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Sur le vif

Le fils de Bhutto lui succède

| Lundi 31 Décembre 2007



Dimanche, le fils de Benazir Bhutto a succédé à sa mère, tuée jeudi dans un attentat, à la présidence du principal mouvement d'opposition au Pakistan, qui a annoncé dans la foulée sa participation aux législatives du 8 janvier, sur lesquelles pèse toutefois la menace d'un report.

Bilawal Zardari, âgé de 19 ans seulement, a été "nommé président" du Parti du peuple pakistanais (PPP) et le veuf de Benazir Bhutto, Asif Ali Zardari, "coprésident", a déclaré à l'AFP un haut responsable du parti.

"Ma mère a toujours dit que la démocratie était la meilleure vengeance", a timidement déclaré Bilawal, avant que son père ne reprenne la parole qu'il ne lui a qu'exceptionnellement cédée, à l'issue d'un comité exécutif du PPP à la résidence de la dynastie Bhutto à Naudero, dans la province méridionale du Sind.

Parallèlement, le Parti du peuple pakistanais a annoncé qu'il se présenterait aux élections législatives et provinciales prévues pour le 8 janvier, exhortant l'ex-Premier ministre pakistanais Nawaz Sharif, à la tête du second parti de l'opposition, la Ligue musulmane du Pakistan-Nawaz (PML-N), à faire de même.

Semblant répondre à cet appel, le parti de Nawaz Sharif a peu après fait savoir par un porte-parole qu'il prendrait également part au scrutin, alors qu'il avait rendu publique dès jeudi soir son intention de le boycotter.

Même si le PPP a refusé par avance tout report du scrutin, la tenue de ces élections demeurait cependant incertaine. La Commission électorale et le principal parti qui soutient le président Pervez Musharraf ont laissé entendre samedi et dimanche que le scrutin serait probablement reporté.

Asif Zardari a demandé une enquête de l'ONU à propos de l'assassinat de son épouse, sur le modèle de celle menée pour le meurtre de l'ex-Premier ministre libanais Rafiq Hariri.

Les partisans de Mme Bhutto accusent des éléments proches du camp Musharraf d'avoir "tué" leur chef, au mieux en négligeant sa sécurité, au pire en orchestrant son assassinat.

Dès le lendemain de l'attentat, Islamabad a d'ailleurs été prompt à désigner le réseau d'Oussama ben Laden comme étant le commanditaire de l'assassinat, par l'intermédiaire du chef présumé d'al-Qaïda au Pakistan, Baïtullah Mehsud, un chef de tribu du nord-ouest. Celui-ci a immédiatement apporté un démenti par la voix de son porte-parole.




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