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Sur le vif

Dominique Baudis élu à la tête de l'IMA

| Vendredi 2 Février 2007



Jeudi, Dominique Baudis a été élu à la présidence de l'Institut du Monde Arabe (IMA) à Paris, où la tâche prioritaire de ce connaisseur du Proche-Orient sera de s'attaquer aux difficultés financières d'une institution culturelle qui fêtera cette année ses 20 ans.

Il a été élu à l'unanimité pour un mandat de trois ans par le conseil d'administration de l'Institut, composé de six membres arabes désignés par un Haut Conseil des 22 Etats fondateurs de la Ligue arabe et par six membres désignés par l'Etat français.

Il succède à Yves Guéna, 84 ans, qui présidait l'IMA depuis 2004.

Dominique Baudis a exprimé son intention de faire sortir l'Institut "de ses murs" en développant les partenariats, culturels et financiers, pour faire rayonner ce "lieu unique de dialogue des cultures".

Dominique Baudis, 59 ans, a dirigé le CSA de 2001 à janvier dernier. Homme politique engagé dans la famille centriste, il a également été maire de Toulouse pendant 18 ans, succédant en 1983 à son père Pierre Baudis, ainsi que député et président du Conseil régional Midi-Pyrénées.

Dominique Baudis a également été journaliste, coopérant militaire à la radio et télévision libanaise de 1971 à 1973, correspondant de TF1 (alors chaîne publique) au Proche-Orient de 1974 à 1976 où il a couvert la guerre du Liban - il y est blessé en 1975 - avant de présenter le journal de TF1 de 1978 à 1980, puis celui de FR3 jusqu'en 1982.

Le nouveau président, connaisseur du monde arabe sur lequel il a écrit plusieurs ouvrages ("La Passion des chrétiens du Liban", en 1978, "La Mort en keffieh", en 1980, "Raymond d'Orient" en 1999), devra s'attaquer prioritairement aux finances de l'institution, en déficit chronique.

L'IMA, qui emploie 150 salariés et bénéficie d'un budget (2006) de 23 millions d'euros, est financé en principe à 60% par la France, qui verse via le quai d'Orsay quelque 9 M EUR par an, et à 40 % par les 22 Etats de la Ligue arabe.

Les contributions de certains pays arabes se montrant irrégulières voire absentes, une solution de remplacement a été mise en place en 1996, avec la constitution d'un fonds de dotation censé rapporter des produits financiers.

Ce fonds, qui devait recueillir les arriérés de paiement, n'avait engrangé fin 2006 que 39 M EUR sur les 75 escomptés, des négociations étant notamment en cours avec l'Irak et la Libye.




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