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Sur le vif

Henry Guaino parle de 'situation explosive en France'

| Vendredi 9 Mai 2008



Henri Guaino estime que la société française va mal et que l'inflation actuelle, avec des salaires qui n'augmentent pas, crée une situation explosive qui ne tient pas, selon lui, à la politique du gouvernement. "L'État ne va pas changer seul la donne mondiale", dit le conseil spécial de Nicolas Sarkozy dans une interview diffusée vendredi par France 24.
Néanmoins, Henri Guaino considère que "la société française va mal depuis longtemps" et que "le malaise est profond", raison qui, dit-il, l'a motivé à entrer en politique.
"Il y a une crise morale et non pas seulement une crise de moral. Effectivement, le climat n'est pas bon. Il est encore moins bon aujourd'hui, et cela ne tient pas à la politique du gouvernement, même si le gouvernement va être responsable des réponses qu'il apporte à cette situation", dit-il.
"Aujourd'hui, on a une situation mondiale, internationale, un contexte extrêmement préoccupant. On le voit bien", ajoute Henri Guaino en insistant sur "la crise du capitalisme financier."
Selon lui, on se retrouve avec une situation très paradoxale par rapport à l'inflation des années 70 parce que "les salaires n'augmentent pas ou très peu" et "sont tirés vers le bas par la situation du marché du travail mondial".
"En face, les prix, eux, augmentent. La vie devient de plus en plus chère et les salaires restent en retard sur la hausse des prix. C'est une inflation très particulière et, évidemment, cette situation est explosive, notamment en France parce que, depuis 20 ou 30 ans, les salaires stagnent", explique-t-il.
Prié de dire si la situation ne témoigne pas d'une impuissance du gouvernement et de Nicolas Sarkozy, il répond que "les gouvernements, et le gouvernement français en particulier, vont être jugés sur la capacité à être à la hauteur de l'histoire".
"Face au changement, la réponse est de changer. Ce n'est pas changer pour changer. C'est changer pour essayer de relever les défis du moment. Il n'y a pas d'autres solutions", répète-t-il.




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