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Sur le vif

Libye: le sort des condamnés suspendu?

| Mercredi 20 Décembre 2006



Le sort de cinq infirmières bulgares et d'un médecin palestinien condamnés à mort, mardi, en Libye pour inoculation du virus du sida à des enfants dépend peut-être d'un organisme présidé par un ministre susceptible de donner un autre dénouement à l'affaire, indique le gouvernement.

Tandis que les condamnations internationales commençaient à pleuvoir après le verdict du tribunal, les ministres libyens de la Justice et des Affaires étrangères ont convoqué les journalistes pour expliquer que l'affaire pouvait connaître un tout autre aboutissement une fois terminé le processus d'appel.

Le dernier mot pourrait revenir au Haut Conseil judiciaire, groupe de neuf experts présidé par le ministre de la Justice et pouvant intervenir dans le processus d'appel à un niveau plus élevé que la Cour suprême.

"Ce n'est pas le verdict définitif", a déclaré le ministre des Affaires étrangères Abdel-Rahman Chalgam aux journalistes en compagnie de son collègue de la Justice, Ali Omar Hassnaoui.

La décision de justice, qui n'est que le dernier épisode en date d'une affaire que des experts jugent très politisée, est considérée comme un revers pour les efforts de rapprochement effectués par Tripoli en direction des pays occidentaux.

Mais les ministres ont déclaré que les six condamnés, qui entendent faire appel auprès de la Cour suprême, pouvaient bénéficier de "garanties extraordinaires".

La justice libyenne a condamné à mort mardi les cinq infirmières bulgares et le médecin palestinien, accusés d'avoir délibérément inoculé le virus du sida, dans un hôpital de Benghazi (nord de la Libye), à 426 enfants libyens, dont 52, sont décédés.

Les cinq infirmières, Kristiana Valtcheva, 48 ans, Nassia Nenova, 40 ans, Valia Tcherveniachka, 55 ans, Valentina Siropoulo, 48 ans, et Snejana Dimitrova, 54 ans, ainsi que le médecin, Ashraf Ahmad Juma, clamaient leur innocence.





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