Le Front de l’action islamique (FAI), principal parti d’opposition en Jordanie, a présenté hier 29 candidats, dont pour la première fois une femme, aux législatives de juin, après avoir boycotté celles de 1997. Hayat al-Massimi, 43 ans, adjointe du doyen d’une université financée par des islamistes, qui tentera d’enlever l’un des 110 sièges de la prochaine Assemblée, fait partie du Majlis Choura, l’instance consultative de la FAI. Hamza Mansour, secrétaire général du FAI, a indiqué dans une conférence de presse que la présentation d’une candidate soulignait l’importance donnée par son mouvement au « rôle de la femme » dans la société. Le roi Abdallah II avait dissous le Parlement en juin 2001. Il a créé par décret, en février, six nouveaux sièges destinés aux femmes, portant ainsi à 110 le nombre de parlementaires.
George Bush a promis mardi que les responsables des attentats de Riyad seraient arrêtés. Les Etats-Unis vont trouver les meurtriers et il apprendront ce que veut dire la justice américaine , a lancé le président américain, pour qui c'est la preuve que la guerre du terrorisme continue .
Dix personnalités politiques algériennes ont demandé la libération des deux dirigeants du Front islamique du salut (FIS, dissous), Abassi Madani et Ali Belhadj, dont la peine de 12 ans de prison expire fin juin. Dans un communiqué diffusé hier dans la presse, ces personnalités ont demandé aux autorités « d’appliquer la loi qui stipule que les deux chouyoukh (chefs spirituels) doivent être libérés » après avoir purgé leur peine. Cette libération « est de nature à calmer les esprits et renouveler l’espoir de concrétiser la réconciliation nationale, qui est une demande de l’ensemble du peuple algérien », selon ce texte. Parmi les signataires figurent notamment l’ancien président Ahmed Ben Bella, l’ancien ministre Ahmed Taleb-Ibrahimi, les chefs de partis islamistes Abdallah Djaballah et Mahfoud Nahnah et le président de la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme (LADDH) Me Abdennour Ali-Yahia. Ali Belhadj, 47 ans, imam rigoriste aux prêches enflammés, avait été arrêté le 30 juin 1991 et condamné en juillet 1992 à 12 ans de prison, notamment pour atteinte « à la sûreté de l’État ». Il est le dernier dirigeant du FIS à rester emprisonné. Abassi Madani, 72 ans, également condamné à 12 ans de prison à la même date, est placé depuis août 1997 en résidence surveillée dans son appartement d’Alger.
Les Etats-Unis ont versé mardi 700 millions de dollars à la Jordanie en guise de dédommagements pour les conséquences économiques de la guerre en Irak.
Le secrétaire d'Etat américain Colin Powell, lors de son escale à Amman dans le cadre de sa tournée au Proche-Orient, a signé un document transférant les fonds au ministère jordanien de l'Aide extérieure. Il a estimé que cette mesure soulignait la force et l'importance des relations entre les deux pays.
Cette somme fait partie d'une aide exceptionnelle de 1,1 milliard de dollars accordée par Washington à Amman, dont 400 millions d'aide militaire, qui elle-même s'ajoute aux 450 millions de dollars versés annuellement par les Etats-Unis à son allié proche-oriental.
Des centaines de milliers de personnes ont défilé mardi à Paris et dans les grandes villes de province pour dénoncer le projet de réforme des retraites, une mobilisation d'une ampleur inégalée depuis la crise sociale de fin 1995.
Le Premier ministre israélien Ariel Sharon et son nouveau homologue palestinien Mahmoud Abbas se préparaient mardi à leur première rencontre, annoncée pour samedi, tandis qu'Israël procédait à un coup de filet parmi les arabes israéliens.
Mahmoud Abbas va rencontrer samedi Sharon afin d'obtenir son approbation de la feuille de route , a indiqué un responsable palestinien sous couvert de l'anonymat, rappelant que le secrétaire d'Etat américain Colin Powell n'étaient pas parvenu ces derniers jours, à avoir un oui d'Israël à ce plan de paix. Il n'a pas précisé le lieu de l'entretien, le premièr depuis l'investiture du gouvernement Abbas le 30 avril. Celui-ci doit se tenir samedi en soirée à la fin du Shabbat, le jour de repos hebdomadaire juif.
La France a commencé le retrait des 180 hommes de troupes et des huit Mirage, déployés depuis 1992 sur la base d’al-Kharj en Arabie saoudite dans le cadre de l’opération alliée de contrôle dans le sud de l’Irak, a indiqué hier le ministère de la Défense.
« Nous avons commencé à retirer notre dispositif comme l’ont fait les Américains et les Britanniques. Les Mirage sont arrivés en France ce week-end ; pour le reste de la logistique, le retrait sera achevé dans environ un mois », a indiqué le service de communication de l’état-major des armées. Quelque 180 militaires français étaient déployés sur la base du prince Sultan à al-Kharj, ainsi que cinq Mirage 2000, trois Mirage F1-CR et un ravitailleur C-135 dans le cadre du dispositif Alysse, mis en place en septembre 1992 pour l’opération alliée de contrôle de la zone d’exclusion aérienne dans le sud de l’Irak (Southern Watch). Fondée sur la résolution 688 de l’Onu, l’opération Southern Watch avait pour objectif d’interdire à l’Irak l’utilisation de ses moyens aériens au sud du 32e parallèle et de contrôler l’interdiction du renforcement des forces irakiennes dans cette même zone.
Les dirigeants de la minorité chiite en Arabie saoudite ont remis une pétition au prince Abdallah pour réclamer une plus grande implication dans la vie publique du royaume à majorité sunnite, a annoncé hier un militant chiite dans un même temps où les autorités saoudiennes ont commencé à enquêter sur des attaques contre trois mosquées chiites.
Djaffar ash-Shayeb a déclaré que la pétition avait été remise en avril au prince héritier, qui gère de facto l’Arabie saoudite, berceau de l’islam et premier exportateur mondial de pétrole.
« La pétition a été signée par 450 membres de la communauté chiite, qui élèvent leurs voix à l’unisson pour exiger des réformes », a dit Shayeb, qui dirigeait la délégation venue rencontrer le prince Abdallah.
Les chiites se plaignent de discrimination de la part de la majorité wahhabite, branche de l’islam sunnite, ce que démentent les autorités saoudiennes, qui s’inquiètent pour leur part de l’éventuelle arrivée au pouvoir des chiites en Irak après le renversement de Saddam Hussein par les États-Unis et la Grande-Bretagne. La pétition demande au gouvernement d’employer progressivement un plus grand nombre de chiites au sein de l’armée, des forces de sécurité et de la diplomatie saoudienne.
« Nous n’avons conclu d’alliance avec personne en dehors du pays. En fait, nous souhaitons résoudre ce problème afin qu’il ne puisse être exploité en aucune manière par des étrangers », a poursuivi Shayeb.
Pour peu que la température le permette, les résidants de l'Amérique du Nord pourront voir une éclipse totale de la Lune jeudi soir. Ce sera la première à survenir au-dessus des États-Unis et du Canada en trois ans.
L'éclipse sera également visible vendredi matin, juste avant l'aube, en Europe de l'Ouest ainsi qu'en Afrique de l'Ouest et du Sud.
Une éclipse lunaire se produit lorsque le satellite naturel de la Terre passe dans son ombre. Contrairement à une éclipse de Soleil, on peut l'observer sans danger à l'oeil nu.
Une importante tentative d'immigration clandestine vers l'Europe vient d'être déjouée par une unité des garde-côtes tunisiens, rapporte l'hebdomadaire Assabah . Selon le journal, des agents de la sécurité maritime qui patrouillaient au large de Monastir ont arraisonné jeudi dernier une embarcation à bord de laquelle se trouvaient 180 personnes originaires de pays d'Afrique sub-saharienne.
Le Parlement européen a annoncé lundi que Jean-Marie Le Pen était privé de son siège dans l'assemblée pour un an, à la suite de la décision prise le mois dernier par la Cour européenne de justice (CEJ).
Le président du Parlement, Pat Cox, a précisé que le président du Front national était suspendu depuis le 10 avril. Il siégeait parmi les 626 députés européens depuis 1979. Le dirigeant d'extrême droite «cesse d'être membre et sera remplacé. Le Parlement obéit à la décision de la cour», a souligné Pat Cox.
Les États-Unis et l'Iran ont organisé plusieurs rencontres secrètes à Genève pour tenter de résoudre les tensions entre les deux pays, a révélé un haut responsable américain qui a requis l'anonymat, confirmant des informations de presse.
Selon lui, ces réunions sous l'égide des Nations unies portaient sur de nombreuses questions et notamment l'après-guerre en Irak, Washington souhaitant notamment empêcher l'Iran d'essayer d'influer sur la composition du futur gouvernement de Bagdad.
Le secrétaire d'État américain, Colin Powell, a déclaré à l'issue d'un déplacement au Caire que la Maison-Blanche s'opposait à l'instauration d'un régime fondamentaliste chiite, dont elle estime qu'il ne serait pas dans l'intérêt du peuple irakien. Le ministre de la Défense, Donald Rumsfeld, avait dit la même chose quelques semaines plus tôt.
Selon le quotidien USA Today paru lundi, Téhéran réfléchirait à la possibilité de rétablir des relations diplomatiques avec Washington pour la première fois depuis 1979.
Au moins 40 personnes ont trouvé la mort et une centaine d'autres ont été blessées lundi dans l'explosion d'un camion bourré d'explosifs lancé contre un bâtiment de l'administration régionale à Znamenskoïé, dans le nord de la Tchétchénie, ont rapporté les autorités locales.
Un an après son arrivée à Matignon, Jean-Pierre Raffarin sera confronté mardi à une première forte contestation sociale dans la rue avec la vaste journée d'action sur les retraites, qui s'annonce très suivie dans le public et semble rencontrer le soutien d'une majorité de Français.
Le ministre des Affaires étrangères du Qatar, cheikh Hamad ben Jassem al-Thani, a déclaré hier que son pays pourrait envisager de signer un traité de paix avec Israël si cela allait dans le sens de ses intérêts. Pour l’heure, a-t-il ajouté, le Qatar se satisfait de ses relations commerciales minimales avec Israël, qui ont suscité la colère de nombre de pays arabes.
Le procureur de la Cour de sûreté de l’État jordanienne a inculpé 11 personnes, dont des Syriens et des Libyens, pour le meurtre en octobre 2002 du diplomate américain Laurence Foley en vue de leur procès fin mai, a-t-on appris hier de source judiciaire. Les suspects, dont sept fugitifs, sont passibles de la peine de mort pour « planification d’actes terroristes entraînant la mort de tiers », selon l’acte d’accusation. Quatre des inculpés sont également accusés de « détention illégale d’armes automatiques dans l’intention de les utiliser illégalement », selon l’acte d’accusation.
L’imam d’al-Azhar, cheikh Mohammed Sayyed Tantaoui, est revenu hier sur des déclarations faites il y a deux jours, et affirmé avoir été « mal compris ». Dans son allocution, diffusée en direct vendredi par la télévision d’État, l’imam d’al-Azhar avait violemment critiqué « l’hypocrisie » de la nation islamique et de la Ligue arabe et fustigé les « crapules » du régime irakien et les « fanfaronnades » de l’ancien ministre irakien de l’Information Mohammed Saïd as-Sahhaf. Cette allocution « ne visait nullement la nation islamique », a-t-il assuré dans son communiqué. L’allocution du cheikh Tantaoui, habituellement célèbre pour son discours modéré et conciliant, avait surpris par la violence de ses propos, qui ont été largement repris par les médias, certains saluant, d’autres critiquant cette « autocritique ».
Les sept mercenaires mis en examen et incarcérés depuis le mois de janvier en France à la suite d'une tentative de coup d'Etat manqué aux Comores en décembre 2001 doivent être remis en liberté ce lundi, a-t-on appris de sources judiciaires.
Les 31 touristes, dont quatre Suisses, disparus il y a deux mois dans le Sahara algérien sont vivants et font l'objet d'une demande de rançon, rapporte le magazine suisse L'Hebdo.
Au même moment, un officier de l'armée autrichienne qui aide aux recherches dans le sud de l'Algérie s'est dit optimiste quant au sort des touristes.
Je suis optimiste, mais je ne peux pas vous donner de détails , a dit cet officier, à Illizi, ville du désert située à 1.200 km au sud-est d'Alger.
Dans son édition de jeudi, le magazine de langue française écrit qu'une rançon évaluée entre 30 et 45 millions de francs suisses (23 et 34 millions de dollars) a été demandée pour l'ensemble des otages.
Les touristes - 15 Allemands, 10 Autrichiens, quatre Suisses, un Néerlandais et un Suédois - ont disparu entre fin février et début mars dans le Sud algérien.
Selon L'Hebdo, qui cite un spécialiste du terrorisme Richard Labevière, les otages sont détenus en trois groupes dans les montagnes de Tamelrik, à environ 1.800 km au sud d'Alger. Le gouvernement algérien est au courant de cela, ajoute le magazine.
Les autorités ont reçu trois demandes de rançon, l'une (transmise) au commandement militaire dans la zone Sud (et) deux autres (...) à la police d'Alger , écrit l'hebdomadaire, qui cite un membre des services de sécurité algérien dont le nom n'est pas communiqué.
Un responsable du gouvernement suisse a indiqué ne pas être en mesure de confirmer ces informations.
Douze personnes, dont trois bébés, ont été massacrées dimanche à Bunia, dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), en dépit d'une accalmie sur le plan militaire