Connectez-vous S'inscrire
Rss
Twitter
Facebook
LinkedIn
Instagram
SaphirNews.com | Quotidien musulman d’actualité

 






Sur le vif

L’ex-imam de la mosquée de Gonesse, menacé de mort, porte plainte

Rédigé par Lina Farelli | Mercredi 23 Octobre 2019



L’ex-imam de la mosquée de Gonesse, menacé de mort, porte plainte
L’ancien imam adjoint de la mosquée de Gonesse, dans le Val d’Oise, où se rendait régulièrement Mickaël Harpon, le responsable de la tuerie à la Préfecture de police de Paris, a porté plainte pour menaces de mort, lundi 21 octobre, au commissariat de Gonesse.

Selon son avocat, il aurait reçu un courrier en son nom avec la mention « personnel » à la mosquée où il officiait. À l’intérieur, il y avait une lettre manuscrite avec des écrits en majuscule du type « On va te tuer », « On va t’enlever », « On va te faire manger du porc ».

Ahmed Hilali, qui faisait l’objet en 2015 d’une obligation de quitter le territoire - annulée depuis - pour des raisons sans rapport avec une quelconque radicalisation, officiait en tant qu’imam secondaire dans la mosquée de Gonesse avant que celle-ci ne décide de s'en séparer. Une séparation faite d'un commun accord avec l'homme afin de ramener de la sérénité au lieu de culte, sous les feux des projecteurs depuis l'attaque du 3 octobre.

Dans un communiqué datant du 11 octobre, la mairie du Val-d’Oise a annoncé la suspension de cet imam. « Pour ne prendre aucun risque sur la nature des discours qui pourraient être tenus dans la salle de prière et pour apaiser le climat délétère qui règne à l’encontre de la communauté musulmane de Gonesse, l’association musulmane de Gonesse a négocié avec Monsieur Ahmed Hilali avec qui elle est liée par un contrat de travail une rupture conventionnelle », a-t-elle fait savoir.

« Ni les dirigeants de l’association musulmane de Gonesse (…) ni les fidèles, ni les services de l’État n’ont confirmé que des prêches radicaux auraient été prononcés au sein de la salle de prière de Gonesse », a précisé le maire de la ville, Jean-Pierre Blazy.

Placé en garde à vue pendant 48 heures pour un éventuel rôle dans la radicalisation de Mickaël Harpon, il a, par la suite, été relâché sans qu’aucune charge ne soit retenue contre lui. Ahmed Hilali, qui a condamné l'attaque, a assuré ne pas connaitre le tueur.

Selon Le Parisien, Ahmed Hilali, licencié de toutes les mosquées où il avait officié par les associations locales avant Gonesse, notamment à Sarcelles (Val-d'Oise) et Garges-lès-Gonesse, n'est pas inscrit au fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT), et n'a jamais été suivi par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).