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Points de vue

Aimer, c’est être un Vêtement l’un pour l’autre

De l’amour

Rédigé par | Mercredi 28 Juin 2017



Aimer, c’est être un Vêtement l’un pour l’autre
Qu’est-ce que l’amour ? Comment le cultiver ? Voici quelques réponses que l’on peut lire dans le livre de la sagesse : le Coran.

Aimer, c’est être un vêtement l’un pour l’autre. L’univers est une Maison, la nuit est un Vêtement qui couvre les hommes et les femmes, qui leur permet de trouver repos et de se régénérer : « Nous vous avons créés en couples, et désigné votre sommeil pour votre repos, et fait de la nuit un Vêtement, et assigné le jour pour les affaires de la vie, et construit au-dessus de vous sept (Cieux) renforcés, et (y) avons placé une lampe (le Soleil) très ardente, et fait descendre des nuées une eau abondante pour faire pousser par elle grains et plantes et jardins luxuriants. »

De la même manière que la nuit est un Vêtement qui couvre la terre et le sommeil des hommes, le Coran nous rappelle que l’homme et la femme sont un Vêtement l’un pour l’autre, un Vêtement qui apporte chaleur, tendresse, apaisement, protection, contact intime, douceur, beauté et plaisir.

L’amour d’un homme est un Vêtement qui enveloppe sa femme et réciproquement.

L’homme, lorsqu’il se fait « Vêtement » pour sa femme, accepte d’être l’instrument qui va permettre à celle-ci d’être bien : en paix, en sécurité, heureuse… De même en est-il pour la femme. Chacun est le moyen par lequel l’autre peut se réaliser, s’approcher de la paix et du bonheur : « (…) elles (vos femmes) sont un Vêtement pour vous (les hommes) et vous êtes un Vêtement pour elles. (…) C’est ainsi que Dieu expose aux hommes Ses enseignements, afin qu’ils deviennent pieux ! »

Comme on le voit bien dans cette sagesse coranique, devenir un Vêtement pour sa femme et devenir pieux sont un seul même chemin qui nous élève vers Dieu.

Le Vêtement protège l’autre dans sa vulnérabilité, dans ses attentes, dans ses besoins, dans ses désirs, dans ses blessures, contre ses excès, contre ses manquements…

Le Vêtement, c’est la complicité, c’est une façon de dire à l’autre des choses précieuses sans le dire avec la bouche mais avec sa présence et la qualité de son attention. D’ailleurs, l’amour est la plus haute forme d’attention à l’autre. Raison pour laquelle l’amour est aussi amitié, fraternité, complicité, tendresse…, ou différentes formes d’attention à l’autre.

Le Vêtement est aussi ce qu’il y a de plus proche du corps. Il embellit, met en valeur la beauté de l’autre, le rend plus désirable. Aimer l’autre, c’est donc l’habiller d’un vêtement qui le rend beau, qui valorise ses qualités et qui cache ses défauts.

Force, énergie et affection

On croit que l’amour est un événement ponctuel : « Je l’ai rencontrée ! », « Je l’aime » ; « Il m’a offert un bijou » ; « Il m’a dit sa flamme ». Or l’amour est bien plutôt une activité quotidienne, un art de vivre : l’art d’être pour l’autre un Vêtement.

Être un Vêtement pour l’autre, c’est être sa force, c’est lui donner de l’énergie, c’est lui rappeler la direction à garder en vue dans sa vie : quand il doute, quand il tombe, quand il ne sait plus…

Khadîjah a été un Vêtement pour son mari, le Prophète Muhammad, lorsqu’il reçut pour la première fois la Révélation et qu’il en fut totalement chamboulé, perdu, tremblant de peur et de doute sur ce qu’il venait d’entendre. Elle le prit et le couvrit dans ses bras.

Être un Vêtement pour l’autre, c’est le couvrir avec son corps, avec son cœur ou son affection, c’est le couvrir avec des paroles rassurantes et encourageantes.

La femme est un dépôt que Dieu confie à l’homme. L’homme est un dépôt que Dieu confie à la femme. Chacun est pour l’autre un chemin pour traverser les épreuves de la vie et grandir.

Quand je prête attention aux besoins et aux désirs de ma femme, c’est une façon de servir Dieu. Quand j’accepte de recevoir, d’accueillir ma femme, c’est une façon de servir Dieu.

En effet, aimer et servir sa femme, c’est aimer et servir Dieu. Etre fidèle à sa femme, c’est être fidèle à Dieu. On ne peut pas prétendre pouvoir accueillir Dieu dans sa vie si on est incapable d’accueillir sa femme ou son mari, ses parents ou grands-parents, ses enfants, ses voisins, les personnes dans le besoin, la veuve et l’orphelin…



De formation pluridisciplinaire – philosophie (université Sorbonne-Paris-I), sociologie (Sciences... En savoir plus sur cet auteur


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