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Sur le vif

La relaxe pour l'instituteur accusé d'avoir inventé une agression par Daesh

Rédigé par La Rédaction | Vendredi 12 Février 2016



La relaxe pour l'instituteur accusé d'avoir inventé une agression par Daesh
L’instituteur d'Aubervilliers accusé d’avoir inventé une agression en décembre au nom de l’Etat islamique a été relaxé vendredi 12 février.

L’homme, en poste depuis 22 ans dans la même école maternelle, était poursuivi pour « dénonciation de crime imaginaire ». Il avait reconnu, lors de sa garde à vue, avoir inventé son agression, avant de revenir sur ses propos lors de son procès. Il n’avait pas réussi à convaincre le procureur, reprochant à l’enseignant d’avoir crée la panique, particulièrement auprès des parents d'élèves, un mois après les attentats de novembre 2015.

Le tribunal correctionnel de Bobigny n’est pas allé dans le sens du procureur : la cour a prononcé la relaxe en raison de vices de procédure. Les procès verbaux d'audition recueillis par des policiers ont été entachés de nullité car le prévenu se trouvait à l'hôpital sous morphine lorsque la police l’avait interrogé.

« Je suis heureux. On m'avait fait changer de version car j'étais sous morphine. Je le maintiens : j'ai bien été agressé », a réagi le prévenu ce vendredi, qui risquait jusqu'à six mois de prison et 7 500 € d'amende ainsi que la révocation. « J'espère reprendre mon boulot dès que j'irai mieux. » Il est suspendu depuis les faits par l'Education nationale.

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