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Sur le vif

François Hollande réclame clarté et équité à Sarkozy

| Jeudi 24 Avril 2008



Nicolas Sarkozy doit donner jeudi, lors de son intervention télévisée, de la lisibilité à son projet politique auquel "plus personne ne comprend rien" un an après son élection, estime François Hollande. Pour le premier secrétaire du Parti socialiste, le chef de l'État, auto-proclamé candidat du pouvoir d'achat pendant la campagne présidentielle, "pêche par-là où il a prêché".
Il lui faut aujourd'hui "clarifier et rendre plus juste" sa politique. "Je lui demande la clarté, la justice, l'équité et le sens de la solidarité", a-t-il souligné lors d'une conférence de presse devant l'Association de la presse étrangère.
"Si Nicolas Sarkozy veut se faire entendre, il faut qu'il dise où il veut aller. S'il veut se faire comprendre, il faut qu'il revienne sur les dispositions fiscales qui ont été votées pour les plus privilégiés", a-t-il insisté.
"En un an, il aura beaucoup parlé, beaucoup annoncé, beaucoup promis mais ce qui devait être le premier engagement du président, le pouvoir d'achat (...) n'a jamais été aussi détérioré par l'inflation et la stagnation des revenus", a souligné le chef du PS.
Depuis mai 2007, Nicolas Sarkozy "aura réussi à désorganiser sa majorité, à créer le doute, à créer (...) sa propre impopularité. Je ne m'en félicite pas (...) il n'est pas bon, il n'est pas sain qu'un an après l'élection présidentielle il y ait aujourd'hui autant de défiance", a ajouté François Hollande.
Le dirigeant socialiste a épinglé le "peu de professionnalisme" du chef de l'État.
"La succession de couacs, de contradictions, d'allers-retours, tout cela créé le sentiment que le président ne maîtrise pas la politique pour laquelle il a été choisi", a-t-il estimé.
Interrogé sur le style Sarkozy ou sa "présidentialité", le premier secrétaire du PS a jugé que seuls les résultats comptaient. "Savoir s'il est correctement habillé, s'il porte le bon costume m'est totalement indifférent", a-t-il dit.
"Si les Français avaient plus de pouvoir d'achat (et) moins de précarité, s'ils avaient plus de sécurité, ils n'auraient aucune gêne à voir M. Sarkozy en blue-jeans", a-t-il plaisanté.




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