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Sur le vif

Saddam: l'exécution démontre le 'mépris' du gouvernement irakien

| Lundi 8 Janvier 2007



L'exécution de Saddam Hussein et celle prévue de deux collaborateurs de l'ancien président irakien démontrent "le mépris de Bagdad pour les droits de l'Homme et la règle de droit", dénonce l'organisation Human Rights Watch dans un communiqué diffusé lundi.

Malgré le tollé déclenché au sein de la communauté internationale par la pendaison de l'ancien président irakien, le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki a défendu ce week-end la décision de l'exécuter. Cette exécution n'était pas de nature "politique comme le disent les ennemis du peuple irakien. Le verdict a été appliqué après un procès équitable et transparent, que le dictateur n'a jamais mérité", a-t-il affirmé.

Human Rights Watch appelle le gouvernement irakien à suspendre les exécutions prévues du demi-frère de Saddam Hussein, l'ancien chef du renseignement Barzan Ibrahim, et d'Awad Hamed al-Bandar, qui dirigeait le tribunal révolutionnaire irakien.

"Le tribunal a démontré à plusieurs reprises son mépris pour les droits fondamentaux de tous les accusés", estime Richard Dicker, de l'organisation de défense des droits de l'Homme. "L'exécution de ces deux hommes, aussi odieux que soient les crimes en question, est une sanction cruelle et inhumaine qui ne fera qu'entraîner un processus profondément vicié dans un déshonneur encore plus grand".

Pour l'organisation Human Rights Watch, la pendaison de Saddam Hussein "a choqué le monde et soulève des questions sur l'engagement de ce gouvernement à l'égard des droits de l'Homme fondamentaux".




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