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Sur le vif

Taux de fécondité: l'immigration n'a qu'un rôle limité

| Jeudi 22 Mars 2007



L'immigration n'a qu'un rôle limité sur la fécondité en France, puisque si les étrangères qui y vivent ont proportionnellement plus d'enfants que les Françaises, elles ne contribuent à relever le taux de fécondité que de 0,1%, selon une étude de l'Institut national d'études démographiques (INED) rendue publique jeudi.

Immigration ou pas, la fécondité de la France reste l'une des plus élevées d'Europe, souligne l'INED. Selon l'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE), le taux de fécondité en France s'est élevé à 2,0 enfants par femme en 2006. Avec l'Irlande, la France reste l'un des pays de l'Union européenne où l'on fait le plus de bébés.

Les étrangères contribuent aux naissances de la France dans une proportion de 12%, et les immigrées, qui incluent les étrangères devenues françaises, dans une proportion de 15%, d'après la nouvelle étude publiée dans "Populations et sociétés", bulletin mensuel de l'INED, qui se base sur des données recueillies en 2004 et 2005.

La fécondité des étrangères est plus élevée que celle des Françaises (3,3 enfants contre 1,8 en 2004), mais comme ce surcroît ne concerne qu'une minorité au sein de la population, il relève seulement de 0,1 enfant le taux de fécondité de la métropole, qui était passé ainsi de 1,8 à 1,9 enfant par femme en 2004. Les étrangères restent en effet minoritaires parmi les femmes en âge d'avoir des enfants (7%).

Autre constatation de cette étude menée par François Héran et Gilles Pison, chercheurs à l'INED: les immigrées naturalisées, qui pratiquent plus les unions mixtes que les immigrées non naturalisées, se rapprochent des Françaises de naissance par leur comportement de fécondité: 2,1 enfants en moyenne, au lieu de 2,6 pour l'ensemble des immigrées et 3,3 pour les étrangères.




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