Les tractations se poursuivent pour résoudre la crise dans laquelle s'enfonce le Conseil français du culte musulman (CFCM), dont les principaux acteurs seront reçus vendredi au ministère de l'Intérieur, a-t-on appris jeudi auprès des intéressés.
A moins de quinze jours du début du Ramadan, tous protestent de leur bonne volonté pour discuter mais le bureau du CFCM ne parvient pas à se réunir depuis le 7 septembre.
Principal écueil: l'organisation des élections pour renouveler le CFCM prévues en principe en avril. Le bureau devrait toutefois se réunir le 14 octobre pour annoncer le début du Ramadan.
Vendredi,c'est au ministère de l'Intérieur que vont se retrouver en fin d'après-midi les principaux acteurs du CFCM: la Fédération de la Grande Mosquée de Paris, l'Union des organisations islamiques de France (UOIF), la Fédération nationale des musulmans de France(FNMF) et le Comité de coordination des musulmans turcs de France (CCMTF).
Ils seront reçus ensemble par le ministre de l'Intérieur Dominique de Villepin, également chargé des Cultes.
Au moins 23 Palestiniens ont été tués à Jabaliya, dont 7 par un obus de char tiré sur le camp de réfugiés du nord de la bande de Gaza.
L'obus est tombé sur un groupe de Palestiniens qui étaient rassemblés à l'entrée du camp, ont indiqué des témoins. Nous avons reçu au moins sept morts et dix blessés , a déclaré le directeur de l'hôpital Kamal Edouane à Jabaliya.
Huit autres blessés ont été transférés à l'hôpital Al-Aouda, également à Jabaliya. La plupart des blessés sont dans un état grave, selon les sources médicales.
Le secrétaire d'État américain Colin Powell a déclaré mercredi à l'AFP qu'il avait demandé un réexamen des interdiction d'entrée aux États-Unis qui ont frappé Yusuf Islam, et l'intellectuel Tariq Ramadan.
M. Powell a indiqué qu'il avait demandé aux différents secteurs de l'administration (Affaires étrangères, sécurité intérieure, services de renseignements) concernés de revoir les bases sur lesquelles ces deux personnalités avaient été déclarées indésirables aux États-Unis.
«Je pense que nous avons l'obligation de réexaminer ces cas pour voir s'ils sont justifiés et si les bases sur lesquelles nous avons refusé l'entrée sont fondées», a-t-il dit.
La chaîne de télévision satellitaire qatariote Al-Jazira a diffusé mercredi une séquence vidéo montrant le Britannique Kenneth Bigley, retenu en otage en Irak, dans laquelle celui-ci affirme que ses ravisseurs ne veulent pas le tuer.
Accroupi dans une cage, M. Bigley, barbe hirsute, l'air fatigué et en tunique orange, implore le Premier ministre britannique Tony Blair d' oeuvrer pour la libération des prisonnières irakiennes , réclamée par ses ravisseurs, a indiqué Al-Jazira, traduisant en simultané les paroles du prisonnier.
M. Bigley, mains et pieds attachés par une chaîne qui lui passe autour du cou, est accroupi dans une cage surmontée d'une banderole frappée du sigle de Tawhid wal jihad (Unicité et guerre sainte), le groupe de l'islamiste jordanien Abou Moussab al-Zarqaoui. La cage n'est apparemment pas assez haute pour lui permettre de se tenir debout.
Dans les rares phrases entendues en anglais, M. Bigley déclare que ses ravisseurs ne veulent pas le tuer , accuse M. Blair de mentir et de ne pas négocier avec des terroristes .
Un groupe d'une vingtaine de jeunes ont fracassé mardi en début de soirée la vitrine d'une librairie du 3ème arrondissement de Paris où l'écrivain Alain Soral dédicaçait son dernier livre, faisant plusieurs blessés légers, a-t-on appris de sources concordantes.
Les jeunes ont brisé la vitrine de la librairie Au pays de cocagne , rue Vieille du Temple vers 20h00, avant de prendre la fuite, selon la police.
Alain Soral,a raconté qu'entre 20 et 30 personnes, portant des casques de moto ou des écharpes, armés de gourdins et de bombes lacrymogènes, ont fait irruption dans la librairie en criant Israël vaincra . Ils ont ensuite saccagé la boutique, blessant six à sept personnes venues assister à la séance de dédicace, selon lui.
L'écrivain, protégé par un garde du corps, n'a pas été blessé.
Les agresseurs sont parvenus à prendre la fuite et la police a indiqué qu'elle n'avait procédé à aucune interpellation.
Six Palestiniens, dont trois adolescents, ont été tués mercredi lors d'agression israéliennes dans la bande de Gaza et dans deux villes de Cisjordanie.
Dans le camp de réfugiés de Djabalia, un homme armé âgé de 24 ans a été tué par les forces d'occupation israéliennes.
Deux adolescents de 14 et 17 ans, qui faisaient partie d'un groupe de manifestants qui lancaient des pierres contre des soldats, ont également été abattus. Des médecins ont ajouté qu'au moins 15 autres Palestiniens, dont plusieurs enfants, avaient été hospitalisés pour des blessures par balles.
L'Italie célèbre mercredi le retour de ses deux otages, dont le sort avait soudé le pays, mais après la joie et le soulagement, des voix ont recommencé à s'élever pour contester la présence des troupes italiennes en Irak et réclamer leur retour.
«Nous devons sérieusement poser la question du maintien des troupes italiennes en Irak», a affirmé dès mardi soir un des ténors de l'opposition, Luciano Violante, chef du groupe des députés Démocrates de Gauche (DS), la principale formation de la gauche modérée.
«La détention des deux volontaires empêchait de le faire, mais maintenant que ce problème est réglé, nous devons reposer la question, parce que le maintien de troupes d'occupation est devenu un des facteurs des désordres et de la guerre en Irak», a-t-il expliqué.
Des peines de 32 et 15 ans de prison ont été requises contre deux officiers serbes bosniaques accusés d'avoir joué un rôle clé dans le massacre de plus de 7.000 Musulmans bosniaques à Srebrenica en 1995, mercredi devant le Tribunal pénal international (TPI) pour l'ex-Yougoslavie.
Vidoje Blagojevic, contre qui 32 ans ont été requis, commandait la brigade Bratunac brigade, et était directement sous les ordres du général serbe bosniaque Radislav Krstic, pour l'instant le seul accusé reconnu coupable de participation et encouragement à un génocide devant le TPI.
En avril dernier, le général Krstic a été condamné en appel à 35 ans de prison pour son rôle dans ce massacre de juillet 1995, que les forces des Nations unies n'ont pas évité.
L'attaque contre l'enclave de Srebrenica avait été conduite par le leader militaire des Serbes bosniaques Ratko Mladic, inculpé pour génocide par le TPI et en fuite depuis 1995.
Le quatrième anniversaire de l'Intifada a été marqué par la mort de deux Palestiniens tués en Cisjordanie.
C'est symboliquement dans le camp de réfugiés de Jénine, haut-lieu de l'Intifada en Cisjordanie, que les deux Palestiniens, un handicapé mental de 47 ans et un adolescent de 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens. Les deux hommes ont été abattus alors que l'armée d'occupation israélienne entrait dans le camp.
Selon des chiffres officiels de l'Autorité palestinienne, 3549 Palestiniens ont été tués depuis le début de l'Intifada provoquée par la visite d'Ariel Sharon le 28 septembre 2000 sur l'Esplanade des mosquées. Quelque 772 mineurs se trouvent parmi les victimes
Trente cinq (35) instituts et centres culturels étrangers situés à Paris deviendront, l'espace d'une semaine, des escales artistiques où l'art, dans toute sa diversité, sera présenté à l'occasion de la manifestation cultures étrangères ouverte lundi. Organisée par le forum des instituts culturels étrangers à Paris (FICEP), cette 3eme édition de la semaine des cultures étrangères se poursuivra jusqu'au 3 octobre.
Lors de l'inauguration de cette manifestation, le ministre français de la culture et de la communication, Renaud Donnedieu de Vabres, a rendu hommage à tous les centres et instituts culturels étrangers situés à Paris et a salué le travail accompli par le FICEP qui, fort du succès des deux années précédentes, a organisé une nouvelle édition de plus grande ampleur , a-t-il souligné.
Il a mis l'accent sur le soutien des cultures étrangères en France en soulignant que cette action passe également par l'accueil des artistes et des professionnels de la culture .
Ainsi, quelque 140 événements émailleront cette manifestation qui sera un véritable happening culturel , souhaite le FICEP dont l'objectif est de répondre à une orientation commune, celle de présenter l'art dans toute sa diversité d'expression .
Le FICEP représente plus de 50 identités culturelles et 35 centres et instituts qui accueillent 370.000 visiteurs par an et présentent plus de 2.500 événements annuels, toutes disciplines artistiques confondues.
Tony Blair a déclaré mardi devant son parti réuni en congrès annuel à Brighton (sud de l'Angleterre) qu'il ne pouvait pas présenter ses excuses pour la guerre en Irak et qu'il voulait faire du processus de paix au Proche-Orient sa priorité personnelle .
Le monde est un endroit plus sûr avec Saddam Hussein en prison et non pas au pouvoir , a plaidé le chef du gouvernement travailliste, qui a cependant concédé qu'il pouvait s'excuser pour les informations (des services de renseignement avant la guerre) qui se sont révélées être fausses .
Les preuves selon lesquelles Saddam Hussein avait concrètement des armes chimiques et biologiques et non pas seulement la capacité de développer de telles armes se sont révélées fausses , a admis Tony Blair.
Les deux otages italiennes en Irak ont été libérées. Le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi a confirmé l'information. Simona Pari et Simona Torretta ont été confiées à la Croix-Rouge italienne. Deux Irakiens enlevés avec elles sont également libres.
Je viens d'appeler les familles pour leur donner l'information , a déclaré M. Berlusconi au cours d'une conférence de presse improvisée au siège du gouvernement. Il a souligné que c'était un moment de joie .
Simona Pari et Simona Torretta, enlevées le 7 septembre à Bagdad, sont en bonne santé, a ajouté le chef du gouvernement. Elle pourront embrasser cette nuit leurs familles. Les autorités italiennes vont envoyer un avion chercher les deux jeunes femmes en Irak.
Marie-France Stirbois et Jacques Bompard ont été suspendus du bureau politique du Front national pour respectivement trois et six mois pour indiscipLine , a annoncé mardi la formation d'extrême droite.
Cette mesure a été prise par le bureau exécutif, qui avait mis sa décision en délibéré, à la demande du président du FN Jean-Marie Le Pen, irrité des critiques formulées par ces deux responsables contre la direction du parti.
Invité auparavant sur i-télé, le dirigeant d'extrême droite avait qualifié les suspensions à venir de sanction modérée .
Cela va être une sanction modérée qui constitue un avertissement d'une part et aussi une ouverture au pardon des fautes , a-t-il expliqué.
Le Collectif des musulmans de France a appelé mardi les élus européens à réagir contre la politique discriminatoire des Etats-Unis qui ont révoqué le visa de travail de l'intellectuel Tariq Ramadan et interdit d'entrée le chanteur britannique Yusuf Islam (ex-Cat Stevens).
Nous appelons les élus européens à réagir contre cette politique discriminatoire de l'administration Bush à l'encontre de citoyens qui jouent un rôle déterminant dans la sphère européenne et qui contribuent à la consolidation d'une Europe des citoyens , selon un communiqué du Collectif.
Le Collectif, qui rassemble plus d'une centaine de membres actifs en France, a lancé une pétition en ligne et va encourager l'envoi de cartes postales à l'ambassade américaine, selon son porte-parole Ali Rahni.
Après avoir publié de 1990 à 2003 un quotidien en braille, l'Est Républicain paraît désormais en version parlée pour les mal-voyants, a indiqué le quotidien dans un communiqué mardi.
Grâce à un logiciel conçu par la société marseillaise Akompas Technologies, le journal parlé est disponible par abonnement via internet.
Disponible en six éditions parlées, le quotidien du grand Est est le seul quotidien régional à offrir ce service, déjà disponible auprès de quotidiens nationaux comme Le Monde, l'Equipe, le Parisien ou le Figaro.
Pendant une douzaine d'années, L'Est Républicain a été le seul journal à confectionner une version en braille pour ses abonnés mal-voyants, qui a finalement été abandonnée l'année dernière parce que compliquée à réaliser et lourde à l'envoi (jusqu'à 3 kg).
Une majorité (56%) de Français se prononce contre l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne, alors qu'ils ne sont qu'un gros tiers (36%) à s'y dire favorables, selon un sondage Ipsos paraissant mardi dans Le Figaro .
Côté politique, la proportion est de 63-30 chez les partisans de l'UMP et de 55-39 du côté du Parti socialiste.
Pour ceux qui sont opposés à une telle adhésion, les trois principales raisons du non sont la crainte d'une émigration de Turcs vers les pays riches de l'UE (40%), le fait que ce pays se trouve majoritairement en Asie (26%) et le fait que les Turcs soient musulmans (25%).
Chez ceux qui sont favorables, les raisons du oui sont essentiellement le désir de vouloir consolider le développement de la démocratie (52%) et d'éviter que la Turquie bascule vers le fondamentalisme (33%).
Toutefois, 63% disent possible que la Turquie adhère un jour à l'UE si elle fait les efforts politiques et économiques nécessaires. Ils sont 30% à penser qu'elle ne doit jamais entrer dans l'UE pour raisons à la fois historiques et culturelles (30%).
L'Égypte a posé vendredi sa candidature à un siège permanent au Conseil de sécurité des Nations unies, par la voix de son ministre des affaires étrangères, Ahmed Aboul Gheit.
Elle a toutefois précisé que ce siège pourrait lui être attribué selon un système de rotation avec d'autres pays africains.
«L'Égypte est éminemment qualifiée pour assumer des responsabilités permanentes dans le cadre d'une éventuelle expansion du Conseil de sécurité des Nations unies», a déclaré M. Aboul Gheit dans son discours à la tribune de l'Assemblée générale de l'ONU.
L'Égypte est ainsi le troisième pays africain, mais le premier pays arabe, à se porter candidat à un siège au Conseil, dont l'élargissement éventuel est l'un des grands sujets du moment à l'ONU.
La préparation de la 30e conférence européenne de soutien au peuple sahraoui, prévue du 25 au 27 novembre à Saragosse (Espagne), a été au centre de la réunion tenue, samedi à Rome, par la Task Force des comités de soutien du peuple sahraoui.Plusieurs responsables de comités d’Espagne, de France, de Belgique, d’Italie et de pays scandinaves ont assisté à cette rencontre, à laquelle a pris part notamment le ministre Mohamed Sidati, membre de la direction nationale du Front Polisario et le sénateur, Pierre Galand, un des principaux initiateurs de ces comités. L’Algérie était représentée par le DR. Said Ayachi, vice-président du comité national de soutien au peuple sahraoui.
Le film De l'autre côté du réalisateur algérien Nassim Amaouche a reçu, samedi soir, le prix de la meilleure œuvre par le jury du 2ème festival méditerranéen du court-métrage de Tanger où deux films algériens étaient en compétition.Le jury du festival, présidé par le cinéaste bosniaque Danis Tanic, a décidé à l'unanimité d'attribuer le prix de la meilleure œuvre au film de Nassim Amaouche, alors que le grand prix a été décerné au film Un hymne à la gazelle de la réalisatrice française Stéphanie Duvivier.
De l'autre côté aborde le thème du chevauchement des cultures, les problèmes de l'intégration de l'émigration dans la société française, et, surtout, les conflits de génération et familiaux nés de mariages mixtes. Maintenant, tu est passé de l'autre côté , réplique le frère cadet à celui qui a épousé une Française et est parvenu, grâce à ses études, à se faire une place au soleil dans la société française en devenant avocat.
Le film, très applaudi, est un court-métrage de 28 minutes qui met en scène les conflits de générations au sein d'une famille d'émigrés algériens, dont le plus âgé des trois fils est marié à une Française.
Un Arabe israélien travaillant comme interprète pour la chaîne de télévision américaine CNN a été enlevé lundi à Gaza par des hommes armés, ont indiqué des témoins.
L'interprète, Riad Ali, a été enlevé dans le quartier Al-Rimal dans le centre de Gaza par un groupe d'hommes armés et masqués qui l'ont emmené vers une destination inconnue, selon les témoins.
Les ravisseurs ont intercepté la voiture à bord de laquelle Riad Ali circulait avec d'autres employés occidentaux de CNN qu'ils ont laissé partir, ont-ils précisé.
Aucun commentaire n'a pu être obtenu dans l'immédiat auprès du bureau de CNN à Jérusalem.