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Sur le vif

Une universitaire américano-iranienne accusée de complot

| Mardi 22 Mai 2007



Lundi, l'Iran a officiellement accusé une universitaire américano-iranienne détenue depuis début mai dans le pays de tentative de renversement du régime de Téhéran, a rapporté la télévision officielle.

Haleh Esfandiari, directeur du programme Proche-Orient de la fondation américaine Woodrow Wilson, est détenue à la prison Evin. La télévision publique iranienne, citant un communiqué du ministère des Renseignements, a indiqué lundi que l'universitaire et la fondation Wilson collaboraient pour renverser le gouvernement iranien en mettant sur pied un réseau "contre la souveraineté du pays".

C'est la première fois que l'Iran accuse officiellement l'universitaire de complot contre le gouvernement de Téhéran, un crime grave en Iran. Aucune date de procès n'a été fixée et on ne savait pas non plus si ce procès serait public.

Mme Esfandiari, qui vit aux Etats-Unis depuis 1980, fait venir depuis des années des diplomates iraniens de premier plan aux Etats-Unis, dont certains ont été arrêtés et interrogés à leur retour dans leur pays, pour évoquer les relations entre les deux nations. Elle était arrivée en Iran en décembre pour rendre visite à sa mère âgée de 93 ans mais n'a pas pu quitter le pays depuis.

L'époux de Haleh Esfandiari, Shaul Bakkash, a à plusieurs reprises assuré que sa femme n'était pas un espion oeuvrant pour les Etats-Unis.




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