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Ben Barka: Rabat froissé par l'attitude du magistrat français Ramaël  06/12/2005

Le Maroc a critiqué vigoureusement l'attitude du magistrat français Patrick Ramaël venu la semaine dernière enquêter sur l'affaire Ben Barka, jugeant son comportement inapproprié et lui reprochant d'avoir enfreint son devoir de réserve.

"Je suis resté surpris et perplexe par le comportement du juge d'instruction français, surtout lorsque j'ai appris qu'il avait caché à la police des frontières sa qualité de magistrat (...) et s'est fait passer pour un exploitant agricole", a déclaré mardi le ministre marocain de la Justice Mohamed Bouzoubaâ.

"Il (M. Ramaël) aurait également eu, durant son séjour au Maroc, des contacts inappropriés à sa mission (...) En tant que magistrat, il ne pouvait faire fi de son devoir de réserve et du respect dû au principe du secret de l'instruction dont il devait être le premier garant", a ajouté le ministre.

Outre le fait de s'être fait passer pour un "exploitant agricole", les autorités marocaines, selon la presse, se sont offusquées du "jeu de mots insultant" qu'il a utilisé pour son adresse.

Au lieu de marquer Palais de Justice à Paris, il a écrit sur sa fiche d'entrée "Pas-Laid". "On voudrait se moquer du Maroc et de ses autorités que l'on ne s'y prendrait autrement", écrit mardi le journal "Aujourd'hui le Maroc", qui publie mardi une interview du ministre.

Interrogé à Paris par l'AFP, le magistrat a refusé de commenter les propos de M. Bouzoubaâ. Cependant, de source judiciaire à Paris, on indique que M. Ramaël est décidé "plus que jamais" à continuer à instruire ce dossier, malgré la réaction de Rabat".

Le magistrat, qui a passé une semaine au Maroc, est revenu à Paris sans avoir pu mener à bien sa mission. Selon Me Maurice Buttin, avocat de la famille Ben Barka, le juge français a regretté que son homologue marocain Jalal Sarhane, ait prétexté des difficultés pratiques pour ne pas exécuter la commission rogatoire.

Cette dernière présentée par M. Ramaël porte sur l'interrogatoire d'une vingtaine de personnes au Maroc, des cadres civils et militaires en retraite ou encore en fonction, et sur la visite d'un ancien centre de détention où seraient enfouis les restes de Ben Barka.

Le ministre marocain de la Justice a expliqué les difficultés par le "manque des adresses des personnes figurant sur la liste des 20 témoins à interroger".

M. Bouzoubaâ a souligné qu'au Maroc, il existe "une volonté politique au plus haut niveau pour faire la lumière sur cette affaire (Ben Barka)", citant une interview au Figaro du 4 septembre 2001 dans laquelle le roi Mohammed VI affirmait qu'il était "prêt à contribuer à tout ce qui peut aider la vérité".

Les magistrats français et marocain chargés de l'affaire devraient fixer une nouvelle date pour assurer "une bonne exécution" à la commission rogatoire internationale, a-t-il indiqué.

La réaction de Rabat survient à deux jours de la visite au Maroc du ministre français de la Justice, Pascal Clément.

Les deux magistrats se sont mis d'accord sur une commission rogatoire complémentaire devant préciser les noms et adresses des personnes à interroger et la localisation du centre de détention de Rabat.

Mehdi Ben Barka, chef de la gauche marocaine dans les années soixante, a été enlevé, et probablement assassiné en octobre 1965 à Paris. Son corps n'a jamais été retrouvé. Sa famille, de nombreuses ONG et le parti de l'Union socialiste des forces populaires (USFP) réclament la vérité sur sa disparition.


Incidents au 'Grand journal' de Canal+: Denisot reçu au CSA  06/12/2005

Michel Denisot a été reçu mardi matin au Conseil supérieur de l'audiovisuel, à la suite des incidents qui ont interrompu deux fois la semaine dernière le "Grand Journal" qu'il présente le soir, en public et en direct, sur Canal+.

"L'objectif" était de s'expliquer "auprès des membres du CSA", a expliqué M. Denisot sur Europe 1.

"Le Grand Journal" avait été interrompu deux fois la semaine dernière, par des partisans de l'humouriste de Dieudonné mercredi soir puis des intermittents du spectacle jeudi soir, qui s'étaient mêlés au public, pour exposer leurs revendications.

Après ces incidents, lee CSA s'était auto saisi pour "défaut de maîtrise de l'antenne".

Lors de son entretien au CSA, Michel Denisot était accompagné par Rodolphe Belmer, directeur général délégué de Canal+. Ce dernier a expliqué "la procédure" que Canal+ applique dans ce genre de situation, et "qui est extrêmement claire", a précisé Michel Denisot.

Interrogé sur une éventuelle sanction du CSA, le présentateur a répondu qu'à "(son) avis" il n'y en aurait pas.

Il a également indiqué qu'il ne pensait pas que la chaîne allait poursuivre les perturbateurs de son émission. "C'est du domaine de la direction de la chaîne mais je ne crois pas. Je ne préfèrerais pas", a-t-il dit.

Lundi soir, le public du Grand Journal était du "vrai public", avec cependant, par précaution, cinq ou six personnes de l'émission mêlées aux 60 personnes composant l'audience, a indiqué Michel Denisot.

"Effectivement on est plus vigilants. Mais si je devais faire une émission avec des cars de CRS devant le studio, je serais très mal ça l'aise", a-t-il déclaré.

Mercredi soir, des partisans de Dieudonné avaient demandé la parole. Michel Denisot avait refusé mais Eric Cantona, invité, leur avait donné son temps de parole.

Jeudi soir en revanche, lorsque les intermittents du spectacle se sont manifestés, l'image en direct avait été rapidement coupée et remplacée par des écrans de publicité. L'émission n'avait ensuite pas repris et laissé sa place à la série américaine "Les Simpsons".


Le maire d'Orange Jacques Bompard va adhérer au MPF de Philippe de Villiers  06/12/2005

Le maire d'Orange (Vaucluse), Jacques Bompard, exclu du bureau politique du Front national en septembre, va adhérer au Mouvement pour la France (MPF) de Philippe de Villiers, où il prendra des responsabilités, a-t-on appris mardi auprès de son entourage.

L'ancien secrétaire départemental du FN officialisera son entrée au MPF jeudi, à l'occasion d'une réunion publique co-organisée à Avignon avec le parti de Philippe de Villiers.

M. Bompard, 62 ans, prendra la direction du MPF dans le Vaucluse, selon des sources concordantes.

Principal opposant à Jean-Marie Le Pen au sein du FN, M. Bompard avait été exclu du bureau politique le 9 septembre, après avoir frôlé l'exclusion un an auparavant.

Son départ a eu lieu sur fond de fortes tensions au sein de l'appareil du FN, opposant notamment certains cadres historiques du parti aux partisans de Marine Le Pen.

M. Bompard dénonçait, dans la stratégie de Le Pen, "le mirage présidentiel", désignant "ceux qui pensent que l'on pèse plus politiquement lorsqu'on est battu à une élection nationale que vainqueur à un scrutin local".

L'épouse de Jacques Bompard, Marie-Claude, conseillère régionale de PACA, a annoncé mardi qu'elle quittait également le FN.

Dans un communiqué, Mme Bompard dénonce notamment l'exclusion de son mari, mais aussi la mise à l'écart de l'ancien secrétaire général du FN Carl Lang ou la suspension de Marie-France Stirbois.

"Je ne me reconnais plus dans ce mouvement qui devient une secte et où il est impossible de s'exprimer sans risquer l'insulte et l'exclusion", a-t-elle déclaré.

"Je me bats pour des idées, pas pour un homme, et encore moins pour un homme qui n'est plus que l'ombre de celui qu'il fut", a-t-elle déclaré en visant Jean-Marie Le Pen.

Selon son entourage, Mme Bompard continuera dans l'immédiat à siéger au conseil régional au sein du groupe FN, et la question de son adhésion au MPF "n'est pas à l'ordre du jour" pour l'instant.

M. Bompard, solidement implanté dans sa ville d'Orange (il avait été réélu en mars 2001 avec 59,97%), était le dernier maire FN de ville moyenne ou importante.

Il avait officialisé son rapprochement avec Philippe de Villiers pendant la crise des banlieues, lors d'une courte visite conjointe en Seine-Saint-Denis, le 3 novembre.

Le MPF a enregistré récemment le ralliement de Gérard Freulet, un ancien responsable du FN d'Alsace, qui avait quitté le parti au moment de la scission entre les partisans de M. Le Pen et ceux de M. Mégret.


Des prisons de la CIA en Europe auraient été fermées en novembre  06/12/2005

La CIA a fermé des prisons secrètes en Europe de l'Est le mois passé lorsque leur existence a été évoquée par la presse. Onze membres présumés d'Al Qaïda ont alors été transférés "sur un site de la CIA quelque part en Afrique du Nord", affirme ABC.

Les onze, parmi lesquels figurent huit hauts dirigeants de l'organisation islamiste, ont d'abord été détenus sur une ancienne base soviétique, dans un pays non identifié, puis déplacés vers un deuxième pays.

Une base a été identifiée de source polonaise comme le site d'une prison secrète de la CIA, selon la chaîne de télévision américaine, citant des sources proches de l'agence de renseignement. ABC précise que la centrale s'est refusée à tout commentaire.

Le mouvement de défense des droits de l'homme Human Rights Watch estime que la Pologne et la Roumanie ont probablement abrité de telles prisons, ce que nient Varsovie et Bucarest.

La secrétaire d'Etat Condoleezza Rice, attendue mardi en Roumanie dans le cadre d'une tournée en Europe, a défendu lundi le traitement que les Etats-Unis réservent aux terroristes présumés, soulignant que les pays européens collaboraient avec Washington pour prévenir de nouveaux attentats.

Sans aborder le sujet des prisons secrètes, dont Washington n'a ni confirmé ni infirmé l'existence malgré une demande d'explications de la part de l'Union européenne, Rice a assuré que les Etats-Unis n'avaient jamais eu recours à la torture.


Irak: Saddam Hussein envoie le tribunal 'au diable'  06/12/2005

La quatrième audience du procès de Saddam Hussein s'est terminée mardi à 19H50 (16H50 GMT) à Bagdad avec l'ancien président envoyant le tribunal "au diable" pour ne pas avoir répondu à ses demandes.

La cinquième audience a été fixée à mercredi et deux témoins seront alors entendus, a annoncé le président du tribunal, Rizkar Amine.

Le président déchu avait demandé au président du tribunal pourquoi il ne faisait comparaître que "des témoins usés, épuisés". Il a ensuite affirmé que les accusés "n'ont eu que 10% du temps de parole au tribunal. Est-ce cela la justice?".

Saddam Hussein s'est alors plaint que les vêtements des accusés "sont sales. Nous ne pouvons pas nous laver, ni fumer". L'équipe de la défense a demandé le report du procès, pour permettre aux accusés de se reposer et de se changer, mais M. Amine a refusé, en affirmant: "nous allons écouter deux témoins mercredi et nous déciderons ensuite d'une nouvelle date" pour la poursuite du procès.

Manifestant son mécontentement, Saddam Hussein a alors lancé: "Allez au diable!".

La quatrième audience, qui a duré cinq heures et demie, a été marquée par la déposition de cinq témoins, dont les deux premières femmes, venues témoigner devant le tribunal en s'exprimant derrière un rideau, leur identité n'étant pas dévoilée. Ces femmes ont décrit leur séjour en prison, en en se plaignant de tortures et de mauvais traitements.

Le demi-frère de Saddam Hussein, Barzan Hassan Ibrahim al-Tikriti, a de son côté passé une journée agitée dans la salle du tribunal, demandant aux juges de "ne pas se fier aux témoignages des ignorants".

Saddam Hussein et ses sept co-accusés sont poursuivis pour le massacre de 148 personnes du village chiite de Doujaïl, dans les mois et les années qui ont suivi un attentat contre le convoi présidentiel en visite dans cette localité, en 1982. Ils ont plaidé non coupables, mais ils encourent la peine de mort.


OCI: La Mecque abritera le 3ème sommet islamique extraordinaire  05/12/2005

La ville sainte de la Mecque abritera du 7-8 décembre le 3ème
Sommet islamique extraordinaire auquel prendront part les rois, chefs d'Etat et de gouvernement des 57 Etats membres de l'Organisation de la Conférence islamique (OCI).
Conformément à la charte de l'OCI, la conférence islamique au sommet est la plus haute instance de l'organisation qui se tient tous les trois ans. Outre le sommet ordinaire, le sommet extraordinaire est convoqué chaque fois que le besoin s'impose, à l'initiative des dirigeants.
Depuis la création de l'OCI en 1969, au lendemain de l'incendie criminel de la mosquée Al Aqsa, dix sommets ordinaires et deux sommets extraordinaires ont été tenus.
C'est ainsi que les sommets ont été tenu au Maroc (1969, 1984 et 1994), au Pakistan (1974), en Arabie Saoudite (1981), au Koweït (1987), au Sénégal (1991), en Iran (1997), au Qatar (2000) et en Malaisie (2003).Deux sommets extraordinaire ont eu lieu à Jeddah (Arabie Saoudite) et à Karachi (Pakistan).
La seconde plus haute instance de l'OCI est la conférence islamique des ministres des Affaires étrangères (CIMAE) qui se tient chaque année. Dans certains cas elle prépare un sommet islamique ordinaire ou extraordinaire.
Outre les délégations des 57 Etats membres de l'OCI, des pays observateurs, des organisations régionales et internationales tout comme les organes du système de l'OCI prendront part au sommet de la Mecque convoqué par le roi Abdullah bin Abdul Aziz d'Arabie Saoudite.

Outreau: Jacques Chirac présente ses 'regrets' et 'excuses'  05/12/2005

Le président Jacques Chirac a écrit lundi aux acquittés d'Outreau pour leur présenter ses "regrets" et "excuses" après ce "désastre judiciaire sans précédent", a annoncé l'Elysée.

Jacques Chirac dit avoir "pris connaissance avec une profonde émotion" du verdict rendu jeudi dernier par la cour d'assises de Paris, qui a acquitté les six derniers accusés de cette affaire de pédophilie. Sept autres personnes accusées à tort avaient été acquittées par la cour d'assises du Pas-de-Calais en juillet 2004.

Le chef de l'Etat promet que "toutes les leçons seront tirées" de ce drame.

Il précise avoir demandé au garde des Sceaux Pascal Clément "de veiller à ce que réparation (leur) soit faite au plus vite".

Jacques Chirac s'engage enfin à veiller "personnellement" à ce que soient "tirées toutes les conséquences" des enquêtes diligentées par le gouvernement sur les "fautes, les dysfonctionnements et les responsabilités" ayant conduit à cette catastrophe judiciaire. Il assure que les réformes qui s'imposent seront mises en oeuvre pour que jamais un tel drame ne se reproduise.

Jacques Chirac a ajouté à la main la formule "avec tout mon soutien et de tout mon coeur à vos côtés".

Ces 14 lettres ont été adressées aux 13 acquittés des deux procès ainsi qu'à la veuve de François Mourmand, mis en examen dans l'affaire qui s'était suicidé en prison. Tous doivent être reçus mardi à Matignon par le premier ministre Dominique de Villepin.

Algérie: des centaines d'immigrés clandestins en cours de reconduite à la frontière  05/12/2005

Les autorités algériennes ont entamé une vaste opération de reconduite à la frontière de plusieurs centaines d'immigrés clandestins africains installés dans une zone frontalière du Maroc, a rapporté lundi la presse algérienne.

Cette opération, qui a débuté samedi soir, concerne des immigrés clandestins qui étaient installés, dans des conditions jugées inhumaines, sur les berges de l'Oued Jorgi, dans la daïra de Maghnia, selon plusieurs journaux. Ce no man's land improvisé depuis la fin des années 1990 à la frontière algéro-marocaine accueille quelque 2.500 africains sub-sahariens en situation irrégulière, selon les autorités.

Les autorités locales de Tlemcen (600km à l'ouest d'Alger), qui ont fait appel à des renforts de forces de l'ordre de plusieurs villes de l'ouest du pays, parlent d'un millier d'individus qui seront reconduits dans leurs pays d'origine après que ces derniers eurent émis le voeu de retourner chez eux, a précisé le quotidien "L'Expression". Le journal évoque toutefois le chiffre de 600 hommes et femmes concernés par l'opération.

Le "village africain" de Maghnia a été complètement vidé de ses occupants, lesquels sont hébergés dans d'autres structures en attendant leur transfert à l'aéroport de Tlemcen pour leur évacuation dans les différents pays d'Afrique concernés, selon le journal.

Parmi ces clandestins, 79 ont réclamé l'asile politique. Il s'agit de 59 Ivoiriens et de 20 Congolais, selon "L'Expression". Ces personnes ont été mises en contact avec le bureau d'Alger du Haut Commissariat aux réfugiés (HCR) qui a envoyé une mission sur place à Maghnia pour s'enquérir du bien-fondé de leur déclaration, a précisé le journal. Samedi, elles ont été transférées dans la wilaya d'Adrar (1.600km au sud d'Alger) où elles ont été placées dans un centre d'accueil.

Quant aux clandestins restés à Maghnia, ils ont été recensés, puis auscultés par des médecins, en présence des autorités civiles et militaires, avant d'être embarqués à bord de bus en direction de l'aéroport, avec pour chacun un lot de nourriture et d'eau, selon "L'Expression".

Le journal "El Watan" a également fait état, dans son édition de lundi, de cette opération de reconduite à la frontière. Il précise toutefois que certains de ces clandestins ont quitté le reste du groupe pour échapper à la reconduite et gardaient l'espoir de se rendre en Espagne.

Il s'agit de la première opération d'envergure de reconduite à la frontière menée en Algérie.

Michel Rocard pessimiste sur l'avenir du Parti socialiste  05/12/2005

L'ancien Premier ministre socialiste Michel Rocard a fait part lundi de sa crainte de voir le PS rester "dans la confusion" et ne pas réussir à revenir au pouvoir en 2007.

"Je crains qu'on ne reste dans la confusion" à cause de la synthèse trouvée au congrès du Mans entre les différents courants du parti, qui "obscurcit" le discours du PS, a dit Michel Rocard sur France-Info.

Selon lui, le seul moyen pour le PS de remporter les élections présidentielle et législatives de 2007, "ça serait, malgré le fait qu'ils aient fait la synthèse, que, quand ils discutent entre eux, la majorité reste la majorité et affirme des choix clairs. Mais j'ai peur que ce ne soit pas le cas."

"Je ne fais malheureusement pas le pronostic d'un discours clair, hélas!", a ajouté Michel Rocard. "Maintenant, la politique quotidienne, le projet, va être écrite en commun par des gens qui ont prôné le oui (lors du référendum sur la Constitution européenne) et par des gens qui ont prôné le non, au nom d'argumentaires et de stratégies complètement différentes", a-t-il décrit. "Je souhaite bonne chance à mes petits camarades".

Irak: Les avocats de Saddam Hussein quittent le tribunal  05/12/2005

Les avocats de la défense de Saddam Hussein ont quitté le tribunal lundi matin à la reprise du procès, pour protester contre le fait de ne pas avoir pu lire un texte exposant leurs craintes concernant leur sécurité.

Ces avocats, au nombre desquels l'ancien Attorney General (ancien ministre de la Justice) américain Ramsey Clark, ont claqué la porte de la salle d'audience, à Bagdad, parce que le président de la cour avait refusé d'entendre leurs doléances. Saddam Hussein s'est dressé et, affirmant que les juges du tribunal avaient été désignés par les occupants américains, a hurlé: "Vive la nation arabe!".

Clark avait à plusieurs reprises demandé, lundi matin, de lire un texte de doléances des avocats de la défense de Saddam et des sept coaccusés. Mais le président du tribunal a estimé que cela pouvait attendre.

Barzan al Tikriti, un des coaccusés et ancien chef des services secrets de Saddam Hussein, s'est levé et a crié: "Vive Saddam!"

Alors que le président du tribunal prévenait qu'en cas de départ des avocats de la défense, le tribunal nommerait des suppléants, l'ancien président irakien a clamé: "Je rejette les avocats nommés par la cour".

Lundi était censé être la troisième journée d'audience depuis que le procès s'est ouvert le 19 octobre.

Après un ajournement de 40 jours destiné à donner aux avocats plus de temps pour préparer la défense de l'ancien dictateur et de sept de ses collaborateurs accusés de crimes contre l'humanité, le juge avait décidé la semaine dernière d'un nouveau report afin de trouver des remplaçants aux avocats qui ont été assassinés ou ont fui le pays par crainte pour leur vie.

Trois à cinq témoins, dont les identités sont pour certains tenues secrètes, devaient déposer lundi, avait-on déclaré de source américaine proche du Tribunal spécial irakien (TSI), devant lequel l'ancien dictateur est jugé.

Tous les accusés ont plaidé non coupables de crimes contre l'humanité lors de la répression, en 1982, d'une tentative d'assassinat de Saddam Hussein, qui s'était soldée par la mort de 148 personnes à Doudjaïl au nord de Bagdad. Les accusés encourent la peine de mort par pendaison.


Arlette Laguiller, candidate en 2007, propose d'interdire les licenciements  05/12/2005

Arlette Laguiller, qui sera la candidate de Lutte ouvrière à la présidentielle de 2007, propose d'interdire les licenciements dans les entreprises qui font des profits et estime que ses idées sont "plus que jamais d'actualité".

Candidate à l'Elysée pour la sixième fois, Arlette Laguiller, 65 ans, propose également dans un entretien au Parisien/Aujourd'hui en France, que l'Etat réquisitionne des terrains pour construire des logements sociaux et de revaloriser le Smic de 300 euros.

"Mes idées et celles de Lutte ouvrière n'ont pas pris une ride", assure la porte-parole de Lutte ouvrière qui espère dépasser son score de 5,7% atteint en 2002.


Formation des imams: projet de la Mosquée de Paris avec Paris VIII  05/12/2005

L'université Paris VIII-Saint-Denis pourra accueillir de futurs imams désireux de parfaire leurs connaissances en droit, histoire ou civilisation française, ont convenu lundi le recteur de la Mosquée de Paris Dalil Boubakeur et le président de Paris VIII Pierre Lunel.

"Il s'agit de permettre à ces étudiants de rentrer dans nos modules de formation, au même titre que les autres et sur les mêmes critères", à savoir la détention d'un baccalauréat ou de diplômes dont l'équivalence sera avalisée par une commission de l'université, a expliqué à l'AFP M. Lunel au terme d'une rencontre avec M. Boubakeur.

"Nous avons tout le temps de nous préparer pour la rentrée 2006, je vais en parler à nos conseils pour obtenir leur aval. Il ne s'agit pas d'un module spécifique mais de permettre à ces étudiants de se former dans les disciplines utiles à leurs fonctions", a souligné M. Lunel.

Un précédent projet de créer un diplôme universitaire pour la formation profane des imams s'était heurté en mai à un refus du conseil des études et de la vie universitaire de Paris IV.

Paris VIII, qui dispose de nombreuses conventions avec des pays maghrébins permettant des équivalences, est renommée pour son ouverture. Sur 27.000 étudiants, cette université située aux portes de Paris en Seine-Saint-Denis compte 30% d'étrangers, soit deux fois la moyenne nationale.

"Nous tentons de trouver une formule équilibrée de formation des cadres de l'islam", a expliqué de son côté M. Boubakeur. Il a ajouté qu'il comptait évoquer ce projet devant le Conseil français du culte musulman (CFCM), qu'il préside.

M. Boubakeur a précisé que la soixantaine d'étudiants de l'Institut de la Mosquée de Paris devrait par la suite obtenir un diplôme universitaire parallèlement à celui de l'Institut pour que ce dernier soit validé.

Immigration et colonisation s'invitent au sommet de Bamako  04/12/2005

L'immigration et la colonisation ont été évoquées lors de la conférence de presse de Jacques Chirac à la clôture du 23e sommet Afrique-France.

Interrogé sur la question de l'immigration, le président français a précisé que la mesure, annoncée la veille, d'élargissement de la délivrance de visas de longue durée et à entrées multiples pour certaines catégories d'étrangers (chercheurs, entrepreneurs, professeurs, etc...) entrerait "instantanément" en vigueur dans les consulats de France.

Sur la question du passé colonial de la France, le président a déclaré : "Cette polémique, que je comprends parfaitement, n'a pas transparu dans les rapports, échanges et débats que nous avons eus ces deux derniers jours à Bamako".

Les députés français ont adopté le 23 février 2005 un texte, controversé depuis, invitant les enseignants à reconnaître "le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord".

Son hôte malien a clos la conférence de presse sur un coup de colère à propos d'une question d'un journaliste africain sur l'existence d'un lien entre "la politique des charters" du ministre français de l'Intérieur Nicolas Sarkozy et l'assouplissement des visas décidée par Jacques Chirac.

Le président Amadou Toumani Touré s'est emparé du micro et, répondant à la place de Jacques Chirac, a lancé : « Qu'ils (les auteurs de la question) aillent à Paris poser ce genre de questions ! ».


Plus de 3.000 signatures pour la création d'une mosquée à Nice  04/12/2005

Une pétition demandant la création d'une mosquée à Nice, lancée mi-novembre, a atteint dimanche son objectif symbolique de 3.001 signatures, soit une de plus que la pétition des opposants à ce projet, diffusée quelques semaines plus tôt, a indiqué le "Collectif des Niçois de confession musulmane du centre-ville" à l'initiative de la requête.

Un rassemblement devant la mairie de Nice sera organisé samedi prochain pour la remise de la pétition, a précisé le collectif.

Les pétitionnaires entendaient recueillir "3.001 signatures" pour contrecarrer les 3.000 signatures réunies au cours des dernières semaines par le comité de quartier "Nice-Coeur de ville" opposée à la création d'une mosquée dans le centre la métropole azuréenne en raison des "risques de problèmes de stationnement".

Cette opposition avait été relayée début novembre par le sénateur-maire de Nice Jacques Peyrat (UMP), qui avait affirmé au quotidien Le Monde : "Ce n'est pas le moment, face aux violences urbaines et à la montée de l'islam radical, d'installer en plein coeur de Nice une terre d'islam. Je m'opposerai à toute implantation de mosquée à Nice."

Jacques Peyrat s'exprimait sur la réponse qu'il entendait apporter à un projet d'installation de mosquée dans un immeuble de 800 m2 actuellement en vente dans le centre de Nice, à propos duquel il s'est également dit prêt à faire usage de son droit de préemption.

L'association SOS Racisme a porté plainte contre ces propos du maire de Nice.

"Ca fait quinze ans que nous demandons une mosquée pour les 20.000 musulmans de Nice. Plusieurs projets ont déjà été bloqués. Ca ne peut plus durer", a indiqué à l'AFP Razak Fetnan, l'un des initiateurs de la pétition.

Selon lui, les musulmans disposent dans les Alpes-Maritimes d'une trentaine de salles de prière dont une dizaine à Nice.

Le président Bouteflika est en 'convalescence', selon le Premier ministre algérien  04/12/2005

Le président Abdelaziz Bouteflika, hospitalisé depuis une semaine à l'hôpital militaire du Val-de-Grâce à Paris, est actuellement en "convalescence", a rapporté samedi soir le chef du gouvernement algérien Ahmed Ouyahia, dans une déclaration à la radio nationale.

"Je peux confirmer ce que j'ai déjà dit jeudi dernier, c'est-à-dire que l'état de santé de Son Excellence le Président de la République est en amélioration constante, et que sa santé est loin d'être source d'une quelconque inquiétude et enfin que, après avoir subi le problème médical lié à des troubles gastriques, le chef de l'Etat est en train de passer quelques jours de convalescence tout à fait normale", a-t-il dit.

Le Premier ministre algérien, en vue de mettre un terme aux rumeurs qui circulent au sujet de l'état de santé du chef d'Etat, "tranquillise l'opinion nationale" en affirmant "le plus solennellement que les pouvoirs publics n'ont aucune raison de cacher quoi que ce soit sur la santé du Président de la République". "Et grâce à Dieu, le président va bien", a déclaré Ahmed Ouyahia.

Des rumeurs circulant en Algérie évoquent un cancer du colon ou un cancer de la prostate.

Ahmed Ouyahia a précisé qu'il s'exprimait sur la base d'informations qui lui ont été communiquées dans la journée par le collège de médecins ayant accompagné le président Bouteflika à Paris.

Agé de 68 ans, Abdelaziz Bouteflika a été admis samedi dernier à l'hôpital militaire du Val-de-Grâce à Paris pour y subir un bilan médical en raison de "troubles digestifs", selon le communiqué de la Présidence qui avait alors fait état de son hospitalisation, tout en précisant que sa santé n'était "pas source d'inquiétude".

Le film français 'Caché', meilleur film européen 2005  04/12/2005

Le film français "Caché", du réalisateur autrichien Michael Haneke, a été sacré meilleur film européen 2005, lors la 18e édition des prix décernés par l'Académie du cinéma européen, samedi soir à Berlin, et a obtenu au total cinq récompenses.

Ce long métrage, qui raconte l'histoire refoulée du colonialisme français en Algérie, a aussi valu à Michael Haneke, âgé de 63 ans, né à Munich (sud de l'Allemagne) et qui vit à Paris, le Prix du meilleur réalisateur européen et à l'un de ses interprètes, le Français Daniel Auteuil, le Prix du meilleur acteur européen, remis au cours d'une cérémonie à la Treptow Arena de Berlin.

Michael Hudecek et Nadine Muse ont obtenu le prix du meilleur monteur européen 2005 pour "Caché", dont la cinquième récompense est le prix de la critique.

"Caché" avait par ailleurs reçu le Prix de la mise en scène au 58e Festival de Cannes, en mai. Et, en 2001, Michael Haneke avait obtenu à Cannes le Grand Prix du jury pour "La pianiste", avec la comédienne française Isabelle Huppert.

Parmi les autres lauréats de l'Académie du cinéma européen, l'actrice allemande Julia Jentsch a obtenu le prix de la meilleure actrice pour son rôle dans "Sophie Scholl - Les derniers jours", un film sur l'une des rares jeunes résistantes allemandes anti-nazies. "Je ne sais pas quoi dire, c'est merveilleux", a déclaré la comédienne qui a aussi obtenu le prix du public.

Le Prix du meilleur film non-européen est allé au long métrage de l'acteur-réalisateur américain George Clooney, "Good Night, and Good Luck".

Au cours de cette cérémonie, l'acteur britannique d'origine écossaise Sean Connery, 75 ans, s'est vu remettre un Prix d'honneur pour l'ensemble de ses oeuvres. L'ancien interprète de James Bond a confié au public avoir reçu déjà beaucoup de prix dans sa vie, mais celui-ci a une importance particulière pour lui en tant que "patriote européen".

Sean Connery s'est aussi dit "fier" de l'Europe où sont produits, a-t-il souligné, "beaucoup de bons films".


Ségolène Royal favorite des sympathisants du PS pour 2007  04/12/2005

Pour les sympathisants socialistes, Ségolène Royal est le meilleur candidat pour représenter le PS à la prochaine élection présidentielle. Elle devance l'ex-ministre de la culture Jack Lang et l'actuel premier secrétaire du PS François Hollande.

Selon un sondage Ifop que publie "Le Journal du Dimanche", 29 % des militants socialistes considèrent Mme Royal comme la mieux à même de défendre les chances du PS en 2007. Jack Lang arrive deuxième avec 13 % des voix, tout comme M. Hollande et deux autres anciens ministres, Dominique Strauss-Kahn et Bernard Kouchner.

Jack Lang, en revanche, vient en tête auprès des moins de 35 ans, avec 23 % des suffrages, contre 21 % à la présidente de la région Poitou-Charente et 16 % à son compagnon dans la vie, François Hollande.


Le Téléthon 2005 frôle les 100 millions d'euros  04/12/2005

Le Téléthon 2005 a recueilli un peu plus de 99 millions d'euros de promesses de dons, soit 153 millions de francs. Cette 19e édition a ainsi fait mieux que la précédente mais sans franchir le cap symbolique des cent millions.

"Nous avons les moyens, ce soir, de continuer sur le chemin du médicament en finançant notamment 400 programmes de recherche et 30 essais cliniques", s'est réjouie la présidente de l'Association française contre les myopathies (AFM), Laurence Tiennot-Herment au terme de son traditionnel marathon caritatif télévisé de 30 heures en faveur des myopathes.

Le Téléthon 2005, parrainé par l'ancien champion de tennis reconverti dans la chanson Yannick Noah, a mobilisé quelque 90 000 bénévoles autour de 22 000 manifestations montées à travers l'Hexagone.

En 2004, le Téléthon avait débouché sur 98,3 millions d'euros de promesses de dons. Au final, le montant récolté s'était élevé à 104,7 millions, car les lignes téléphoniques qui recueillent les dons étaient restées ouvertes une semaine, comme c'est aussi le cas cette année.

Depuis la première édition, en 1987, le Téléthon a collecté plus d'un milliard d'euros, consacrés à la recherche et à l'amélioration de la qualité de vie des malades.


Deux 'avions-prisons' de la CIA ont fait escale en France, selon 'Le Figaro'  02/12/2005

"Au moins deux appareils de la CIA ont fait escale en France", à Brest en 2002 et au Bourget en juillet 2005, affirme vendredi "Le Figaro", complétant des informations publiées plus tôt dans la presse anglo-saxonne sur ces vols qui pourraient avoir servi à transporter des terroristes présumés.

Le premier vol date du 31 mars 2002 et concernerait un jet privé venu d'Islande qui a fait escale sur l'aéroport de Brest-Guipavas avant de poursuivre sa route vers Rome. Interrogée par "Le Figaro", "la direction de l'aéroport de Guipavas a retrouvé trace de ce vol", précisant que, "selon les indications données par l'équipage, celui-ci était seul à bord".

L'autre vol connu serait celui d'un autre petit appareil privé arrivé au Bourget, au nord de Paris, le 20 juillet 2005 en provenance d'Oslo, selon le quotidien norvégien "Ny Tid" cité par "Le Figaro". Cet avion, immatriculé N50BH "s'est posé par ailleurs dix fois au Canada et six fois à Guantanamo", où l'armée américaine détient des combattants islamistes présumés.

Interrogé sur ces deux vols présumés, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Jean-Baptiste Mattei, s'est borné à indiquer que le Quai d'Orsay était "en train de vérifier ces informations avec l'aviation civile". Il a estimé qu'il était "tout à fait possible qu'il y ait eu des vols".

M. Mattei a rappelé par ailleurs que les Européens avaient demandé des éclaircissements aux Etats-Unis et que la cheffe de la diplomatie américaine, Condoleezza Rice, avait promis de le faire lors de sa visite prévue la semaine prochaine en Europe.

Jeudi son collègue du ministère de la Défense, Jean-François Bureau, avait déclaré: "Nous n'avons pas, à ma connaissance, de faits qui corroborent" l'arrivée en France de vols de la CIA.

Plusieurs journaux britanniques et américains ont affirmé ces derniers jours que des avions de la CIA s'étaient posés à 300 reprises sur des aéroports américains, "de manière anonyme" depuis 2001.

Otage allemande: les musulmans d'Allemagne en appellent au monde islamique  02/12/2005

Le président du conseil central des musulmans d'Allemagne, Nadeem Elyas, a appelé vendredi "le monde islamique à user de son influence sur les ravisseurs" de l'Allemande Susanne Osthoff et de son chauffeur, alors que le gouvernement allemand n'a toujours pas réussi à prendre contact avec les preneurs d'otage.

"Nous appelons le monde islamique à user de son influence sur les ravisseurs pour qu'ils libèrent leurs otages", a-t-il déclaré au quotidien allemand Berliner Zeitung. "Les gouvernements et institutions islamiques ont plus de possibilités de contacts que nous en avons en Allemagne", a-t-il ajouté.

Le conseil central "a proposé son aide au gouvernement allemand" et se tient "à disposition avec tous ses moyens, même s'ils sont limités, pour aider à la libération des otages", a ajouté M. Elyas.

Une mobilisation générale des organisations musulmanes d'Allemagne, comme celle qui avait suivi l'enlèvement de la journaliste française Florence Aubenas, n'est pour l'instant pas prévu, mais "nous allons réfléchir avec d'autres associations islamiques, des organisations non-gouvernementales et les Eglises à une manifestation commune".

Nadeem Elyas, qui dirige l'organisation la plus représentative des musulmans vivant en Allemagne, a rappelé que "le terrorisme n'est pas compatible avec les valeurs de l'islam" et que son organisation avait "montré clairement plusieurs fois notre refus du terrorisme".

L'archéologue Susanne Osthoff, une Bavaroise de 43 ans convertie à l'islam et qui vit en Irak depuis dix ans, et son chauffeur avaient disparu vendredi dans la région de Ninive, dans le nord-ouest de l'Irak.

Dans une cassette vidéo revendiquant le rapt, leurs ravisseurs demandent à l'Allemagne de cesser toute collaboration avec le gouvernement irakien et menacent de tuer leurs deux otages. Ils auraient donné "un court délai" pour la satisfaction de leur revendication.

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