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Sur le vif

Avec Banlieuz’art, la banlieue parisienne foule le tapis rouge

Rédigé par La Rédaction | Vendredi 25 Mai 2012



Il n’est pas facile de se faire un nom dans le monde du cinéma. Mais certains ont de la chance comme les lauréats du concours de jeunes réalisateurs Banlieuz’art. Leurs court-métrages ont été projetés en avant-première vendredi 25 mai à Cannes.

Les jeunes réalisateurs primés par Banlieuz’ art sont huit et viennent tous de la région parisienne, le concours ayant pour but de révéler les talents originaires d’Ile-de-France. Ces huit réalisateurs ont su séduire avec leurs court-métrages, très différents les uns des autres.

Fran Vina, un Espagnol venu s’installer à Paris il y a six ans, est primé grâce son film « Allegretto » qui raconte l’histoire d’un jeune qui ne pouvant plus assumer son loyer devient l’objet sexuel de sa propriétaire.

Nicolas Douste et Daniel Brunet ont réalisé ensemble le court-métrage de moins de six minutes « Bad Toys II », une course poursuite braqueurs/flics dans laquelle ils mêlent bande-dessinée et jouets. Une pure comédie.

Dans un autre registre, Fabien-Mariano Ortiz est récompensé pour « Delivery ». Le réalisateur franco-espagnol dépeint une situation plus noire. Il met en scène l’histoire d’un trafiquant de New York qui fait passer des clandestins mais qui souhaite à présent changer de vie.

Dans « Incidences », David Hadjadj, un autre jeune réalisateur primé, propose aussi un court-métrage dramatique. Lors d’une tentative de viol, une jeune femme retourne le couteau contre son agresseur mais une SDF, témoin de la scène, prend sa place avant l’arrivée de la police. Les deux derniers jours de la vie de la clocharde nous expliquerons les raisons de son sacrifice.

« Le Commencement » de Guillaume Tordjman a également été retenu. Dans ce court-métrage, Amina, une adolescente de16 ans, partie en colonie de vacances pour la première fois doit faire face à un séjour teinté de jalousie, d’amour et de trahison.

« Le Vase » de Mike Zonnenberg sera aussi projeté à Cannes. Dans ce film, Léo pense avoir trouvé cadeau idéal pour l’anniversaire de sa mère, un joli vase, mais un vieil homme l’achète avant lui. Le jeune homme fait alors tout pour le récupérer.

Dans « Pandémie », Mathieu Naert nous livre un message social en se servant du fantastique. En effet, dans son court-métrage, un ouvrier sidérurgique voit pousser dans son dos, une pancarte mentionnant Chômeur. Enfin, les deux réalisateurs Justin Blanckaert et Julien Rideau ont également été choisi par Banlieuz’ art pour leur comédie « Résiliation » dont le point de départ est la résiliation d’un abonnement téléphonique.

Un prix de 5 000€ a été remis à chaque lauréat et leur court-métrage seront diffusés à Cannes, ce qui permet ainsi de leur assurer une visibilité. Un vrai tremplin pour ces jeunes réalisateurs. C’est toute l’ambition du producteur de cinéma, Emmanuel Prévost et du producteur de musique, Jean-Rachid, à l’initiative du projet Banlieuz’art qui a vu le jour en 2011.

Après Cannes, les films des lauréats seront ensuite proposés, en entrée libre, dans un parcours urbain en région parisienne au Cube (92), au Point Éphémère (Paris10), à la Maison Populaire (93), à la Bellevilloise (Paris 20), à l’Alimentation Générale (Paris 11) et au cinéma Apollo (77).

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