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SaphirNews.com | Quotidien musulman d’actualité


 


Sur le vif

L'Iran confirme avoir repris l'enrichissement d'uranium

| Mardi 14 Février 2006 à 18:37

           


L'Iran a confirmé la reprise de ses activités d'enrichissement d'uranium, alimentant les craintes occidentales de voir ce pays se doter un jour de l'arme nucléaire.

"L'ordre de reprendre l'enrichissement d'uranium a été donné et, conformément à cet ordre, l'Organisation iranienne de l'énergie atomique a relancé le processus", a déclaré à la presse Javad Vaeedi, l'un des principaux négociateurs iraniens dans ce dossier.

Le processus d'enrichissement se déroule principalement dans l'usine de Natanz, dans le centre du pays. L'enrichissement d'uranium se fait via de puissantes centrifugeuses tournant à des vitesses supersoniques.

Faiblement enrichi, l'uranium sert de combustible dans les centrales électriques nucléaires; hautement enrichi, il peut servir à produire l'arme atomique.

Javad Vaaedi a toutefois précisé que l'Iran ne serait pas en mesure de produire rapidement du combustible nucléaire dans des proportions industrielles. "Il nous faut du temps pour atteindre ce niveau sur l'ensemble de nos centrifugeuses en raison des deux années et demie de suspension", a-t-il expliqué.

"Quoi qu'il en soit, les phases préliminaires ont été lancées", a-t-il ajouté.

En septembre, des diplomates jugeaient que l'Iran se heurterait à d'importantes difficultés compte tenu de la mauvaise qualité de l'hexafluorure d'uranium introduit dans les centrifugeuses. Celles-ci, ajoutait-on de même source, pourraient même être endommagées.

Les mêmes diplomates doutaient de la compétence technique des ingénieurs iraniens dans le procédé des "centrifugeuses en cascade", association de plusieurs dizaines de centrifugeuses qui optimise la séparation de l'uranium-235 - l'uranium "utile" qui est combustible - de l'uranium-238, qui lui n'est pas combustible.

Les pays occidentaux ont obtenu que l'Iran soit déféré devant le Conseil de sécurité de l'Onu pour ne pas avoir levé les doutes sur la nature de son programme nucléaire, soupçonné de ne pas avoir un but exclusivement pacifique comme l'assure Téhéran.