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Sur le vif

Six mois de prison ferme pour le trésorier du centre chiite Zahra

Rédigé par Lina Farelli | Jeudi 25 Octobre 2018



Six mois de prison ferme pour le trésorier du centre chiite Zahra
Bachir Gouasmi, trésorier du centre chiite Zahra, a été condamné, mercredi 24 octobre, à 18 mois de prison dont six mois ferme par le tribunal de Dunkerque. Le fils de Yahia Gouasmi, fondateur du centre Zahra, a été reconnu coupable de possession illégale d’armes à feu. Il a d'ailleurs été condamné à 15 ans d’interdiction de détenir ou de porter une arme.

Le centre Zahra, situé à Grande-Synthe (Nord), et les plus influents de ses membres ont fait l’objet d’une perquisition policière le 2 octobre dans le cadre d'une vaste opération antiterroriste. Des armes non déclarées avaient alors été découvertes dans le coffre de ce centre. Toutefois, rapporte 20 Minutes, « nous ne sommes pas sur une procédure terroriste », a précisé la juge.

Le centre Zahra fermée

Le jour même de la perquisition, Bachir Gouasmi, s’était présenté au centre pour réclamer la propriété de ces armes, des héritages qui lui reviendraient de son oncle. « Je les possède depuis une vingtaine d’années », a-t-il indiqué. « Je sais que c’est interdit, mais elles devaient servir à défendre le centre. Si une personne était entrée avec des armes, j’aurais pris les fusils et j’aurais tiré », a-t-il ajouté.

Les membres du centre Zahra se seraient sentis menacés depuis les attentats du Bataclan en 2015, selon les propos de Bachir Gouasmi, précisant aussi que les chiites sont souvent la cible des attentats par les partisans de Daesh. Une demande de possession d’arme aurait été adressée auprès de la préfecture mais celle-ci a été refusée.

De son côté, le procureur a vu dans les propos de Bachir Gouasmi « une forme de paranoïa et de danger » dans la mesure où il n’a pas caché son intention d’utiliser ces armes à feu si l’occasion se présentait. « Imagine-t-on d’autres associations, victimes de menaces, s’armer comme une milice pour, soi-disant, se défendre ? », a soulevé le procureur.

Le préfet du Nord Michel Lalande a ordonné la fermeture du centre Zahra dans un arrêté daté du 15 octobre, l’accusant de contribuer à « la diffusion de l’islam radical chiite à l’échelle européenne ».