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SaphirNews.com | Quotidien musulman d’actualité
 







Sur le vif

Une école privée musulmane dépose plainte contre le ministre de l'Education nationale

Rédigé par Benjamin Andria | Mardi 30 Avril 2019



Une école privée musulmane dépose plainte contre le ministre de l'Education nationale
L’école privée musulmane Philippe Grenier, à Échirolles (Isère), a annoncé lundi 29 avril, par la voix de son avocat, avoir déposé plainte pour diffamation contre le ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer. Ce dernier avait décrit l’établissement scolaire comme « d'inspiration salafiste » lors d’une intervention le 11 avril sur France Inter.

« Je viens de prendre la décision, sur les bases juridiques et concrètes que j'avais, de fermer une école d'inspiration salafiste dans l'académie de Grenoble », avait-il alors signifié.

La direction de l'école, ouverte depuis 2016, entend porter plainte auprès de la Cour de Justice de la République contre le ministre, a fait savoir à l’AFP Me Michaël Bendavid, qui a dénoncé l'emploi du terme « salafiste » pour qualifier l'établissement ainsi que les contrôles multiples dont il fait l'objet depuis son ouverture, décrites comme « un acharnement à visée politique ».

Le ministre « a doublement tenu des propos excessifs. D’une part, en taxant cette école de "salafiste" ce qui est parfaitement erroné et, d’autre part, en prétendant pouvoir la fermer alors qu’il n’en a pas le pouvoir », a aussi indiqué l’avocat sur RTL.

L'école fait l'objet d'un jugement de fermeture prononcé en février par le tribunal correctionnel de Grenoble, le ministère public ayant dénoncé d'importantes carences dans l'enseignement, mais l’établissement demeure ouverte à ce jour. Le procès en appel a été fixé au 1er juillet.

De leur côté, les responsables de l’association Unicité, gestionnaire de l'école, ont lancé une pétition appelant à « faire cesser l’acharnement de l’académie et des médias » à leur encontre. « Depuis son ouverture cette école est la cible d’une administration qui n’a d’autre objectif que son éradication », estime l’école, évoquant des « pressions administratives (…) par le biais d’un harcèlement continu » et de « nombreuses procédures judiciaires ».