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Sur le vif

Attentats du 13-Novembre : Jawad Bendaoud, « le logeur de Daesh », relaxé

Rédigé par Saphirnews | Mercredi 14 Février 2018



Attentats du 13-Novembre : Jawad Bendaoud, « le logeur de Daesh », relaxé
Le tribunal correctionnel de Paris a prononcé, mercredi 14 février, la relaxe de Jawad Bendaoud, jugé pour « recel de malfaiteurs » après avoir mis à disposition à deux auteurs des attentats du 13-Novembre un squat à Saint-Denis.

Agé de 31 ans, Jawad Bendaoud, surnommé « le logeur de Daesh », avait clamé son innocence durant son procès qui a duré trois semaines. « Il faut souligner que vous avez été constant dans vos déclarations. Vous avez eu instantanément des doutes sur les personnes que vous alliez héberger », a indiqué la présidente du tribunal correctionnel de Paris.

Jawad Bendaoud devrait être libéré dans les prochaines semaines, après avoir purgé une peine liée à une autre affaire*. L’homme, qui est apparu méconnaissable au tribunal, a fait la Une des médias lors de l’assaut de Saint-Denis le 18 novembre 2015 après avoir déclaré, face aux caméras de BFM, qu’il avait « rendu service » à des hommes sans savoir que « c'étaient des terroristes ».

Mohamed Soumah, jugé comme Jawad Bendaoud pour « recel de malfaiteurs terroristes », a en revanche écopé de cinq ans de prison avec maintien en détention pour avoir mis en relation Hasna Aït Boulahcen, la cousine d'Abdelhamid Abaaoud, l’un des cerveaux présumés des attentats du 13-Novembre, avec Jawad. « Vous ne pouviez ignorer que les terroristes étaient des fugitifs liés aux attentats du 13-Novembre », a signifié la magistrate.

Youssef Aït Boulahcen, le cousin d'Abdelhamid Abaaoud et frère d'Hasna Aït Boulahcen, a été, quant à lui, condamné à quatre ans de prison, dont un avec sursis pour « non-dénonciation de crime terroriste ».

* Mise à jour : Jawad Bendaoud devrait finalement sortir de prison mercredi. Le parquet a néanmoins fait appel de la décision de relaxe. Un nouveau procès devra être organisé.

Pour la mairie de Saint-Denis, choquée par le verdict de relaxe « qui ravive la douleur des victimes des attentats et des familles traumatisées par l’assaut du Raid », la libération de Jawad Bendaoud « renvoie dehors un délinquant multirécidiviste dont les pitreries ne doivent pas masquer la réelle dangerosité ». Dans un communiqué signé du maire Laurent Russier et du député local Stéphane Peu, la municipalité « maintient son action en justice, en tant que partie civile, en faisant appel ».

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