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Sur le vif

Elu, Le Pen ne prendrait 'aucune' mesure discriminatoire

| Jeudi 4 Janvier 2007



Jean-Marie Le Pen se définit comme un "homme de centre-droit" et affirme qu'il ne prendra "aucune" mesure discriminatoire s'il accède à l'Elysée.

"On dit que Jean-Marie Le Pen est un extrémiste, que c'est l'extrême-droite pour disqualifier on message. C'est faux, je suis un homme de centre-droit", déclare le président du Front national dans un entretien à Paris-Match.

"Ce n'est pas moi qui me suis déporté vers l'extrême droite, c'est le corps politique français qui s'est dépalé vers la gauche", affirme-t-il. A la question "Pourriez-vous gouverner", Jean-Marie Le Pen répond: "Pourquoi pas!".

"Il y a un certain nombre de hauts fonctionnaires et de personnalités qui, sur mon conseil, se tiennent dans une relative obscurité, qui sont prêts à gouverner avec moi", explique le candidat frontiste, qui s'est qualifié en 2002 pour le deuxième tour de la présidentielle aux dépens de Lionel Jospin.

Elu, le dirigeant du FN "commencerait par demander un audit général de la situation française parce qu'il me semble que la plupart des données fondamentales ne sont pas connues" et préparerait l'avènement d'une "république référendaire" afin "d'associer étroitement" le peuple français aux décisions.

En revanche, il affirme qu'il ne prendrait "aucune" mesure discriminatoire s'il accédait à l'Elysée.

A quatre mois de la présidentielle, Jean-Marie Le Pen "n'écarte pas l'hypothèse" d'une nouvelle candidature de Jacques Chirac.

Entre Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy, il explique "tout à trac" qu'il choisirait le second en cas de deuxième tour où il ne figurerait pas mais refuse de se prononcer entre le candidat de l'UMP et Ségolène Royal.

"Cela dépendra des circonstances et des engagements qu'ils prendront sur un certain nombre de questions", explique-t-il, jugeant les deux candidat "outrageusement médiatisés".





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