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Sur le vif

Fusillade à Paris : les Kurdes visés, ce que l'on sait de l'attaque qui a fait trois morts

Rédigé par Lina Farelli | Vendredi 23 Décembre 2022 à 23:25

           


Fusillade à Paris : les Kurdes visés, ce que l'on sait de l'attaque qui a fait trois morts
Une fusillade survenue dans le 10e arrondissement de Paris vendredi 23 décembre a provoqué la mort de trois personnes, une femme et deux hommes, et a blessé trois autres personnes. Le tireur âgé de 69 ans a commis l'attaque au sein du Centre culturel kurde Ahmet Kaya.

L'ancien cheminot, connu des services de police pour avoir notamment commis une attaque au sabre contre des migrants soudanais en décembre 2021, a vraisemblablement agi seul et a été rapidement interpellé. Il était sorti de prison le 12 décembre dernier et était « placé sous contrôle judiciaire au terme du délai maximal de détention provisoire d'un an prévu par la loi », selon le ministère de l'Intérieur.

Tandis que le caractère raciste de l'attaque est manifeste, une enquête a été ouverte des chefs d'assassinat, homicides volontaires et violences aggravées, a informé le parquet de Paris.

Mise à jour samedi 24 décembre : Le parquet antiterroriste n'a pas été saisi de l'affaire mais le mobile raciste a été retenu dans l'enquête, le suspect ayant declaré avoir agi car raciste.

Il a « voulu manifestement s'en prendre à des étrangers »

Alors que le caractère terroriste de la fusillade n'a pas été retenu à ce stade par les autorités, la classe politique française a fermement condamné la fusillade. « Les Kurdes de France ont été la cible d’une odieuse attaque au cœur de Paris, a réagi Emmanuel Macron. Pensées aux victimes, aux personnes qui luttent pour vivre, à leurs familles et proches. Reconnaissance à nos forces de l’ordre pour leur courage et leur sang-froid. »

« La haine xénophone et raciste n'aura jamais sa place dans notre République », a fait savoir Isabelle Rome, la ministre déléguée auprès de la Première ministre, chargée de l'Egalité entre les femmes et les hommes, de la Diversité et de l'Egalité des chances.

« Pensées et plein soutien aux victimes de la fusillade mortelle à Paris et à leurs proches. Une enquête est ouverte. Gratitude envers les policiers de la préfecture de police qui ont interpellé l’auteur présumé de cet acte odieux, aux pompiers de Paris engagés », a tweeté la Première ministre Elisabeth Borne.

Gérald Darmanin s'est rendu dans l'après-midi sur les lieux de la tuerie, confirmant que l'auteur de la fusillade a « voulu manifestement s'en prendre à des étrangers ». Le ministre de l'Intérieur a réclamé une surveillance accrue des lieux de réunions habituels de la communauté kurde. Mais des échauffourées dans la capitale ont éclaté peu après son arrivée entre des manifestants et des forces de l'ordre.

« Il est temps de ne plus minimiser et fermer les yeux face à la violence d’extrême droite. Soutien aux kurdes », a signifié la députée (EELV) de Paris Sandrine Rousseau.

« Tristesse et colère devant l'attaque terroriste visant le centre culturel kurde Ahmet Kaya à Paris. Il y a 10 ans presque jour pour jour, étaient assassinées trois dirigeantes kurdes en plein Paris. Ça suffit ! Protection de nos alliés kurdes ici et là-bas », a signifié le leader des Insoumis Jean-Luc Mélenchon.

Une importante manifestation prévue à Paris

Des centaines de personnes se sont rassemblées dans la soirée de vendredi près des lieux du drame. Une minute de silence a été observée en hommage aux victimes de la fusillade.

« A la demande du président de la République et du ministre de l’Intérieur », le préfet de police de Paris Laurent Nuñez recevra les responsables de la communauté kurde, ce samedi 24 décembre à 10h, annonce la préfecture de police dans un communiqué.

Le Conseil démocratique kurde en France (CDKF), qui regroupe une vingtaine d'associations de la diaspora kurde, appelle à une manifestation ce même samedi à 12h, sur la place de la République, à Paris , avec le soutien de plusieurs organisations dont SOS Racisme « pour apporter (sa) solidarité aux Kurdes une fois de plus touchés par la haine et pour dire non au racisme ».

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