Connectez-vous S'inscrire






Sur le vif

Colonisation française en Algérie : interpellé par un jeune, Macron affiche son agacement (vidéo)

Rédigé par Saphirnews | Jeudi 7 Décembre 2017



Colonisation française en Algérie : interpellé par un jeune, Macron affiche son agacement (vidéo)
C’est avec l'habit d'un ami qu’Emmanuel Macron est venu en Algérie pour sa première visite éclair dans ce pays dirigé depuis 1999 par l’indétrônable Abdelaziz Bouteflika, 80 ans. Le président français a rendu visite à son homologue algérien dans une résidence médicale d’Alger. Avant, il s’est offert un bain de foule dans une artère du centre-ville de la capitale algérienne, où il a reçu un accueil plutôt favorable.

Un jeune algérien a alors interpellé Emmanuel Macron pour demander à la France « d’assumer son passé colonial ». « Ça fait longtemps qu’elle l’a assumé », lui rétorque le chef de l’Etat. Une réponse qui ne satisfait pas le jeune pour qui son interlocuteur esquive la question.

« Qui évite quoi ? J’évite de venir vous voir ? (…) On a cette histoire entre nous, mais moi j’en suis pas prisonnier », a lâché le président, avant de lui demander son âge. A la réponse « 25 ans », c’est agacé, et toujours sous l’œil des caméras dont celle de France Info, qu’Emmanuel Macron répond : « Mais vous n’avez jamais connu la colonisation ! Qu’est-ce que vous venez m’embrouiller avec ça ? Vous, votre génération, elle doit regarder l’avenir. »

« Monsieur, je ne l'ai pas connue, mais mes grands-parents l'ont connue », explique le jeune. « Je sais, c'est pour ça qu'il faut reconnaître, mais la jeunesse algérienne, elle ne peut pas toujours regarder son passé. Elle doit aussi ouvrir une page d'avenir. Arrêtez. Votre génération, elle doit regarder l'avenir, elle doit construire. Ce que vous vivez au quotidien, ce n'est pas le passé d’avant 1962 », lance le président. Le passé colonial, lourd en Algérie, ne s’efface pas aussi facilement que le voudrait Emmanuel Macron.


« La colonisation fait partie de l'histoire française. C'est un crime, c'est un crime contre l'humanité, c'est une vraie barbarie et ça fait partie de ce passé que nous devons regarder en face en présentant aussi nos excuses à l'égard de celles et ceux envers lesquels nous avons commis ces gestes », avait déclaré en février 2017 Emmanuel Macron lors de sa visite en Algérie avant son élection à la présidence.







Loading










Votre agenda