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Points de vue

Ne nous trompons pas de combat

Rédigé par Mom Nicolas | Mardi 29 Octobre 2002

Après l’assaut final, c’est l’heure des comptes. 118 otages auraient été victimes du gaz soporifique lancé par les forces spéciales russes. 500 seraient encore hospitalisés. En outre les 50 indépendantistes tchétchènes preneurs d’otages, femmes et hommes confondus ont été exécutés à bout portant (d’une balle sur la tempe !) pendant leur sommeil. Une méthode bien peu conventionnelle, qui n’a cependant déclenché aucune réaction de la part des représentants politiques du monde entier, ni de la communauté internationale.



Après l’assaut final, c’est l’heure des comptes. 118 otages auraient été victimes du gaz soporifique lancé par les forces spéciales russes. 500 seraient encore hospitalisés. En outre les 50 indépendantistes tchétchènes preneurs d’otages, femmes et hommes confondus ont été exécutés à bout portant (d’une balle sur la tempe !) pendant leur sommeil. Une méthode bien peu conventionnelle, qui n’a cependant déclenché aucune réaction de la part des représentants politiques du monde entier, ni de la communauté internationale. 

Alors que cette dernière soutient Vladimir Poutine face à cette  prise d’otage, qui ne peut être certes justifié, il est nécessaire de rappeler  les exactions commises en toute impunité par  des soldats russes, qualifiés à plusieurs reprises de « crime contre l’humanité ».

Nous sommes face à un silence international vis-à-vis de cette guerre qui ne dit pas son nom, et face à une cacophonie mondiale quant il s’agit de dénoncer les actions terroristes.

Depuis le début de ces événements les réactions du gouvernement russe et des responsables politiques européens et américains se sont centrées sur l’acte barbare de s’attaquer à des civils. Insistant sur la tenue vestimentaire des femmes preneuses d’otages : « voilées » et sur l’engagement religieux « au nom de Dieu », les analyses se sont arrêtées là… Permettant à Bush de remettre sur table le terrorisme internationale et la nébuleuse Al Qaida. Et à Poutine de renchérir sur sa lutte en Tchétchénie l’identifiant à une lutte anti terroriste.

Mais qui s’est réellement arrêté sur le sort de la population tchétchène et sur le fond du message des preneurs d’otages ? Leur revendication a été claire : l’arrêt de la guerre en Tchétchénie ! La situation de ces femmes voilées est tout aussi limpide, elles représentent l’image de la souffrance de tout un peuple : toutes des veuves dont les maris ont été tués dans leur lutte légitime ! Car rappelons le, le droit internationale reconnu par tous, et le plus élémentaire est le droit que possède un peuple à disposer de lui-même.

Le silence pèse et continuera à peser. De quoi ? D’une souffrance. De qui ? De tout un peuple. Il est tant de remonter jusqu’à la racine du mal. Voilà maintenant trois ans qu’une guerre, un génocide a lieu en Tchétchénie et que le silence international commence à peser lourd, très lourd...