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SaphirNews.com | Quotidien musulman d’actualité

 

 


Société

Manif anti-mariage pour tous : des musulmans mobilisés s'expriment

Rédigé par | Mardi 15 Janvier 2013 à 00:00

           

La « Manif pour Tous » a mobilisé entre 340 000 et un million de manifestants à Paris. Les musulmans ont été peu nombreux à cette mobilisation sans précédent contre le mariage pour tous, à laquelle une large majorité de la communauté est pourtant opposée, mais quelques uns ont tenu à faire le déplacement pour défendre les valeurs de la famille traditionnelle. Retour sur cet évènement.



Entre 340 000 et 1 million de manifestants contre la mariage pour tous, dimanche 13 janvier.
Entre 340 000 et 1 million de manifestants contre la mariage pour tous, dimanche 13 janvier.
Oubliez les 100 000 manifestants du 17 novembre 2012. Au bas mot, et selon les estimations de la police, quelque 340 000 personnes sont descendues dans les rues de Paris, dimanche 13 janvier, pour manifester contre le mariage pour tous. Les organisateurs de la « Manif pour Tous » en ont annoncé un million. Un triomphe indéniable pour le collectif, qui a travaillé d’arrache-pied ces dernières semaines pour mobiliser les Français contre le projet de loi, que le gouvernement socialiste tient à faire adopter.

Quatre énormes cortèges ont convergé vers le pied de la Tour Eiffel. C'est à Denfert-Rochereau, dans le 14e arrondissement de Paris, que se sont retrouvés la plupart des porte-paroles de la « Manif pour Tous », dont l'humoriste catholique Frigide Barjot et l'opposant gay au mariage pour tous, Xavier Bongibault, la présidente du Collectif pour l’Enfance Béatrice Bourges, ou encore Camel Bechikh, président de Fils de France.

Côté UMP, les ténors du parti ont aussi fait le déplacement. A Place d'Italie, Jean-François Copé, Claude Guéant, Brice Hortefeux, Christian Jacob, Xavier Bertrand se sont rassemblés à Place d'Italie... dans les mêmes rangs que la présidente du Parti chrétien démocrate (PCD), Christine Boutin, et le président du Mouvement pour la France (MPF), Philippe de Villiers.

Pas de Marine Le Pen à l'horizon mais le cortège de l'extrême droite, partie de Porte Maillot, a été remarquée. Le vice-président du Front national Louis Alliot, le député européen Bruno Gollnisch et les députés Marion-Maréchal Le Pen et Gilbert Collard ont bien signifié leur opposition, aux côtés du groupuscule extrémiste Bloc Identitaire.

Quant à l'Institut catholique Civitas, dont les organisateurs de la manifestation ont dénoncé l'homophobie, elle a organisé son propre cortège Place Pinel, dans le 13e arrondissement, mais a rejoint la foule au Champs-de-Mars.

Manif anti-mariage pour tous : des musulmans mobilisés s'expriment

Manifester au nom des principes islamiques

La droite conservatrice et les réseaux chrétiens ont, sans surprise, réussi à drainer des dizaines de milliers de personnes pour cet évènement de grand ampleur. « 10 000 bénévoles ont travaillé pour cet évènement, 1 000 cars ont été affrétés de toute la France », nous affirme M. Bechikh, très content de la mobilisation.

Les musulmans ont été nettement moins nombreux mais certains ont aussi tenu à battre le pavé pour dénoncer le mariage pour tous. Jamel El Hamri, un des initiateurs de la tribune exigeant « un débat pour tous », a répondu présent à la manifestation avec trois des quatre initiateurs dont Nabil Ennasri, président du Collectif des musulmans de France (CMF), tous partis de Denfert-Rochereau mais sans banderole.

« Notre position justifie notre appel et notre engagement contre le mariage pour tous. On ne peut espérer aucune émancipation sur le plan politique, intellectuel et idéologique des musulmans si on ne prend aucune position dans les projets sociétaux », nous déclare Jamel, à l'initiative de l'Académie française de la pensée islamique (AFPI), un institut d'enseignement religieux à Paris.

« On ne veut pas céder au chantage affectif de nos coreligionnaires », qui ont été nombreux à critiquer leur participation à la manifestation, en raison de la présence des parties de droite et d’extrême droite islamophobes. « L’islamophobie est partagée par l’ensemble des courants politiques, de l’extrême gauche à l’extrême droite », soulignant au passage qu'ils étaient « très loin de l’ambiance islamophobe annoncée » et que les musulmans n’ont aucun mal habituellement à « manifester pour la Palestine avec des islamophobes de gauche ».

« Pourquoi serait-ce un problème maintenant ? On prend position en tant que musulmans à partir de notre propre référentiel islamique, comme le font les catholiques ou les juifs, pour faire pression avec toutes les forces contre le mariage pour tous », poursuit-il.

Les musulmans passifs face aux enjeux sociétaux

« Les responsables musulmans doivent prendre leurs responsabilités » afin qu’« un débat interne » au sein de la communauté puisse exister et que celle-ci puisse aussi faire entendre sa voix en France, conclut Jamel El Hamri.

« Je ne comprends pas que les grandes fédérations ne s’expriment pas sur cette cause qui est la défense de la famille », nous indique Ahmed Jaballah, qui a rejoint la mobilisation au Champs-de-Mars avec une petite délégation de l'UOIF. L'Union des organisations islamiques de France est bien une des seules organisations musulmanes à avoir publiquement appeler à manifester le 13 janvier.

La position de l'UOIF en a surpris plus d'un mais il semblait nécessaire, pour son président, qu'elle se positionne, le « cadre idéal » étant le collectif de la « Manif pour Tous », qui a grandement aidé à la démarche. « La manifestation n’avait pas de coloration religieuse, elle a exprimé une voix citoyenne contre le projet », précise M. Jaballah, expliquant l'absence des musulmans par « leur passivité générale » s’agissant des débats sociétaux généraux.

Le gouvernement ne veut rien entendre

Face à cette mobilisation, un grand débat national autour du projet de loi socialiste est exigé par ses opposants. Toutefois, le gouvernement est clair : il a fait savoir à nouveau, par la voix de la ministre de la Justice, Christiane Taubira, qu’il n’organisera pas de référendum. « La Constitution encadre (...) précise les domaines dans lesquels un référendum est possible, et ça n'est pas le cas », a-t-elle déclaré. « Bien entendu le gouvernement entend, constate la mobilisation, mais le débat parlementaire permettra justement d'éclaircir toute une série de sujets (...) utilisés avec confusion ces dernières semaines », a-t-elle insisté.

« Un débat au Parlement n’est pas suffisant pour un sujet aussi fondamental. Il ne sert à rien de se précipiter pour faire adopter la loi, il faut un débat citoyen », répond M. Jaballah, qui ne dit pas non au référendum car « il impulserait le débat ».

L’Elysée préfère encore faire la sourde oreille face au déchaînement de passion que suscite l'autorisation du mariage gay et de l’adoption des enfants pour les couples de même sexe. François Hollande ne veut pas prendre un quelconque risque, avec un référendum, de ne pas voir se tenir sa promesse de campagne. Surtout, l'engagement est trop fort pour le chef de l'Etat pour décider de le rompre maintenant malgré les pressions de la rue, estiment les partisans du mariage pour tous.

Pour relativiser la portée de la mobilisation, le gouvernement n’a alors de cesse de dire que son projet de loi est soutenu par une majorité de Français. Mais « les sondages sont des produits virtuels. La manifestation est un symbole foncièrement français de mobilisation. Faire descendre un million de personnes dans les rues, ce n’est plus du virtuel mais du concret », lance M. Bechikh, pour qui le référendum est encore « le meilleur sondage ». Plus qu'avant, « nous exigeons d'être reçu par le président », indique le co-organisateur de la manifestation.

« Hollande ne peut pas faire abstraction de la démonstration de force. On est loin de la caricature annoncée » selon laquelle « les dès sont jetés et les Français sont forcément pour » le mariage pour tous, commente Jamel El Hamri. Les opposants au changement hollandais ont bien décidés à aller jusqu'au bout de leur combat.



Rédactrice en chef de Saphirnews En savoir plus sur cet auteur


Réagissez ! A vous la parole.

1.Posté par sam le 15/01/2013 01:22 | Alerter
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fréres et soeurs musulmans l'heure est venue de prendre massivement place au débat sans quoi on sera toujours cantonné au role d'accusé de petit voleur de pains au chocolat qui devra justifier de son innocence ! Il est temps de voir grand et d'arreter les projets merdiques du genre on veut a tout pris manger de la viande halal partout et notre seul reve est de voir Hippopotamus et Buffalo Grill proposer des steaks d'autruche halal !

2.Posté par Alioun le 15/01/2013 09:39 | Alerter
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Ceux qui ont manifesté savent pourquoi ils l'ont fait. Je trouve que c'est bien. Mais jmoi e n'ai pas manifesté et je constate qu'on m'attribue des idées qui ne sont pas les miennes. Me voici devenu dans les propos de ces gens, une personne désintéressée du débat social... C'est archi faux. Ne pas répondre à ces sirènes homophobes c'est une manière de manifester. Je ne comprends pas l'homosexualité, c'est peut-être pour cela que je suis opposé à ce mariage pour tous. Mais je vois que ces gens sont mis à l'index comme on me met à l'index parce que je suis musulman. Ils sont une minorité dans ce pays et l'Etat leur fait payer plus d'impot. Je ne trouve pas cela normal, c'est injuste. Je suis même RADICALEMENT contre l'adoption d'enfants par ces couples gay et lesbiens. Et j'irai manifester le jour où, d'un point de vu fiscal, citoyen, ces gens là seront rangé dans la même case que les couple hétéro sans enfant. Pour moi en tant que musulman, le mariage n'a rien de religieux, c'est un contrat social qui concerne les croyants et les non croyants. Et puisque c'est l'Etat qui est chargé de ce contrat social dans notre démocratie, alors que l'Etat s'en occupe. Un point c'est tout. Et qu'on ne vienne pas me demander de devenir parent 1 ou parent 3. Mais qu'on ne vienne pas me raconter non plus que les homo et les lesbiennes menancent ma religion. C'est la même chose qu'on fait contre les musulmans quand ils veulent les mêmes droits que les autres. Je ne mange pas de ce pain-là. Vo...  

3.Posté par sunny le 15/01/2013 10:38 | Alerter
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@ Alioun
comme tu as pu le comprendre, derrière ce mariage pour tous il y a la question des enfants. Que ce soit la PMA ou l'adoption, le mariage pour tous ouvrira à + ou - long terme à la "parentalité" officielle pour les couples homos. De plus le mariage ouvert à tous va réclamer une modification du code civil. On ne sera plus déclarés "mari et femme" mais "époux 1 et époux 2" ou qqchose dans le genre. Dc ça aura des csq sur les hétéro et la société en général, et dc le débat concerne tout le monde.
Les musulmans ne se sentent pas "en danger" dans leur religion par les homo. C'est le projet de société qui découle de ce genre de loi qui doit être interrogé.

Et puis il faut encore rappeler que l'islam et les musulmans ne détestent pas les homo, mais l'homosexualité, pas les personnes mais les actes. Car l'homosexualité est, par essence et quoi qu'on en dise, non-créatrice de vie. Et pour l'islam la vie est sacrée, et un des rôles de l'Homme sur Terre est de perpétuer la vie. C'est ce principe que les musulmans, en tant qu'être humains, défendent.

4.Posté par Aziz le 15/01/2013 13:37 | Alerter
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Hors de question pour moi de manifester contre l'égalité d'une minorité autant attaquée que la nôtre pour faire les bonnes affaires des mêmes manifestants de droite qui nous discriminent aussi à longueur d'année. Puis faire à d'autre ce que je dénonce pour moi, je ne mange pas de ce pain là. Si les homos veulent se marier entre eux grand bien leur fasse ! Ca n’enlèvera rien à ma vie. Quand aux enfants je ne vois pourquoi ils élèveraient moins bien des enfants que d'autres. Tout les enfants ayant grandi avec un père et une mère ne sont pas tous bien éduqués et ce qui se passe dans le lit des parents ne regarde pas les gosses. Qu'on leur foute la paix et puis c'est tout! Il y a d'autres combats bien plus nobles que celui de descendre dans la rue pour refuser les mêmes droits à certains.

@sunny , c'est faux. Le gouvernement a démenti ces rumeurs. Aucun changement ni suppression de terme " père-mère" dans le code civil . Fo suivre!

5.Posté par sunny le 15/01/2013 14:28 | Alerter
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@Aziz
la seule """promesse""" qu'on a eu c'est que"père et mère" seront maintenus dans le code civil ..."partout où c'est possible" (déclaration de Mme Taubira). ça se passe de commentaire.

cette question du mariage et de la filiation, sa suite logique, est une question de société fondamentale. Elle concerne toute la société. Ca dépasse les clivages droite/gauche, croyants/athées, riches/pauvres, etc. Des gens de gauche sont contre ce mariage pour tous, des gens de droite sont pour.il ya aussi des homo contre. Ce n'est pas les droitiers ou gauchers qui sont allés manifester dimanche, mais des individus qui défendent leur vision de la société .

tu parles de "refuser les mêmes droits"... que les homos s'unissent, ça les regarde, et le PACS était déjà prévu pour ça d'ailleurs (même s'il n'a pas eu le succès escompté chez cette population). Mais le mariage est la porte vers l'adoption et la PMA. Or, avoir un enfant n'est pas un droit, et ne l'a jamais été ! Le fait est qu'on prive ces enfants d'un père ou d'une mère, tout l'amour du monde ne remplacera pas le fait de savoir d'où on vient, ou d'avoir eu ses 2 parents. Les enfants adoptés en savent qqchose, ceux qui ont déjà été conçus par don de sperme aussi. Ces expériences ne servent-elles pas d'illustration ? Un enfant n'est pas un "bien" comme un autre. Un enfant a besoin de s'identifier, d'avoir des modèles, et ce sont les parents qui constituent les premiers modèles.

Ce qui était défendu dans la rue dimanche ce n'est pas l'un...  

6.Posté par sunny le 15/01/2013 14:36 | Alerter
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@ Aziz bis
"faire les bonnes affaires des mêmes manifestants de droite qui nous discriminent aussi à longueur d'année"
T'as l'impression que la gauche te déroule le tapis rouge ?

7.Posté par Alioun le 15/01/2013 23:47 | Alerter
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@Sunny
Je comprends votre argumentation et je n'ai rien à lui opposer. Je comprends assez bien la lecture que vous faites de ce projet de loi. Personnellement, j'étais favorable au PACS. Je pensais qu'il serait suffisant pour rétablir l'égalité entre tous. Mais voilà, il ne suffit pas. On peut donc avoir cette impression que les homo rusent avec la société. C'est une analyse que je peux comprendre même si j'avoue que je ne maîtrise pas les détails. J'ai besoin de l'avis des homos pour me faire le mien.

Ce que je refuse, c'est qu'on me reproche mon manque d'engagement contre cette loi parce que je suis musulman et que les musulmans ne s'intéressent pas au débat social et patati.... Ca c'est un cliché idiot que les musulmans ont fini par intégrer.

Je veux dire que je m'intéresse au débat social mais je ne suis pas un mouton. L'homosexualité ne fait pas partie de ma religion. C'est clair pour moi. Mais l'homosexualité fait partie de la République. Donc plaçons nous sur le terrain républicain et qu'on ne vienne pas me titiller la foi sur une question qu'elle ne me pose pas.
Donc en tant que républicain, je ne suis pas allé manifester. Parce qu'il y a une injustice en cours contre une minorité. Et je veux que cette injustice s'arrête. Mais je suis musulman aussi et j'ai connu en 2004, le sentiment d'impuissance qu'on ressent face à la masse qui nous reproche de ne pas être dans "la norme". Homo et Lesb sont des citoyens qui payent plus que nous parce que nous sommes la norme et...  

8.Posté par sunny le 16/01/2013 10:59 | Alerter
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@aloune

"L'homosexualité ne fait pas partie de ma religion. C'est clair pour moi. Mais l'homosexualité fait partie de la République". Vous placez donc la religion d'un côté et la République de l'autre. Mais être musulman ce n'est pas qu'un tiroir dans l'armoire de l'identité globale. Venir en aide aux plus faibles par exemple, ça relève de la religion ou du devoir citoyen ? Protéger la nature, c'est une valeur islamique ou républicaine ? Ce que je veux dire c'est que tous les citoyens sont éclairés par les valeurs qu'ils portent, qu'elles viennent d'une religion, d'une philosophie, ou autre. La religion n'est pas un système fermé, fait de règles dissociées de la réalité. Les règles et lois musulmanes, autour de la famille ou autre, vont dans le sens de la continuité de la vie humaine. si l'adoption plénière n'existe pas en islam, c'est pour protéger la lignée, permettre à tous de connaitre leurs origines, nécessaires à la construction de soi, et éviter des mariages entre frères et soeurs. Vous dites que l'homosexualité ne fait pas partie de votre religion. Moi je dirais que si elle en fait partie, dans le sens où ce comportement est abordé et discuté. Et la conclusion c'est qu'elle est interdite car il s'agit d'unions stériles, où les 2 membres ne peuvent pas découvrir l'altérité, avec des risques de déséquilibre (si ce comportement se généralise, on peut imaginer les csq au niveau social).
Quant aux inégalités qui doivent être combattues, je crois qu'il y a bcp d'inégalités...  

9.Posté par sunny le 16/01/2013 11:10 | Alerter
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sur l'accusation de passivité et de non-engagement, ça ne vous concerne pas, mais ça concerne qd même une grande partie de la communauté. C'est peut-être une histoire de temps, c'est peut-être aussi par que "les musulmans de france" ne sont pas une entité homogène, peut-être aussi que l'attitude d'engagement n'est pas ancrée culturellement parlant, peut-être aussi que bcp s'engagent pour des causes sans que ça fasse la une des journaux, je sais pas. Dans tous les cas, se taire est préférable à dire n'importe quoi.

10.Posté par Alioun le 17/01/2013 05:16 | Alerter
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@Sunny
Je ne voudrais pas que cela tourne au dialogue mais je vais répondre à deux trois points que vous soulevez.
J'ai dit que l'homosexualité ne fait pas partie de ma religion musulmane; vous êtes d'accord avec moi car, comme vous le dites autrement, l'islam l'interdit. C'est bien ce que je voulais dire. Et il n'y a pas besoin d'être musulman pour savoir qu'une société entièrement homo, si elle devait exister, serait une aberration (si non génétique mais au moins sociale) car elle n'aurait pas de grandes chances de survie etc... Je pourrais développer; mais c'est inutile même si je tiens à préciser que cela ne concerne que la pratique : homosexualité. Quant à ceux qui sont homo ou lesbienne, c'est à dire les individus, les humains créés libres dans leurs choix et leurs consciences, il reste libre à eux de vivre leur vie comme ils l'entendent. Il y en a qui sont musulmans. Ca les regarde, pas moi. Donc qu'on ne vienne pas évoquer ma religion pour me lancer contre ces gens. Ils ne menacent rien de rien dans ma foi, rien de rien dans ma religion! Ca fait des siècles qu'on a résolu ce problème.

Quand vous dites, cher Sunny, que l'islam légifère sur l'homosexualité et que cela suffit à inscrire le phénomène homosexuel comme partie de l'islam, je ne peux pas être d'accord avec vous car ce discours est déjà connu dans nos mosquées et il vient des bords les plus extrêmes où l'islam est tout et où tout est islam parce que l'islam c'est Dieu et Dieu a tout créé et patati ! Il y a d...  

11.Posté par sunny le 17/01/2013 14:35 | Alerter
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@Alioun

merci pour vos précisions, je ne répondrai pas à tous vos points. J'insiste juste sur un truc : être contre le mariage pour tous n'est pas être homophobe. Moi même j'éprouve de la compassion pour ces gens différents. Mais ce n'est pas pour ça qu'au nom de cette compassion je vais fermer les yeux sur les conséquences de l'attribution de ces nouveaux "droits" (je parle des enfants, et non de l'union civile). Je peux aimer qqun mais lui dire que ce qu'il est en train de faire est une mauvaise idée. Je crois même que ça serait mon devoir vis à vis de cette personne. L'intérêt particulier est parfois en conflit avec l'intérêt général. Et en l'occurrence on parle de l'intérêt d'enfants. On n'a pas tout ce qu'on veut dans la vie, c'est souvent dur, mais c'est comme ça.

12.Posté par Alioun le 17/01/2013 19:49 | Alerter
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@ Sunny
C'est vrai, j'ai la langue qui a fourché. Désolé: on peut être contre le mariage des homo sans détester les homo. C'est évident. Vous faites bien de souligner mon excès. Merci.
Moi, j'avoue, que j'ai eu froid au dos quand j'ai lu qu'on serait désormais parent 1 et parent 2. Ma réactioin a été : au nom de quoi ? Au nom de quel principe faudrait-il aligner tout le monde sur ce qui s'impose seulement à une minorité ? Ensuite j'ai lu que cette disposition avait été écartée. Mais bon, je crois qu'on s'est compris. Ce dossier du mariage pour tous est assez délicat et je me demande à quel point l'ensemble des homo est pris en otage par les plus militants d'entre eux. C'est une question que je me pose depuis le début.