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Sur le vif

Colère dans les rues contre la venue de Netanyahou à Paris et au lancement de la saison France-Israël

Rédigé par Lina Farelli | Mercredi 6 Juin 2018



Colère dans les rues contre la venue de Netanyahou à Paris et au lancement de la saison France-Israël
Pour la deuxième fois depuis le début de son quinquennat, Emmanuel Macron a déroulé le tapis rouge à Benjamin Netanyahou, en visite à Paris mardi 5 juin. A l’appel de plusieurs associations militant pour la défense des droits des Palestiniens, des manifestations ont réuni des centaines de personnes à Paris et dans plusieurs villes de France pour protester contre l’arrivée en France du chef du gouvernement israélien, venu en Europe plaider en faveur d’un durcissement des relations avec l’Iran.

Plusieurs centaines de personnes ont brandi le drapeau palestinien dans la capitale, où a été inauguré par les deux chefs d’Etat la saison France-Israël 2018 au Grand Palais afin de célébrer les liens entre les pays. « Israël assassin, Macron complice », « Halte au massacre du peuple palestinien », pouvait-on lire sur des banderoles portées par des manifestants qui comptaient, dans leurs rangs, des élus comme la sénatrice Esther Benbassa et le député Eric Coquerel. Les protestataires ont même réussi à bloquer l’avenue des Champs-Élysées pour réclamer l’annulation de la saison croisée mais aussi des sanctions françaises contre Israël.

Lors d’une conférence de presse commune, le locataire de l’Élysée a fait part de son « attachement à une solution juste et durable fondé sur deux Etats » qui ont tous deux Jérusalem pour capitale, sans condamner formellement la politique israélienne à l’égard des Palestiniens. Concernant la décision américaine de transférer son ambassade dans la ville sainte, « l’expérience des dernières semaines a montré une chose : l’unilatéralisme irrespectueux des positions des autres crée la violence, qu’on le veuille ou non », a-t-il souligné.

A ses côtés, Benjamin Netanyahou a affirmé que la paix ne passera que par une reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'un Etat juif, Israël. La manière du Premier ministre israélien de dire que la paix avec les Palestiniens n'est pas à l'ordre du jour, sans pour autant impacter à ce jour ses relations avec la France. Emmanuel Macron, qui a appelé affectueusement Benjamin Netanyahou « Bibi » lors de sa visite, a voulu célébrer « la puissance et la vitalité » de l’amitié entre la France et Israël à l'occasion de l'inauguration de la saison croisée.

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