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Sur le vif

Médine : des discriminations dénoncées à la mosquée du Prophète

Rédigé par La Rédaction | Mardi 22 Juillet 2014



Choquées, plusieurs femmes en pèlerinage à La Mecque ont dénoncé une discrimination raciale. Leurs témoignages, relayés par le journal local Al-Bilad et repris par Saudi Gazette , relève l’humiliation qu’elles ont pu éprouver en se rendant au sein de la mosquée du Prophète Muhammad située à Médine.

Ces femmes originaires d’Afrique du Nord, de Turquie et de Palestine dénoncent un traitement différencié. Elles racontent ainsi avoir été forcées de quitter très rapidement la place Al-Rawdah Al-Sharif située entre l’estrade et la salle du prophète Mohamed pour laisser leur place à des Saoudiennes et des femmes du Golfe.

La manière avec laquelle elles ont été traitées par les organisateurs saoudiens est dénoncée. « La superviseuse a été rude et impitoyable avec nous parce que nous étions des étrangères », a vilipendé Zainab Abdul Fadeel, une Égyptienne. « La mosquée n’est-elle pas pour tous les musulmans ? A cause de leurs mauvais traitements, ces superviseurs sont en train de tuer la spiritualité », abonde en son sens Huda Bint Ismael, une Marocaine.

Le fait qu’elles aient été regroupées par nationalité n’est pas compris alors que les femmes du Golfe étaient rassemblées. « Quel est le problème si je priais entre deux femmes, l’une d’Indonésie et l’autre du Nigeria ? », s’interroge Khadija Abdul Hameed, une Turque, qui fait remarquer que les visiteurs masculins étaient autorisés à se mélanger.

Le cheikh Abdul Wahid Al-Hattab, le directeur de l’information et des relations publiques à la présidence des affaires de la mosquée du Prophète, a réfuté toutes ces accusations de discrimination. Le regroupement des femmes en fonction de leur nationalité est une question d’organisation, argue-t-il. « Nous organisons l’entrée des femmes à la mosquée pour éviter les bousculades. Il est beaucoup plus facile de les faire entrer en fonction de leur pays ou de leur nationalité », explique-t-il, en ajoutant que les organisateurs peuvent de cette manière s’adresser aux visiteurs dans leur langue.

« Nous traitons les visiteurs saoudiens exactement comme les autres visiteurs », insiste-t-il. Dans un lieu hautement spirituel et symbolique comme la mosquée du Prophète, l'inverse serait des plus déplacés.

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