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Points de vue

incarcéré entre les féroces bras de l'éxil

Rédigé par Benjelloun Badia | Lundi 20 Septembre 2004

La plume ébouriffe le vent
qu'il roucoule
épelant le nom de l’homme
qui ne démâte pas



La plume ébouriffe le vent
qu'il roucoule
épelant le nom de l’homme
qui ne démâte pas

et chaque lettre est une pierre jetée
qui scarifie la face du monde


tu n’es pas mort
souffle le roseau
parfumé du souvenir  de l’étang
alangui de ton absence
et de ton épaule en bourgeons surgit la fraternité

tu n’es pas mort
juste incarcéré entre les féroces bras
de l’exil
et tes rugueuses mains
bâtissent le rêve du retour

tu n’es pas mort
et les plis des jupes de l’aimée
recèlent les secrets
de la vallée du feu
et des deux joues du Jourdain

tu n’es pas mort
car que sait-il le fruit de son amertume
que sait l’infatué hôte étranger
du miel et  de la lumière et de ta terre


et combien savent
qu’enroulé dans l’écume du camp
sans feu
qui ne t’a pas été refuge
tu n’auras pas été vain
d’avoir décidé
n’avoir pas été vaincu