Le soldat américain Charles Graner, considéré comme le principal responsable des sévices infligés à des détenus irakiens dans la prison d'Abou Ghraib, a été condamné samedi à dix années de prison et à la radiation de l'armée par la cour martiale de Fort Hood (Texas).
Graner, âgé de 36 ans, qui était caporal de la police militaire au moment de l'éclatement du scandale, avait été reconnu coupable vendredi par les dix officiers composant le jury du tribunal militaire, tous d'anciens combattants en Irak et en Afghanistan, et encourait une peine maximale de 15 ans de prison.
Quelques avant l'annonce du verdict samedi, pour la première fois depuis sa comparution devant la cour martiale, il avait exprimé des remords pour les faits qui lui sont reprochés, tout en réaffirmant avoir agi sur ordre de renseignement militaire américain.
Les associations de lutte contre les discriminations ont été reçues vendredi matin par le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin afin de préparer le Comité interministériel de lutte contre le racisme et l'antisémitisme du lundi prochain.
A l'issue de cette réunion à Matignon, les représentants de la Ligue des droits de l'homme (LDH), du Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP), de l'Union des étudiants juifs de France (UEJF) et de SOS-Racisme se sont déclarés satisfaits. Ils ont cependant souhaité que les discours se traduisent prochainement en actes. AP
La chaîne qatariote Al-Jazira a indiqué qu'elle s'inquiétait de la santé de son journaliste vedette Tayssir Allouni, inculpé en Espagne d'appartenance au réseau terroriste Al-Qaïda et placé en novembre 2004 en détention préventive.
L'état de santé d'Allouni est en train de se détériorer, d'après ce qu'il a dit à son épouse par téléphone (...), il passe 20 heures par jour dans une petite cellule , a affirmé la chaîne satellitaire dans un communiqué.
La chaîne de télévision a indiqué que l'épouse et l'avocat d'Allouni avaient demandé à ce qu'il puisse avoir accès à un cardiologue, en raison de problèmes cardiaques et de douleurs au dos dont il souffre depuis un certain temps. Ces problèmes s'aggravent et peuvent entraîner des complications .
Espagnol d'origine syrienne, M. Allouni avait été arrêté une première fois en septembre 2003 à son domicile de Grenade (Andalousie, sud) et remis en liberté un mois plus tard pour raisons de santé.
Il a été arrêté une seconde fois et placé en détention préventive le 19 novembre.
Le bilan du séisme et du tsunami du 26 décembre dans les pays riverains de l'océan Indien a dépassé jeudi 160 000 morts, avec l'annonce officielle d'un bilan encore provisoire de plus de 110 000 morts pour l'Indonésie, en hausse de quelque 3700 morts.
À 15h GMT jeudi, le nombre des morts dans l'ensemble des pays touchés, établi à partir des bilans provisoires fournis par les gouvernements de ces pays, était de 163 338.
Le ministère indonésien des Affaires sociales a annoncé que le bilan pour l'Indonésie, le pays le plus durement touché par le cataclysme, est passé à 110 229 morts, contre 106 523 morts la veille, soit une hausse de 3706 morts.
Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées jeudi soir à l'Institut du Monde Arabe à Paris à l'occasion d'une soirée de mobilisation pour Florence Aubenas, envoyée spéciale du journal Libération en Irak, et son accompagneur irakien, dont on est sans nouvelles depuis huit jours.
Le président de l'IMA, Yves Guéna, et le secrétaire général de Reporters sans Frontières (RSF) Robert Ménard, qui ont organisé cette soirée, ont accueilli la famille de Florence Aubenas.
Le directeur de la rédaction de Libération Antoine de Gaudemar a dit à l'AFP qu'il avait rencontré dans la journée le président intérimaire irakien Ghazi al-Yaouar, en visite à Paris, qui s'est montré très chaleureux et a fait preuve de beaucoup de sollicitude . Son entourage a souligné qu'il n'avait pas parlé d' enlèvement mais de disparition de Florence Aubenas.
De son côté, Robert Ménard a indiqué que pour l'instant, on ne peut parler que de disparition car il n'y a aucune revendication . Il a rappelé qu'il s'était passé huit jours avant que la chaîne de télévision Al-Jazira ne publie une revendication de l'enlèvement de deux journalistes français, Christian Chesnot et Georges Malbrunot, par l'Armée islamique en Irak.
L'organisme américain Human Rights Watch (HRW) dénonce dans son rapport mondial 2005 sur les droits de l'homme, publié jeudi, le scandale des sévices infligés à Abou Ghraib à des détenus irakiens par des militaires américains, en réclamant la nomination d'un procureur spécial.
Selon l'association internationale, les cas d'abus dans la prison d'Abou Ghraib en Irak constituent l'un des plus flagrants exemples de violation des droits de l'homme en 2004 et les autorités américaines se doivent de nommer un procureur spécial chargé d'enquêter sur cette affaire.
Dans son rapport annuel sur l'état des droits de l'homme dans le monde, l'association basée à New York va jusqu'à mettre en parallèle Abou Ghraib et la situation dans la région du Darfour (Soudan).
Le système international de protection des droits de l'homme a été considérablement fragilisé l'année dernière par la crise au Darfour et le scandale d'Abou Ghraib, estime HRW.
Un timbre Solidarité Asie , d'une valeur de 0,70 euro, sera mis en vente à partir de vendredi. Vingt centimes seront reversés à la Croix-Rouge française pour ses opérations de secours dans les pays touchés par le violent séisme du 26 décembre.
Il sera émis à dix millions d'exemplaires et commercialisé dans l'ensemble des bureaux de poste. L'entreprise publique s'est fixé l'objectif de collecter au moins un million d'euros au profit de l'organisation, notamment pour contribuer au financement d'une opération de traitement et de distribution d'eau potable à Lhokseumawe, en Indonésie.
La Poste a pris différentes mesures d'aides aux associations caritatives. Une aide d'un million d'euros sera par ailleurs apportée à l'UNICEF afin de financer la création d'un centre d'accueil pour enfants à Medan, en Indonésie, grâce au versement de l'intégralité des recettes des cartes de voeux UNICEF vendues en bureaux de Poste. AP
La Cour suprême grecque a jugé jeudi qu'une association musulmane de la ville de Xanthi, en Thrace, dans le nord-est du pays, n'avait pas le droit de porter de le nom d' Union turque de Xanthi , a-t-on appris de source judiciaire.
La Cour suprême s'est prononcée en dernière instance à l'issue d'un long feuilleton juridique, sur le sort de l'association Union turque de Xanthi dont la justice avait décidé l'interdiction sous ce nom en 1984, sur une demande du préfet de l'époque.
Elle a adopté à l'unanimité la proposition du procureur Dimitris Linos pour qui l'objectif de cette association est illicite, contraire à l'ordre public grec et au Traité international de Lausanne (1923), car elle essaie de faire apparaître en Grèce une minorité turque alors qu'en vertu de ce Traité, seule une minorité religieuse musulmane est reconnue .
Se fondant sur les dipositions du Traité de Lausanne qui a fixé le statut de cette minorité forte de 100.000 personnes, la Grèce ne reconnaît celle-ci que sous le nom de musulmane .
Fondée en 1927, l'association culturelle, qui compte actuellement 2.400 membres, n'avait ni créé, ni connu aucun problème jusque-là, selon son président, Cetin Mandaci.
De retour sur la scène politique après trois semaines d'abstinence médiatique, Nicolas Sarkozy a fait entendre sa différence avec Jacques Chirac sur la Turquie, l'immigration, l'économie, affichant sa volonté de peser dans le débat politique avant la présidentielle de 2007.
Le président de l'UMP, qui présentait ses voeux à la presse jeudi à Paris, a d'emblée défié le chef de l'Etat sur la question turque.
Près d'un mois après le sommet de Bruxelles, qui a scellé l'accord entre Ankara et les Vingt-Cinq sur l'ouverture de négociations d'adhésion, Nicolas Sarkozy s'est prononcé contre l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne, au nom de son credo d'une Europe politique, puissante parce qu'intégrée .
Ce credo, a-t-il assuré, n'est le fruit d'aucune circonstance . Il n'est une réponse à personne en particulier, il n'est nullement un positionnement, il est seulement l'expression d'une conviction européenne solidement ancrée .
Les ministres arabes des Affaires étrangères, réunis en session extraordinaire au Caire, ont approuvé jeudi le projet de création d'un Parlement arabe transitoire, selon une source de la Ligue arabe.
Cette session d'un jour était entièrement consacrée à l'examen des projets de réforme de la Ligue, qui doivent être soumis au prochain sommet prévu en mars à Alger. Les ministres ont aussi approuvé la création d'une Autorité permanente de suivi des résolutions des sommets arabes et la modification des modalités de vote des résolutions.
Le Parlement transitoire, qui siègera à Damas, sera composé de quatre députés par pays, selon le projet.
Un ancien leader du Ku Klux Klan, arrêté le 7 janvier dans l'État du Mississippi pour son implication dans le meurtre de trois militants des droits civiques en 1964, a été libéré mercredi après le paiement d'une caution de 250 000 dollars US.
Le juge Marcus Gordon, du tribunal de Philadelphia (Mississippi), a fixé au 28 mars la date du procès d'Edgar Ray Killen, premier inculpé pour meurtre dans cette affaire qui avait contribué à révéler au grand public les pratiques racistes et ségrégationnistes du KKK dans le Sud des États-Unis.
Mercredi, Edgar Ray Killen a quitté la prison avec des membres de sa famille, troquant son uniforme orange de prisonnier contre une chemise bleue à carreaux, un pantalon et un chapeau de cow-boy.
Le président américain George W. Bush ne regrette «absolument» pas d'avoir envahi l'Irak, même s'il n'y a pas trouvé d'armes de destruction massive (ADM), a-t-il affirmé mercredi dans un interview à la chaîne de télévision ABC.
«Je pensais que nous trouverions des armes de destruction massive. Beaucoup ici aux États-Unis, beaucoup dans le monde, les Nations unies, pensaient qu'il (Saddam Hussein) avait des armes de destruction massive et nous devons trouver ce qui a cloché dans la collecte de renseignements», a affirmé le président américain qui doit entamer son second mandat le 20 janvier.
Le premier président algérien (1962-1965) Ahmed Ben Bella a récemment rejoint la commission nationale de l'amnistie générale (CNAG) en tant que président d'honneur, rapporte jeudi le quotidien El Watan , qui cite le président de cette organisation, Abderrazak Smaïl.
Cette structure présentée comme populaire et non partisane par son président, est née le 2 décembre dernier à la suite du discours prononcé fin octobre par le président algérien Abdelaziz Bouteflika, qui avait alors évoqué le projet d'une amnistie générale à soumettre à référendum.
La CNAG a demandé à Ahmed Ben Bella, en tant que personnalité historique , d'accepter le poste de président d'honneur.
Le président Ben Bella a été choisi pour ce poste du fait de son parcours politique et du rang qu'il occupe en tant que symbole en Algérie , a précisé Abderrazak Smaïl, qui souhaite que d'autres personnalités, notamment politiques, comme le leader du Front des forces socialistes (FFS) Hocine Aït Ahmed, rejoignent la commission.
Actuellement, le bureau national de la commission nationale de l'amnistie générale est composé de 25 membres, parmi lesquels des députés, des personnalités représentant diverses franges de la société ainsi que des représentants d'associations à caractère national ou local. AP
À la veille de la commémoration de la libération des camps nazis, dont Auschwitz, des déclarations du dirigeant d'extrême droite Jean-Marie Le Pen tendant à minimiser le caractère inhumain de l'occupation hitlérienne en France, soulèvent un tollé en France, où la justice est saisie.
Le ministre de la Justice, Dominique Perben, a annoncé jeudi que M. Le Pen, président du Front national (FN), devrait s'expliquer devant le Tribunal correctionnel de Paris. «Mon devoir était, un, de dire en tant qu'homme politique ce que je pense de ces déclarations - j'ai dit qu'elles étaient abjectes - et deuxièmement en tant que ministre de la Justice, c'était d'engager des poursuites, c'est fait», a déclaré jeudi le ministre.
Dans l'hebdomadaire d'extrême droite Rivarol, M. Le Pen a relativisé la dureté de l'occupation nazie. «En France du moins l'occupation allemande n'a pas été particulièrement inhumaine même s'il y a eu des bavures inévitables dans un pays de 550 000 km2», affirme-t-il.
Le président iranien Mohammad Khatami est arrivé jeudi après-midi à Dakar, en provenance du Nigeria, pour une visite officielle de trois jours au Sénégal, deuxième étape d'une tournée africaine qui le conduira dans cinq autres pays.
M. Khatami a été accueilli à sa descente d'avion par le président sénégalais Abdoulaye Wade et son Premier ministre Macky Sall, en présence des ministres du gouvernement et d'autorités coutumières et religieuses.
Le chef de l'Etat iranien, qui doit quitter le Sénégal samedi, s'entretiendra notamment avec M. Wade et des représentants religieux, avait indiqué mercredi lors d'une conférence de presse l'ambassadeur d'Iran au Sénégal, Seyed Mohamed Hoseini.
Le programme de la visite comprend également une visite vendredi à Gorée, île symbole de la traite négrière, située au large de Dakar.
En outre, le chef de l'Etat iranien sera fait Docteur honoris causa de l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar, a indiqué l'ambassadeur d'Iran.
La France est déterminée, après l'élection de Mahmoud Abbas à la présidence palestinienne, à faire réactiver sans délai la feuille de route pour un règlement au Proche-Orient où elle envoie prochainement son ministre des Affaires étrangères.
Michel Barnier se rendra en visite dans les prochaines semaines en Israël et dans les territoires palestiniens. Ce voyage devrait avoir lieu à la fin de janvier et au début de février, a-t-on appris mercredi de source diplomatique.
La France entend mettre à profit le capital de sympathie dont elle a bénéficié auprès des Palestiniens en acceptant l'hospitalisation de Yasser Arafat près de Paris, puis en lui rendant les honneurs à son décès, pour jouer un rôle actif dans la relance du processus de paix.
Des déclarations de Jean-Marie Le Pen sur l'occupation allemande, qui n'a pas été particulièrement inhumaine , ont déclenché mercredi une nouvelle polémique qui a conduit le gouvernement à saisir la justice et également provoqué l'indignation des organisations antiracistes et de la gauche.
Le ministre de la Justice Dominique Perben a convoqué la presse, très rapidement après la publication de l'article incriminé, pour annoncer que le parquet de Paris avait été saisi d'une enquête préliminaire, se déclarant indigné par les propos de M. Le Pen.
Je suis frappé par l'offense que M. Le Pen porte ainsi aux victimes, à leurs familles, aux anciens combattants, aux déportés, à tous ceux qui ont souffert dans cette période noire de notre histoire , a-t-il dit.
M. Le Pen devra s'expliquer sur ses propos inadmissibles , a-t-il ajouté.
Le New York Times appelle dans son édition mercredi à un report des élections générales en Irak, prévues le 30 janvier, afin de permettre à toutes les composantes du pays de participer au scrutin et d'éviter une guerre civile .
Le moment est venu de parler d'un report des élections , écrit le quotidien dans un éditorial mettant en garde le président américain George W. Bush contre sa volonté présumée de décréter la victoire et commencer à retirer les troupes américaines après le scrutin.
Les prochaines élections - longtemps présentées comme le prélude à un nouvel Irak démocratique - ressemblent de plus en plus au pire scénario , celui d' une guerre civile entre les sunnites et les chiites qui engendrerait l'instabilité dans tout le Moyen-Orient et dont les terroristes tireraient avantage, estime le New York Times.
Le racisme est routinier au sein de la direction des services britanniques de l'immigration, selon deux membres asiatiques de ce service qui ont porté plainte pour «discrimination raciale».
Selon Jamil Ahmad et Raja Khan, employés par la Direction de l'immigration au sein du ministère de l'Intérieur, à Londres, leurs collègues employaient de manière totalement routinière les termes de «sauvages», «nègres» ou «lanceurs de sagaie» pour qualifier les noirs ou les asiatiques et les murs du service étaient couverts de posters «sexistes et racistes».
Le ministère de l'Intérieur conteste la thèse de ses deux salariés qui affirment avoir été l'objet «de discrimination systématique en raison de leur race, de la part du Home Office et de leurs collègues».
La mission américaine de recherche d'armes de destruction massive en Irak a terminé ses travaux, a annoncé mercredi la Maison-Blanche.
Les enquêteurs ont achevé discrètement leurs recherches, sans avoir trouvé aucune trace des armes prohibées, dont la présence avait pourtant été invoquée par George W. Bush pour justifier l'intervention militaire contre le régime de Saddam Hussein.
L'Iraq Survey Group, une mission de 1200 experts militaires et du renseignement a passé près de deux ans à fouiller les installations militaires, les usines et laboratoires irakiens où auraient pu être fabriquées des armes de destruction massive.
Le porte-parole de la Maison-Blanche, Scott McClellan, a reconnu mercredi que les recherches actives sont terminées. Quelques personnes sont peut-être encore au travail en Irak mais «une grande part de leur mission se concentre désormais ailleurs», a-t-il dit.