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Politique

Elections départementales et régionales 2021 : ce qu'il faut savoir sur les scrutins du 20 et 27 juin

Rédigé par Myriam Attaf et Lina Farelli | Vendredi 18 Juin 2021 à 20:00

           

Les Français seront appelées les 20 et 27 juin aux urnes pour élire leurs conseillers départementaux et régionaux. Que savoir sur ces élections ? A quoi servent-elles ? Face au Covid-19, quelle organisation est-elle prévue ? Et, par-dessus tout, qui sont les candidats et leurs programmes ? Saphirnews fait le point.



Les Français sont appelés aux urnes les dimanche 20 et 27 juin dans le cadre des élections régionales et départementales. © Rama
Les Français sont appelés aux urnes les dimanche 20 et 27 juin dans le cadre des élections régionales et départementales. © Rama
L'abstention sera-t-elle la grande gagnante des élections régionales et départementales ? Les dimanches 20 et 27 juin, quelques 45 millions de Français seront appelés aux urnes. Les deux scrutins, qui ont lieu en même temps tous les six ans, permettront le renouvellement des 1 758 sièges des 14 conseils régionaux, et des 4 058 fauteuils dans 95 départements, de même que les sièges de trois assemblées territoriales en Corse, en Martinique et en Guyane qui ont la particularité de cumuler les compétences d’un conseil régional et d’un conseil départemental.

A l'issue du scrutin régional, les Français éliront les conseillers chargés de veiller au développement économique et social de leur territoire, à son aménagement ainsi qu'à la gestion des transports non urbains, des lycées et de la formation professionnelle.

A l'issue des élections départementales, les électeurs auront, quant à eux, choisi des conseillers chargés de l'aide sociale comme la protection de l’enfance, le revenu de solidarité active (RSA), les allocations destinées aux personnes âgées et handicapées, de la protection des espaces verts ou encore de la gestion des collèges et des routes départementales.

Comment se répartissent les sièges ?

Les deux élections répondent à un mode de scrutin différent. Dans le cadre des régionales, c’est le mode de scrutin proportionnel qui s’applique : les sièges sont répartis proportionnellement au score obtenu par chaque liste ayant obtenu plus de 5 % des suffrages exprimés. Pour permettre à la liste arrivée en tête de se dégager, cette dernière remporte une « prime » représentant 25 % des sièges.

Si un deuxième tour doit avoir lieu, les listes ayant obtenu plus de 10 % des suffrages exprimés pourront s’y maintenir, à moins qu’elles ne décident de fusionner avec une autre liste entre les deux tours. Une fois les résultats définitifs prononcés, les sièges seront répartis selon la même règle : un quart des sièges pour la liste arrivée en tête, les autres sièges répartis à la proportionnelle entre les listes ayant récolté plus de 5 % des suffrages.

Les élections départementales seront, quant à elles, organisées sur le modèle du scrutin binominal mixte majoritaire à deux tours. Pour renouveler le conseil départemental, chaque canton élit un binôme femme-homme et leurs suppléants. Pour être élu au premier tour, le binôme doit obtenir la majorité absolue des suffrages exprimés et un nombre de suffrages au moins égal à un quart des électeurs inscrits. Autrement, il faut avoir obtenu les voix d’au moins 12,5 % des électeurs inscrits dans le canton pour accéder au second tour. Si aucun binômes n'obtient ce résultat, ceux qui ont récolté le plus de suffrages peuvent se présenter au second tour. À l’issue du scrutin, en cas d’égalité de suffrages, l’élection est remportée par le binôme qui compte le candidat le plus âgé.

En revanche, certains territoires bénéficiant d'un statut particulier ne participeront pas aux élections départementales. C'est notamment le cas de Paris, où la collectivité « Ville de Paris », créée en janvier 2019, exerce à la fois les compétences de commune et de département, et la métropole de Lyon. Les îles de Wallis-et-Futuna, Saint-Pierre-et-Miquelon, Saint-Martin, Saint-Barthélemy, la Polynésie française et la Nouvelle-Calédonie n'ont, quant à eux, pas de conseils départementaux.

Ce que la crise sanitaire change dans l'organisation

L'organisation de ces deux élections locales, initialement programmés au printemps, ont été bouleversés par la crise sanitaire. Dans ce contexte, l'organisation de ce double scrutin se déroulera dans le cadre d'un protocole particulier qui permettra le respect des règles sanitaires en vigueur : 1,5 mètre entre chaque personne, trois électeurs maximum dans le bureau en même temps et jusqu'à six personnes si deux bureaux de vote sont installés dans la même salle.

Le recours au vote par procuration (ici), encouragé par les autorités, a été assoupli. En revanche, il est évidemment trop tard pour s'inscrire dans les listes électorales : il fallait le faire avant le 14 mai 2021.

Pour les communes où les habitants sont appelés à voter deux fois, plusieurs options se présentent. La première option est celle où les bureaux de vote seront dédoublés au sein de deux salles distinctes à l’intérieur d’un même bâtiment ou dans deux bâtiments à proximité immédiate l'un de l'autre. La deuxième option est celle où le bureau de vote départemental et le bureau de vote régional soient installés dans une même salle, à condition que les deux scrutins soient organisés de sorte à ce qu'ils soient bien différenciés afin qu'il n'y ait pas confusion pour l'esprit des électeurs. Chaque scrutin bénéficiera de ses propres isoloirs et le dépouillement pourra se tenir en extérieur.

15 membres du gouvernement parmi les candidats

Quelques 33 000 candidats se présentent aux élections cette année dont près de 1 873 aux deux scrutins, soit 5,7 % des candidats au total. Avec une précision à noter : 65 % d'entre eux sont investis par le Rassemblement national. Ces chiffres sont toutefois en baisse selon France Info, qui indique que, depuis les dernières échéances en 2015, le nombre de candidatures a chuté de 13 % aux départementales et de 11 % aux régionales.

Quinze d'entre les membres du gouvernement participent aux élections locales comme le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, qui se présente aux départementales à Tourcoing. Pour les régionales, le ministre de la Justice Éric Dupond-Moretti et la ministre déléguée à la Citoyenneté Marlène Schiappa sont têtes de liste d'un secteur, respectivement dans le Pas-de-Calais et Paris.

Dans la semaine suivant le second tour du scrutin, les nouveaux élus désigneront un président pour chaque assemblée. Ils resteront en fonction pendant près de 7 ans, jusqu'en mars 2028, soit un an de plus que prévu, afin de ne pas interférer avec l'élection présidentielle prévue en avril et mai 2027.

Pour connaître qui sont les candidats aux élections départementales et régionales et leurs programmes, cliquez ici

Mise à jour lundi 21 juin : Après le premier tour, que retenir des élections régionales ? Saphirnews fait le point ici.

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