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Union africaine: divergences sur la création d'un gouvernement

| Mardi 3 Juillet 2007 à 10:52

           

Hier, au deuxième jour du sommet annuel de l'Union africaine (UA) à Accra, les discussions se sont concentrées autour du grand projet de création des "Etats-Unis d'Afrique" où les chefs d'Etat et de gouvernement des 53 pays membres de l'Union africaine (UA) ont exprimé leurs divergences.



9ème sommet annuel de l'Union africaine à Accra (Ghana)
9ème sommet annuel de l'Union africaine à Accra (Ghana)

Les Africains sont prêts

Lundi, les partisans d’un gouvernement africain se sont heurtés lors du sommet continental d'Accra à ceux qui prônent une intégration plus lente.

La majorité des 53 nations représentées à Accra s'accordent sur l'objectif d'une intégration politique sur le thème de l'unité, même si certains pays comme l'Afrique du Sud ou l'Egypte ont émis le souhait que ce processus se déroule de manière plus progressive.

Le projet des "Etats-Unis d'Afrique" est porté activement par le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi qui le considère comme le seul moyen d'éradiquer la pauvreté et de régler les difficultés du continent africain.

Kadhafi, qui s'est déclaré lundi "optimiste", a trouvé par ailleurs un allié à sa cause en la personne de Cheikh Tidiane Gadio, ministre des Affaires étrangères du Sénégal.

Cheikh Tidiane Gadio a indiqué que son pays soutenait la création immédiate de ce gouvernement, tout en s'interrogeant: "Les Africains sont prêts. La question est de savoir si ceux qui les gouvernent sont prêts à rejoindre leurs aspirations".

Divergences

De nombreux pays estiment qu'il est trop tôt et qu'il y a trop de disparités entre les Etats membres pour réussir une intégration totale.

L'Afrique du Sud, les Etats membres de la SADC (Communauté de développement de l'Afrique australe) et le Nigeria prônent en effet une intégration par étapes et un renforcement des communautés sous-régionales.

Le Premier ministre du Lesotho Pakalitha Mosisili a de son côté exposé les appréhensions de la SADC.

"Certes, les intérêts de l'Afrique seraient mieux défendus par la voie d'une intégration politique et économique. Mais nous pensons qu'une telle intégration devrait être progressive et non précipitée", a-t-il affirmé.

Cette idée de l'unité panafricaine n'est pas nouvelle et était déjà le souhait des pères des indépendances lorsqu'ils avaient créé en 1963 l'Organisation de l'unité africaine (OUA), l'ancêtre de l'UA.

Les débats devaient se poursuivre mardi matin avant la clôture du sommet.





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