, le ministre ne leur reconnaît "à aucun titre" le droit de lui "donner des leçons".

M. Sarkozy pourrait avoir un autre critique de poids : Yannick Noah, qui vient d'être sacré "personnalité préférée des Français".

Selon le Canard Enchaîné, l'hebdomadaire Paris Match a coupé, dans une interview de l'ancien champion de tennis devenu chanteur à succès, une petite phrase assassine : "Une chose est sûre: si jamais Sarkozy passe (à la présidentielle), je me casse!".

"Depuis l'explosion de violence dans les banlieues, le présidentiable de l'UMP n'a plus la cote dans le petit monde du show-biz", écrivait jeudi Le Figaro.

Faux, répond-on dans l'entourage du ministre en évoquant des prises de position inverses de Gérard Depardieu ou Jean-Marie Bigard.

Mais, ajoute-t-on, l'heure n'est pas à la constitution d'un "comité de soutien" alignant les noms d'artistes et de célébrités, exercice obligé d'une campagne présidentielle;

Ce qui n'empêche pas Nicolas Sarkozy de compter parmi ses amis proches les acteurs Christian Clavier ou Jean Reno, les chanteurs Didier Barbelivien ou Faudel.

Dans son fief de Neuilly, il a par ailleurs marié de nombreuses célébrités, comme Johnny Hallyday ou Michel Sardou.


Loi et histoire: 'au législateur de fixer des bornes morales', selon Arno Klarsfeld  25/12/2005

L'avocat Arno Klarsfeld, chargé par le président de l'UMP Nicolas Sarkozy d'une mission après la polémique née autour de la loi du 23 février sur le "rôle positif" de la colonisation, estime que c'est au "législateur de fixer des bornes morales".

"Si ce n'est pas au législateur de rédiger l'histoire, c'est à lui de fixer des bornes morales. Et la morale, on ne peut la prendre ailleurs que dans l'histoire", déclare M. Klarsfeld dans une interview parue dans le Monde de dimanche.

L'avocat propose de modifier l'article 4 de la loi du 23 février "en indiquant que +les programmes scolaires reconnaissent les méfaits de la colonisation ainsi que ses aspects positifs+".

"On ne peut pas noircir volontairement chaque page de l'histoire de France", pense Arno Klarsfeld qui précise que "la repentance ne peut être qu'individuelle".

Dans sa lettre de mission, M. Sarkozy lui a demandé de se prononcer sur la loi de 2005 mais également sur d'autres textes - comme ceux sur le négationnisme (loi Gayssot) et le génocide arménien - dont des historiens demandent l'abrogation au nom de la "liberté" de leur travail.

Arno Klarsfeld se dit "choqué" par cette demande qui "traduit une volonté de vouloir confisquer l'Histoire". "Le législateur doit tenir compte de ceux qui souffrent", dit-il.

"La loi Gayssot a offert des recours spécifiques à ceux dont on vilipendait le chagrin. Et cette loi n'empêche pas les historiens de travailler", explique l'avocat.

La mission confiée à M. Klarsfeld vise à "accompagner la réflexion" du président de l'Assemblée nationale Jean-Louis Debré, avait indiqué M. Sarkozy.

Dans sa lettre de mission, M. Sarkozy confie à cet "avocat de la mémoire et de la vérité" la tâche de se prononcer sur la loi de 2005, et de réfléchir aux différentes lois - comme celles sur le négationnisme et le génocide arménien - dont des historiens demandent l'abrogation au nom de la "liberté" de leur travail.

Dans sa lettre citée par Libération, M. Sarkozy souhaite que cette mission permette de trancher un débat "malheureusement pas toujours exempt d'arrière-pensées polémiques".

Arno Klarsfeld représentait lors du procès de Maurice Papon l'association des Fils et filles des déportés juifs de France, que préside son père Serge Klarsfeld et qui était partie civile.


La grève des médecins étrangers est un 'succès', selon leur syndicat  25/12/2005

Le président du Syndicat national des praticiens à diplômes hors Union européenne (SNPadhue), Talal Annani, a estimé dimanche que la grève des médecins à diplômes étrangers organisée pendant le week-end pour dénoncer statuts précaires et travail sous-payé était "un succès".

"Les médecins grévistes qui étaient de garde ont travaillé sous assignation, mais ont pu expliquer les raisons de notre mouvement aux patients. De ce point de vue, notre grève est un succès vis-à-vis du public qui connaît maintenant notre situation", a affirmé M. Annani à l'AFP.

Il a expliqué avoir eu "de bons échos sur l'ampleur de la participation au mouvement", mais n'était pas en mesure de fournir de chiffres. L'appel à la grève de vendredi à dimanche, lancé par le SNPadhue et deux autres syndicats, concernait les 6.000 médecins étrangers ou à diplômes étrangers exerçant en France.

Le mouvement n'a pas gêné le fonctionnement des hôpitaux, a précisé M. Annani. "Notre but n'était pas de pénaliser les usagers. Nous avons assuré nos gardes, mais en inscrivant +Médecin gréviste+ sur nos blouses", ce qui a, selon lui, souvent provoqué un dialogue avec les patients sur les raisons de cette action.

L'Association des médecins urgentistes hospitaliers, qui a soutenu le mouvement, estime à 2.213 euros le salaire moyen d'un "praticien adjoint contractuel", statut habituel des médecins à diplômes hors Union européenne, contre 3.945 euros pour un praticien hospitalier, fonction réservée aux médecins français titulaires.

"Certains médecins travaillent en France depuis quinze ans et n'ont droit qu'à des contrats de six mois à un an, ce qui les met à la merci de leur chef de service", a insisté M. Annani.

Samedi, SOS Racisme avait soutenu le mouvement, évoquant une situation de "discrimination", et demandé à l'Etat de mettre "fin à la différence de traitement existant entre médecins européens et médecins étrangers".

Dieudonné candidat à la Présidentielle 2007  25/12/2005

L'humoriste Dieudonné a annoncé son intention de se présenter à l'élection présidentielle française de 2007. Il a fait cette annonce sur une scène parisienne à la fin d'une représentation jeudi soir.

Dieudonné n'est pas novice en politique puisqu'il s'est présenté, aux législatives de 1997, face à une candidate d'extrême droite, ainsi qu'à l'élection présidentielle de 2002. Une tentative qui avait fait long feu en raison de son incapacité à réunir les 500 parrainages d'élus nécessaires.

Depuis, l'humoriste, taxé d'antisémitisme par ses détracteurs, se trouve au coeur d'une intense polémique et ses prises de position lui ont valu plusieurs procès, qu'il a jusqu'à présent gagnés.


Vers un nouveau procès en Libye pour les infirmières bulgares  25/12/2005

La Cour suprême de Libye a annulé les condamnations à mort prononcées contre cinq infirmières bulgares et un médecin palestinien et a ordonné qu'ils soient à nouveau jugés par une juridiction de première instance, a-t-on appris auprès de la cour et des avocats des accusés.

"La cour a retenu l'appel interjeté par les infirmières et le médecin et renvoie le dossier à la juridiction de première instance, en vue d'un nouveau procès", a déclaré Ali Alouss, le juge qui préside la Cour suprême.

Selon les avocats de la défense, ce jugement signifie que les condamnations à mort vont être annulées et que le tribunal de Benghazi qui les avait prononcées va devoir leur faire un nouveau procès.

Les cinq infirmières bulgares et le médecin palestinien avaient été condamnés à mort par peloton d'exécution, en mai 2004, pour avoir inoculé sciemment le VIH à 426 enfants libyens à Benghazi. Ils clament leur innocence et Sofia, Washington et Bruxelles ont demandé plusieurs fois leur libération.


Surveillance des mosquées: des responsables américains confirment (presse)  25/12/2005

Des responsables américains ont confirmé que le FBI et le ministère de l'Energie avaient mené des milliers de missions de surveillance de sites privés au cours des trois dernières années, dans le but de rechercher d'éventuels matériaux radioactifs, affirme samedi le New York Times.

L'existence de ce programme de surveillance visant notamment les mosquées et d'autres lieux fréquentés par des musulmans a été révélé par le magazine US News and World Report vendredi sur son site internet.

Selon le magazine, ce programme classé top-secret a commencé au lendemain des attaques du 11 septembre 2001. Au total plus de 120 sites fréquentés par des musulmans, dont des lieux d'habitation, ont été surveillés dans la région de Washington et plus encore à Chicago, Seattle, Detroit, New York et Las Vegas.

"Des agences du gouvernement ont révélé qu'elles avaient installé du matériel de radiodétection dans des ports, des stations de métro et d'autres lieux public, mais le contrôle clandestin et à grande échelle de propriétés privées n'était pas connu du public", relève le Times.

Selon le journal, le gouvernement fédéral a communiqué des milliers d'alertes aux radiations aux services de police et aux pompiers de grandes villes.

Le Times cite un porte-parole du département de la Justice Brian Roehrkasse qui confirme que des "opérations passives" ont été menées "dans des zones publiquement accessibles pour détecter la présence de matériels radiologiques, d'une manière qui préserve les droits constitutionnels américains".

Aux Etats-Unis, la loi ne permet pas de surveiller des citoyens américains sans accord de la justice, et le gouvernement de George W. Bush est actuellement critiqué pour avoir espionné sans mandat des conversations téléphoniques et électroniques entre les Etats-Unis et l'étranger, dans le cadre de la lutte antiterroriste.

Plus de 622.000 pèlerins arrivés en Arabie pour le hadj de janvier  25/12/2005

Plus de 622.000 musulmans de diverses origines sont arrivés en Arabie saoudite pour le pèlerinage annuel de La Mecque, dont les rites doivent commencer vers le 7 janvier, a annoncé samedi un responsable du ministère saoudien de l'Intérieur.

"Le nombre des pèlerins arrivés de l'étranger (...) s'élevait jusqu'à hier à 622.510", a déclaré le général Salem Ben Mohammad Al-Balahid, cité par l'agence officielle Spa, ajoutant que 606.000 de ces fidèles sont arrivés par avion en Arabie saoudite.

Ces dernières années, quelque 2 millions de fidèles ont accompli le pèlerinage annuel de La Mecque, l'un des cinq piliers de l'islam que tout musulman, se doit de faire au moins une fois dans sa vie s'il en a les moyens.

Iran: Un religieux réformateur lance une chaîne de télévision satellitaire  22/12/2005

Un important religieux réformateur, l’hodjatolislam Mehdi Karoubi, a décidé de lancer sa propre chaîne de télévision satellitaire pour lutter contre le monopole sur l’information des conservateurs, qui contrôlent totalement la radio et la télévision d’État. Selon la Constitution iranienne, les chaînes de radio et de télévision doivent en effet être contrôlées par l’État. La chaîne Saba, dont le siège se trouve à Dubaï, a commencé sa diffusion hier soir, et certains de ses programmes seront produits en Iran même. Ancien président du Parlement, M. Karoubi est arrivé troisième lors de l’élection présidentielle de juin. Il avait protesté contre la manipulation de l’élection par les ultraconservateurs permettant à Mahmoud Ahmadinejad d’aller au second tour et de remporter ainsi l’élection. Le budget initial de la chaîne est de 330 000 dollars. Dans un premier temps, la chaîne va diffuser trois à quatre heures d’émissions, comprenant des programmes politiques et de la musique. « L’objectif est de fournir des informations objectives à propos de l’Iran aux Iraniens vivant en Iran et ailleurs dans le monde », a ajouté M. Afkhami, un cinéaste connu, élu député en 2000 sur la liste des réformateurs. Les chaînes de télévision par satellite sont interdites en Iran, mais selon les chiffres officieux, il y a plusieurs millions de foyers qui possèdent des antennes paraboliques.

Washington critique la couverture médiatique du procès de Saddam Hussein  22/12/2005

L'administration américaine a laissé poindre jeudi son exaspération sur la façon dont les médias rendent compte du procès du dictateur irakien déchu Saddam Hussein, leur reprochant d'accorder trop d'importance à ses coups d'éclat et pas suffisamment à ses victimes.

"J'ai vu, dans tout ceci, plus d'encre et plus de temps d'antenne consacré aux allégations mensongères de Saddam Hussein qu'aux victimes", a déploré le porte-parole du département d'Etat, Sean McCormack, au cours d'un point de presse.

Le président irakien déchu a invectivé les Américains, jeudi lors de la septième audience de son procès à Bagdad, les traitant de "menteurs" et maudissant les Bush père et fils.

"J'ai beaucoup vu cette affaire sur les télévisions câblées. Je l'ai vu à la Une des journaux. J'ai vu beaucoup d'articles de presse à ce sujet", a lancé M. McCormack aux journalistes. "Ces reportages sur ces bouffonneries, franchement, ne font que détourner l'attention du vrai sujet".

"Le vrai sujet, et les voix qui devraient être entendues, ce sont celles des victimes de Saddam Hussein. Saddam Hussein est l'un des assassins les plus violents de ce siècle ou de tout autre siècle", a-t-il ajouté.

"Je pense que c'est porter préjudice à la planète de ne pas accorder autant de place dans les journaux ou de temps d'antenne, si ce n'est plus, aux histoires horribles des femmes violées, brutalisées, des gens dont la peau a été recouverte de plastique fondu pour pouvoir être ensuite arrachée, des familles décimées", a-t-il poursuivi.

"C'est ça qui est en procès. Ce n'est pas le gouvernement américain ni le gouvernement irakien. C'est Saddam Hussein", a-t-il conclu.

Egypte: Le chef spirituel des Frères musulmans qualifie l'Holocauste de 'mythe'  22/12/2005

Le chef spirituel des Frères musulmans, principale opposition parlementaire en Egypte, a qualifié jeudi l'Holocauste de "mythe", quelques jours après des propos identiques du président iranien qui ont provoqué un tollé dans le monde.

"La démocratie occidentale a attaqué quiconque ne partage pas le point de vue des fils de Sion en ce qui concerne le mythe de l'Holocauste", a indiqué Mohammad Mehdi Akef, dans un communiqué.

Le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, a qualifié le 14 décembre l'Holocauste de "mythe", déclenchant une vague de condamnations au sein de la communauté internationale.

Pour appuyer son avis, M. Akef a cité l'exemple de l'écrivain français Roger Garaudy, condamné par la justice de son pays pour avoir contesté l'existence des chambres à gaz, et du négationniste britannique David Irving, arrêté en septembre en Autriche.

La démocratie occidentale est celle-là même "qui n'a pas vu dans les écrits de Taslima Nasreen et, avant elle, de Salman Rushdie une agression contre l'islam", a-t-il ajouté.

Le Britannique Salman Rushdie et la Bangladaise Taslima Nasreen ont été vilipendés par les musulmans pour leurs livres, jugés irrévérencieux envers l'islam.

Le communiqué de M. Akef est un pamphlet contre les Etats-Unis, et leur allié israélien, "qui les manipule depuis les coulisses".

"Celui qui annonce son ralliement à leur alliance est un +démocrate+, alors que celui qui s'oppose aux méthodes de lutte contre le terrorisme est un +terroriste+", déplore le guide des Frères musulmans.

Il dénonce "cette démocratie américaine qui a ouvert une enquête internationale (dans l'assassinat du leader libanais Rafic Hariri, ndlr) pour creuser un fossé entre les peuples libanais et syrien, alors qu'elle n'a vu aucun crime dans l'assassinat de Ahmad Yassine et Rantissi".

Ahmad Yassine et Abdelaziz al-Rantissi, chefs du mouvement islamique palestinien Hamas, ont été assassiner dans des opérations israéliennes à Gaza.

M. Akef affirme que les Etats-Unis ont imposé aux Irakiens le choix de soutenir leur démocratie "des chars et des Hummer", et quand ces derniers ont décidé de "défendre leur liberté, ils ont été taxés de terroristes".

Les Frères musulmans, interdits mais tolérés par le régime égyptien, ont effectué une percée historique lors des législatives récentes, sextuplant avec 88 députés leur représentation parlementaire.


La publication du magazine Hi, destiné aux jeunes Arabes, 'suspendue'  22/12/2005

L'administration américaine a annoncé jeudi la "suspension" de la publication de son magazine destiné au jeune public arabe, Hi, largement accusé d'être un instrument de propagande et dont les ventes n'ont jamais décollé.

Le département d'Etat, qui avait lancé ce magazine en juillet 2003, quelques mois après l'invasion de l'Irak, a indiqué dans un communiqué avoir entamé "une étude sur son magazine en arabe 'Hi' pour savoir s'il remplit efficacement ses objectifs".

"Pendant cette étude, la version papier du magazine sera suspendue. Le site web (himag.com) restera actif", ajoute le communiqué du ministère américain des Affaires étrangères.

"L'objectif de cette étude est de développer des données pour savoir dans quelle mesure Hi atteint le public auquel il est destiné", ajoute le communiqué du département d'Etat.

Elle entre dans le contexte d'un "effort plus large pour (...) mesurer régulièrement l'efficacité des programmes de diplomatie publique du département d'Etat", poursuit le texte.

Présenté lors de son lancement comme un élément essentiel de la "diplomatie publique" américaine pour améliorer l'image des Etats-Unis dans le monde arabe, ce mensuel en arabe sur papier glacé destiné aux 18-35 ans, est actuellement distribué à 55.000 exemplaires dans 18 (bien: 18) pays, pour un coût de 4,5 millions de dollars par an.

Aucun chiffre de vente n'a jamais été publié.

Le site web est en arabe, mais une version en ligne en anglais est disponible à partir du même site.

Destiné à ouvrir "une fenêtre sur la culture américaine", Hi ("Salut!"), évite tous les sujets politiques, pour se concentrer sur l'éducation, la culture, la musique, la santé ou encore le sport.

Son site web présente actuellement des articles sur l'Etat du Texas, dont George W. Bush est originaire, la lutte contre le Sida, les effets spéciaux au cinéma ou encore une interview du chef d'un restaurant de la banlieue de Washington.

Dans un article publié peu après son lancement, l'hebdomadaire égyptien Al-Ahram estimait qu'il s'agissait d'un "exercice de lavage de cerveau" et citait un vendeur de journaux situé juste en face de l'Université américaine du Caire, lui montrant un tas de magazines invendus.

"Vous pouvez prendre toute la pile si vous voulez", plaisantait le vendeur. "De toutes façons, personne n'en veut".


L'Europe condamne la France au nom de la liberté d'expression  22/12/2005

Un témoin de Jéhova qui avait été condamné pour diffamation envers l'Union nationale des associations de défense de la famille et de l'individu (Unadfi), une association française de lutte contre les sectes, obtient réparation à Strasbourg.

Dans un arrêt rendu jeudi à l'unanimité des juges, la Cour européenne des droits de l'homme estime que le requérant a été victime d'une violation de son droit à la liberté d'expression. Elle condamne la France à lui verser 6.900 euros pour dommage matériel.

Christian Paturel, qui est âgé de 58 ans et qui réside dans l'Eure, avait publié en 1996 à compte d'auteur un ouvrage intitulé "Sectes, religions et libertés publiques".

Il y dénonçait en termes virulents les mouvements antisectes, et l'Unadfi en particulier, qu'il comparait aux mouvements antisémites et antimaçonniques d'avant-guerre, voire à l'Inquisition, et qu'il accusait de pratiquer la violence pour "déprogrammer" certains adeptes.

Le tribunal correctionnel de Paris avait condamné l'auteur et son éditeur, La Pensée universelle, respectivement à 10.000 et 20.000 francs d'amende (1.500 et 3.000 euros) dans un jugement du 25 mars 1997. Le jugement fut confirmé par la cour d'appel qui alloua en outre 15.000 euros pour frais à la partie civile.

Dans son arrêt, la juridiction du Conseil de l'Europe "estime que les déclarations incriminées reflètent des assertions sur des questions d'intérêt public et constituent à ce titre des jugements de valeur (qui n'ont pas à être démontrés) plutôt que des déclarations de faits".

Elle juge également l'ensemble des pénalités financières exagérées au regard de la cause.

L'arrêt est assorti d'une "opinion concordante" du juge français Jean-Paul Costa, qui avoue avoir hésité à se rallier à l'opinion de ses collègues.

Notant que la condamnation reposait en partie sur "de graves allégations de faits" que l'auteur n'a pas su prouver, il prend en compte les jugements de valeur plus nombreux qui ont été retenus par la justice française pour estimer que la liberté d'expression doit prévaloir.


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