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Sur le vif

Mohamed Merah était « en phase de radicalisation » dès janvier 2011

Rédigé par La Rédaction | Vendredi 10 Août 2012



Mohamed Merah était considéré dès janvier 2011 comme « un individu au lourd passé délinquant en phase de radicalisation », selon les notes déclassifiées de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) versées au dossier judiciaire le 3 août et révélées par le journal Le Parisien, du jeudi 9 août. L'auteur des tueries de Toulouse et de Montauban en mars était en contact « avec le noyau salafiste local » et les policiers estimaient en septembre 2011 qu'il devait devenir « une cible privilégiée » des services de renseignement, qui le suivaient depuis 2009.

La DCRI relate également un compte rendu détaillé de l’arrestation de Mohamed Merah à Kandahar, en Afghanistan, par la police locale quatre mois plus tôt. Devant les services du contre-terrorisme afghans, il s’exprime « en français », déclare « être de confession musulmane » et exercer la profession de carrossier « dans le sud de Paris ». ll dit être passé par l’Allemagne, la Turquie, la Syrie, le Liban, Israël, l’Egypte, le Tadjikistan. Son voyage avait pour but de « visiter les ruines des statues de bouddhas détruites par les talibans », explique-t-il alors, avant d’être laissé libre par les autorités afghanes.

Ce voyage dans une ville considérée comme un bastion de jihadistes « doit nous interpeller », écrit la DCRI, qui se donne pour mission d’« approfondir l’environnement » amical et familial de Mohamed Merah, « un individu au lourd passé délinquant en phase de radicalisation ».

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