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Sur le vif

Dominique de Villepin veut 'dire ce qu'il pense'

| Mercredi 29 Août 2007



"Le pouvoir a besoin d'être alimenté, irrigué, nourri de propositions" a déclaré l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin ce matin sur les ondes de la radio RTL, en réponse aux critiques formulées par des députés de la majorité suite à sa déclaration selon laquelle "la majorité ne doit pas s'endormir sur ses lauriers".

Dominique de Villepin "entend dire ce qu'il pense" de la politique menée par la majorité UMP, car "pour avancer, il faut des débats, il faut une capacité de se remettre en question", a-t-il déclaré, soulignant la "menace permanente, autour du pouvoir, d'isolement, de courtisanerie". "J'entends dire ce que je pense, parce que ce que j'ai vécu doit pouvoir servir à ceux qui sont aujourd'hui en responsabilité pour faire mieux" a-t-il ajouté.

Rappelant qu'il avait "fait baisser le chômage de deux points en deux ans", il s'est dit ne souhaiter "qu'une chose, qu'on le baisse de quatre points dans les deux prochaines années"

Revenant sur l'affaire Clearstream dans laquelle l'ancien Premier ministre est mis en examen, il a estimé que "ce dossier n'est pas un dossier de rivalité politique, c'est une construction", ajoutant : "Ce que je veux c'est que la vérité apparaisse rapidement. Je suis blessé dans cette affaire, blessé par ce que j'estime être un acharnement inutile. Quand on s'en prend à ma famille, quand on s'en prend à mes enfants, cela me blesse".

"Une thèse s'est imposée à l'automne 2004, [celle de la machination politique, ndlr] qui n'avait rien à voir avec le sujet qui était une affaire industrielle et internationale. Cette thèse s'est imposée au point d'imprimer l'instruction judiciaire. Quand on sort des procès verbaux d'audition tronqués, quand on sort des pièces d'un dossier, des éléments de perquisition isolés de leur contexte on peut faire dire n'importe quoi" a martelé Dominique de Villepin.




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