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Sur le vif

Un haut gradé de la DGSI des Ardennes mis en examen pour viol sur mineure

Rédigé par Lina Farelli | Jeudi 27 Juin 2019



Un haut gradé de la DGSI des Ardennes mis en examen pour viol sur mineure
Un haut responsable de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) des Ardennes, en charge des affaires de radicalisation, a été mis en examen et placé en détention provisoire pour viol sur mineure et détention d’images pédopornographiques, a annoncé le procureur de la République de Reims mercredi 26 juin.

L’affaire remonte au 5 avril 2019 lorsqu’une jeune femme de 20 ans a porté plainte à Reims pour viol et attouchements sexuels contre son agresseur, un responsable de l’antenne de la DGSI à Charleville-Mézières, dans les Ardennes. Les faits ont été commis en 2016 alors que la victime, qu’il a rencontrée fin 2015 pour des raisons « strictement professionnelles », n’était âgée que de 17 ans.

Selon L’Ardennais, il s’agit d’une jeune femme de confession musulmane considérée « comme étant en voie de radicalisation à un stade avancé », surveillée par la DGSI du fait que l’homme qu’elle fréquentait à l’époque souhaitait rejoindre la Syrie. Elle déclare avoir été violée trois fois, deux fois dans le bureau du commandant et une fois lors d’une balade en forêt. L'enquête ouverte, l’agent, un père de famille aujourd’hui âgé de 57 ans, a été suspendu de ses fonctions fin avril 2019 par sa hiérarchie.

Entendu samedi 22 juin dans le cadre d’une information judiciaire ouverte pour viols et agressions sexuelles par personne abusant de l’autorité conférée par ses fonctions, l’homme a reconnu les relations sexuelles, décrivant même sa relation comme « incestueuse » car il considérait la jeune fille « comme sa fille ». Toutefois, il n’a fait part que de relations « consenties ». Or, un échange par sms avec la jeune fille, il est établi que, lorsque celle-ci l’a explicitement accusé de viol, il a présenté ses excuses.

Par ailleurs, au cours de l’enquête, des milliers d’images à caractère pédopornographiques ont été retrouvés en sa possession. Le commandant a reconnu « une véritable addiction pour la pédopornographie, avec des consultations compulsives, depuis quatre à cinq ans, de contenus pédopornographiques », selon le procureur.

L’enquête doit désormais déterminer si cet homme a fait d’autres victimes. Il risque jusqu’à 20 ans de prison ferme.