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Sur le vif

Un projet immobilier israélien

| Mercredi 5 Décembre 2007



Mardi, les dirigeants palestiniens ont accusé Israël de chercher à saboter le processus de paix relancé lors de la récente conférence d'Annapolis en annonçant son intention de construire 300 nouveaux logements à Jérusalem-Est.

"Il s'agit d'une tentative d'obstruction des négociations", a déclaré à Reuters le négociateur palestinien Ahmed Koreï après l'annonce faite par le ministère israélien du Logement de lancer un appel d'offres pour la construction de ces logements sur des terres conquises par Tsahal il y a 40 ans.

Aux termes de la "feuille de route" de 2003 dont Israéliens et Palestiniens ont réaffirmé la pertinence la semaine dernière à Annapolis, l'Etat juif est censé geler toutes ses activités de colonisation dans les territoires occupés en 1967.

La direction palestinienne a écrit à la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice, principal architecte de la conférence organisée à Annapolis, pour l'exhorter à intervenir afin de débloquer la situation.

"Israël établit une distinction claire entre la Cisjordanie et Jérusalem, qui tombe sous souveraineté israélienne", a fait valoir Mark Regev, porte-parole du Premier ministre israélien Ehud Olmert, en se référant à l'annexion de la partie orientale dans la foulée du conflit.

"Israël persiste dans une politique qui conduit à dresser des obstacles au processus de paix", a déploré Nimer Hammad, conseiller du président palestinien Mahmoud Abbas, en estimant que l'initiative israélienne sape la crédibilité des Etats-Unis comme parrain du processus de paix d'Annapolis.

Le porte-parole a démenti que le projet israélien soit un "camouflet" pour Abbas, qui réclame l'arrêt complet de la colonisation, y compris à Jérusalem-Est, que les Palestiniens revendiquent comme la capitale du futur Etat indépendant qui leur a une nouvelle fois été promis à Annapolis.




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