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FNMF: des opposants à M. Bechari réclament un administrateur judiciaire  04/01/2006

Des membres de la Fédération nationale des musulmans de France (FNMF), opposés à leur président Mohamed Bechari, ont demandé mercredi au tribunal de grande instance de Saint-Etienne la désignation d'un administrateur judiciaire.

Le président du TGI, Michel Gaget, a mis sa décision en délibéré au 15 février.

Les quatre opposants à M. Bechari, qui préside la FNMF depuis 1993, ont dénoncé, par la voix de leur avocat, Me André Buffard, la mesure de suspension prise à leur encontre en décembre, dans des conditions "non-conformes aux statuts".

Au-delà de ces "irrégularité de procédure", les requérants ont évoqué un "litige latent qui met en danger le fonctionnement de l'association". Sur la forme, ils ont dénoncé l'inexistence d'un registre d'adhérents, la non-tenue des assemblées générales, le non-paiement de cotisations...

Sur le fond, ils ont reproché à M. Bechari de ne pas avoir consulté le conseil d'administration avant de rencontrer le chef du Hezbollah ou le président du Front Islamique du Salut.

L'avocat de M. Bechari, Me Mahmoud Hebia, a pour sa part dénoncé une "manipulation basée sur des affirmations non-fondées de gens qui ont intérêt à nuire à la fédération".

Les requérants font partie d'une fraction de la FNMF qui a pris, début octobre, l'initiative de démettre M. Bechari de ses fonctions pour "irrégularités et dysfonctionnements graves".

Les musulmans veillent sur la viande halal des hypermarchés  03/01/2006

Une initiative de Carrefour a provoqué, il y a quelques semaines, un certain désarroi chez les fidèles musulmans. Sur les ondes de Radio Orient et Beur FM et par voie d'affichage, cette enseigne leur propose, à l'occasion de l'Aïd el-adha, qui sera célébrée les 10, 11 et 12 janvier, un mouton entier livré sur le parking des magasins à un prix avantageux (150 euros pour un animal de 20 kg). Lors de cette fête, la plus importante du calendrier de l'islam, les moutons sont sacrifiés rituellement et ensuite consommés.

Règles strictes. Inquiets, les musulmans se sont alors tournés vers leurs représentants : la viande de Carrefour est-elle halal ? Pour être religieusement correct, l'abattage de l'animal obéit à des règles très strictes : le mouton doit être égorgé tourné vers La Mecque, et une formule religieuse prononcée. Se faisant l'écho de ces craintes, les trois présidents des conseils régionaux du culte musulman (CRCM) franciliens ont publié un communiqué dans lequel ils se «réjouissent de l'intérêt porté à ce marché prometteur par la grande distribution», mais «s'interrogent sérieusement sur le respect d'un certain nombre de règles». Règles sanitaires et respect du rite musulman, «notamment concernant l'heure d'abattage, qui ne doit intervenir qu'après la prière de l'Aïd (soit après 9 heures du matin).

«On trouve cette démarche prometteuse pour l'avenir mais les conditions dans lesquelles elle est lancée nous posent problème, précise Anouar Kbibech, président du CRCM Ile-de-France Est. D'après les informations dont nous disposons, les moutons [seraient] abattus en Grande-Bretagne, Pologne... Nous avons écrit aux directions de ces différentes chaînes, mais nous n'avons pas eu de réponse ferme.»

Carte commerciale. Khalil Merroun, recteur de la grande mosquée d'Evry (Essonne), a longuement discuté avec le directeur de l'hypermarché Carrefour de la commune. «Pas mal de fidèles musulmans y travaillent. Ils sont venus me voir pour me demander de vérifier que le mouton allait bien être sacrifié selon le rite musulman.» Le directeur du magasin l'a tranquillisé : Les moutons seront importés de Grande-Bretagne et abattus dans les règles de l'art. «J'ai donné quelques conseils aux gens de Carrefour, ajoute Khalil Merroun. J'ai dit : "On égorge après 9 h 30", ils m'ont dit "d'accord" ; j'ai dit aussi qu'il faut que la personne qui réserve chez eux donne son nom pour que l'on puisse sacrifier l'agneau à son nom. Et, à partir du moment où j'ai été rassuré, j'ai donné ma bénédiction.»

Si Carrefour se lance ainsi dans le commerce du mouton de l'Aïd, c'est que le pouvoir d'achat des fidèles de l'Islam l'intéresse évidemment. Mais cette initiative pourrait également aller dans le sens de l'intérêt des musulmans. En contribuant à résoudre une réelle difficulté.

Chaque année, la fête de l'Aïd provoque les piaillements de la fondation Brigitte Bardot. En France, lors de cette fête, 150 000 à 180 000 moutons sont égorgés en quelques jours. Un chiffre qui excède largement les capacités des abattoirs. Par défaut ­ ou par tradition ­, certains musulmans procèdent eux-mêmes au sacrifice, au risque de se voir infliger une contravention, l'abattage individuel étant interdit.

Les jeunes générations répugnant à manier le couteau, et s'approvisionnant comme tout le monde dans les hypermarchés, la grande distribution a compris qu'elle avait une bonne carte commerciale à jouer.

Des associations dénoncent violemment un projet de loi sur l'immigration  03/01/2006

Des associations dont Act Up-Paris et la Cimade rendent public mardi un projet de réforme gouvernemental du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) qu'elles qualifient "d'inhumain" et de "raciste" en affichant leur volonté de "le combattre".

Publié sur le site de l'association Act Up-Paris, qui dénonce "un projet gouvernemental pour une immigration jetable", le document, daté du 18 décembre 2005, confirme les orientations annoncées fin 2005 par le Premier ministre Dominique de Villepin et le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy.

Le projet de loi, qui doit être présenté début 2006, durcit notamment les conditions du droit de séjour, du regroupement familial, de la régularisation des sans-papiers.

Il entérine la priorité donnée par M. Sarkozy à une "immigration choisie" d'étrangers diplômés dans des secteurs recherchés par l'économie française et rejette "une immigration subie".

Selon Act-Up Paris, la Cimade (service oecuménique d'entraide), la Fasti (la Fédération des associations de solidarité avec les travailleurs immigrés), le Gisti (Groupe d'intervention et de soutien aux travailleurs immigrés), la LDH (Ligue des Droits de l'Homme), le MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l'Amitié entre les peuples) et le 9ème Collectif des sans-papiers, ce projet "annonce une nouvelle étape dans la guerre aux étrangers menée par le gouvernement".

Dans ce projet, le gouvernement prévoit de relever les conditions du regroupement familial (ressources, logement, avis du maire sur l'+intégration républicaine+ de la famille, connaissance du français) et durcit les conditions de délivrance de la carte "vie privée et familiale" pour les mineurs à la majorité.

La notion de plein droit pour les malades étrangers disparaît, les critères médicaux sont restreints à des soins "urgents et vitaux" et la carte de séjour éventuellement délivrée n'autorisera pas à travailler ce qui prive les malades de toute ressource, souligne les associations.

Le projet de loi supprime également le droit à une autorisation de séjour pour les sans-papiers présents depuis au moins 10 ans en France.

Les associations relèvent que ces mesures vont "repousser dans des zones de non droit" des personnes "ni expulsables, ni régularisables".

Parallèlement, le projet offre une voie royale aux "cerveaux étrangers". Il crée notamment une carte de séjour "capacité et talents" valable trois ans et renouvelable, délivrée "à l'étranger susceptible de participer, du fait de ses capacités et de ses talents, de façon significative et durable au développement de l'économie française ou au rayonnement de la France dans le monde ou au développement du pays dont il a la nationalité".

En novembre, le ministre de l'Intérieur avait notamment réaffirmé devant le Sénat sa volonté de lutter contre l'immigration clandestine qu'il considère comme "un facteur de déstabilisation de la société"

"Il appartient à la Nation de fixer le nombre de migrants qu'elle souhaite accueillir et de les choisir en fonction de ses capacités d'accueil et de ses intérêts", avait-il répété, en souhaitant "attirer en France les compétences dont notre pays a besoin".

Selon les associations, dont certaines ont dénoncé ces derniers mois une dérive de M. Sarkozy vers des thèses chères à l'extrême droite dans la perspective de la présidentielle de 2007, ce projet de loi est "raciste".


M6 lance un JT présenté par Anne-Sophie Lapix à 12H50 le lundi 23 janvier  03/01/2006

La chaîne M6 a annoncé mardi le lancement d'un journal télévisé de 15 minutes présenté par la journaliste Anne-Sophie Lapix à 12H50 du lundi au vendredi à partir du 23 janvier.

Baptisé "Le 12 50", ce nouveau journal devra être "synthétique, rapide, clair et complet" et "traitera l'actualité, en donnant la priorité à l'image", a expliqué M6 dans un communiqué.

"Il va ressembler à un journal de M6: concis, dynamique, +péchu+", a expliqué à l'AFP Anne-Sophie Lapix. Selon la journaliste, l'accent sera mis sur les images, avec un fond d'images défilant au ralenti lorsqu'elle sera à l'écran.

Il s'agira d'un "vrai journal", qui ne ciblera pas spécialement les jeunes et les femmes, a-t-elle souligné. "Le 12 50" disposera d'un plateau lui laissant la possibilité de recevoir un invité pour une interview. On ignore encore qui remplacera la présentatrice lorsqu'elle sera en vacances.

Parallèlement au "12 50", Anne-Sophie Lapix continuera de présenter le magazine de société "Zone interdite", diffusé le dimanche à 20H50 tous les 15 jours, a précisé une porte-parole de M6.

A la fin novembre, la chaîne avait indiqué qu'elle envisageait de lancer début 2006 un journal présenté par Anne-Sophie Lapix. Venue de la chaîne d'information en continu LCI (groupe TF1) où elle a présenté les JT, la journaliste était passée chez M6 à la rentrée pour remplacer Bernard de la Villardière à la présentation de "Zone interdite".

L'arrivée d'une présentatrice des informations de la mi-journée chez M6 et l'allongement du journal à 15 minutes sont de nouvelles modifications à la grille de la mi-journée après celle intervenue l'été dernier. La série culte américaine "La petite maison dans la prairie" avait alors cédé la place au "Six minutes midi", un journal tout en images de douze minutes, diffusé à 12H50.

Ces modifications s'inscrivent dans l'évolution de M6 vers une programmation de plus en plus généraliste.


La préfecture refuse la participation des étrangers au referendum de Saint Denis  03/01/2006

La liste électorale "additive" à la liste principale des électeurs de Saint-Denis a été jugée mardi "illégale" par la préfecture de Seine-Saint-Denis, alors que la mairie communiste a inscrit 160 étrangers depuis le 16 décembre sur cette liste.

La liste complémentaire à la liste électorale principale des électeurs français est de droit réservée aux ressortissants de l'UE qui peuvent voter aux élections européennes et municipales, a rappelé la préfecture mardi soir dans un communiqué.

Le préfet, Jean-François Cordet, a confirmé avoir demandé, en référé auprès du tribunal administratif de Cergy-Pontoise, l'annulation du referendum sur le droit de vote et d'éligibilité des résidents étrangers que veut organiser la municipalité de Saint-Denis le 26 mars.

La ville avait pris le 16 décembre une délibération en ce sens, que le préfet lui demande de retirer "au motif que l'objet de ce referendum ne relève pas de la compétence communale et que le conseil municipal a pris la décision d'y associer les résidents étrangers non ressortissants d'un état de l'Union européenne", selon le communiqué et l'assignation en référé dont l'AFP a obtenu une copie.

Le litige sera jugé en référé le 13 janvier après-midi par le tribunal administratif de Cergy-Pontoise, compétent pour la Seine-Saint-Denis.

Cette audience "porte sur la demande de suspension de l'acte (NDLR: de délibération)", précise le préfet. L'audience sur le fond n'a pas été fixée.

La ville de Saint-Denis et son maire PCF, Didier Paillard, avaient décidé en novembre d'organiser ce referendum, portant uniquement sur les élections locales, en réponse aux violences de novembre.

Négationnisme: prison ferme pour un ex-conseiller régional FN  03/01/2006

Georges Theil, ancien conseiller régional FN, a été condamné mardi par le tribunal correctionnel de Lyon à six mois de prison ferme et 10.000 euros d'amendes pour contestation de crimes contre l'humanité, conformément au réquisitoire du procureur.

M. Theil, 65 ans, conseiller régional de 1988 à 2004, devra également verser 4.000 euros à chacune des 11 parties civiles et faire publier la décision dans les quotidiens Libération et Le Progrès.

Le 14 octobre 2004, lors d'une interview à TV8 Mont-Blanc enregistrée dans les couloirs du conseil régional de Rhône-Alpes, Georges Theil avait dénoncé "le fantasme" des chambres à gaz.

"Avec M. Theil, nous sommes en présence du négationnisme intégral, du négationnisme radical", a déclaré le président Fernand Schir, en expliquant la décision du tribunal. "La peine de six mois ferme marque la gravité des faits et l'état de réitération", a-t-il ajouté.

En 2001, M. Theil avait déjà été condamné pour des faits similaires à trois mois de prison avec sursis et 50.000 francs d'amendes par la cour d'appel de Grenoble. Le 7 octobre dernier, le tribunal de Limoges l'a également condamné à six mois de prison ferme pour un ouvrage révisionniste. M. Theil avait fait appel de cette décision.

Mardi, son avocat, Me Eric Delcroix, n'était pas joignable pour indiquer si son client ferait appel ou pas de cette nouvelle condamnation.

Dans le contexte de polémique autour de la loi mentionnant "le rôle positif" de la colonisation, Me Delcroix avait envoyé, après l'audience du 29 novembre, une note au tribunal pour demander une réouverture des débats.

Il s'appuyait sur des déclarations du président de la République Jacques Chirac, selon lequel "ce n'est pas à la Loi de faire l'Histoire", ainsi que sur une pétition d'historiens pour qui "dans un Etat libre, il n'appartient ni au Parlement ni à l'autorité judiciaire de définir la vérité historique".

Les juges lyonnais ont rejeté cette demande, estimant qu'il ne fallait "pas faire l'amalgame entre différentes lois".

Me Alain Jakubowicz, avocat de trois parties civiles, dont une association d'anciens déportés, s'est réjoui de cette position. "La loi Gayssot (sur le révisionnisme du génocide juif) n'est pas de même nature que celle sur la colonisation. Elle réprime l'idéologie pas l'Histoire", a-t-il déclaré.


Le Pen attaque Sarkozy sur le terrain de l'immigration  03/01/2006

Le président du Front national Jean-Marie Le Pen, qui prépare sa campagne présidentielle de 2007, a vivement attaqué mardi Nicolas Sarkozy, en l'accusant de se rapprocher de SOS Racisme ou de l'extrême-gauche sur l'immigration.

M. Le Pen a estimé lors de ses voeux à la presse que les propositions de M. Sarkozy sur l'immigration étaient "laxistes" et "plutôt copiées sur celles de SOS Racisme".

Son bilan "est celui d'une mise en oeuvre systématique des revendications les plus emblématiques de l'extrême gauche immigrationniste", a affirmé le président du parti d'extrême-droite.

Et "contrairement à ce que dit l'affiche d'Act Up" associant une photo de Nicolas Sarkozy et une légende "votez le Pen", les position de M. Sarkozy sur l'immigration sont opposées à celles du Front national, a affirmé M. Le Pen.

"La +lepénisation+ des esprits semble avoir gagné tous les hommes politiques sauf" M. Sarkozy, a-t-il souligné, en énumérant toutes ses divergences avec le président de l'UMP: les quotas d'immigrés, la discrimination positive, la réforme de la loi de 1905 sur la laïcité, le droit de vote des immigrés aux élections locales...

M. Sarkozy a dit qu'il "avait deux jambes, une droite et une gauche. Tout cela est beau, à condition de ne pas mettre les pieds dans le même sabot", a souligné M. Le Pen.

Mais M. Le Pen a estimé que le président de l'UMP était parti en campagne "beaucoup trop tôt" et "ne tiendrait pas la distance". "Il court le marathon avec un style de coureur du 5.000", a-t-il ajouté.

A l'inverse M. Le Pen est persuadé que "la persévérance et la justesse" de ses propres vues finiront par lui ouvrir les portes du pouvoir.

"En 2007, la situation en France sera sans doute encore plus grave qu'aujourd'hui, et il me paraît inconcevable" que les Français votent à nouveau pour le PS ou l'UMP, a-t-il déclaré.

"La prospérité et l'équilibre social de la France sont gravement menacés", a souligné M. Le Pen.

Le président du parti d'extrême-droite s'est déclaré "confiant" dans ses chances de rassembler les 500 signatures d'élus nécessaires pour présenter sa candidature. Lors de la dernière élection présidentielle de 2002, le suspense avait régné jusqu'au bout sur sa capacité à présenter les signatures.

"Il n'y a pas de raison de se faire de gros soucis" pour 2007, a-t-il affirmé. "Les préventions dressées contre le Front national sont en train de s'affaiblir", a-t-il ajouté.

Le président du FN n'en pas moins réclamé une réforme de la collecte des signatures, pour que celles-ci puissent rester confidentielle.

Il a préconisé que la liste soit "confiée à une commission de neuf hauts magistrats", chargés de la vérifier tout en la gardant confidentielle.

Le président du Front national a aussi lancé un nouvel appel à la réforme du scrutin législatif, en dénonçant le scrutin majoritaire de circonscription qui "permet à des communautés d'arbitrer le vote".

Des chameaux pour aider à l'intégration des réfugiés en Norvège  03/01/2006

Une municipalité de Norvège, pays aux hivers longs et rigoureux, envisage d'acquérir des chameaux pour aider les réfugiés à s'intégrer, a indiqué une responsable locale citée par les médias norvégiens mardi.

"Les chameaux ont fait partie du quotidien d'une bonne partie des réfugiés", a déclaré Wenche Irene Stenseth, responsable de l'intégration des réfugiés à Loeten (sud de la Norvège), à proximité du cercle polaire.

"Beaucoup d'entre eux ont eu une vie de nomades, une vie où le chameau a occupé une place centrale", a-t-elle ajouté.

L'élevage de chameaux, pour leur lait, leur viande et leur cuir, donnerait une occupation professionnelle aux réfugiés qui "ne souhaitent qu'une chose: travailler et payer des impôts" tout en stimulant le tourisme local, a-t-elle expliqué.

La municipalité va solliciter l'appui financier de l'Etat norvégien pour l'acquisition d'une vingtaine de camélidés, d'ordinaire accoutumés à des températures plus tropicales, a précisé la radio NRK.

La Deutsche Bank veut développer son offre de produits conformes à la charia  03/01/2006

La première banque allemande, la Deutsche Bank, veut développer sa gamme de produits bancaires conformes au droit islamique pour conquérir de nouveaux clients musulmans, indique mardi Hans-Jürgen Koch, qui dirige la branche suisse de l'établissement.

"Il existe un potentiel de croissance important alors que la demande de produits innovants et conformes à la charia dépasse de loin l'offre", estime M. Koch dans une interview au quotidien Börsen Zeitung.

Le droit islamique, ou charia, interdit le versement d'intérêt ainsi que les investissements dans des activités liées au jeu, à l'alcool ou encore au tabac.

La Deutsche Bank a confié à sa branche suisse le soin de développer de tels services financiers, Genève étant avec Londres la principale place financière en Europe pour les musulmans.

L'institut bancaire compte ainsi élargir sa clientèle, notamment au Proche-Orient, où 5 à 10% des investissements se font dans des produits bancaires conformes au droit islamique, selon M. Koch.

La banque allemande évalue le taux de croissance annuel de ces derniers à 15% au cours des cinq prochaines années.

Le développement de produits innovants permet de proposer des financements conformes au droit islamique "sans faire de compromis concernant leurs performances et les risques" comparés à des produits classiques, fait encore valoir M. Koch.

La Deutsche Bank s'est dotée en 2004 d'un comité chargé de vérifier que ces produits financiers sont bien conformes au droit islamique.

Les actifs des 1,4 milliard de musulmans à travers le monde sont évalués à environ 2.400 milliards de dollars, dont une grande partie est concentrée au Proche-Orient.

Tariq Ramadan appelle à la lutte contre la drogue et le SIDA  02/01/2006

TARIQ Ramadan, en visite à Maurice, a appelé les Mauriciens de toutes les religions à joindre leurs efforts pour gagner le combat contre la drogue et le SIDA et aussi contre ceux qui jugent les toxicomanes et les sidéens.
S’exprimant vendredi soir au Centre Idrice Goomany, à Port-Louis, lors d’une rencontre avec des toxicomanes, leurs parents et des travailleurs sociaux, il leur a demandé de se battre "d’un commun accord contre des ennemis communs". "Ces ennemis sont la pauvreté, la drogue et, par extension, le SIDA", a-t-il déclaré, ajoutant que ce combat n’est pas une affaire de communauté.
"Cette guerre que l’on déclare à la drogue, au SIDA, aux gens qui jugent ceux qui sont victimes de ces fléaux, n’est pas un phénomène de mode. C’est un travail de longue haleine, dans lequel nous sommes appelés à nous investir parce que toute la société mauricienne en dépend. Nous allons nous battre contre un ennemi, un adversaire qui, jour après jour, gagne du terrain", a-t-il affirmé. Maurice fait face actuellement à un nombre grandissant de drogués, rappelle-t-on.

Source: http://www.temoignages.re/

Moubarak attendu mardi en Arabie pour parler de la Syrie  02/01/2006

Le président égyptien Hosni Moubarak est attendu mardi après-midi à Djeddah, sur la mer Rouge, pour des entretiens avec les dirigeants saoudiens à propos de la crise syrienne, a-t-on appris lundi de source diplomatique arabe à Ryad.

M. Moubarak doit s'entretenir notamment avec le roi Abdallah "de la conjoncture arabe et plus particulièrement de la crise syrienne", a déclaré à l'AFP un diplomate arabe, qui a requis l'anonymat.

Au cours de sa visite de quelques heures, le président Moubarak sera accompagné de son ministre des Affaires étrangères, Ahmed Aboul Gheit, selon cette même source.

L'annonce de cette visite intervient alors que la commission d'enquête de l'Onu sur l'assassinat de l'ex-Premier ministre libanais Rafic Hariri, a indiqué vouloir rencontrer le président syrien, Bachar al-Assad, et son ministre des Affaires étrangères, Farouk Chareh, après les récentes déclarations de l'ancien vice-président syrien Abdel Halim Khaddam.

M. Khaddam a soutenu, dans un entretien avec la chaîne Al-Arabiya, que le président syrien avait proféré des menaces contre Rafic Hariri. Il a affirmé par ailleurs que les services de renseignement syriens n'auraient pas pu assassiner Rafic Hariri sans l'aval de M. Assad.

La Syrie a été mise en cause dans deux rapports d'étape de la commission d'enquête de l'Onu sur l'assassinat de Rafic Hariri, perpétré en février alors qu'elle exerçait encore une tutelle sur le Liban.

L'Arabie saoudite entretenait traditionnellement de bonnes relations avec Damas, qui ont été cependant entachées par l'assassinat de Rafic Hariri, lequel avait également la nationalité saoudienne.

L'Aïd el adha fixé au 10 janvier en France  02/01/2006

Le recteur de la mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, a annoncé lundi que la fête de l'Aïd el adha commencerait cette année mardi 10 janvier en France, date qui correspond au 10 Dhu'al Hijja de l'an 1426 de l'Hégire selon le calendrier musulman.

Pendant trois jours, les musulmans se réunissent partout dans le monde pour célébrer le souvenir du patriarche Abraham qui, selon l'Ancien Testament, accepta de sacrifier son propre fils à Dieu pour prouver sa foi. Au dernier moment, Dieu l'arrêta et lui fit égorger un mouton. L'Aïd el adha, dont la date est fixée en fonction du calendrier lunaire, est donc marqué par le sacrifice rituel de nombreux moutons et agneaux, qui sont égorgés.

Le recteur précise dans un communiqué de l'Institut musulman de la Mosquée de Paris que la prière rituelle de l'Aïd aura lieu à 9h (8h GMT) à la Grande mosquée de Paris et sera dirigée par le grand moufti Djelloul Bouzidi.

M. Boubakeur souligne par ailleurs "que le sacrifice rituel doit se dérouler dans les abattoirs agréés, dans le strict respect des règles d'hygiène sanitaire et de bienséance". Il appelle "toutes les familles à la vigilance et à la sérénité pour le bon déroulement de cette grande occasion festive".

Le site Web de la mosquée de Paris (http://www.mosquee-de-paris.net) fournit une liste d'abattoirs respectant les règles rituelles dans la région parisienne.

La polémique sur la Saint-Sylvestre continue  02/01/2006

La polémique entre le Parti socialiste et le gouvernement sur les incidents de la nuit de la Saint-Sylvestre en France se poursuit.

Le président du groupe PS à l'Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault, a estimé que ces incidents - 425 voitures incendiées dans 53 départements, selon le ministère de l'Intérieur - reflétaient un "échec du gouvernement" en matière de sécurité.

"Il y a eu une grande mobilisation, à la fois de la police mais aussi des mairies", a-t-il dit au micro d'Europe 1. "Mais je crois qu'en matière de sécurité, le gouvernement ne peut pas se targuer d'un bilan positif, loin de là."

"On entend beaucoup beaucoup de discours (du ministre de l'Intérieur Nicolas) Sarkozy", a insisté Jean-Marc Ayrault. "Ça fait quatre ans que ça dure mais c'est plutôt une politique de sabre de bois puisque 40.000 voitures brûlées en 2005, l'année qui vient de s'écouler, c'est un record."

Le ministre délégué au Budget et porte-parole du gouvernement Jean-François Copé, a admis que la Saint-Sylvestre ne s'était "pas bien passée" mais il a mis en avant le nombre d'interpellations effectuées par les forces de l'ordre (362 au lieu de 272 lors de la Saint-Sylvestre 2004).

Ces interpellations sont "un message très clair" à l'adresse des fauteurs de troubles, a-t-il déclaré sur Canal+.

"Nous avons bien compris les uns et les autres qu'il y avait dans les quartiers des situations extrêmement difficiles sur lesquelles on devait être très mobilisés et très présents", a assuré Jean-François Copé. "C'est exactement ce qui a été fait."

"C'est vrai qu'il y a un nombre un peu plus important de voitures brûlées que l'an dernier mais je crois en même temps qu'il y avait beaucoup plus d'interpellations et donc une réponse publique, de l'autorité publique", a-t-il ajouté.

Egalement au nom du PS, Delphine Ratho, Secrétaire nationale chargée de la sécurité, a estimé que "ce n'est pas en essayant de cacher la vérité aux Français que la tranquillité sera rétablie".

Elle s'est étonnée, dans un communiqué, que l'UMP, parti majoritaire, ait considéré que la nuit du 31 décembre "s'est plutôt bien passée". L'expression a été utilisée lundi par le porte-parole de l'UMP, Luc Chatel, lors d'un point de presse.

"Des policiers ont été l'objet de jets de projectiles, d'un engin incendiaire et même de coups de fusil", écrit-elle.


P-O: Une chrétienne élue maire de Ramallah grâce aux voix du Hamas  02/01/2006

Une chrétienne a été élue maire de Ramallah (Cisjordanie), une première pour une grande ville palestinienne, grâce aux voix du mouvement islamique Hamas, a-t-on appris hier auprès du Conseil municipal. Janette Khoury, 62 ans, a été élue maire par le conseil municipal issu des élections municipales du 15 décembre et qui compte 15 membres. Mme Khoury s’était présentée aux élections sur une liste dominée par le Front populaire de libération de la Palestine, un mouvement laïque de gauche.

Rencontre entre José Bové et des Verts avec la présidentielle en vue  02/01/2006

José Bové a rencontré lundi des responsables d'un courant des Verts, selon un participant à cette première réunion, qui pourrait préparer le terrain à une éventuelle candidature du leader syndical paysan à l'élection présidentielle.

Selon plusieurs sources, des membres de la coordination nationale de RDV, le courant le plus à gauche des Verts, se sont entretenus sur le plateau du Larzac avec l'ancien porte-parole de la coordination paysanne. Les participants à la réunion sont restés très discrets sur le contenu de leurs discussions, parlant seulement de "tour d'horizon" de la situation politique française et internationale, et de "positionnements à élaborer".

L'hypothèse elle-même de la candidature de M. Bové "n'a pas été évoquée", a assuré un participant.

C'est dans le courant RDV que l'on trouve les militants les plus favorables à une candidature du syndicaliste à la présidentielle. Une motion en ce sens devrait être discutée lors du prochain conseil national inter-régional (CNIR) des Verts, les 14 et 15 janvier.

Avant cette date, le collège exécutif des Verts devrait avoir rencontré José Bové, comme il l'a décidé le 13 décembre, afin de discuter avec lui de sa possible candidature en 2007.

Cécile Duflot, porte-parole, avait indiqué à la mi-décembre qu'il s'agissait "de ne pas laisser cette question en marge des discussions internes et d'affronter les difficultés que cela pourrait provoquer dans le parti".

Plusieurs Verts ont déjà annoncé qu'ils seraient candidats à la candidature Verts, notamment le député Yves Cochet et les sénateurs Dominique Voynet et Jean Desessard. En revanche le député Noël Mamère, initialement candidat, a renoncé à concourir.

Lors de leur dernier congrès, en décembre 2004, les Verts avaient décidé qu'ils auraient un candidat issu de leurs rangs à l'élection présidentielle.


La Mecque sous haute surveillance sanitaire, sécuritaire pour le pèlerinage  02/01/2006

Les autorités saoudiennes veillent à ce que les quelques deux millions de pèlerins attendus à La Mecque ne constituent pas de menaces pour la santé publique et la sécurité dans le royaume, alors que le terrorisme et la grippe aviaire inquiètent le monde.

Le directeur du centre de contrôle sanitaire à l'aéroport de Djeddah, principal avant-poste avant La Mecque, énumère les procédures de contrôle.

"La première chose a été d'établir il y a un mois une liste de pays frappés par certaines maladies", a déclaré Mohammad al-Harthi.

Des mesures spéciales ont été appliquées concernant les pèlerins venant d'Afrique, du sous-continent indien ou de pays comme l'Egypte et le Yémen où des maladies comme la méningite et le choléra sont fréquentes, a-t-il indiqué.

Plus de 1,2 million de pèlerins sont déjà arrivés en Arabie saoudite pour le pèlerinage, a indiqué un responsable du ministère de l'Intérieur.

"Lorsqu'un avion en provenance d'un pays frappé par une maladie atterrit, nous dépêchons deux inspecteurs", a déclaré M. Harthi. "La porte de l'appareil ne s'ouvre que lorsque nos contrôleurs arrivent là-bas", a-t-il ajouté.

Le pilote doit alors leur remettre un certificat confirmant que l'avion a été désinfecté et présenter, comme preuve, des bombes aérosols vides.

Les passagers sont ensuite transportés vers un terminal consacré aux pèlerins où ils doivent présenter un certificat médical de leur pays. Des vaccins supplémentaires leur sont administrés si nécessaire.

Quelques 4.500 pèlerins du Kirghizistan seront, par exemple, vaccinés contre la méningite, a indiqué M. Harthi. Ryad prend en charge les frais de vaccination en raison des difficultés économiques dans cette ex-république soviétique.

Un poster à l'entrée de la clinique de l'aéroport appelle les pèlerins à "aider pour prévenir la grippe aviaire".

Les 350 employés de la clinique ont reçu des doses de Tamia, mais aucune autre mesure exceptionnelle n'a été prise pour lutter contre les risques de la grippe aviaire, qui a tué plus de 70 personnes en Asie l'an dernier, dont onze en Indonésie, le pays musulman le plus peuplé.

Hardjanta Iman Subandi, un pèlerin de 41 ans de Jakarta, ouvre son passeport pour montrer un certificat de santé rédigé en anglais et en arabe.

"A part les vaccins requis, aucun membre de notre caravane n'a pris du Tamiflu. Nous nous en remettons à Dieu pour nous protéger", dit-il.

Un grand nombre de pèlerins couvrent leur bouche et leur nez d'un masque lorsqu'ils se trouvent dans des lieux publics.


Par ailleurs, les forces de sécurité sont en état d'alerte maximum pour prévenir l'éventuelle infiltration de terroriste au moment où elles continuent à traquer les partisans d'Al-Qaïda, auteurs de plusieurs attentats meurtriers dans le royaume.

Des soldats protègent le périmètre de l'aéroport de Djeddah alors que des forces de sécurité tiennent des barrages de contrôle installés sur les routes reliant La Mecque et Médine.

Rien qu'à La Mecque, quelque 10.000 hommes ont été mobilisés, selon leur commandant, le général Alawani Jeddawi, cité par le quotidien Okaz.

"Non au terrorisme", lit-on sur une pancarte accrochée dans le hall d'un hôtel de La Mecque, et montrant une main ensanglantée.

Chirac met fin à l'état d'urgence à compter de mercredi  02/01/2006

Jacques Chirac a décidé lundi de "mettre fin à l'état d'urgence à compter du 4 janvier 2006" (mercredi), après s'en être entretenu avec le Premier ministre Dominique de Villepin, a annoncé l'Elysée dans un communiqué.

L'état d'urgence, une mesure exceptionnelle datant de 1955, avait été décidé par le chef de l'Etat le 8 novembre pendant les émeutes dans les banlieues, puis prolongé le 21 novembre pour trois mois maximum.

Cette mesure est inscrite à l'ordre du jour du Conseil des ministres qui se tiendra mardi matin.

"Le président de la République a reçu ce matin le Premier ministre pour faire un point général de situation. A l'issue de cet entretien, le président de la République a décidé de mettre fin à l'état d'urgence à compter du 4 janvier 2006".

"Cette décision est inscrite à l'ordre du jour du Conseil des ministres du 3 janvier 2006", conclut la présidence.


Libération des journalistes d'al-Jazeera arrêtés par l'armée US à Kaboul  01/01/2006

Deux journalistes et un chauffeur de la chaîne de télévision qatariote al-Jazeera arrêtés dimanche matin à Kaboul par l'armée américaine ont été libérés dans l'après-midi après avoir été détenus plusieurs heures, a indiqué à l'AFP l'un des journalistes, Waliullah Shaheen.

Les trois hommes avaient été arrêtés parce qu'il tournaient des images devant une base de la coalition militaire sous commandement américain, ce que cette dernière interdit formellement, et alors qu'aucun dispositif légal n'encadre ce genre de situation en Afghanistan.

"Nous avons été arrêtés et détenus par la coalition pendant une heure, puis livrés à la police afghane qui nous a gardé pendant quatre heures avant de nous libérer", a déclaré Waliullah Shaheen.

"L'armée américaine a gardé cinq de nos téléphones et la caméra confisqués lors de l'arrestation", a-t-il ajouté.

Les trois hommes étaient en train de faire un reportage sur l'enlèvement par les autorités afghanes, pour améliorer le trafic dans la capitale, des blocs de béton qui protègent les bases militaires et bureaux des organisations étrangères, a-t-il rappelé.

Interrogé par l'AFP, un porte-parole de l'armée américaine, le lieutenant Mike Cody, avait confirmé l'arrestation des trois hommes, ajoutant que la coalition avait "des preuves qu'ils ont filmé des éléments des dispositifs de sécurité américains". "Les forces de la coalition ont confisqué le matériel et livré les trois hommes à la police afghane", avait-il ajouté.

L'explosion redoutée de la Saint Sylvestre n'a pas eu lieu  01/01/2006

La nuit de la Saint-Sylvestre a été marquée en France par 425 incendies de véhicules mais le regain de violences que les autorités redoutaient, moins d'un mois et demi après la crise des banlieues, ne s'est pas produit.

"Dans le contexte particulier de la période que nous avons connue entre le 27 octobre et le 21 novembre, on pouvait craindre une relance des violences urbaines. Il n'en est rien", a dit à la presse le directeur général de la police nationale.

"Nous n'avons pas connu la nuit dernière d'affrontements entre les fauteurs de troubles et les forces de police et de gendarmerie. Nous n'avons pas connu non plus de phénomènes marquants comme des incendies importants de biens publics ou privés", a ajouté Michel Gaudin.

Quelque 25.000 policiers et gendarmes avaient été déployés, soit 3.000 de plus que lors de la Saint-Sylvestre 2004, pour parer à toute éventualité en cette nuit marquée tous les ans en France, depuis une décennie, par des incendies de voitures. Huit hélicoptères de la gendarmerie étaient aussi en alerte.

Cela n'a pas empêché 177 véhicules d'être brûlés en Ile-de-France et 248 en province, soit 92 de plus, au total, que l'an dernier (333). Les forces de l'ordre ont également procédé à plus d'interpellations (362 au lieu de 272).

Rien de comparable, cependant, à ce qui s'est passé au plus fort des violences de l'automne : 10.346 véhicules ont été brûlés dans les banlieues et quartiers "difficiles" en trois semaines, avec un pic à 1.408 dans la nuit du 6 au 7 novembre.

Pendant la même période, de nombreux bâtiments publics ont été incendiés et des dizaines de policiers et gendarmes blessés lors d'affrontements avec les fauteurs de troubles, ce qui a amené le gouvernement à réactiver une loi sur l'état d'urgence datant de la guerre d'indépendance algérienne.

Cette mesure a été prolongée jusqu'au 18 février et la vente de carburant au détail a été interdite pendant les fêtes de fin d'année dans plusieurs départements, notamment en Ile-de-France.

"Il y avait des inquiétudes sur Paris", a reconnu le directeur général de la police nationale (DGPN) en ce lendemain de Saint-Sylvestre. Mais "les choses se sont bien passées sur les Champs Elysées", où il y a eu jusqu'à 500.000 personnes au plus fort de l'affluence.


Le vice-président syrien exclu du parti Baas pour 'trahison  01/01/2006

L'ancien vice-président Abdel Halim Khaddam a été exclu du parti Baas au pouvoir en Syrie, après ses attaques contre le président Bachar el Assad, rapporte l'agence de presse nationale SANA.

Dans un communiqué, la direction baasiste déclare que Khaddam est un traître à son parti, à son pays et à la nation arabe, ajoute l'agence.

De Paris, et dans un entretien à la chaîne Al Arabia, Khaddam, qui a démissionné de son poste en juin, a déclaré vendredi qu'Assad et d'autres hauts responsables syriens avaient menacé l'ex-Premier ministre libanais Rafic Hariri avant qu'il soit assassiné le 14 février dernier, dans un attentat à Beyrouth.

Khaddam a estimé également que Damas avait commis des bévues politiques au Liban et qu'en l'absence de réformes, la corruption était à présent répandue au sein du gouvernement et la pauvreté grandissante parmi la population, dont une part importante ne peut, selon lui, plus se nourrir.


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