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Points de vue

La déchéance du militantisme 2/2

Associations musulmanes

Rédigé par Ibrahim BEN AMMAR | Jeudi 22 Septembre 2005

L’Union des organisations islamiques en France (UOIF) s’apprête à renouveler sa direction ce weekend. Dans la présente lettre ouverte adressée à l’UOIF, Ibrahim ben Ammar s’inquiète des orientations que pourrait prendre cette organisation dont il est membre. Il prodigue ses conseils de militant à la jeunesse de son organisation.



Lettre ouverte aux membres de l’UOIF
Pour voir la partie 1/2



Du principe de l’éducation



Un autre dérapage menace la bonne marche de l’entreprise. Ceux qui se vouent à la Da’wa ont besoin de se ressourcer dans la Prière, les invocations, la lecture du Coran et le jeûne. On a besoin (avant de médiatiser son action, de prêcher en dehors des mosquées et participer à la vie citoyenne) on a besoin d’une élite solide, formée et bien éduquée.

L’existence de cette élite ne peut être que l’œuvre de l’éducation. Ce n’est qu’une fois que cette équipe de base existe qu’on pourra mettre en œuvre la deuxième étape qui consiste à faire le travail extérieur.

Or peut-on vraiment en finir avec l’éducation spirituelle, dépasser son cap et se consacrer ensuite au travail de l’autre et de l’action sociale ou politique proprement dite ?

L’erreur à ne pas commettre c’est de croire que ces deux étapes sont successives. C’est de croire que quand on termine l’une on attaque l’autre.

Non ! l’œuvre éducative et le travail spirituel ne doivent jamais s’arrêter ni faiblir …

Omar Ibn El Khattab (qu’Allah l’agrée) ne disait-il pas : « si je dors la nuit je suis égaré, et si je dors le jour c’est ma communauté dont je suis le calife qui est dévoyée ». ?

Celui qui connaît la biographie du Prophète PBSL remarque facilement qu’aussi bien en période mecquoise qu’en période médinoise l’action éducative n’a jamais cessé. Le coran dans lequel on distingue nettement ces deux périodes le montre clairement.

C’est la permanence de cette action et son caractère prioritaire qui assurent la pérennité du mouvement : « Quand on n’avance pas on recule ! »

L’action politique est un piège. Elle est en outre très gourmande en énergie. Celui qui s’y engage se trouve occupé pleinement et de manière quasi irréversible. Si on ne sait pas revenir à la mosquée on se retrouve en dehors.

Alors, à tous ces Présidents de CRCM et CFCM avant de comptabiliser les gerbes de fleurs sur les tombes des soldats inconnus, avant de collectionner les interviews télévisés et avant de compter les poignées de mains qu'ils font aux élus et hauts fonctionnaires, qu'ils se posent la question de savoir combien de larmes versent-ils dans leurs prières nocturnes ?



La quantité ou la qualité ?


Une question non moins importante c’est de prévoir quelle attitude adopter envers le membre qui ne veut plus s’améliorer ? Celui qui ne justifie plus les conditions d’adhésion au mouvement ? Celui qui a dépassé une certaine limite ? Celui qui veut tordre le cou à l’intention originelle et se permettre de faire cavalier seul pour du profit personnel ? Doit-on continuer à l’inclure dans le groupe de cette élite ou doit-on lui insinuer qu’il ne satisfait plus les conditions.

La tentation de la popularité qu’on obtient avec le grand nombre d’adeptes est grande, quelques soient leurs convictions et leur degré d’engagement.

« Allah vous a déjà secourus en maints endroits. Et [rappelez-vous] le jour de Hunayn, quand vous étiez fiers de votre grand nombre et que cela ne vous a servi à rien. La terre, malgré son étendue vous devint bien étroite; puis vous avez tourné le dos en fuyards ». Sourate III verset 25



Par contre, le risque de se faire des ennemis et de voir son effectif se réduire quand on fait du filtrage dans les rangs est aussi élevé. Il faut savoir garder et respecter le critère de sélection pour ses membres, surtout ceux à qui on confie de hautes responsabilités.

On vous rétorque souvent : « Qui coupe son nez dégarnit son visage » Mais alors le critère de compétence et motivation qu'en fait-on ?

On vous fait comprendre que « Celui qui veut détourner l’organisation pour ses intérêts personnels ne gène pas tant qu’on peut en tirer un quelconque profit et qu’en n’en fait pas un ennemi ! ». Et cela est une grande tromperie, car la place est grande pour ces gens là mais en dehors du groupe. C’est plutôt parce qu’ils jouent le jeu de la complicité qu'on répond à leurs agissements de manière laxiste. C'est parfois pour des raisons du genre : Tu me laisses faire, je ferme l’œil sur ce que tu fais. Si tu me cherches des poux je saurais en trouver dans ta tête !... L'équilibre de la terreur en quelque sorte.

C’est la différence fondamentale entre un parti politique, une confrérie d’intérêt et une Jama’a islamique. C’est pour cette raison que le membre qui est accepté ne doit y voir aucun intérêt ni honneur ni faveur mais seulement une lourde responsabilité qu’il ne faudrait accepter –à la limite- que contraint et forcé.

Le Prophète PBSL dit : « … Nous ne confions pas une responsabilité à quiconque la demande ou la convoite ! ». D’après Abu Musa El Ash’ari, rapporté par Bukhari et Mouslim.

Il est préférable d’être un petit nombre qui se compte sur le bout des doigts mais des personnes solidement attachées aux principes et valeurs que d’être une foule nombreuse avec de nombreuses faiblesses, de défauts et d’individus prêts à concéder ce qu’il y a de plus cher et au premier venu. Sinon la qualité est sacrifiée au dépend de la quantité.



Le risque du laxisme est gros : «Ceux des Enfants d'Israël qui n'avaient pas cru ont été maudits par la bouche de David et de Jésus fils de Marie, parce qu'ils désobéissaient et transgressaient : Ils ne s'interdisaient pas les uns aux autres ce qu'ils faisaient de blâmable. Comme est mauvais, certes, ce qu'ils faisaient ! » Sourate V versets 78-79



Plus haut, nous avons vu que l’exigence et très grande vis-à-vis de ces responsables par rapport au commun des mortels des musulmans. Peut-on rester l’ami de tout le monde, tout tolérer et intégrer n’importe qui dans son mouvement et se dire « Si ton ami est borgne regarde le de profil ! » ? Doit-on tout accepter et se dire : « Il faut vouloir ce qu’on ne peut empêcher ! » ?



Du culte de la personnalité aux gourous manipulateurs


La communauté musulmane de France souffre souvent de carence affective. Très facilement manipulables, ses individus manquent atrocement de repères et cherchent désespérément le guide spirituel qui a le bâton de Moïse capable de les sauver de toutes les situations.

En soit, cette mentalité n’est pas toujours une catastrophe, si les pharaons dans ce monde n'étaient pas plus nombreux que les Moïses, s’il n’y avait pas dans ce monde des loups qui n’attendent que cela pour s’entourer de public de béni oui-oui et qui ne sait qu’applaudir. « L’admiration est la fille de l’ignorance ».

Ajoutez à cela le fait qu’elle empêche la formation de gens libres d’esprit qui pensent par eux-même et dotés d’une forte personnalité. Le coran est miraculeux quant à sa capacité d’éduquer, de former de produire des générations très difficilement manipulables. La force de la foi en Dieu rend l’Homme libre et rebelle à toute dictature humaine : ‘Taghut’.



Plusieurs prédicateurs ne se soucient pas de cette attitude qu’ont certains musulmans à s’attacher à leur personne et non pas aux principes qu’ils prêchent. Au contraire ils s’en réjouissent, ils usent et abusent de leur charme et de leur charisme et en tirent profit pour se faire des relations, tisser un réseau de supporters. Peu importe si ce public est droit ou pas, ignorant ou savant, dans l’erreur ou sur le bon chemin, ce qui leur importe c’est qu’il les admire, les applaudit et surtout se soumet à leur quatre volontés. La disparition de ces « pervers narcissiques » de la scène provoque une véritable catastrophe pour leurs adeptes ou pour les institutions qu’ils gèrent.



De la sincérité dans l’engagement


L’attachement au livre d’Allah et aux maisons d’Allah prévaut sur toute autre activité. Il est primordial que celui qui se voue à faire partie de la fine fleur de la communauté musulmane, se pose en permanence les questions suivantes :

Quelle est ma relation réelle avec Allah ?
Est-ce que je l’aime vraiment ?
Suis-je vraiment à la recherche de son contentement dans tout ce que j’entreprends ?
Suis-je capable de le prier fort jusqu’aux larmes ?
Ou suis-je pris dans le courant des affaires à un tel point que j’en oublie l’objectif premier ?
En islam tous les moyens ne sont pas justifiés et on ne doit jamais oublier la fin. Le comportement de certains laisse penser qu’ils n’œuvrent pas en comptant sur le soutient du Très-Haut, sinon comment s’autoriseraient-ils l’usage de la ruse, du double langage, du manque de clarté dans leurs discours, la culture du flou etc.

Ceux-là ne sont pas dignes d’être suivis et méritent plus de la méfiance qu’autre chose. Comme l’écrit si bien Dr Mohammed Kotb dans son livre suspicions autour de l’islam : « Quant à nous, la voie ne sera pas couverte de fleurs. De grands sacrifices sont nécessaires comme les sacrifices fournis par les premiers musulmans pour convaincre le monde de ce qu’il y a dans l’islam de bien. Mais ce sont des sacrifices garantis sur terre et au ciel : « … Dieu donne certainement victoire à ceux qui œuvrent à la sienne. Dieu est assurément fort et digne de considération ». Sourate XXII Verset 40. … »



Propriétaire immobilier ou militant ?


En France les musulmans n’ont pas de ministère de culte ou des affaires religieuses ou des « Awqaf » comme dans les pays musulmans. L’idée de base a consisté à créer un patrimoine de biens immobiliers regroupant les lieux de culte associé à quelques fondations pieuses (waqf ou habous) et d’en donner la propriété à une institution fédérative pour qu’elle assure la garantie de la pérennité et se porte arbitre en cas de problème dans la gestion de ces lieux de culte. Cette idée en soi est bonne car l’union fait la force. Malheureusement certains abusent de cette force et se permettent de vouloir contrôler les musulmans à travers ces titres fonciers qui leur ont été naïvement concédés. Ils vont jusqu’à fermer des mosquées, annuler des élections dans certaines associations et parachuter leurs acolytes. C’est bêtement de la ploutocratie.

Propriétaires immobiliers ! est-ce là toute leur force ? Des mètres carrés est-ce cela qui permet de représenter les autres ?

Est-ce à travers la propriété des mosquées que l’on doit imposer sa façon de voir les choses et placer les prédicateurs qu’on veut ? ou est-ce par la force de la conviction de la clarté et la rectitude de nos principes ?

Les mecquois n’ont-ils pas proposé au Prophète PBSL de faire de lui leur roi ? ne lui ont-ils pas proposé de faire de lui le plus riche d’entre eux ? Pourquoi a-t-il refusé tous ces honneurs ? et comment a-t-il fait en fin de compte pour gagner leurs cœurs ?



Quelle influence et quel impact ?


De là on peut se poser les véritables questions : Quel impact sur la compréhension de l’Islam en France et en Europe ont eu ces hauts responsables et représentants, ces dernières années ? En quoi ont-ils été capables de changer les opinions par rapport à des démarches entreprises par des individus seuls ou les médias d’une façon générale, eux qui bénéficient de tous les soutiens et à qui on a donné toute la confiance ?

Cette mentalité qui consiste à croire qu’on est les meilleurs qu’on est les promoteurs de toute bonne initiative est un leurre très dangereux qui plonge celui qui l’a dans le fanatisme. « La plus sûre façon de corrompre un jeune homme, c’est de l’inciter à estimer davantage celui qui pense comme lui que celui qui pense différemment » … F. Nietzsche (1844-1900)

Cette sensation de supériorité est une erreur qui est dangereuse et très méprisée par Allah. On ne doit pas s’étonner par la suite que ceux qu’on dénomme salafistes gagnent de plus en plus du terrain et surtout parmi les plus jeunes ! car quand le chat n’est plus là, la souris danse !



Pour conclure


Mon objectif, dans cet article, est seulement de « mettre la lumière sur le chandelier ». Mon but n’est pas de critiquer pour critiquer, ni de détraquer ou détruire, mais de prévenir des innocents, des apeurés, des naïfs, de jeunes victimes … car « Aux nouveaux tout est beau ».

Que de sacrifices ont été faits pour faire arriver l’islam de France là où il se trouve en ce moment ? Faut-il le laisser en proie à des pleutres ou des arrivistes ? Non ! Car : « Chose acquise à suée est plus chérie qu’héritée ». Il faut dénoncer de pareils agissements quitte à faire du nettoyage pour reconstruire.

Pour préserver l’intérêt général l’action que l’on doit mener s’apparente parfois à une action nuisible : le Coran nous donne un exemple très frappant. On peut lire en effet : « Pour ce qui est du bateau, il appartenaient à de pauvres gens travaillant en mer et j’ai voulu l’endommager [pour qu’il fût sans valeur aux yeux d’] un roi qui, derrière eux, s’arrogeait tout bon vaisseau, comme prise » Sourate XVIII Verset 79

C’est pour cela et pour conclure, je donne les conseils suivants :

Il est impératif que les institutions musulmanes fonctionnent dans la transparence totale, le respect de l’autre et que la démocratie soit respectée infailliblement.
Que les fondements et les principes immuables ne soient pas bafoués.
Pas d’intérêts personnels dans les affaires de la communauté.
Pourquoi on n’exigerait pas des responsables la transparence totale sur leurs revenus ?
Aux nouveaux, je suggère de se demander dès les premiers pas dans leur engagement dans la voie du militantisme : Quel pouvoir réel avez-vous -à la base- pour vous faire entendre sans qu’on ne vous dise que vous n’avez qu’à écouter et obéir ? Sans que vous ne vous fassiez manipuler ? Travaillez ‘fi sabil illeh’ : oui ! Mais au service des gourous : non ! Car la formule ‘fi sabil illeh’ est devenue le Joker qu’on brandit chaque foi qu’il faut faire avaler la pilule à quelqu'un ! Vive la liberté, et que personne ne se hasarde à vous faire le bec !

La Ilaha Illa Allah et retenez le passage suivant du Coran : « Suivez ceux qui ne vous demandent aucun salaire et qui sont sur la bonne voie » Sourate XXXVI verset 21



Les statuts et les règlements intérieurs doivent être le résultat d’un travail collectif, d’une consultation très large, rédigés en toute transparence, pas écrits dans les coulisses. Ils doivent en outre être très clairs et pas sujets à interprétation. Tout vide juridique ouvre la porte, à ceux qui sont entrain de diriger, d’interpréter les statuts comme ils veulent surtout quand ceux-ci sont squelettiques.

A quelques exceptions près, le mode de fonctionnement suivant est devenu presque chose acquise :

Les statuts et les règlements intérieurs (quand il y en a) sont là presque pour la forme, on s’y réfère quand cela nous intéresse, sinon on les oublie.
Ceux qui votent sont souvent triés parmi les amis leurs voix sont gonflées (pondération abusive) et ceux qui sont dans l’opposition sont exclus ou réduits à la minorité.
Certains Présidents sont là pour faire de la figuration, et sont souvent sous l’autorité de quelques salariés qui monopolisent la plupart des dossiers.
Les membres du CA découvrent les affaires quand toutes les carottes sont déjà cuites par les salariés.
Les AG sont souvent des séances de démagogie ou de psychothérapie de groupe où chacun est là pour vider son sac mais ses paroles ne changent rien à la réalité.

Alors, il y en a assez du discours politique !

Exigez des responsables qu’ils pensent ce qu’ils disent et disent ce qu’ils pensent. La dualité dans leur langage est effrayante ! On vous sort les clauses comme d’un chapeau de prestidigitateur. On dispose de l’argument et de son contraire quand on veut justifier ses dires ou ses actes. N’accepter surtout pas l’islam de la subordination, de l’obédience, de la servilité, de la sujétion, de la soumission, comme dans certains pays où il n’y a pas de réelle démocratie ni de liberté d’expression où la règle du jeu est la suivante :



Ne jamais se confronter avec les autorités au pouvoir.
Celui qui est au pouvoir a toujours raison.
Ne jamais se dire la vérité en face et favoriser le travail dans les coulisses.
L’acceptation de la médiocrité.
On maîtrise le langage de : « tout le monde il est beau tout le monde il est gentil » tous les rapports sont écrits à l’eau de rose ! En s’efforçant de cacher la réalité et les défauts…


Surveillez le gouvernail


Si cet article n’aura pour effet que de faire dire à ceux qui prêchent le flou et cultivent le double langage et portent l’habit de deux paroisses : « cultivons la transparence ! » c’est déjà ça de gagné.

Pour finir, et afin que cet article ne paraisse trop acrimonieux, ou prétentieux, écrit dans un style emphatique ; celui qui n’est pas reconnaissant envers les créatures ne l’est pas envers Le Créateur ! … Je dirais que les idées et principes fondateurs du mouvement constructeur ou réformateur de l’UOIF sont sans aucun doute très ambitieux et que parmi les membres de cette fédération on trouve des gens d’une grande piété et qui ont certainement beaucoup de mérite auprès d’Allah. Ceux-là, mon discours ne les concerne pas directement. Néanmoins, ils ne faut pas qu’ils croient que le bateau dans lequel ils se sont embarqués garde le cap et qu’il ne peut pas y avoir des pervers qui jouent avec le gouvernail.

Où sont partis les discours où l’on allait jusqu’à projeter que l’islam de France, pays de la liberté et de la démocratie, pourrait servir de plate forme pour contrer les dictateurs des pays musulmans et leur politique injuste contre les militants de l'islam ? La complicité entre le gouvernement français et les gouvernements des pays musulmans (cf. les dernières élections du CFCM) prouve que c’est le contraire qui est entrain de se passer et que nos chers éclaireurs sont tombés la tête devant dans le piège.

C’est plutôt les autorités françaises qui sont entrain de leur tirer le tapis de dessous les pieds pour les contrôler et ensuite contrôler la communauté musulmane de France en s’emparant des dossiers les plus importants tel que celui de la formation des imams, financement des lieux de culte et institutions musulmanes, foulard dans les écoles et tenue vestimentaire de la femme musulmane, et j’en passe…

Tout cela bien sûr avec la complicité de quelques pions posés par les chancelleries de nos pays d'origine.

Cette stratégie n’est même plus dissimulée elle est même argumentée et justifiée : "Les musulmans de France ont une histoire, des racines. Il faudra des années pour les couper. De la même façon que j'ai toujours considéré que les juifs de France ne sont pas moins français parce qu'ils sont attachés à Israël, je n'ai pas à faire de procès à un Français parce qu'il continue à entretenir des liens avec l'Algérie, le Maroc, ou des pays d'Afrique. Les Français que vous représentez ont une histoire. Je perçois des aspirations parfois contradictoires entre les plus âgés et les plus jeunes, qui veulent construire une identité sans ces racines. Je ne veux pas exclure ce débat. On ne rompt pas avec ce passé par un raisonnement binaire: soit tu es Français, soit tu es Marocain. Chacun vient d'un peu partout, il essaie de vivre avec cela et d'en faire une richesse..." N. Sarkozy le 26 juin 2005 rapporté dans son Blog par X. Ternisien.

Comme le dit si bien Paul Valéry, « La politique est l’art d’empêcher les gens de se mêler de ce qui les regarde ». Si les actuels responsables de la communauté musulmane se laissent faire je ne sais plus où l’on va ? et « il n’a pas plu ce qu’il pleuvra » !

S’ils se laissent corrompre par des postes qui ne leur permettent pas réellement de défendre les intérêts des musulmans de France ils doivent savoir que « Qui prend se vend ».

Si l’UOIF veut continuer à rendre service à la communauté musulmane de France et continuer à mériter sa confiance, il faudrait qu’elle revienne vers ses principes fondateurs et qu’ à aucun prix elle ne pense à les sacrifier. Sinon elle sera comme « un âne parmi les singes ». Et qu’elle arrête de se faire passer pour ce qu’elle n’est plus. « Nous sommes semblables à des vitrines où nous arrangeons constamment nous-mêmes les prétendues qualités que les autres nous prêtent en les dissimulant ou en les mettant en évidence, pour nous tromper. » F. Nietzsche (1844-1900)