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Sur le vif

Un député musulman tué

| Mercredi 14 Novembre 2007



Mercredi, la police philippine poursuivait son enquête sur l'attentat à la bombe commis la veille au Parlement à Manille qui visait un député musulman controversé tué avec deux autres personnes.

Blessé dans l'explosion survenue mardi soir peu après la séance parlementaire, Wahab Akbar, un élu de l'île de Basilan (sud) où l'armée traque les islamistes du groupe Abou Sayyaf, a succombé à ses blessures à l'hôpital.

Le chauffeur d'un autre parlementaire, assis dans une camionnette garée près du bâtiment quand l'explosion a eu lieu, a également été tué ainsi qu'une assistante parlementaire.

Au moins neuf personnes ont également été blessées.

Selon la police, "les circonstances tendent à montrer que la cible était le membre du Parlement Wahab Akbar", a expliqué mercredi Geary Barias, chef de la police de Manille précisant que les auteurs de l'attaque "pouvaient voir leur cible".

M. Akbar, 47 ans, ancien gouverneur de l'île de Basilan, avait reçu dans le passé des menaces de mort. Ancien membre du groupe extrémiste Abou Sayaf, réputé lié à Al-Qaïda, selon la police, M. Akbar s'était ensuite rangé du côté des autorités pour lutter contre ce mouvement, ce qui pourrait expliquer l'attentat dont il a été victime, estiment les enquêteurs.

Mercredi, les enquêteurs ont annoncé avoir découvert des fragments de l'engin explosif ainsi qu'un téléphone portable, apparemment utilisé comme détonateur, le tout dissimulé dans une moto garée à proximité de la voiture du parlementaire tué.

Le ministre philippin de l'Intérieur Ronaldo Puno a indiqué que l'enquête qui privilégiait à l'origine l'hypothèse d'une "attaque terroriste s'orientait désormais vers une attaque dirigée contre un individu", sans nommément citer M. Akbar.

Plusieurs rapports des services de renseignement avaient de fait récemment fait état "de menaces de mort contre le parlementaire", a ajouté M. Puno.




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